vendredi 7 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2102174 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | VARRON CHARRIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 6 août 2021, le 14 janvier 2022, le
17 février 2022 et le 15 mars 2022 Mme B C, représentée par Me VARRON CHARRIER, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 26 juillet 2021 par lequel le directeur de la caisse de crédit municipal de a prononcé sa révocation à compter du 1er août 2021;
2°) d'enjoindre à la caisse de crédit municipal de de la réintégrer et de tirer toutes les conséquences de droit de l'annulation, notamment en termes de reconstitution de la carrière de l'agent, sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la caisse de crédit municipal de la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C soutient que :
Sur la légalité externe :
- la décision est entachée d'incompétence car :
-) il appartiendra à la caisse de crédit municipal de de prouver que M. A, signataire de la décision de révocation, a été régulièrement nommé par le maire de , et régulièrement renouvelé à l'issue des élections municipales de mars 2020, et que l'avis préalable du conseil d'orientation et de surveillance avait été recueilli, faute de quoi la décision sera considérée comme prise par une personne incompétente pour ce faire ;
-) la décision se présente comme signée par M. A alors qu'il était en arrêt de travail après un grave accident et ne pouvait matériellement pas la signer ; d'ailleurs la décision de révocation ne comporte pas une signature manuscrite mais une griffe ; la lettre de notification réputée signée par le directeur comporte une signature différente de celle portée sur la décision contestée;
- en application du principe d'impartialité, le directeur ne pouvait pas prendre la décision de révocation fondée sur la dénonciation de faits de harcèlement dont il est lui-même accusé d'être l'auteur ;
- la décision est insuffisamment motivée en ce qu'elle ne qualifie pas précisément les faits constitutifs des manquements ; seules sont évoquées de lourdes accusations, des propos diffamants ou de fausses accusations, sans précision sur leur nature et leur contenu ;
Sur la légalité interne :
- il résulte de la loi n°2016-1691 du 9 décembre 2016 qui a institué la protection des lanceurs d'alerte, de la circulaire du 19 juillet 2018 relative à la procédure de signalement des alertes émises par les agents publics, de l'article 6ter A du statut général et de la jurisprudence que l'agent qui dénonce des faits de harcèlement ne peut être poursuivi pour faute disciplinaire et donc être sanctionné à ce titre ; au cas d'espèce, les faits de harcèlement ont été dénoncés dans un courrier adressé par le conseil de la requérante en juillet 2020 uniquement au président du conseil d'orientation et de surveillance de la caisse de crédit municipal, organe assurant la tutelle de la caisse faute de pouvoir saisir le directeur de la caisse, auteur des faits reprochés de harcèlement ;
- le seul fait de ne pas avoir évoqué ses difficultés auprès des organes internes de la caisse de crédit municipal ne constitue pas une faute disciplinaire et ce alors que la caisse n'a pas mis en place le dispositif de signalement prévu par la loi n°2019-828 du 6 août 2019 et le décret n°2020-256 du 13 mars 2020 ;
- aucune atteinte disproportionnée au devoir de réserve ne peut lui être reprochée sachant qu'elle pouvait sortir de ce devoir pour dénoncer des faits de harcèlement ; il n'y a eu aucune publicité dans la dénonciation des faits, exclusivement dénoncés auprès du président du conseil d'orientation et de surveillance de la caisse de crédit municipal, et par 9 autres agents ; les termes employés n'ont jamais été outranciers ou irrespectueux ;
- l'imputabilité au service de son état de santé a d'ailleurs été reconnu par la commission de réforme le 23 janvier 2019, puis par la caisse de crédit municipal de ; elle n'a jamais reconnu avoir menti sur l'existence d'un harcèlement sexuel qui était bien réel, au cours d'une période de vulnérabilité ;
- l'enquête interne ne constitue pas un mode de preuve objectif ;
- à titre subsidiaire, la sanction est disproportionnée.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 21 août 2021, le 14 janvier 2022 et le
16 février 2022, la caisse de crédit municipal de , représentée par Me Mas, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La caisse de crédit municipal de soutient que :
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 23 septembre 2022 :
- le rapport de M. Sauton, président ;
- les conclusions de Mme Helfter-Noah, rapporteure publique ;
-les observations de Me Varron-Charrier représentant Mme C et celles de Me Mas représentant la caisse de crédit municipal de .
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 26 juillet 2021, le directeur de la caisse de crédit municipal de a prononcé à l'encontre de Mme C, adjointe administrative territoriale principale de deuxième classe, la sanction de révocation à compter du 1er août 2021. Il résulte des termes de cet arrêté du 26 juillet 2021 qu'il est reproché à Mme C d'avoir manqué à son devoir de réserve en portant des accusations infondées à l'encontre du directeur de la caisse auprès de divers organes, d'avoir manqué à ses obligations de dignité et de probité en " diffamant le directeur auprès d'un large éventail de protagonistes " et en dénonçant des faits délictueux inexistants et sur lesquels elle avait reconnu avoir menti, et d'avoir nui au bon fonctionnement de l'établissement en formant un collectif de plusieurs agents en vive opposition avec la direction, " afin de diffuser de fausses accusations " à l'encontre du directeur. Mme C demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. D'une part, aux termes de l'article 89 de la loi susvisée du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, applicable à la date de la décision attaquée : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : Premier groupe : l'avertissement ; le blâme ; l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de trois jours ; Deuxième groupe : la radiation du tableau d'avancement ; l'abaissement d'échelon à l'échelon immédiatement inférieur à celui détenu par l'agent ; l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de quatre à quinze jours ; Troisième groupe : la rétrogradation au grade immédiatement inférieur et à un échelon correspondant à un indice égal ou immédiatement inférieur à celui détenu par l'agent ; l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de seize jours à deux ans ; Quatrième groupe : la mise à la retraite d'office ; la révocation ".
3. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
4. D'autre part, aux termes de l'article 6 bis de la loi susvisée du 13 juillet 1983, applicable à la date de la décision attaquée : " () Aucun fonctionnaire ne doit subir d'agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d'une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. () Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'évaluation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : 1° Le fait qu'il a subi ou refusé de subir des agissements contraires aux principes énoncés aux deux premiers alinéas ; 2° Le fait qu'il a formulé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire respecter ces principes ; 3° Ou bien le fait qu'il a témoigné d'agissements contraires à ces principes ou qu'il les a relatés.() ".
5. Aux termes de l'article 6 ter A de la loi susvisée du 13 juillet 1983, applicable à la date de la décision attaquée : " Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'appréciation de la valeur professionnelle, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire pour avoir relaté ou témoigné, de bonne foi, aux autorités judiciaires ou administratives de faits constitutifs d'un délit, d'un crime ou susceptibles d'être qualifiés de conflit d'intérêts au sens du I de l'article 25 bis dont il aurait eu connaissance dans l'exercice de ses fonctions. () En cas de litige relatif à l'application quatre premiers alinéas, dès lors que la personne présente des éléments de fait qui permettent de présumer qu'elle a relaté ou témoigné de bonne foi de faits constitutifs d'un délit, d'un crime, d'une situation de conflit d'intérêts ou d'un signalement constitutif d'une alerte au sens de l'article 6 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 précitée, il incombe à la partie défenderesse, au vu des éléments, de prouver que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à la déclaration ou au témoignage de l'intéressé. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. () ".
6. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi susvisée du 13 juillet 1983, applicable à la date de la décision attaquée : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'appréciation de la valeur professionnelle, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : 1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ; 2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ; 3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés. Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou ayant enjoint de procéder aux agissements définis ci-dessus. "
7. En vertu des dispositions précitées, les fonctionnaires ne peuvent être sanctionnés lorsqu'ils sont amenés à dénoncer des faits de harcèlement moral ou sexuel dont ils sont victimes ou témoins. Toutefois, l'exercice du droit à dénonciation de ces faits doit être concilié avec le respect de leurs obligations déontologiques, notamment de l'obligation de réserve à laquelle ils sont tenus et qui leur impose de faire preuve de mesure dans leur expression. Lorsque le juge est saisi d'une contestation de la sanction infligée à un fonctionnaire à raison de cette dénonciation, il lui appartient, pour apprécier l'existence d'un manquement à l'obligation de réserve et, le cas échéant, pour déterminer si la sanction est justifiée et proportionnée, de prendre en compte les agissements de l'administration dont le fonctionnaire s'estime victime ainsi que les conditions dans lesquelles ce dernier a dénoncé les faits, au regard notamment de la teneur des propos tenus, de leurs destinataires et des démarches qu'il aurait préalablement accomplies pour alerter sur sa situation.
8. Il résulte des termes de l'arrêté attaqué, insuffisamment précis mais éclairés par les pièces du dossier, que la sanction critiquée est fondée sur deux séries de motifs : la méconnaissance du devoir de réserve par une large diffusion d'accusations graves contre le directeur de l'établissement que Mme C savait infondées, la participation à un collectif de plusieurs agents en vive opposition avec la direction et qui a substantiellement perturbé le service.
9. En premier lieu, l'arrêté litigieux expose que le conseil de Mme C a adressé, au nom personnel de l'agent, au maire de , pris en sa qualité de président de droit de la caisse de crédit municipal de et président du conseil d'orientation et de surveillance de cet établissement, un courrier en date du 27 juillet 2020, par lequel elle a demandé à bénéficier de la protection fonctionnelle, faisant état de faits qu'elle a qualifiés de harcèlement moral et sexuel, constitués par des conditions de travail difficiles ayant conduit à un " burn out ", à des difficultés lors de sa réintégration en octobre 2019, et à des avances de la part du directeur à compter de l'année 2012. Après le rejet de la demande de protection fonctionnelle, un courrier émanant de dix agents, dont Mme C, se plaignant de faits de harcèlement, a été adressé le 10 octobre 2020 au maire de , ainsi qu'au domicile personnel des membres du conseil d'orientation et de surveillance, afin de demander que les agents soient reçus en entretien et qu'une enquête soit diligentée, faute de quoi ils annonçaient leur intention de déposer plainte auprès du procureur de la République et d'alerter les médias.
10. Dans les circonstances de l'espèce et compte tenu des termes relativement mesurés de ce courrier du 10 octobre 2020 émanant des agents, qui n'ont pas alerté la presse, et de la qualité des destinataires, membres de l'organisme en charge de la surveillance de la gestion de l'établissement par le directeur de la caisse de crédit municipal en application de l'article L. 514-2 du code monétaire et financier, cette diffusion, y compris au domicile desdits membres du conseil de surveillance, ne constitue pas une faute. Il ne résulte pas des pièces du dossier que l'agent aurait averti d'autres organes extérieurs. Si est cependant attestée l'existence d'un signalement à une députée de la circonscription, qui a notamment saisi le préfet du Var, ainsi qu'à l'association Le Cap spécialisée dans le harcèlement moral et sexuel au travail, mais également l'envoi d'une lettre anonyme à l'épouse du directeur, il n'est pas établi par l'administration, sur laquelle pèse la charge de la preuve des fautes commises, que Mme C en ait été l'auteur ou le complice. Par ailleurs, s'ils ne présentent pas les caractéristiques d'un harcèlement moral ou sexuel, il ne résulte pas non plus du dossier que les faits allégués par Mme C, dans le courrier précité du 27 juillet 2020, seraient matériellement inexacts, même si deux enquêtes, une enquête interne puis une enquête particulièrement complète réalisée par le centre de gestion de la fonction publique territoriale du Var, concluent à l'absence de harcèlement moral ou sexuel. Il ne ressort pas davantage du dossier que ces signalements de la part de Mme C procéderaient de sa mauvaise foi. Le conseil de discipline réuni le 7 juillet 2021 a d'ailleurs émis un avis défavorable à la révocation proposée, comme à toute sanction. Dans ces conditions, le premier motif de la sanction contestée, tenant à la méconnaissance du devoir de réserve par une large diffusion d'accusations graves contre le directeur de l'établissement que l'agent savait infondées, doit être écarté.
11. En second lieu, il ressort en revanche des pièces versées au dossier, notamment des témoignages de nombreux collègues de la requérante, que la participation de
Mme C à un collectif d'agents, qui entretenaient individuellement des relations dégradées avec le directeur de l'établissement, et qui se sont regroupés en vue de vivement s'opposer à la direction de la caisse de crédit municipal de , dénigrant celle-ci et appelant volontiers les autres agents à les rejoindre, a créé un climat interne particulièrement tendu et a notablement perturbé le fonctionnement du service. Ces faits sont constitutifs de fautes.
12. Toutefois, la révocation édictée, qui dépasse les sanctions des premier et deuxième groupes et qui est même la sanction la plus sévère dans l'éventail proposé à l'autorité disciplinaire, à l'encontre de Mme C, agent de catégorie B bien noté et ayant été fragilisé par un accident reconnu imputable au service au cours de l'année précédant les faits reprochés, n'est pas proportionnée à la gravité de la faute commise. Il y a lieu, par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, d'annuler l'arrêté en date du 26 juillet 2021 par lequel le directeur de la caisse de crédit municipal de a prononcé la révocation de Mme C.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
13. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ".
14. L'annulation d'une décision prononçant la révocation d'un agent implique nécessairement la réintégration de l'intéressé à la date de son éviction. Par suite, en application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, il y a lieu d'enjoindre au directeur de la caisse de crédit municipal de , en exécution du présent jugement, de réintégrer Mme C dans ses effectifs à titre définitif et de reconstituer sa carrière à compter de la notification de la sanction du 26 juillet 2021, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme C, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que la caisse de crédit municipal de demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la caisse de crédit municipal de une somme de 1500 euros au titre des frais exposés par Mme C et non compris dans les dépens.
D E C I D E
Article 1er : L'arrêté du directeur du crédit municipal de en date du 26 juillet 2021 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au directeur de la caisse de crédit municipal de de réintégrer Mme C dans ses effectifs à titre définitif et de reconstituer sa carrière à compter de la notification de la sanction du 26 juillet 2021, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La caisse de crédit municipal de versera à Mme C la somme de
1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la caisse de crédit municipal de au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au directeur du crédit municipal de .
Copie en sera adressée pour information au président du conseil de surveillance et d'orientation de la caisse de crédit municipal de .
Délibéré après l'audience du 23 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Sauton, président,
Mme Faucher, première conseillère,
Mme Wustefeld, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2022.
Le président- rapporteur,
Signé
JF. SAUTON
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
S. FAUCHER
Le greffier,
Signé
B. BALLESTRACCI
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
Le greffier
N°2102174
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026