jeudi 25 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2102789 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | HOLLET DIDIER & HUGUES NICOLE |
Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 12 octobre 2021, M. A B, représenté par Me Hollet, demande au tribunal : 1°) d'annuler le courrier du 12 août 2021 par lequel le directeur par intérim du Centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer (CHITS) l'a invité à entreprendre immédiatement les démarches permettant de se mettre en conformité avec l'obligation vaccinale ; 2°) d'annuler le courrier du 1er septembre 2021 par lequel le directeur par intérim du CHITS a rappelé les termes de son courrier du 12 août 2021 et l'a informé de ce que les personnels qui n'auront pas régularisé leur situation au 15 septembre suivant feront l'objet d'une mesure de suspension ; 3°) d'annuler la décision du 9 septembre 2021 par laquelle le directeur par intérim du CHITS l'a suspendu de ses fonctions à compter du 15 septembre 2021, jusqu'à la production d'un justificatif de vaccination ou de contre-indication à la vaccination. Il soutient que : - les décisions attaquées font grief dès lors qu'il est indiqué que l'agent non vacciné ne sera pas admis à travailler au sein de l'établissement ; - elles ont été édictées en méconnaissance du principe du contradictoire, en l'état d'une sanction disciplinaire ; - elles portent atteinte au droit au travail ; - elles portent atteinte à la liberté d'aller et de venir ; - elles portent atteinte, comme l'article 12 de la loi du 5 août 2021, au principe d'égalité, dès lors que seules certaines catégories de personnes sont concernées par l'obligation vaccinale ; elles instaurent un traitement différencié contraire aux dispositions des articles L. 832-1 et L. 1121-1 du code du travail ; - elles portent atteinte aux principes du consentement libre et éclairé ; - elles portent atteinte à l'inviolabilité du corps humain ; - elles portent atteinte au principe de dignité de l'être humain, au regard des stipulations des articles 1 et 5 de la convention sur les droits de l'homme et de la biomédecine d'Oviedo du 4 avril 1997 ; les lois des 5 août et 9 septembre 2021 méconnaissent également ces stipulations ; - la vaccination des professionnels de santé n'est pas obligatoire, en l'absence d'un avis de la haute autorité de santé et du décret mentionné au II de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 ; - les vaccins disponibles sur le marché français ne le sont qu'à titre expérimental. Par un mémoire en défense, enregistré le 13 décembre 2021, le Centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer, représenté par Me Pontier, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient : - à titre principal, que la requête est irrecevable, dès lors que l'établissement se trouvait en situation de compétence liée pour vérifier le statut vaccinal des agents ; - à titre subsidiaire, que la requête n'est pas fondée. Le 6 mars 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre les courriers des 12 août et 1er septembre 2021, dès lors qu'ils ne constituent pas des décisions faisant grief. Vu : - les autres pièces du dossier ; - l'ordonnance n° 2102510 du 15 septembre 2021 de la juge des référés. Vu : - le règlement (CE) n° 726/2004 du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004 ; - le règlement (CE) n° 507/2006 de la Commission du 29 mars 2006 ; - le règlement (UE) n° 536/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 ; - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - la convention sur les droits de l'homme et la biomédecine, signée à Oviedo le 4 avril 1997 ; - la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 ; - le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 ; - le décret n° 2021-1059 du 7 août 2021 ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Hélayel, conseiller, - les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public, - les observations de Me Hollet, représentant M. B, - les observations de Me Haddad, substituant Me Pontier, représentant le CHITS. Considérant ce qui suit : 1. M. A B est infirmier au sein du Centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer (CHITS). Par un courrier du 12 août 2021, le directeur par intérim de l'établissement l'a invité à entreprendre immédiatement les démarches permettant de se mettre en conformité avec l'obligation vaccinale posée par la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire. Par un courrier du 1er septembre 2021, le directeur par intérim l'a informé de ce que les personnels qui n'auront pas régularisé leur situation au 15 septembre 2021 feront l'objet d'une mesure de suspension. Par une décision du 9 septembre 2021, M. B a été suspendu de ses fonctions à compter du 15 septembre 2021. Par une ordonnance du 15 septembre 2021, la juge des référés a rejeté la demande de M. B, présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Sur le cadre juridique applicable au litige : 2. Aux termes de l'article 1 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire : " () Lorsqu'un agent public soumis à l'obligation prévue aux 1° et 2° du A du présent II ne présente pas les justificatifs, certificats ou résultats dont ces dispositions lui imposent la présentation et s'il ne choisit pas d'utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés, ce dernier lui notifie, par tout moyen, le jour même, la suspension de ses fonctions ou de son contrat de travail. Cette suspension, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent produit les justificatifs requis. () ". 3. Aux termes de l'article 12 de la même loi : " I. - Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la covid-19 : / 1° Les personnes exerçant leur activité dans : / a) Les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique () / II. - Un décret, pris après avis de la Haute Autorité de santé, détermine les conditions de vaccination contre la covid-19 des personnes mentionnées au I du présent article. Il précise les différents schémas vaccinaux et, pour chacun d'entre eux, le nombre de doses requises. / Ce décret fixe les éléments permettant d'établir un certificat de statut vaccinal pour les personnes mentionnées au même I et les modalités de présentation de ce certificat sous une forme ne permettant d'identifier que la nature de celui-ci et la satisfaction aux critères requis. Il détermine également les éléments permettant d'établir le résultat d'un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la covid-19 et le certificat de rétablissement à la suite d'une contamination par la covid-19. () " Aux termes de l'article 13 de la même loi : " I. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 établissent : / 1° Satisfaire à l'obligation de vaccination en présentant le certificat de statut vaccinal prévu au second alinéa du II du même article 12. / () 2° Ne pas être soumises à cette obligation en présentant un certificat médical de contre-indication. () / II. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 justifient avoir satisfait à l'obligation prévue au même I ou ne pas y être soumises auprès de leur employeur lorsqu'elles sont salariées ou agents publics. () ". Enfin, aux termes de l'article 14 de la loi : " () A compter du 15 septembre 2021, les personnes mentionnées au I de l'article 12 ne peuvent plus exercer leur activité si elles n'ont pas présenté les documents mentionnés au I de l'article 13 ou, à défaut, le justificatif de l'administration des doses de vaccins requises par le décret mentionné au II de l'article 12. / () III. - Lorsque l'employeur constate qu'un agent public ne peut plus exercer son activité en application du I, il l'informe sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation. L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail. / La suspension mentionnée au premier alinéa du présent III, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent public remplit les conditions nécessaires à l'exercice de son activité prévues au I. () ". Sur les conclusions aux fins d'annulation des courriers des 12 août et 1er septembre 2021 : 4. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ". 5. Le courrier du 12 août 2021 se borne à rappeler l'obligation prévue à l'article 12 de la loi du 5 août 2021. Il invite son destinataire à entreprendre immédiatement les démarches permettant de se mettre en conformité avec l'obligation vaccinale. Enfin, ce courrier précise qu'à défaut, l'agent ne pourra poursuivre son travail au sein de l'établissement. 6. Le courrier du 1er septembre 2021 reprend les termes du courrier du 12 août 2021, précise que les personnels qui n'auront pas régularisé leur situation au 15 septembre 2021 feront l'objet d'une mesure de suspension, conformément aux dispositions de la loi du 5 août 2021 et en détaille les conséquences pratiques. 7. Ces lettres se bornent à rappeler le cadre juridique applicable aux agents et la possibilité d'adopter des mesures véritablement contraignantes à leur égard en cas de non-respect de la règlementation à la date fixée. En l'absence d'effets produits sur la situation de M. B, ces lettres ne revêtent aucun caractère décisoire et ne sont donc pas susceptibles de recours. 8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des courriers en date des 12 août et 1er septembre 2021 sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées. Sur les conclusions à fin d'annulation de la mesure de suspension : 9. En premier lieu, M. B soutient que l'article 12 de la loi du 5 août 2021 instaure une obligation vaccinale pour certaines catégories socioprofessionnelles uniquement, portant ainsi atteinte au principe d'égalité entre les personnes en relevant et le reste des citoyens. 10. Le principe d'égalité ne s'oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce qu'il déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général pourvu que, dans l'un et l'autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport avec l'objet de la loi qui l'établit. 11. L'obligation vaccinale et la liste des catégories de personnes qui en relèvent résultent de la loi elle-même et non de la décision en litige et il n'appartient pas au juge administratif d'apprécier la conformité de dispositions législatives aux exigences constitutionnelles. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité ne peut qu'être écarté. 12. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient M. B, les conditions de vaccination contre la covid-19, auxquelles fait référence le II de l'article 12 de la loi du 5 août 2021, ont été précisées par le décret n° 2021-1059 du 7 août 2021. Ce décret a créé l'article 49-1 du décret du 1er juin 2021, prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire. Enfin, le décret du 7 août 2021 vise deux avis de la Haute Autorité de santé en date des 4 et 6 août 2021. Par suite, le moyen tiré de ce que la vaccination obligatoire ne lui serait pas opposable doit être écarté. 13. En troisième lieu, les vaccins contre la covid-19 administrés en France ont fait l'objet d'une autorisation de mise sur le marché de l'Agence européenne du médicament, telle qu'encadrée par le règlement (CE) n° 507/2006 de la Commission du 29 mars 2006 relatif à l'autorisation de mise sur le marché conditionnelle de médicaments à usage humain relevant du règlement (CE) n° 726/2004 du Parlement européen et du Conseil. L'administration d'un vaccin à la population sur le fondement d'une telle autorisation conditionnelle ne constitue, eu égard à sa nature et à ses finalités, ni une étude clinique, ni un essai clinique, ni l'administration d'un médicament expérimental, notamment selon les définitions données par l'article 2 du règlement n° 536/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 relatif aux essais cliniques de médicaments à usage humain. Dans ces conditions, les moyens tirés du caractère expérimental du vaccin et de l'atteinte à l'inviolabilité du corps humain doivent être écartés comme inopérants. 14. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". 15. Le droit à l'intégrité physique fait partie du droit au respect de la vie privée au sens des stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, telles que la Cour européenne des droits de l'homme les interprète. Une vaccination obligatoire constitue une ingérence dans ce droit, qui peut être admise si elle remplit les conditions du paragraphe 2 de l'article 8 et, notamment, si elle est justifiée par des considérations de santé publique et proportionnée à l'objectif poursuivi. Il doit ainsi exister un rapport suffisamment favorable entre, d'une part, la contrainte et le risque présentés par la vaccination pour chaque personne vaccinée et, d'autre part, le bénéfice qui en est attendu tant pour cet individu que pour la collectivité dans son entier, y compris ceux de ses membres qui ne peuvent être vaccinés en raison d'une contre-indication médicale, compte tenu à la fois de la gravité de la maladie, de son caractère plus ou moins contagieux, de l'efficacité du vaccin et des risques ou effets indésirables qu'il peut présenter. 16. L'article 12 de la loi du 5 août 2021 a défini le champ de l'obligation de vaccination contre la covid-19 en retenant, notamment, un critère géographique pour y inclure les personnes exerçant leur activité dans un certain nombre d'établissements, principalement les établissements de santé et des établissements sociaux et médico-sociaux, ainsi qu'un critère professionnel pour y inclure les professionnels de santé afin, à la fois, de protéger les personnes accueillies par ces établissements qui présentent une vulnérabilité particulière au virus de la covid-19 et d'éviter la propagation du virus par les professionnels de la santé dans l'exercice de leur activité qui, par nature, peut les conduire à soigner des personnes vulnérables ou ayant de telles personnes dans leur entourage. Quand bien même la vaccination ne diminuerait que modérément le risque de transmission du virus, elle présente des effets indésirables limités au regard de son efficacité. Il s'ensuit que l'obligation vaccinale pesant sur le personnel exerçant dans un établissement social et médico-social, qui ne saurait être regardée comme disproportionnée au regard de l'objectif de santé publique poursuivi, ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le principe de respect de l'intégrité physique et du corps humain. Par suite, ces moyens doivent être écartés. 17. En cinquième lieu, aux termes de l'article 5 de la convention pour la protection des droits de l'homme et de la dignité de l'être humain à l'égard des applications de la biologie et de la médecine, ou convention sur les droits de l'homme et la biomédecine, signée à Oviedo le 4 avril 1997 : " Une intervention dans le domaine de la santé ne peut être effectuée qu'après que la personne concernée y a donné son consentement libre et éclairé. / Cette personne reçoit préalablement une information adéquate quant au but et à la nature de l'intervention ainsi que quant à ses conséquences et ses risques. / La personne concernée peut, à tout moment, librement retirer son consentement ". Aux termes de l'article 26 de cette même convention : " 1. L'exercice des droits et les dispositions de protection, contenus dans la présente Convention ne peuvent faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sûreté publique, à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé publique ou à la protection des droits et libertés d'autrui. / 2. Les restrictions visées à l'alinéa précédent ne peuvent être appliquées aux articles 11, 13, 14, 16, 17, 19, 20 et 21 ". 18. La restriction apportée par les dispositions des articles 12 à 14 de loi du 5 août 2021 à l'obligation de consentement de la personne concernée à toute intervention dans le domaine de la santé est inhérente au caractère obligatoire de la vaccination, lequel, comme il a été dit précédemment, est justifié par les besoins de la protection de la santé publique et proportionné au but poursuivi. Dans ces conditions, les dispositions de ces articles ne sont pas incompatibles avec les stipulations de l'article 5 de la convention signée à Oviedo le 4 avril 1997. 19. En sixième et dernier lieu, il résulte des dispositions de la loi du 5 août 2021 rappelées aux points 2 et 3 du présent jugement, que le directeur par intérim du CHITS était tenu de prononcer la mesure de suspension en cause, dès lors que M. B ne s'est pas conformé à l'obligation de vaccination qui s'imposait à lui. Or, les autres moyens soulevés par le requérant ne tendent pas à remettre en cause le principe même de l'obligation vaccinale et donc de la compétence liée dans laquelle se trouvait l'administration. Ils doivent donc être écartés comme inopérants. 20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 9 septembre 2021 doivent être rejetées. Sur les frais du litige : 21. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B une somme de 500 euros au titre des frais exposés par le CHITS et non compris dans les dépens. D É C I D E :Article 1er : La requête de M. B est rejetée. Article 2 : M. B versera au Centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Merune somme de 500 euros, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur du Centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer.Délibéré après l'audience du 28 mars 2024, à laquelle siégeaient :M. Philippe Harang, président, M. Zouhaïr Karbal, conseiller,M. David Hélayel, conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2024. Le rapporteur,SignéD. HELAYEL Le président, Signé Ph. HARANGLa greffière,SignéA.CAILLEAUX La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,La greffière,2N° 2102789
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026