jeudi 21 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2103386 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | GABORIT RUCKER SCP |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 17 décembre 2021, le 14 novembre 2022 et le 17 janvier 2023, la SCP " Christine Aubert - Isabelle Valentin - Stéphane A, Huissiers de justice associés ", représentée par Me Xavier Savignat, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 25 octobre 2021 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice a rejeté, d'une part, la demande de nomination de la SASU B D en qualité de titulaire de l'office d'huissier de justice à la résidence de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), d'autre part, la demande de nomination de M. B, Victor D en qualité d'huissier de justice associé ;
2°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice, d'accepter ses demandes dans un délai de 2 mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 3 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la légalité externe :
- la décision est prise par une autorité incompétente ;
- la décision est entachée d'un vice de procédure tenant à l'absence de saisine de la chambre nationale des huissiers, ce qui l'a privée d'une garantie ;
En ce qui concerne la légalité interne :
- la décision procède d'une méconnaissance des dispositions de l'article 52 de la loi n° 2015-990 en privilégiant une ouverture d'officine sur celle d'un bureau annexe ;
- elle méconnaît le principe de la liberté du commerce et entraine un traitement discriminatoire des notaires placés dans une même situation.
Par des mémoires en défense enregistrés le 23 septembre 2022 et le 3 janvier 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'auteur de la décision attaquée avait bien compétence pour la signer ;
- la décision n'est pas entachée d'un vice de procédure dès lors qu'aucun texte n'impose au garde des sceaux de saisir systématiquement la chambre nationale des huissiers de justice ;
- la décision de refus est fondée dès lors que la cession de l'office à la SASU D méconnaît les dispositions du code civil ;
- les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 16 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au
6 avril 2024 en application des dispositions de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil, en particulier son article 1162 ;
- la loi du 28 avril 1816 sur les finances, en particulier son article 91 ;
- la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 ;
- le décret n° 75-770 du 14 août 1975 ;
- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;
- l'arrêté du 28 décembre 2017 (NOR : JUSC1729516A) ;
- l'arrêté du 29 octobre 2019 (NOR : JUST1929494A) ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C ;
- les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public ;
- et les observations de Me Savignat représentant la SCP " Christine Aubert - Isabelle Valentin - Stéphane A, Huissiers de justice associés ".
Considérant ce qui suit :
1. Le 31 juillet 2020, la SCP " Christine Aubert - Isabelle Valentin - Stéphane A, Huissiers de justice associés ", a demandé au garde des sceaux, ministre de la justice, d'une part, la nomination de la SASU B D en qualité de titulaire de l'office d'huissier de justice à la résidence de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), d'autre part, la nomination de M. B, Victor D en qualité d'huissier de justice associé. Par une décision attaquée du 25 octobre 2021, le garde des sceaux, ministre de la justice a rejeté ces demandes. La SCP précitée demande l'annulation de ce rejet.
Sur la légalité externe de la décision attaquée :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions ou à compter du jour où cet acte prend effet, si ce jour est postérieur, peuvent signer, au nom du ministre () et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : () 2° Les () sous-directeurs (). Le changement de ministre () ne met pas fin à cette délégation () ".
3. Par arrêté du Premier ministre et de la garde des sceaux, ministre de la justice, en date du 29 octobre 2019, publié au Journal officiel de la République française le 30 octobre 2019, M. E G a été renouvelé dans l'emploi de sous-directeur des professions judiciaires et juridiques de la direction des affaires civiles et du sceau du ministère de la justice, pour une période de deux ans, à compter du 30 octobre 2019. Par suite, M. G, signataire de la décision attaquée, a pu régulièrement la signer le 25 octobre 2021, au nom du garde des sceaux, ministre de la justice. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 22 du décret du 14 août 1975 relatif aux conditions d'accès à la profession d'huissier de justice ainsi qu'aux modalités des créations, transferts et suppressions d'offices d'huissier de justice et concernant certains officiers ministériels et auxiliaires de justice, alors en vigueur : " Les nominations d'huissier de justice sont prononcées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, dans les conditions définies ci-après. ". L'article 23 de ce décret prévoit : " Le candidat à la succession d'un huissier de justice sollicite l'agrément du garde des sceaux, ministre de la justice, dans les formes prévues aux articles suivants ". L'article 24 de ce décret prévoit : " La demande de nomination est présentée au procureur général près la cour d'appel dans le ressort de laquelle est situé l'office. / Elle est accompagnée de toute pièce justificative et notamment des conventions intervenues entre le titulaire de l'office ou ses ayants droit et le candidat ". Aux termes de l'article 25 du même décret : " Le bureau de la chambre nationale des huissiers de justice communique au garde des sceaux, ministre de la justice, dans les vingt jours suivant sa demande, toute information dont il dispose permettant d'apprécier les capacités professionnelles et l'honorabilité de l'intéressé. ". L'article 26 de ce décret prévoit en outre : " Le procureur général transmet le dossier au garde des sceaux, ministre de la justice, avec son avis motivé. / Le garde des sceaux, ministre de la justice, demande, le cas échéant, au bureau de la chambre nationale des huissiers de justice, ou à tout autre organisme professionnel son avis motivé. " .
5. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie. L'application de ce principe n'est pas exclue en cas d'omission d'une procédure obligatoire, à condition qu'une telle omission n'ait pas pour effet d'affecter la compétence de l'auteur de l'acte. Il appartient au juge administratif d'écarter, le cas échéant de lui-même, un moyen tiré d'un vice de procédure qui, au regard de ce principe, ne lui paraît pas de nature à entacher d'illégalité la décision attaquée.
6. La SCP requérante soutient que la décision attaquée serait entachée d'un vice de procédure dès lors que le garde des sceaux ne justifie pas avoir requis l'avis du bureau de la chambre nationale des huissiers pour obtenir des informations permettant d'apprécier les capacités professionnelles et l'honorabilité du successeur de Maître Stéphane A, conformément aux dispositions de l'article 25 du décret précité. Toutefois, il résulte clairement de l'article 26 de ce décret que la consultation du bureau de la chambre nationale des huissiers de justice ne revêtait pas un caractère obligatoire. En outre, il n'est pas établi que l'absence de cet avis lui aurait effectivement privé d'une garantie. Ainsi, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.
Sur la légalité interne de la décision attaquée :
7. Aux termes de l'article 52 de la loi du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques : " I. - () les huissiers de justice () peuvent librement s'installer dans les zones où l'implantation d'offices apparaît utile pour renforcer la proximité ou l'offre de services./ Ces zones sont déterminées par une carte établie conjointement par les ministres de la justice et de l'économie, sur proposition de l'Autorité de la concurrence en application de l'article L. 462-4-1 du code de commerce (). Aux termes de l'article 28 du décret du 14 août 1975 susvisé " Les demandes portant sur des zones mentionnées au I de l'article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques peuvent être déposées à compter du premier jour ouvré du deuxième mois suivant la publication de la carte prévue à cet article, à 14 heures (heure de Paris), et durant un délai de dix-huit mois à compter de cette date ". L'article 32 du même texte, dans sa version alors en vigueur, prévoit que " Dans les zones mentionnées au I de l'article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 susmentionnée, le garde des sceaux, ministre de la justice, nomme les demandeurs au regard des recommandations dont est assortie la carte et suivant l'ordre d'enregistrement de leur demande ". Toutefois, lorsque le nombre des demandes de création d'office enregistrées dans les vingt-quatre heures suivant la date d'ouverture du dépôt des demandes précisées à l'article 28 du présent décret est supérieur, pour une même zone, aux recommandations, l'ordre de ces demandes est déterminé par un tirage au sort en présence d'un représentant de la chambre nationale des huissiers de justice dans les conditions prévues par un arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice ". Aux termes de l'arrêté du 28 décembre 2017 pris en application de l'article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques pour la profession d'huissier de justice : " Si, à l'issue d'un délai de douze mois suivant l'ouverture des candidatures ou, s'agissant des zones pour lesquelles un tirage au sort a été effectué en application du deuxième alinéa de l'article 32 du décret du 14 août 1975 susvisé, à l'issue d'un délai de neuf mois suivant la date du tirage au sort, malgré la création d'un nombre d'offices conforme à la recommandation, le nombre de professionnels nommés est inférieur à l'objectif mentionné au troisième alinéa, le garde des sceaux, ministre de la justice, reprend, dans l'ordre déterminé par les dispositions des articles 31 et 32 du décret du 14 août 1975 susvisé, l'instruction des demandes qui n'avaient pu être satisfaites au regard de la recommandation figurant au III de l'annexe au présent arrêté, en vue d'atteindre cet objectif dans chaque zone où il n'est pas atteint. / Le garde des sceaux, ministre de la justice, procède à l'ensemble des nominations des professionnels titulaires et associés dans le délai de vingt-deux mois suivant la date de publication du présent arrêté ".
8. Il résulte des dispositions précitées au point précédent que dès lors que dans une zone géographique déterminée, les demandes d'installation sont supérieures aux recommandations sur le nombre d'offices à créer, l'ordre des demandes est déterminé par tirage au sort, cette dernière modalité ayant été retenue afin de satisfaire l'objectif de parfaite égalité des chances entre les candidats à l'installation.
9. Aux termes de l'article 45 de l'ordonnance n°45-1418 du 28 juin 1945, dans sa version applicable à la date de la décision attaquée : " tout officier public ou ministériel qui ne prête pas le serment professionnel dans le mois de la publication de sa nomination au Journal officiel est déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions sauf s'il peut justifier d'un cas de force majeure. Peut également être déclaré démissionnaire d'office, après avoir été mis en demeure de présenter ses observations, l'officier public ou ministériel qui, soit en raison de son éloignement prolongé de sa résidence, soit en raison de son état physique ou mental, est empêché d'assurer l'exercice normal de ses fonctions. Les mêmes dispositions sont applicables lorsque, par des manquements répétés à ses obligations professionnelles, l'officier public ou ministériel a révélé son inaptitude à assurer l'exercice normal de ses fonctions. ".
10. Il résulte des dispositions précitées que la titularité de l'office public ou ministériel est à l'origine de diverses prérogatives au profit de celui qui en jouit. Au premier chef, l'officier public et ministériel a l'obligation d'exercer ses fonctions et d'exploiter personnellement l'office dont il est titulaire car il assume une mission de service public.
11. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la SCP requérante a présenté sa candidature dans plusieurs zones, dont la zone n°92 qui correspond au département des Hauts-de-Seine. Dans cette zone, 206 demandes de nomination ont été déposées dans les 24 premières heures suivant l'ouverture des candidatures, ce qui a nécessité de recourir à la mise en œuvre d'un tirage au sort conformément aux dispositions de l'article 32 du décret précité. La SCP requérante a obtenu le rang de classement n°3, ce qui lui a permis d'être nommée huissière de justice à la résidence de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), office créé par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, du 17 juin 2019 au terme duquel M. A a été nommé huissier associé pour exercer dans cet office. Il ressort également des pièces du dossier que la SCP requérante a été nommée huissière de justice à la résidence de Sainte-Maxime (Var) en replacement de la SCP " Christian Banet et Corinne Banet, huissiers de justice associés ", par une décision du garde des sceaux, ministre de la justice, du 16 avril 2020. Il ressort enfin des pièces du dossier, que la SCP requérante a déposé, le 31 juillet 2020, sous le numéro 87421, par le biais du portail de télé procédure du bureau des officiers ministériels de la direction des affaires civiles et de sceau du ministère de la justice, une demande en vue de la nomination de la société par actions simplifiée " SASU B D " en qualité d'huissière de justice à la résidence de Neuilly-sur-Seine.
12. Si M. A a exercé son droit de présentation au profit de M. D, il ressort cependant des pièces du dossier que l'intéressé n'a jamais exercé son activité d'huissier dans l'office créé à Neuilly-sur-Seine dans lequel il a été nommé, en dépit de son obligation d'instrumenter des actes, conformément aux dispositions de la loi du 6 août 2015 et du décret du 14 août 1975. En outre, la nomination de M. D en qualité d'huissier de justice associé de l'office de Neuilly-sur-Seine, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait été le candidat suivant l'ordre résultant du tirage au sort, serait contraire à la procédure de nomination qui relève exclusivement du mécanisme de la liberté d'installation des huissiers de justice telle que prévue par les dispositions de l'article 52 de la loi n°2015-990 et des articles 28 à 32 du décret n°75-770, lesquelles ont pour objet la sauvegarde de l'intérêt général. Dès lors, le garde des sceaux, ministre de la justice, était fondé à refuser la nomination de M. D en se fondant sur les dispositions précitées.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la SCP requérante n'est pas fondée à demander l'annulation pour excès de pouvoir de la décision attaquée. Sa requête doit, dès lors, être rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SCP " Christine Aubert - Isabelle Valentin - Stéphane A, Huissiers de justice associés " est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SCP " Christine Aubert - Isabelle Valentin - Stéphane A, Huissiers de justice associés " et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 15 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme. Martine F, présidente,
M. Zouhaïr Karbal, conseiller.
Mme Mathilde Montalieu, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2024.
Le rapporteur,
Signé
Z. C
La présidente,
Signé
M. FLe greffier,
Signé
F. POUPLY
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026