jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2200013 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | ABEILLE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 4 janvier 2022 et le 2 avril 2024, Mme B A, représentée par Me Varron-Charrier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 novembre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Hyères l'a placée en congé de maladie ordinaire à compter du 3 mai 2021 ;
2°) d'annuler la décision du 13 décembre 2021 du directeur du centre hospitalier de Hyères portant rejet de son recours gracieux ;
3°) d'enjoindre au directeur du centre hospitalier de Hyères de reconstituer, à titre rétroactif, sa carrière ;
4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Hyères une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le signataire de la décision en litige n'était pas compétent pour ce faire ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'aucune procédure contradictoire n'a été diligentée préalablement à l'édiction de la décision en litige ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 mars 2022, le centre hospitalier de Hyères, représenté par Me Pontier, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de
Mme A une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un courrier du 23 mai 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré du non-lieu à statuer sur la requête, dès lors que, postérieurement à la décision attaquée, l'administration a pris une nouvelle décision le
8 novembre 2022 prolongeant le congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 3 mai 2021.
Par un mémoire, enregistré le 27 mai 2024, le CH de Hyères, représenté par Me Pontier, a présenté des observations en réponse au moyen d'ordre public
Par un mémoire, enregistré le 29 mai 2024, Mme A, représentée par Me Varron-Charrier, a présenté des observations en réponse au moyen d'ordre public.
Par ordonnance du 29 mai 2024, les parties ont été informées de la réouverture de l'instruction et de sa clôture fixée au 6 juin 2024 à 12h00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction
publique hospitalière ;
- le décret n°88-386 du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Karbal, rapporteur,
- les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, adjointe administrative supérieure au sein du centre hospitalier de Hyères, a été victime d'un accident de trajet en se rendant sur son lieu de travail le 3 novembre 2020. Cet accident a été reconnu imputable au service par une décision du 17 novembre 2020. Mme A a donc été placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du
3 novembre 2020, congé prolongé par différents arrêtés successifs jusqu'au 2 mai 2021. A la suite d'une expertise par un médecin agréé réalisée le 29 septembre 2021, le directeur du CH de Hyères a, par une décision du 4 novembre 2021, requalifié à compter du 3 mai 2021 ses arrêts maladie jusque-là reconnus imputables au service en maladie ordinaire, non imputables au service.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le non-lieu relevé d'office :
2. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'enregistrement de la requête, le centre hospitalier de Hyères a pris une nouvelle décision le 8 novembre 2022 prolongeant le congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 3 mai 2021. Dès lors, les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 4 novembre 2021 mettant fin au congé d'invalidité temporaire imputable au service et plaçant en congé de maladie ordinaire Mme A à compter du 3 mai 2021 sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision susvisée du 4 novembre 2021 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais d'instance :
4. La présente instance ayant donné lieu à des dépens, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de Hyères une somme de 1 000 euros à verser à Mme A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme A la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme A tendant à l'annulation des décisions des 4 novembre 2021 et 13 décembre 2021.
Article 2 : Le centre hospitalier de Hyères versera à Mme A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au centre hospitalier de Hyères.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Philippe Harang, président,
M. Zouhaïr Karbal, conseiller,
M. David Helayel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.
Le rapporteur,
Signé
Z. KARBAL
Le président,
Signé
Ph. HARANG
La greffière,
Signé
A. CAILLEAUX
La République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé et des solidarités ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026