mardi 31 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2200071 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CARLINI & ASSOCIES AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 12 janvier 2022 et 25 mai 2022, Mme A B, représentée par Me Lopez, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 août 2021 par laquelle l'établissement d'hospitalisation pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Louis Pasteur a prononcé son licenciement pour inaptitude aux fonctions à compter du 9 août 2021 ;
2°) d'annuler la décision du 30 novembre 2021 par laquelle l'établissement d'hospitalisation pour personnes âgées dépendantes Louis Pasteur a rejeté son recours gracieux ;
3°) d'ordonner sa réintégration dans la fonction publique ;
4°) de condamner l'établissement d'hospitalisation pour personnes âgées dépendantes Louis Pasteur à lui verser la somme de 40 000 euros correspondant à vingt-cinq mois de traitement ;
5°) de condamner l'établissement d'hospitalisation pour personnes âgées dépendantes Louis Pasteur à lui verser la somme de 30 000 euros en réparation du préjudice moral causé par le licenciement abusif ;
6°) de condamner l'établissement d'hospitalisation pour personnes âgées dépendantes Louis Pasteur à lui verser la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il est soutenu que :
- si Mme B était en disponibilité pour convenances personnelles jusqu'au 1er avril 2020, au terme de son congé, elle a été placée en disponibilité d'office pour raisons de santé à compter de cette date par l'EHPAD par une décision du 19 mai 2020 ;
- la procédure de reclassement n'a pas été respectée ; d'une part, elle n'a pas été préalablement examinée par le comité médical, lequel n'a pas donné son avis sur l'aptitude à la reprise d'activité, en méconnaissance de l'article 1er de la loi n° 86-633 du 9 janvier 1986 et de l'article 7 du décret n° 883-86 du 19 avril 1988 ; en outre, son employeur ne lui a pas proposé, après avis du comité médical, de période de préparation d'un an au reclassement, en méconnaissance de l'article 2-1 du décret n° 89-37 et de l'article 75-1 de la loi du 9 janvier 1986, ce qui lui a causé un important préjudice financier ;
- se trouvant en situation définitive d'inaptitude à ses fonctions médicalement constatée mais étant susceptible d'être reclassée sur un autre poste, il incombait à son employeur de procéder à son reclassement dans un autre poste ou un autre cadre d'emploi à compter du 1er avril 2020 ; l'employeur devait recenser les postes vacants et ouverts à un reclassement au sein de ses services ; si aucun poste n'était vacant, l'agent devait être maintenu en disponibilité d'office jusqu'à ce qu'un poste lui soit proposé et il devait alors percevoir son traitement (article 2-1 dernier alinéa de la loi du 9 janvier 1986) ; le directeur de l'EHPAD s'est contenté sur une période très courte d'interroger seulement une dizaine d'établissements sur les disponibilités d'un poste administratif de secrétaire, alors que le directeur de l'EHPAD de Carcès dirige également l'EHPAD de Cotignac, que le Var compte plus de 128 EHPAD et 67 communes et que Mme B a bénéficié en Suisse d'une formation de coaching et de management du personnel et d'une formation de secrétariat médical ; l'employeur n'a pas rempli son obligation de reclassement consistant à rechercher avec diligence et loyauté un poste adapté ;
- elle a subi un préjudice économique résultant de la violation de l'absence de saisine du comité médical, du non-respect de la période de préparation au reclassement et de l'absence de reclassement à un autre poste administratif ; elle a pour seul revenu l'allocation adulte handicapé ; elle n'a pu rembourser son crédit immobilier et faire face à ses charges courantes et a dû constituer un dossier de surendettement auprès de la Banque de France ; elle a dû vendre son appartement pour éteindre son passif ;
- elle a subi un préjudice moral du fait de la détérioration de ses conditions de vie, alors qu'elle vit seule avec sa fille avec comme unique ressource son allocation adulte handicapée.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 avril 2022, l'établissement d'hébergement de personnes âgées dépendantes (EHPAD) Louis Pasteur, représenté par Me Laillet, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de Mme B au versement de la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la retranscription par Mme B de l'entretien préalable au licenciement sera écartée des débats dès lors qu'aucune prise de notes n'a été effectuée et qu'aucun enregistrement n'a été autorisé ; en outre, les propos relatés dans cette retranscription sont inexacts ;
- le placement en disponibilité pour convenances personnelles ne permet pas à l'agent de bénéficier des congés de maladie ordinaire, de longue maladie ou de longue durée ; en 2015, date à laquelle Mme B indique avoir été victime d'un accident de la route, elle ne pouvait être placée en congé maladie car elle n'était pas, à cette date, en position d'activité ; le constat de l'inaptitude définitive à ses fonctions a été effectué le 11 mai 2020, par un rhumatologue, puis le 10 juin 2020, le médecin du travail, conformément à l'article 1er du décret n°89-376 a considéré que son état de santé permettait un reclassement sur un poste de type administratif-accueil sédentaire, sans manipulation de personnes, port de charges ou contraintes posturales au niveau du rachis cervico-dorso-lombaire ; l'EHPAD a recherché des postes vacants, tant en interne qu'en externe auprès de 11 organismes publics (établissements publics et collectivités), correspondants aux restrictions établies par les experts et aucun poste n'était disponible ; en tout état de cause, le reclassement de Mme B étant impossible, l'absence d'avis du comité médical ne l'a privée d'aucune garantie ;
- dans la fonction publique hospitalière, la période de préparation au reclassement (PPR) a été instituée par le décret n° 2021-612 du 18 mai 2021, postérieurement à la demande de reclassement présentée le 22 juin 2020 par Mme B ;
- les demandes indemnitaires ne sont pas établies et, en tout état de cause, sont infondées.
Par ordonnance du 23 mai 2022 la clôture de l'instruction a été fixée au 21 juin 2022 à 12h00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée ;
- la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 modifiée ;
- le décret n°89-376 du 8 juin 1989 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 décembre 2022 :
- le rapport de M. C ;
- et les conclusions de M. Cros, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B née le 3 novembre 1979, employée par l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Louis Pasteur à Carcès en qualité d'aide-soignante titulaire depuis le 2 novembre 2009 a été placée le 1er avril 2010 en position de disponibilité d'office pour convenances personnelles afin de travailler en Suisse. Le 4 décembre 2015, elle a été victime d'un accident de la circulation ayant entraîné un traumatisme rachidien cervical et lombaire. De retour en France, elle a informé son employeur par une lettre du 28 janvier 2020 de son souhait de réintégrer ses fonctions à compter du 1er avril 2020. Le 11 mai 2020, le médecin-expert a conclu que Mme B était probablement définitivement inapte à ses fonctions d'aide-soignante, sous réserve d'une confirmation par l'examen de radiographies, échographie et IRM du rachis, mais qu'elle pouvait être reclassée sur un poste de secrétariat. Par une décision du 19 mai 2020, l'intéressée a été placée en disponibilité d'office pour raisons de santé à compter du 1er avril 2020, dans la perspective de la recherche d'un reclassement. Le 10 juin 2020, le médecin du travail a conclu également à l'inaptitude au poste d'aide-soignante et à la possibilité d'un reclassement sur un poste de type administratif/accueil sédentaire, sans manipulation de personnes, port de charges ou contraintes posturales au niveau du rachis cervico-dorso-lombaire. Par une lettre du 22 juin 2020, Mme B a sollicité son reclassement sur ce type de poste. Le 29 juillet 2020, le directeur a saisi le secrétariat du comité médical. Par lettre du 19 août 2020, le directeur de l'EHPAD a informé l'intéressée qu'il était dans l'impossibilité de la reclasser et lui a demandé de lui indiquer si elle souhaitait solliciter sa mise à la retraite pour invalidité. Le 28 mai 2021, le médecin-expert, consulté à nouveau, s'est prononcé dans le même sens que dans sa précédente expertise, en l'absence de tout élément médical produit par Mme B en dépit d'une relance de l'EHPAD en date du 9 février 2021. Après qu'un entretien préalable se soit tenu le 27 juillet 2021 et par une décision du 2 août 2021, le directeur a licencié Mme B pour inaptitude aux fonctions à compter du 9 août 2021. Le recours gracieux formé par l'intéressée le 1er octobre 2021, assorti d'une réclamation tendant au versement de la somme de 28 800 euros correspondant à un an et demi de traitement qu'elle aurait dû percevoir si elle avait été réintégrée dans la fonction publique après reclassement depuis le 1er avril 2020 et de la somme de 30 000 euros en réparation du préjudice moral subi, a été rejeté par une décision du 30 novembre 2021. Mme B demande principalement au Tribunal d'annuler les décisions du 2 août 2021 et du 30 novembre 2021, d'ordonner sa réintégration dans la fonction publique hospitalière et de condamner l'EHPAD à lui verser la somme de 40 000 euros correspondant à vingt-cinq mois de traitement et la somme de 30 000 euros en réparation du préjudice moral causé par son licenciement abusif.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 71 la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986, dans sa rédaction vigueur à la date de la décision attaquée : " Lorsque les fonctionnaires sont reconnus, par suite d'altération de leur état de santé, inaptes à l'exercice de leurs fonctions, le poste de travail auquel ils sont affectés est adapté à leur état de santé. Lorsque l'adaptation du poste de travail n'est pas possible, ces fonctionnaires peuvent être reclassés dans des emplois d'un autre corps ou cadre d'emplois en priorité dans leur administration d'origine ou à défaut dans toute administration ou établissement public mentionnés à l'article 2 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, s'ils ont été déclarés en mesure de remplir les fonctions correspondantes./ Le reclassement est subordonné à la présentation d'une demande par l'intéressé. Par dérogation, la procédure de reclassement peut être engagée en l'absence de demande de l'intéressé. Ce dernier dispose en ce cas de voies de recours ". Selon l'article L. 75-1 de cette même loi, dans sa rédaction alors applicable : " Le fonctionnaire reconnu inapte à l'exercice de ses fonctions a droit à une période de préparation au reclassement avec traitement d'une durée maximale d'un an. Cette période est assimilée à une période de service effectif. / Le fonctionnaire à l'égard duquel une procédure tendant à reconnaître son inaptitude à l'exercice de ses fonctions a été engagée a droit à la période de préparation au reclassement mentionnée au précédent alinéa ".
3. En premier lieu, Mme B soutient qu'elle n'a pas été préalablement examinée par le comité médical, lequel n'a pas donné son avis sur son aptitude à la reprise d'activité, en méconnaissance de l'article 1er de la loi n° 86-633 du 9 janvier 1986 et de l'article 2-1 du décret n° 89-376. Toutefois, le premier texte qu'elle cite ne porte nullement sur la saisine du comité médical mais constitue l'article introductif de la loi qui énonce de manière générale que : " Les articles 2 à 109 de la présente loi constituent le titre IV du statut général des fonctionnaires de l'Etat et des collectivités territoriales ". Dès lors, cette branche du moyen est dépourvue des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par ailleurs, l'article 7 du décret n° 88-386 du 19 avril 1988 qui est relatif " aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière " n'est applicable qu'à la réintégration d'un agent public à l'issue d'un congé de maladie, de longue maladie ou de longue durée et ne prévoit pas l'obligation de saisine du comité médical en cas de demande de réintégration après disponibilité pour convenances personnelles. Par suite, l'invocation de ces dispositions est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Au surplus, il ressort des pièces du dossier que le 29 juillet 2020, l'EHPAD Louis Pasteur a saisi le secrétariat du comité médical pour avis sur la situation de Mme B.
4. En deuxième lieu, la requérante soutient que l'absence de proposition par l'EHPAD Louis Pasteur d'une période de préparation au reclassement avec traitement d'une durée maximale d'un an, comme le prévoit l'article L. 75-1 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986, aurait entaché d'irrégularité la procédure d'édiction de la décision du 2 août 2021 portant licenciement pour inaptitude définitive. Toutefois, dès lors que la décision attaquée n'a ni pour effet ni pour objet de refuser une période de préparation au reclassement et qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme B ait demandé le bénéfice d'une période de préparation au reclassement à laquelle l'EHPAD Louis Pasteur aurait opposé une décision de refus, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions est inopérant et doit, dès lors, être écarté.
5. En troisième lieu, Mme B ne conteste pas son inaptitude définitive à l'exercice de ses fonctions d'aide-soignante. Cette inaptitude a été médicalement constaté le 11 mai 2020 puis le 28 mai 2021 par un médecin-expert en rhumatologie désigné par l'administration puis par le médecin du travail le 10 juin 2020. Si Mme B soutient que la spécialité du médecin-expert ne correspondait pas à sa pathologie, un traumatisme rachidien cervical et lombaire, et que le recours à un médecin neurologue était nécessaire, elle n'apporte aucun commencement de preuve, sachant qu'elle n'a pas fourni les examens médicaux complémentaires demandés par le médecin-expert dans son avis du 11 mai 2020, en dépit d'une relance de l'EHPAD Louis Pasteur.
6. En quatrième lieu, il résulte d'un principe général du droit, dont s'inspirent tant les dispositions du code du travail relatives à la situation des salariés qui, pour des raisons médicales, ne peuvent plus occuper leur emploi, que les règles statutaires applicables dans ce cas aux fonctionnaires, que, lorsqu'il a été médicalement constaté qu'un salarié se trouve, de manière définitive, atteint d'une inaptitude physique à occuper son emploi, il incombe à l'employeur public, avant de pouvoir prononcer son licenciement, de chercher à reclasser l'intéressé. La mise en œuvre de ce principe implique que l'employeur propose à ce dernier un emploi compatible avec son état de santé et aussi équivalent que possible à l'emploi précédemment occupé ou, à défaut d'un tel emploi, tout autre emploi si l'intéressé l'accepte. Dans le cas où le reclassement s'avère impossible, faute d'emploi vacant, ou si l'intéressé refuse la proposition qui lui est faite, il appartient à l'employeur de prononcer, dans les conditions applicables à l'intéressé, son licenciement. L'employeur doit être regardé comme ayant satisfait à son obligation de reclassement s'il établit être dans l'impossibilité de trouver un nouvel emploi approprié aux capacités de son agent malgré une recherche effective et sérieuse.
7. Il ressort des pièces du dossier que l'EHPAD Louis Pasteur a d'abord recherché à reclasser Mme B au sein de l'établissement mais aucun poste correspondant aux préconisations du médecin du travail, tel qu'un poste de secrétaire ou d'hôtesse d'accueil, n'était disponible, comme cela ressort des fiches produites par l'établissement recensant des postes exigeant soit des manipulations de personne, soit des ports de charge, soit des contraintes posturales. Le tableau des effectifs pour l'année 2020 met en évidence que les deux postes administratifs qu'aurait pu occuper Mme B au sein de l'établissement étaient occupés par des agents titulaires de la fonction publique hospitalière régulièrement nommés. Ensuite, dès le mois de juin 2020, l'établissement a contacté onze EHPAD publics et collectivités, dans un ressort géographique proche de Carcès, afin de savoir si un reclassement était possible en leur sein mais tous les établissements et collectivités ont répondu qu'aucun poste administratif n'était disponible. Mme B ne démontre pas que le champ géographique ou matériel de cette recherche aurait été trop limité par rapport aux exigences pesant sur l'employeur public en matière de reclassement de ses agents. Par suite, le moyen tiré de ce que l'employeur n'aurait pas respecté " l'obligation loyale de reclassement " doit être écarté.
8. En cinquième et dernier lieu, si Mme B soutient qu'" en toutes hypothèses, si aucun poste n'était vacant, l'agent devait être maintenu en disponibilité d'office jusqu'à ce qu'un poste lui soit proposé, et devait alors percevoir son traitement ", elle ne précise pas sur quelle disposition de nature législative ou règlementaire en vigueur elle se fonde. L'article 2-1 de la loi du 9 janvier 1986 invoqué au soutien de cette prétention est inexistant. Le moyen doit être écarté comme imprécis.
9. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision du 2 août 2021 portant licenciement pour inaptitude définitive et de la décision du 30 novembre 2021 rejetant le recours gracieux de Mme B, et par voie de conséquences les conclusions accessoires à fin de réintégration, doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
10. En l'absence d'illégalité fautive des décisions litigieuses, les conclusions indemnitaires présentées par Mme B sont dépourvues de fondement juridique et doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
11. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de laisser à la charge respective des parties les frais qu'elles ont exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.
DECIDE
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de l'EHPAD Louis Pasteur présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'établissement d'hébergement de personnes âgées dépendantes Louis Pasteur.
Délibéré après l'audience du 20 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Privat, président,
M. Riffard, premier conseiller,
M. Bailleux, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 31 janvier 2023.
Le rapporteur,
Signé :
D. C
Le président,
Signé :
J-M. PRIVAT La greffière,
Signé :
G. RICCI
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026