mardi 16 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2200936 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Aide sociale |
| Avocat requérant | ANDREANI - HUMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 avril 2022, M. A B, représenté par Me Casanova, doit être regardé comme demandant au tribunal:
1°) d'annuler la décision de refus d'attribution de l'allocation d'aide au retour à l'emploi qui lui a été opposée en date du 23 janvier 2020, ensemble le rejet implicite intervenu à la suite de son recours gracieux du 20 décembre 2021, afin qu'il puisse bénéficier de ladite allocation à compter du jour de sa demande soit le 26 juillet 2019 ;
2°) d'enjoindre à l'administration de lui verser une allocation d'aide au retour à l'emploi à compter du 26 juillet 2019 ;
3°) de condamner Pôle emploi au paiement de la somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de condamner Pôle emploi au paiement des entiers dépens.
Il soutient que :
- le tribunal administratif de Toulon est matériellement et territorialement compétent ;
- il a intérêt à agir ;
- en estimant que M. B avait volontairement quitté son précédent emploi, Pôle emploi a commis une erreur manifeste d'appréciation ; il ne devait pas être regardé comme déserteur et donc démissionnaire par la marine nationale, car il se trouvait en arrêt maladie et les courriers qui lui ont été adressés par la marine nationale l'ont été à une adresse erronée ; il a donc été licencié pour un motif fallacieux et avait droit à l'ARE.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2022, Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), représentée par Me Andreani, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
-la requête est irrecevable pour cause de tardiveté ;
- l'exception d'illégalité de la décision de résiliation de son contrat d'engagement avec la marine nationale prise le 16 juillet 2019 n'est pas recevable car cette décision est devenue définitive faute d'avoir été contestée, en outre la décision de Pôle emploi du 23 janvier 2020 n'a pas été prise en application de la décision de la marine nationale du 16 juillet 2019 ;
-le moyen tiré de ce que le refus d'ARE ne pouvait pas être fondé sur la circonstance qu'il n'a pas été privé involontairement d'emploi est inopérant car la décision du 23 janvier 2020 qu'il conteste n'a pas été prise sur ce motif, mais à la suite d'une nouvelle demande d'ARE et sur le motif tiré du caractère insuffisant de ses efforts de reclassement ;
- le requérant ayant fait l'objet d'une résiliation de son engagement pour motif disciplinaire, il ne pouvait pas être considéré comme ayant été involontairement privé d'emploi, en application de l'article R4123-35 du code de la défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de la défense ;
- le code de justice militaire ;
- la loi n°2018-727 du 10 août 2018 ;
- le code de justice administrative.
La présidente, juge statuant seule, a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Doumergue ;
- et les observations de Me Andreani, avocat, pour Pôle emploi.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après les observations de Me Andreani à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B s'est inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi le 14 janvier 2008. Par trois décisions en dates des 5 août 2019, 19 août 2019 et 12 novembre 2019, le directeur de l'agence Pôle emploi Toulon Carnot a rejeté ses demandes tendant à obtenir le versement de d'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) au motif que M. B ne justifiait pas d'une fin de contrat de travail permettant de lui ouvrir des droits aux allocations de chômage. Suite à une nouvelle demande d'ARE présentée par M. B, le directeur de l'agence Toulon Carnot a pris la décision le 23 janvier 2020 de refuser à l'intéressé le versement de cette allocation au motif de l'insuffisance de ses efforts de reclassement. Par une lettre recommandée avec accusé de réception en date du 20 décembre 2021, ce dernier a alors exercé " un recours suite à un refus d'ARE ", à transmettre à l'instance paritaire régionale, demandant une nouvelle fois à bénéficier C, et ce de manière rétroactive depuis le jour de son inscription comme demandeur d'emploi. Du silence gardé par Pôle emploi est née une décision implicite de rejet. M. B demande l'annulation de ces refus d'ARE et à ce qu'il soit enjoint à Pôle emploi de lui attribuer cette aide à compter du 26 juillet 2019.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Il résulte de ses termes mêmes que la décision du 23 janvier 2020 refusant l'ARE à M. B a été prise au motif de l'absence d'efforts de requalification de ce dernier, et non sur le caractère volontaire ou non de la perte d'emploi de l'intéressé, ni d'ailleurs en application de la décision de la marine nationale du 16 juillet 2019 qui a résilié son contrat d'engagement à titre de sanction disciplinaire de troisième groupe. Par suite, M. B ne peut utilement soutenir que la décision en cause et la décision de rejet de son recours gracieux sont illégales pour avoir retenu l'absence de caractère involontaire de la perte de son emploi. Le moyen invoqué sera donc écarté comme inopérant et les conclusions à fin d'annulation de ces décisions doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
3. Il résulte des motifs qui précèdent qu'il n'y a pas lieu d'enjoindre à Pôle emploi le versement à M. B C demandée et rejetée par décision du 23 janvier 2020. Par ailleurs, il ne peut pas davantage être enjoint à Pôle emploi de lui verser l'ARE, demandée précédemment, et à compter du 26 juillet 2019, dès lors que la sanction disciplinaire prise à son encontre par la marine nationale le 16 juillet précédent est devenue définitive, ainsi que le fait valoir Pôle emploi, comme les précédents refus de cette aide datés d'août et novembre 2019. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête présentée par M. B sont rejetées. Par suite les conclusions tendant à l'application des articles L761-1 et 761-1 du code de justice administrative doivent être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à Pôle emploi (PACA).
Copie en sera adressée pour information au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2023.
La présidente-rapporteure,
Signé
M. DOUMERGUELa greffière,
Signé
E. PERROUDON
La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026