vendredi 29 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2201157 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BOCHNAKIAN & LARRIEU-SANS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistré 28 avril 2022 et le 10 juin 2022, M. B C, représenté par Me Bochnakian, demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 avril 2022 par lequel le préfet du Var a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet du Var de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de 15 jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir, en application des articles L. 911-1 et L. 911-3 du code de justice administrative ;
3°) à défaut, d'enjoindre au préfet du Var de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois et sous astreinte de 50 euros et de lui délivrer durant cet examen une autorisation provisoire de séjour, en application des articles L. 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative ;
4°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il est soutenu que :
- M. C est entré sur le territoire français en 2015 et n'a plus jamais quitté le territoire français depuis cette époque ; en 2018, il a rencontré une ressortissante française qui est devenue le 28 novembre 2020 son épouse ; la communauté de vie a démarré le 15 juin 2020 et s'est poursuivie depuis ; Mme A D exerce la profession de médiatrice interprète pour le compte de l'association FACE (Fondation Agir Contre l'Exclusion située dans le Var) ; Mme D est enceinte depuis le 21 octobre 2021, le terme prévu de l'accouchement étant fixé approximativement au 21 juillet 2022 ; au jour de la décision critiquée, la naissance de l'enfant paraît hautement vraisemblable ; l'enfant à naître bénéficie donc d'une présomption de paternité légitime en raison du mariage de ses deux parents et qu'il naîtra français, en raison de sa filiation de par sa mère ; il est susceptible de se voir délivrer un titre de séjour en sa qualité de parent d'enfant français sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles n'exigent pas la condition d'entrée régulière sur le territoire français ; eu égard à la durée de la communauté de vie du couple et du fait que la vie commune n'est pas contestée par l'administration, l'arrêté critiqué emporte des conséquences disproportionnées sur le droit des intéressés à mener une vie de famille normale en application des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- une hypothèse de retour forcé dans le pays d'origine impliquerait une séparation d'avec la mère et l'enfant, puis que soit purgé le délai d'interdiction de retour résultant de la décision du 6 juin 2019, date à laquelle le requérant s'était vu notifier une obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour et qui ne trouverait à commencer à s'exécuter qu'au moment du retour du requérant dans son pays d'origine, faisant obstacle à ce que celui-ci se voie délivrer un visa de long séjour d'établissement en sa qualité de parent d'enfant français avant l'écoulement de ce délai d'interdiction de retour ; les décisions de l'arrêté critiqué procèdent d'une erreur d'appréciation et d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 juin 2022, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- M. C, entré irrégulièrement en France n'a pas cherché à régulariser sa situation et fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français délivrée le 24 août 2017 par le préfet de La Seine-Saint-Denis à laquelle il s'est soustrait ; il ne remplit pas les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour en qualité de conjoint de français, prévues par l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il n'a pas justifié d'une entrée régulière sur le territoire français ; la naissance à venir d'un enfant français ne saurait faire échec à une mesure d'éloignement ;
- la date d'entrée en France de M. C n'est pas précise, compte tenu de ses déclarations contradictoires sur ce point ; en tout état de cause, ne fournissant que des éléments justificatifs d'une communauté de vie à compter de novembre 2020, il ne présentait qu'une durée de vie commune d'un an et demi seulement alors qu'il a passé la majorité de sa vie dans son pays d'origine, le Maroc, où se trouvent encore son frère et ses parents ; il ne justifie d'aucune intégration sociale ou associative ni d'aucune insertion professionnelle sur le territoire français, ne vivant que des revenus de son épouse et des allocations perçues par la caisse d'allocations familiales du Var ; il n'y a donc pas de méconnaissance des dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- aucun préjudice de séparation ne peut exister en cas d'éloignement du requérant, la naissance de l'enfant n'étant pas encore advenue et aucune reconnaissance anténatale n'est produite ; le requérant ne peut bénéficier à la date de la décision attaquée d'un titre de séjour en sa qualité de parent d'enfant français.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté du 30 avril 2021 fixant la liste des pièces justificatives exigées pour la délivrance, hors Nouvelle-Calédonie, des titres de séjour prévus par le livre IV du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 21 juin 2022 :
- le rapport de M. E ;
- et les observations de Me Bochnakian, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain né le 31 juillet 1994, est entré irrégulièrement sur le territoire français à une date indéterminée, 2015 ou 2016 selon ses dires, et s'y est maintenu sans chercher à régulariser sa situation. Par un arrêté du 24 août 2017, le préfet de La Seine-Saint-Denis lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours à compter de la notification de cet arrêté et a fixé le pays de renvoi. M. C n'a pas exécuté cet arrêté et après avoir été interpellé à Toulon le 6 juin 2019, il a fait l'objet le même jour d'un arrêté du préfet du Var l'obligeant à quitter le territoire français et assorti d'une interdiction de retour. Après s'être marié le 28 novembre 2020 à La Seyne-sur-Mer avec Mme A D, ressortissante française, il a déposé le 10 décembre 2020 une demande de titre de séjour auprès de la préfecture du Var en sa qualité de conjoint de français. Par un arrêté du 6 avril 2022, le préfet du Var a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ". Selon l'article L. 412-1 de ce code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ".
3. M. C a indiqué dans sa demande de titre de séjour être entré en France en 2015 ou " depuis environ 2016 " lors de son audition effectuée le 6 juin 2019 dans le cadre de la procédure de retenue aux fins de vérification du droit de circulation ou de séjour et il a produit la copie d'un passeport établi par les autorités marocaines, valable du 13 décembre 2018 au 13 décembre 2023, démuni de tout visa et cachet d'entrée. Dès lors, il ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français. Par suite, le préfet du Var a pu légalement rejeter, pour ce motif, sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint de français.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
5. M. C n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions est inopérant. En tout état de cause, il n'avait pas la qualité de père d'un enfant français mineur à la date de l'arrêté attaqué dès lors que cet enfant n'était pas encore né à la date de la décision attaquée.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en vigueur du 1er novembre 2016 au 1er mai 2021 : " () III. ' L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de sa notification, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger ou lorsque l'étranger n'a pas satisfait à cette obligation dans le délai imparti. () Lorsqu'elle ne se trouve pas en présence des cas prévus au premier alinéa du présent III, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, assortir l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de deux ans. () Lorsque l'étranger faisant l'objet d'une interdiction de retour s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire ou alors qu'il était obligé de quitter sans délai le territoire français ou, ayant déféré à l'obligation de quitter le territoire français, y est revenu alors que l'interdiction de retour poursuit ses effets, l'autorité administrative peut prolonger cette mesure pour une durée maximale de deux ans. () ".
7. M. C invoque son mariage et le fait que son épouse est enceinte de cinq mois à la date de l'arrêté litigieux. Toutefois, la communauté de vie remonte à juin 2020, soit à une période récente, et le requérant ne pouvait ignorer le caractère irrégulier de son séjour en France au moment de son mariage, en novembre 2020, et mettre ainsi l'administration, chargée de veiller au respect des procédures prévues par la loi, devant le fait accompli. Il n'établit pas avoir noué en France des relations personnelles d'une particulière intensité, ni ne peut se prévaloir d'une intégration notable dans la société française. A la date de l'arrêté attaqué, son mariage était récent et son enfant n'était pas encore né. En outre, il ressort des pièces versées au dossier que le requérant n'est pas dépourvu d'attaches familiales au Maroc, où résident ses parents et son frère. Ainsi, rien ne fait obstacle à ce que le requérant retourne au Maroc le temps de solliciter auprès de l'autorité consulaire un visa de long séjour lui permettant de prétendre à un titre de séjour en qualité de conjoint d'une ressortissante française ou de père d'un enfant français. La séparation induite d'avec son épouse et leur enfant à naître n'apparaît pas, dans les circonstances de l'espèce, comme portant à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels le refus de séjour a été pris. Enfin, le requérant n'établit pas que la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français qui assortissait la décision d'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Var le 6 juin 2019 et dont la durée n'est au demeurant pas précisée, produirait encore ses effets alors que presque trois ans se sont écoulés à la date de la décision attaquée et qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle aurait été prolongée. Dans ces conditions, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'ont pas été méconnues.
8. En quatrième lieu, le 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant dispose que : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Ces stipulations s'appliquent, conformément à l'article 1er de cette convention, à " tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ". Il en résulte qu'elles ne peuvent être utilement invoquées pour contester la légalité d'une décision faisant obligation à un étranger de quitter le territoire français antérieure à la naissance de l'enfant.
9. Comme il a été dit aux points 5 et 7 ci-dessus, l'enfant issu du mariage avec Mme D n'était pas encore né à la date de la décision contestée. Par suite, M. C ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 avril 2022 faisant obligation à M. C de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de renvoi, doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
11. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
12. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 6 avril 2022 n'appelle aucune mesure particulière d'exécution.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le préfet du Var qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance supporte la charge des frais exposés par le requérant et non compris dans les dépens.
DECIDE
Article 1er : La requête présentée par M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet du Var.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Privat, président,
M. Riffard, premier conseiller,
M. Bailleux, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 29 juillet 2022.
Le rapporteur,
Signé :
D. E
Le président,
Signé :
J-M. PRIVAT La greffière,
Signé :
G. RICCI
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026