vendredi 25 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2201980 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Aide sociale |
| Avocat requérant | CONSOLINO CAROLINE |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée, sous le numéro 2201980, le 22 juillet 2022,
Mme B D, représentée par Me Consolino, demande au tribunal :
A titre principal
1°) l'annulation de l'avis des sommes à payer valant titre de recette n° 8356 émis le
23 mai 2022 par le président du conseil départemental du Var pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 5 373,31 euros ;
2°) l'annulation de l'indu de revenu de solidarité active en cause ;
A titre subsidiaire
3°) de prendre acte de l'annulation de l'avis des sommes à payer valant titre de recette
n° 8356 émis le 23 mai 2022 par le président du conseil départemental du Var pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 5 373,31 euros ;
En tout état de cause
4°) de mettre à la charge du département du Var et de la paierie départementale du Var la somme de 2000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- l'avis des sommes à payer a été pris en violation des dispositions de l'article L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'il est entaché d'un défaut de motivation en droit et en fait ;
- l'indu en litige est infondé dès lors qu'elle n'a jamais vécu en concubinage ;
- elle n'a jamais eu l'intention de frauder ;
- sa situation financière et ses problèmes de santé ne lui permettent pas de s'acquitter de l'indu en litige.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juin 2023, le département du Var conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer, et à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le titre exécutoire en litige a été annulé ;
- l'indu de RSA est fondé dès lors qu'il ressort d'un faisceau d'indices que Mme D est en couple depuis le 16 octobre 2016 ;
- aucune remise de dette ne peut être accordée à Mme D compte tenu du caractère frauduleux de l'indu.
Un mémoire a été enregistré le 23 juin 2023 présenté pour Mme D et non communiqué.
II. Par une requête et un mémoire enregistrés le 22 juillet 2022 et le 26 juin 2023, sous le numéro 2202020, Mme B D, représentée par Me Consolino, demande au tribunal :
1°) l'annulation de la décision du 11 mai 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Var a rejeté son recours gracieux dirigé contre la décision du 27 décembre 2021 en tant qu'elle lui a notifié un indu d'aide exceptionnelle de solidarité, référencé INQ 001, d'un montant de 150 euros pour la période courant du 1er novembre 2020 au 30 novembre 2020 ;
2°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Var la somme de
2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- la décision du 11 mai 2022 n'est pas motivée en droit en violation des dispositions du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Var est entachée d'un vice de forme dès lors qu'elle n'est ni datée ni signée par les membres de la commission de recours amiable ;
- suite à sa requête, en adressant une nouvelle décision en date du 17 février 2023 notifiant l'indu d'aide exceptionnelle de solidarité INQ 001, la caisse d'allocations familiales du Var a tenté de régulariser la décision du 11 mai 2022, admettant qu'elle était illégale pour défaut de motivation ;
- l'indu en litige est infondé dès lors qu'elle n'a jamais vécu en concubinage ;
- elle n'a jamais eu l'intention de frauder ;
- sa situation financière et ses problèmes de santé ne lui permettent pas de s'acquitter de l'indu en litige.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2023, la caisse d'allocations familiales du Var conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- en l'absence de demande préalable de remise de dette adressée à la caisse d'allocations familiales du Var, aucune remise de dette ne peut être accordée directement devant la juridiction administrative ;
- en tout état de cause, aucune remise de dette ne peut être accordée à
Mme D compte tenu de sa mauvaise foi ;
- la décision du 17 février 2023 s'est substituée à la décision du 11 mai 2022 de sorte que celle-ci est parfaitement motivée en droit en fait ;
- le moyen tiré de l'absence de signature et de dénomination est inopérant ;
- l'indu en cause est fondé sur la dissimulation de vie maritale.
III. Par une requête et un mémoire enregistrés, sous le numéro 2202023, le 22 juillet 2022 et le 26 juin 2023, Mme B D, représentée par Me Consolino, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) l'annulation de la décision du 11 mai 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Var a rejeté son recours gracieux dirigé contre la décision du 27 décembre 2021 en tant qu'elle lui notifie un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année, référencé ING 001, d'un montant de 548,82 euros pour la période courant du 1er décembre 2018 au 31 décembre 2020 ;
2°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Var la somme de
2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ainsi que les entier dépens.
Elle soutient que :
- la décision du 11 mai 2022 n'est pas motivée en droit en violation des dispositions du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Var est entachée d'un vice de forme dès lors qu'elle n'est ni datée ni signée ;
- suite à sa requête, en adressant une nouvelle décision en date du 17 février 2023 notifiant l'indu d'aide exceptionnelle de solidarité INQ 001 la caisse d'allocations familiales du Var a tenté de régulariser la décision du 11 mai 2022, admettant qu'elle était illégale pour défaut de motivation ;
- elle n'a jamais eu l'intention de frauder ;
- l'indu en litige est infondé dès lors qu'elle n'a jamais vécu en concubinage ;
- sa situation financière et ses problèmes de santé ne lui permettent pas de s'acquitter de l'indu en litige.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2023, la caisse d'allocations familiales du Var conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- en l'absence de demande préalable de remise de dette adressée à la caisse d'allocations familiales du Var, aucune remise de dette ne peut être accordée directement devant la juridiction administrative ;
- en tout état de cause, aucune remise de dette ne peut lui être accordée compte tenu de la mauvaise foi G D ;
- la décision du 17 février 2023 s'est substituée à la décision du 11 mai 2022 et est parfaitement motivée en droit en fait ;
- le moyen tiré de l'absence de signature et de dénomination est inopérant ;
- l'indu en cause est fondé sur la dissimulation de vie maritale.
IV. Par une requête et un mémoire enregistrés sous le numéro, 2202024, le 22 juillet 2022 et le 26 juin 2023, Mme B D représentée par Me Consolino, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) l'annulation de la décision du 11 mai 2022 par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Var a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 27 décembre 2021 en tant qu'elle lui notifie un indu de prime d'activité, référencée IM3 002, d'un montant de 1 243,41 euros pour la période courant du 1er novembre 2018 au 31 août 2020 ;
2°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Var la somme de
2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
-la décision du 11 mai 2022 n'est pas motivée en droit en violation des dispositions du code des relations entre le public et l'administration ;
-le compte-rendu de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Var est entaché d'un vice de forme dès lors qu'il n'est ni daté ni signé par les membres de la commission ;
- suite à sa requête, en adressant une nouvelle décision en date du 17 février 2023 notifiant l'indu d'aide exceptionnelle de solidarité INQ 001 la caisse d'allocations familiales du Var a tenté de régulariser la décision du 11 mai 2022, admettant qu'elle était illégale pour défaut de
motivation ;
- elle n'a jamais eu l'intention de frauder ;
- l'indu en litige est infondé dès lors qu'elle n'a jamais vécu en concubinage ;
- sa situation financière et ses problèmes de santé ne lui permettent pas de s'acquitter de l'indu en litige.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 avril 2023, la caisse d'allocations familiales du Var conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
-en l'absence de demande préalable de remise de dette adressée à la caisse d'allocations familiales du Var, aucune remise de dette ne peut être accordée directement devant la juridiction administrative ;
-en tout état de cause, aucune remise de dette ne peut lui être accordée compte tenu de la mauvaise foi G D ;
-la décision du 17 février 2023 s'est substituée à la décision du 11 mai 2022, et est parfaitement motivée en droit en fait ;
-le moyen tiré de l'absence de signature et de dénomination est inopérant ;
-l'indu en cause est fondé sur la dissimulation de vie maritale.
Par trois décisions du 18 octobre 2022 Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale dans les procédures n° 2201980, 2202020, 2202023, 2202024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2018-1150 du 14 décembre 2018 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active et aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, de la prime forfaitaire pour reprise d'activité et de l'allocation équivalent retraite ;
- le décret n° 2019-1323 du 10 décembre 2019 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active et aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, de la prime forfaitaire pour reprise d'activité et de l'allocation équivalent retraite ;
- le décret n° 2020-1746 du 29 décembre 2020 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active et aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, de la prime forfaitaire pour reprise d'activité et de l'allocation équivalent retraite ;
- le décret n° 2020-1453 du 27 novembre 2020 portant attribution d'une aide exceptionnelle de solidarité liée à la crise sanitaire aux ménages et aux jeunes de moins de
vingt-cinq ans les plus précaires ;
- le code de justice administrative.
La présidente, juge statuant seule, a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, après présentation du rapport sur les quatre requêtes :
- les observations de Me Consolino, avocate représentant Mme D ;
- les observations G E, représentant la caisse d'allocations familiales du Var pour les dossiers n°2202020, 22002023 et 2202024.
La clôture de l'instruction a été prononcée après les observations de
Me Consolino et celles G E à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 27 décembre 2021 la caisse d'allocations familiales du Var a notamment notifié à Mme D, un indu de revenu de solidarité active (RSA), un indu de prime d'activité, un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année et un indu d'aide exceptionnelle de solidarité, pour les montants respectifs de 5 373, 31 euros pour la période courant du
1er novembre 2018 au 28 février 2021, de 1 243,41 euros pour la période courant du
1er novembre 2018 au 31 août 2020, de 548,82 euros pour la période courant du 1er décembre 2018 au 31 décembre 2020 et de 150 euros pour la période courant du 1er novembre 2020 au
30 novembre 2020. L'intéressée a formé un recours administratif préalable obligatoire contre les indus de revenu de solidarité active et de prime d'activité et un recours gracieux contre les indus d'aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité. Le président du conseil départemental du Var a implicitement confirmé l'indu de revenu de solidarité active en cause. Par trois décisions datées du 11 mai 2022, la caisse d'allocations familiales du Var a confirmé les indus de prime d'activité, d'aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité en litige. Puis, le président du conseil départemental du Var a émis, le 23 mai 2022, un titre exécutoire d'un montant de 5 373,31 euros pour obtenir le remboursement de l'indu de revenu de solidarité active. Par les requêtes susvisées, Mme D demande l'annulation des indus en cause et de l'avis des sommes à payer valant titre exécutoire qui a été émis le 23 mai 2022.
2. Les requêtes n° 2201980, n°2202020, n°2202023 et n° 2202024 concernent la situation de la même requérante et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions dirigées contre l'avis des sommes à payer valant titre exécutoire pour recouvrer l'indu de revenu de solidarité active (requête n° 2201980) :
En ce qui concerne l'exception de non-lieu à statuer opposée par le département du Var :
3. Par une décision du 15 mai 2023, postérieure à l'enregistrement de la requête enregistrée sous le numéro 2201980, le président du conseil départemental du Var a décidé d'annuler le titre n° 8356 d'un montant de 5 373,31 euros émis à l'encontre G D. Dès lors, ainsi que le fait valoir le département du Var, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation du titre n° 8356 émis le 23 mai 2022.
Sur les conclusions dirigées contre la décision du 11 mai 2022 prise sur recours administratif préalable obligatoire portant indu de prime d'activité (requête n° 2202024) et sur les conclusions à fin d'annulation de l'indu de RSA (requête n°2201980) :
En ce qui concerne la régularité de la décision relative à l'indu de prime d'activité :
4. Lorsque le recours dont est saisi le juge administratif est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de prime d'activité, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
6. Il résulte de l'instruction que la décision de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Var qui rejette le recours administratif préalable obligatoire, formé par Mme D, mentionne les dispositions de l'article 516-8 du code civil. Elle comporte ainsi les motifs de droit ayant conduit la commission de recours amiable à confirmer l'indu de prime d'activité fondé sur une vie maritale non déclarée par Mme D. Le moyen tiré du défaut de motivation en droit est infondé et doit être écarté.
7. En second lieu, aux termes de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité prise par l'un des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable, composée et constituée au sein du conseil d'administration de cet organisme et qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1. Les recours contentieux relatifs aux décisions mentionnées au premier alinéa du présent article sont portés devant la juridiction administrative. (). ". Aux termes de l'article R. 847-2 du code de la sécurité sociale : " Le recours préalable mentionné à l'article L. 845-2 est adressé par la personne concernée à la commission de recours amiable dans le délai prévu à l'article R. 142-1. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, applicable aux organismes de sécurité sociale en vertu de l'article
L. 100-3 du même code : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de
celui-ci ".
8. S'agissant des décisions prises par une autorité administrative de caractère collégial, et sauf à ce que des dispositions régissent leur forme de façon particulière, il est satisfait aux exigences découlant de l'article L.212-1 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que ces décisions portent la signature de leur président, accompagnée des mentions, en caractères lisibles, prévues par cet article. Il ne peut cependant en aller ainsi, en l'absence de toute disposition législative ou réglementaire imposant une présidence au sein de la commission de recours amiable, que lorsque celle-ci a fait le choix de se doter d'un président. A défaut, il ne peut être satisfait aux exigences découlant des dispositions de l'article L. 212-1 que par la signature de la décision par l'ensemble des membres de la commission, accompagnée pour chacun d'entre eux des mentions, en caractères lisibles, prévues par cet article.
9. Il résulte de l'instruction que la commission de recours amiable de la CAF du Var a fait le choix de se doter d'un président. Par suite, il résulte du point 8 du présent jugement que le moyen tiré de ce que la décision de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Var n'est pas signée par les membres de la commission doit être écarté comme inopérant. Par ailleurs, la décision de la commission de recours amiable en litige est datée du
6 mai 2022. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision de la commission n'est pas datée doit, en toute hypothèse, être écarté comme infondé.
10. Au surplus, il résulte de l'instruction que si la décision de la commission de recours amiable du 6 mai 2022 n'est pas elle-même signée, elle est en revanche accompagnée d'une lettre du 11 mai 2022, signée par la vice-présidente de la commission de recours amiable, notifiant à Mme D la décision prise par la commission de recours amiable le 6 mai 2022. En outre, la caisse d'allocations familiales du Var a produit une lettre de notification de l'indu de prime d'activité référencée IM3 002, datée du 21 février 2023, signée par le président de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Var.
En ce qui concerne le bien-fondé des indus de RSA et de prime d'activité (requêtes
n° 2201980 et n° 2202024) :
11. D'une part aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire () ". Aux termes de l'article L. 262-3 du même code : " () L'ensemble des ressources du foyer () est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat () ". Aux termes de l'article L. 262-9 du même code : " Le montant forfaitaire mentionné à l'article
L. 262-2 est majoré, pendant une période d'une durée déterminée, pour : 1° Une personne isolée assumant la charge d'un ou de plusieurs enfants () La durée de la période de majoration est prolongée jusqu'à ce que le dernier enfant ait atteint un âge limite. Est considérée comme isolée une personne veuve, divorcée, séparée ou célibataire, qui ne vit pas en couple de manière notoire et permanente et qui notamment ne met pas en commun avec un conjoint, concubin ou partenaire de pacte civil de solidarité ses ressources et ses charges ". Aux termes de l'article R262-1 du même code : " Dans le cas des personnes isolées au sens de l'article L. 262-9, le montant majoré est égal à 128, 412 % du montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 applicable à un foyer composé d'une seule personne. S'y ajoute, pour chaque enfant à charge, un supplément égal à 42, 804 % du montant forfaitaire applicable à un foyer composé d'une seule personne, mentionné à l'article L. 262-2() ". Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent () l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer () ". Aux termes de l'article R. 262-37 de ce même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ".
12. D'autre part aux termes de l'article L. 842-1 du code de la sécurité sociale : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective qui perçoit des revenus tirés d'une activité professionnelle a droit à une prime d'activité, dans les conditions définies au présent titre ". Aux termes de l'article L. 842-3 du même code : " La prime d'activité est égale à la différence entre : 1° Un montant forfaitaire dont le niveau varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants à charge, augmenté d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, et qui peut faire l'objet d'une ou de plusieurs bonifications ; 2° Les ressources du foyer, qui sont réputées être au moins égales au montant forfaitaire mentionné au 1° () ". Aux termes de l'article R 842-3 du même code : " Le foyer mentionné au 1° de l'article L. 842-3 est composé : 1° Du bénéficiaire ; 2° De son conjoint, concubin, ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité ; 3° Des enfants et personnes à charge remplissant les deux conditions suivantes : a) Ouvrir droit aux prestations familiales ou avoir moins de vingt-cinq ans et être à la charge effective et permanente du bénéficiaire ou de son conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité () b) Ne pas bénéficier ou avoir bénéficié, au cours de l'année civile de droit, de la prime d'activité en tant que bénéficiaire ou conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité d'un bénéficiaire. ". Aux termes de l'article R. 846-5 du même code : " Le bénéficiaire de la prime d'activité est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations nécessaires à l'établissement et au calcul des droits, relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer. Il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ".
13. Il résulte des dispositions précitées aux deux points précédents que, pour le bénéfice du RSA et de la prime d'activité, le foyer s'entend du demandeur, ainsi que, le cas échéant, de son conjoint ou concubin notamment et des enfants ou personnes à charge. Pour l'application de ces dispositions, le concubin est la personne qui mène avec le demandeur une vie de couple stable et continue. Une telle vie de couple peut être établie par un faisceau d'indices concordants, au nombre desquels la circonstance que les intéressés mettent en commun leurs ressources et leurs charges.
14. Il résulte de l'instruction que Mme D était connue de la caisse d'allocations familiales (CAF) du Var comme séparée de fait depuis le 1er mars 2015, avec deux enfants à charge, de moins de 25 ans au 29 septembre 2015. Entre juin 2016 et février 2021, Mme D n'a déclaré aucun revenu ni aucune modification de sa situation personnelle. A la suite d'un contrôle de situation dans les locaux de la CAF le 3 décembre 2020, puis au domicile de l'allocataire par une agente assermentée de la CAF le 5 janvier 2021, cette dernière a considéré que Mme D ne vivait pas isolée depuis le 16 octobre 2016. Mme D s'est alors vu notifier des indus de RSA, d'aide exceptionnelle de fin d'année, de prime d'activité et d'aide exceptionnelle de solidarité.
15. Pour contester les indus de revenu de solidarité active et de prime d'activité mis à sa charge pour les périodes courant, respectivement, du 1er novembre 2018 au 28 février 2021 et du 1er novembre 2018 au 31 août 2020, Mme D, divorcée de M. C depuis le 2 juillet 2019, soutient qu'elle n'a jamais vécu maritalement, mais fait valoir que sa situation financière précaire ne lui a pas permis de louer seule un logement et que la personne désignée par la caisse d'allocations familiales comme étant en couple avec elle, s'est portée caution et a dû mentionner son nom sur le bail de location, pour qu'elle puisse louer le logement qu'elle occupe avec ses deux filles. Elle précise que si cette personne s'acquitte du loyer, elle-même lui rembourse chaque mois, en espèce, l'intégralité de la somme due. Toutefois, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'enquête établi le 12 janvier 2021 par l'agente assermentée de la CAF du Var, dont les mentions, conformément aux dispositions de l'article L.114-10 du code de la sécurité sociale, font foi jusqu'à preuve du contraire, que l'enquête de notoriété réalisée le 4 décembre 2020, à l'adresse G D, met en lumière que M. F habite chez Mme D. De plus, lors d'une visite inopinée, en date du 5 janvier 2021, au domicile de l'allocataire, à Saint-Cyr sur mer, l'une des filles G D a déclaré à l'agente de la caisse d'allocations familiales du Var que
M. F est le concubin de sa mère. Par ailleurs, il résulte de l'extrait de compte locatif de l'agence " Bandol immobilier " que ce dernier est libellé aux noms G C et de
M. F depuis le 1er octobre 2016. En outre, la contrôleuse de la caisse d'allocations familiales du Var a constaté que M. F se déclare en couple avec Mme B C. Il résulte ainsi de l'impression d'écran du réseau social de M. F qu'il s'est déclaré en couple depuis le mois de février 2015 avec " B Yoleska ", pseudonyme utilisé par
Mme B D sur son réseau social. De surcroît, il résulte de l'instruction qu'un contrat de location à usage de résidence principale a été conclu le 1er mai 2021 au profit G C née D et de M. F pour un logement situé à saint Cyr sur Mer.
16. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent, un faisceau d'indices suffisamment concordants pour établir la vie maritale G D avec M. F depuis le mois d'octobre 2016.
17. Ni les attestations de M. F, d'une des filles G D, G Mme A, selon lesquelles M. F ne vit pas en couple avec Mme D, ni les relevés de compte G D pour la période courant du mois de novembre 2016 au mois de juin 2020, ni le bail de location conclu au profit G C née D et de M. C établi le
15 octobre 2016 pour un logement situé à Saint- Cyr-sur-mer, ne sont de nature à remettre en cause le faisceau d'indices concordants sur l'existence d'une vie maritale, réunis par la caisse d'allocations familiales. Ainsi, Mme D, qui ne se trouvait pas dans la situation d'une personne isolée contrairement à ses déclarations, au moins depuis octobre 2016, n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort qu'elle s'est vu notifier les indus de RSA et de prime d'activité, pour les montants respectifs de 5 373,31 euros et de 1 243,41 euros, pour les périodes courant du 1er novembre 2018 au 28 février 2021 et du 1er novembre 2018 au 31 août 2020.
18. Si Mme D fait valoir qu'elle n'a jamais eu l'intention de frauder et que sa situation financière ne lui permet pas de s'acquitter des indus en litige, de tels moyens sont inopérants au soutien de conclusions tendant à l'annulation d'indus de RSA et de prime d'activité.
19. Il résulte de ce qui précède que ses conclusions à fin d'annulation des indus en cause doivent être rejetées.
Sur les conclusions dirigées contre les décisions du 11 mai 2022 rejetant le recours gracieux portant sur les indus d'aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité (requêtes n°2202020 et n° 2202023) :
En ce qui concerne la régularité des décisions du 11 mai 20220. S'il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté, l'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale.
21. Il résulte de ce qui vient d'être dit au point 20 d'une part que les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut de signature des décisions du 11 mai 2022, par lesquelles ont été rejetés les recours gracieux formés par Mme D, qui relèvent des vices propres de ces dernières, sont inopérants et ne peuvent, par suite, qu'être écartés. D'autre part, les conclusions dirigées contre les seules décisions du 11 mai 2022 doivent être regardées comme dirigées également contre les décisions initiales notifiant à Mme D un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année et un indu d'aide exceptionnelle de solidarité.
En ce qui concerne le bien-fondé des indus d'aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité
22. L'article 3 du décret du 14 décembre 2018 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active et aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, de la prime forfaitaire pour reprise d'activité et de l'allocation équivalent retraite dispose que : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2018 ou, à défaut, du mois de décembre 2018, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul et à condition que les ressources du foyer, appréciées selon les dispositions prises en vertu de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, n'excèdent pas le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 du même code. Une seule aide est due par foyer. " Le décret du 10 décembre 2019 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active et aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, de la prime forfaitaire pour reprise d'activité et de l'allocation équivalent retraite et le décret du 29 décembre 2020 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active et aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, de la prime forfaitaire pour reprise d'activité et de l'allocation équivalent retraite prévoient des dispositions similaires pour 2019 et 2020.
23. L'article 1 du décret du 27 novembre 2020 portant attribution d'une aide exceptionnelle de solidarité liée à la crise sanitaire aux ménages et aux jeunes de moins de vingt-cinq ans les plus précaires prévoit : " Une aide exceptionnelle de solidarité est attribuée, dans les conditions fixées à l'article 2 du présent décret, aux bénéficiaires d'au moins une des allocations suivantes au titre des mois de septembre ou d'octobre 2020 :1° Le revenu de solidarité active mentionné à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles ;() ".
24. Il résulte des points 14 à 16 du présent jugement que l'indu de revenu de solidarité active pour la période courant du 1er novembre 2018 au 28 février 2021 est fondé. Ainsi, dès lors que Mme D ne pouvait pas prétendre au bénéfice du revenu de solidarité active pour une personne isolée pour la période en cause, elle ne pouvait prétendre ni à l'aide exceptionnelle de fin d'année au titre des années 2018, 2019 et 2020 ni à l'aide exceptionnelle de solidarité au titre de l'année 2020. Par suite, les conclusions de la requérante tendant à l'annulation des indus d'aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité en litige doivent être rejetées.
25. Les moyens tirés de la bonne foi et de la précarité de la situation financière de la requérante ne peuvent utilement être invoqués à l'appui de conclusions tendant à l'annulation d'indus d'aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité.
26. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulations des indus de RSA, de prime d'activité, d'aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité présentées par Mme D doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
27. En premier lieu, d'une part, Mme D n'allègue pas avoir exposé de frais autres que ceux pris en charge par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle totale qui lui a été allouée. D'autre part, l'avocate G D n'a pas demandé que lui soit versée par le département du Var la somme correspondant aux frais exposés qu'elle aurait réclamée à sa cliente si cette dernière n'avait bénéficié d'une aide juridictionnelle totale. Dans ces conditions, les conclusions de la requête n° 2201980 tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, suite à l'annulation, en cours d'instance, par le département du Var, de l'avis des sommes à payer n°8356 qu'il avait émis le 23 mai 2022 par le département du Var, doivent être rejetées.
28. En second lieu, et pour le surplus, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge du département du Var et de la caisse d'allocations familiales du Var, qui ne sont pas les parties perdantes dans les présentes instances, relatives aux indus de RSA, prime d'activité, aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité, la somme que Mme D demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il en va de même en ce qui concerne les conclusions de la requérante tendant à se voir rembourser les dépens, en tout état de cause inexistants dans les présentes instances.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 2201980 tendant à l'annulation de l'avis des sommes à payer valant titre de recette n°8356 pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 5 373,31 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2201980 est rejeté.
Article 3 : Les requêtes n° 2202020, 2202023 et 2202024 G D sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D, à la ministre des solidarités et des familles et au département du Var.
Copie pour information en sera adressée à la caisse d'allocations familiales du Var.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 août 2023.
La présidente-rapporteure,
Signé
M. DOUMERGUELa greffière,
Signé
E. PERROUDON
La République mande et ordonne à la ministre des solidarités et familles et au préfet du Var, chacun en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
2,2202020,2202023,2202024
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026