vendredi 29 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2202033 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | PETIT & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 juillet 2022 et 30 mars 2023, M. B A, représenté par la SELARL d'avocats Grimaldi et Associés par Me Schwing, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 mai 2022 par laquelle le président de la métropole Toulon Provence Méditerranée a rejeté sa demande d'abrogation partielle du plan local d'urbanisme de la commune d'Ollioules en tant qu'il a classé, pour partie, la parcelle cadastrée section CM n° 83 en zone naturelle ;
2°) d'enjoindre à cette autorité d'inscrire cette abrogation au prochain ordre du jour de l'assemblée délibérante afin de décider le classement intégral de cette parcelle en zone UDb ;
3°) de mettre à la charge de la métropole Toulon Provence Méditerranée une somme de 3 000 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la parcelle en cause est classée pour partie en zone urbaine et pour partie en zone naturelle ; cette parcelle comporte une construction ancienne, un cabanon dont il est établi qu'il était déjà présent dans les années 1930 ; il est également propriétaire de la parcelle cadastrée CM n°84 laquelle constitue l'accès à la parcelle en litige ; les documents d'urbanisme antérieurs de la commune d'Ollioules ont toujours classé cette parcelle en zone urbaine ; la parcelle ne se situe pas, contrairement à ce qu'indique la métropole, dans un secteur à enjeux du PADD ni dans la " trame bleue et verte " ; elle ne constitue pas non plus un espace paysager urbain que l'OAP du secteur réserve en tant qu'espaces de " respiration " entre les zones urbaines ; elle peut parfaitement être desservie par les réseaux dont elle est à proximité immédiate ; le classement partiel en zone naturelle procède ainsi d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 février 2023, la métropole Toulon Provence Méditerranée agissant par son président en exercice et représentée par la SELARL d'avocats Philippe Petit et Associés, par Me Pyanet, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de M. A une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la requête n'est pas recevable et que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 24 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 3 mars 2023 à 12 heures.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bonmati ;
- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Picquet pour M. A, requérant et de Me Teyssier pour la métropole Toulon Provence Méditerranée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, propriétaire des parcelles cadastrées section CM n°83 et n°84 situées 556, chemin de la Poussaraque, le Vallon, sur le territoire de la commune d'Ollioules, demande l'annulation de la décision du 13 mai 2022 par laquelle le président de la métropole Toulon Provence Méditerranée a rejeté sa demande d'abrogation partielle du plan local d'urbanisme de la commune d'Ollioules, approuvé par délibération du conseil municipal du 19 décembre 2016 et modifié en dernier lieu le 29 mai 2019, en tant qu'il a classé, pour partie, la parcelle cadastrée section CM n° 83 en zone naturelle.
2. Aux termes de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : / 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; / 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; / 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; / 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; / 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues ". Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. A cet effet, ils peuvent être amenés à classer en zone naturelle, pour les motifs énoncés par les dispositions citées ci-dessus, un secteur qu'ils entendent soustraire, pour l'avenir, à l'urbanisation.
3. Le requérant soutient que le terrain en litige ne se situe dans aucun secteur d'enjeux de préservation, ni dans aucun secteur à risque, ni même dans aucun secteur d'enjeux de développement, d'aménagement et de structuration urbain tels que les définit le projet d'aménagement et de développement durable (PADD) annexé au plan local d'urbanisme et ne se situe pas davantage dans les espaces concernés par les notions de " trame verte et bleue " ou " d'espaces de respiration " telles que les définissent et les représentent le règlement et les documents graphiques du plan local d'urbanisme, ainsi que l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) applicable au secteur. Toutefois, eu égard à ce qui est dit au point 2, même si les éléments cartographiques figurant dans ces documents n'incluent pas explicitement la parcelle en litige dans les périmètres de ces espaces, cette circonstance n'est pas, par elle-même, constitutive d'une erreur de droit et demeure à elle seule sans incidence réelle sur le bien-fondé du classement partiel en zone naturelle.
4. Il ressort de l'examen des pièces du dossier, notamment des photographies aériennes produites par le requérant lui-même, que la parcelle en litige fait partie d'un espace naturel boisé beaucoup plus vaste, demeuré, depuis au moins 20 ans, exempt de toute construction nouvelle, formant une coupure verte entre des zones déjà urbanisées ou en cours d'urbanisation et pouvant recevoir la qualification de " respiration verte entre les espaces urbanisés " que le plan local d'urbanisme exprime, à plusieurs reprises, la nécessité d'intégrer au sein des zones urbaines. Ainsi, et alors même que les documents d'urbanisme antérieurs auraient toujours classé l'ensemble de la parcelle en zone urbaine, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que les auteurs du plan local d'urbanisme ont adopté le parti de la soustraire, pour l'avenir, à l'urbanisation en la classant partiellement en zone naturelle. Si le requérant soutient également que ladite parcelle, qui supportait antérieurement un espace boisé classé, aurait pu faire l'objet d'une protection moins contraignante, celle-ci n'aurait pas eu, en tout état de cause, dès lors de surcroît que l'autre partie du terrain demeurait classée en zone urbaine, des effets équivalents à ceux qu'ont exprimés les auteurs du plan local d'urbanisme.
5. Il résulte de tout ce qui précède et sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur sa recevabilité, que la requête de M. A, y compris les conclusions à fin d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doit être rejetée.
6. Il n'y a pas lieu non plus, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la métropole Toulon Provence Méditerranée tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la métropole Toulon Provence Méditerranée tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. B A et à la métropole Toulon Provence Méditerranée.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sauton, président,
M. Quaglierini, premier conseiller
Mme Bonmati, magistrat honoraire.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 29 septembre 2023.
La rapporteure,
signé
D. BonmatiLe président,
signé
J-F Sauton Le greffier,
signé
P. Bérenger
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026