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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2202302

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2202302

jeudi 4 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2202302
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantVARRON CHARRIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 août 2022, M. A B, représenté par Me Varron-Charrier, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 8 mars 2022 par laquelle le recteur de l'académie de Nice lui a retiré son poste d'enseignant au sein de l'école maternelle publique " Le Temple " située à Toulon entre le 8 mars et le 28 mars 2022 ;

2°) d'enjoindre au rectorat de le réintégrer à titre rétroactif sur son poste d'enseignant au sein de l'école du Temple de Toulon entre les 8 et 28 mars 2022 et de reconstituer juridiquement et financièrement sa carrière en lui reversant à titre rétroactif ses traitements, primes et indemnités, sous astreinte de 200 euros par jour de retard courant à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur la légalité externe :

- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure car elle constitue une sanction disciplinaire déguisée, la procédure applicable en matière de poursuites disciplinaires n'a pas été respectée et la commission administrative paritaire aurait dû être préalablement consultée ;

- elle aurait dû être précédée de la communication au requérant de son dossier car elle a été prise en considération de sa personne ;

- elle est insuffisamment motivée en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

Sur la légalité interne :

- la décision attaquée constitue une sanction disciplinaire déguisée illégale ;

- les faits reprochés présentent un caractère disciplinaire et sont mensongers.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 décembre 2023, la rectrice de l'académie de Nice conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête.

Elle fait valoir que la décision du 8 mars 2022 retirant à M. B son emploi de directeur de l'école maternelle publique du Temple a été annulée par le jugement n° 2200769 du tribunal du 20 novembre 2023 et que ce jugement a été exécuté.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi du 22 avril 1905, notamment son article 65 ;

- le décret n° 89-122 du 24 février 1989 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 mars 2024 :

- le rapport de M. Cros ;

- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, fonctionnaire du ministère de l'éducation nationale au grade de professeur des écoles de classe normale, exerçait à la fois les fonctions de directeur d'école et d'enseignant en classe de petite section au sein de l'école maternelle publique du Temple située à Toulon. Il demande principalement au tribunal d'annuler la décision du 8 mars 2022 par laquelle le recteur de l'académie de Nice lui a retiré son poste d'enseignant au sein de cette école entre les 8 et 28 mars 2022.

Sur l'existence de la décision attaquée :

2. Par le jugement n° 2200769 du 20 novembre 2023, devenu définitif, le tribunal a annulé la décision du 8 mars 2022 par laquelle l'inspecteur d'académie, directeur académique des services de l'éducation nationale du Var, a retiré à M. B son emploi de directeur de l'école maternelle du Temple. Le point n° 2 de ce jugement précise que cette décision avait seulement pour objet de retirer à M. B ses fonctions de directeur et non celles d'enseignant dans cette école.

3. En l'espèce, M. B soutient que si l'administration ne lui a jamais notifié de décision lui retirant ses fonctions d'enseignant à l'école maternelle du Temple, elle a manifesté sa volonté d'opérer un tel retrait, en complément de celui de son emploi de directeur de cette école, en lui interdisant l'accès à cette dernière du 8 au 28 mars 2022. Le requérant joint à sa requête une copie de la lettre du 22 août 2022, envoyée par pli recommandé avec avis de réception, par laquelle il a demandé au recteur de l'académie de Nice de lui communiquer la décision de retrait de ses fonctions d'enseignant. Il ressort des pièces du dossier que le 8 mars 2022 est la date à laquelle M. B s'est vu retirer ses fonctions de directeur, et le 28 mars 2022 celle à laquelle il a été changé d'affectation pour être affecté à titre provisoire à la zone brigade de remplacement de la circonscription de Toulon 2. Dans son mémoire en défense, la rectrice de l'académie de Nice ne conteste pas que l'accès à l'école maternelle du Temple a été interdit à M. B du 8 au 28 mars 2022. Cette interdiction l'a ainsi empêché d'exercer ses fonctions d'enseignant qui, contrairement à celles de directeur, ne lui avaient pas été expressément retirées par la décision du 8 mars 2022 annulée par le tribunal. De plus, bien que le requérant ne produise pas la preuve de dépôt ni l'avis de réception de la lettre du 22 août 2022 par laquelle il a demandé copie de la décision lui retirant son poste d'enseignant à l'école maternelle du Temple, la rectrice de l'académie de Nice ne conteste pas avoir reçu cette lettre et gardé le silence sur cette demande.

4. Dans ces conditions, une décision tacite, révélée par les faits non contestés d'interdiction matérielle d'accès à l'école maternelle du Temple, doit être regardée comme ayant été prise par le recteur de l'académie de Nice le 8 mars 2022 à l'encontre de M. B, par laquelle ses fonctions d'enseignant au sein de cette école lui ont été retirées.

Sur l'exception de non-lieu à statuer :

5. Contrairement à ce que fait valoir la rectrice de l'académie de Nice, la présente requête de M. B n'est pas dirigée contre la décision du 8 mars 2022 portant retrait de son emploi de directeur de l'école maternelle du Temple mais, ainsi qu'il a été dit, contre la décision distincte, prise tacitement le même jour, portant retrait de ses fonctions d'enseignant dans cette école. Par suite, la circonstance que la décision portant retrait de l'emploi de directeur a été annulée par le jugement n° 2200769 du 20 novembre 2023 du tribunal est sans incidence sur l'objet de la requête.

6. Par ailleurs, la circonstance qu'en exécution de ce jugement, la rectrice de l'académie de Nice a procédé en cours d'instance, par un arrêté du 12 décembre 2023, à la réintégration à titre définitif et rétroactif de M. B dans son emploi de directeur de l'école maternelle du Temple à compter du 8 mars 2022, n'a pas pour effet de retirer la décision attaquée.

7. Par conséquent, la requête n'est pas dépourvue d'objet et l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

8. La décision attaquée par laquelle le recteur de l'académie de Nice a retiré à M. B ses fonctions d'enseignant au sein de l'école maternelle du Temple à compter du 8 mars 2022 est tacite et n'est donc pas motivée. Dans son mémoire en défense, la rectrice de l'académie de Nice, qui ne défend pas au fond, ne fait état d'aucun motif propre susceptible de la justifier. Dans ces conditions, cette décision doit être regardée comme reposant sur les mêmes motifs que celle du même jour ayant retiré à l'intéressé son emploi de directeur de cette école, et que le tribunal a annulée par le jugement n° 2200769 du 20 novembre 2023.

9. M. B soutient que les faits qui lui sont reprochés sont inexacts et ne sont pas de nature à justifier la décision attaquée. Il doit ainsi être regardé comme soulevant à la fois une erreur de fait et une erreur manifeste d'appréciation.

10. La décision du 8 mars 2022 portant retrait d'emploi de directeur d'école reproche d'abord à M. B d'avoir eu un " comportement professionnel déplacé " en filmant avec son téléphone un élève qui présentait des difficultés de comportement et en proposant à l'infirmière de la protection maternelle et infantile (PMI) ainsi qu'à la psychologue scolaire de regarder ce film, la première ayant accepté et la seconde, refusé. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. B a enregistré cette vidéo avec l'accord exprès de la mère de l'enfant en cause, donné lors de la réunion de l'équipe éducative du 13 septembre 2021 qui a autorisé le requérant à faire une " courte vidéo " destinée à être montrée " aux services de soins (médecin, infirmière et psychologue scolaire) " afin que ces derniers " voient les crises et [l']aident à trouver des solutions ". Cet enfant, qui a intégré la classe de petite section dirigée par M. B à la rentrée scolaire de septembre 2021, présentait des troubles sévères du comportement se manifestant par des crises quotidiennes de violence entraînant coups, morsures et jets d'objets sur l'ensemble du personnel de l'école et sur les autres enfants, ainsi qu'en attestent notamment une lettre du 3 janvier 2022 signée par huit agents et le témoignage de l'agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) travaillant dans la classe de M. B. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait montré cette vidéo à d'autres personnes que celles pour lesquelles la mère de l'enfant avait donné son accord, à savoir le médecin et l'infirmière de la PMI ainsi que la psychologue scolaire. L'administration ne fait état d'aucune disposition qui interdirait le recours à une telle méthode destinée à éclairer les services de soins, non présents à l'école au quotidien, sur la nature et l'intensité des accès de violence de l'enfant. La circonstance que l'infirmière de la PMI et la psychologue scolaire ont contesté ce procédé auprès de leur hiérarchie ne suffit pas, à elle seule, à en invalider le bien-fondé alors que, parallèlement, le requérant a alerté de ces crises la psychologue scolaire par courriels des 21 et 28 septembre puis 16 et 17 décembre 2021 et le médecin de la PMI par courriels des 27 septembre 2021 et 7 octobre 2021, en insistant sur le fait que l'enfant ne présentait pas dans le cadre scolaire le même comportement que celui, apparemment normal, qu'il avait manifesté au cours de la visite médicale individuelle réalisée par le médecin de la PMI en présence de ses parents. De plus, M. B soutient sans être contredit qu'il avait effectué les démarches habituelles de prise en charge des enfants présentant de tels troubles, sans obtenir une amélioration de la situation. Il n'est pas non plus démontré qu'à défaut de tenir compte de la vidéo prise par M. B, les services de la PMI ou la psychologue scolaire se seraient suffisamment déplacés dans la classe de petite section pendant les heures d'enseignement pour constater eux-mêmes la réalité et l'intensité des crises de violence de l'enfant concerné, ni qu'ils auraient pris les mesures nécessaires pour aider le personnel de l'école du Temple, notamment le requérant et l'ATSEM chargés de cette classe, à y faire face.

11. Ensuite, la décision du 8 mars 2022 portant retrait d'emploi de directeur d'école mentionne qu'à la suite de l'entretien mené avec sa hiérarchie le 8 décembre 2021, M. B a formulé des observations par courriel en indiquant notamment qu'il allait informer de cette affaire les parents d'élèves et la famille concernée, et s'entretenir avec l'infirmière de la PMI. Toutefois, outre que ce courriel n'est pas précisément identifié, l'administration ne démontre pas en quoi une telle circonstance serait de nature à justifier la mesure de retrait des fonctions d'enseignant prise à l'encontre du requérant.

12. La décision du 8 mars 2022 portant retrait d'emploi de directeur d'école poursuit en indiquant que M. B a adressé au médecin de la PMI un courriel proférant des menaces envers l'infirmière de ce service. Il ressort des pièces du dossier que ce courriel, daté du 9 décembre 2021, fait suite à un rapport du 28 octobre 2021 adressé par l'infirmière de la PMI à la responsable d'unité de promotion de la santé de Toulon au sein de la direction de l'enfance et de la famille du département du Var, dans lequel l'infirmière a remis en cause le bien-fondé du recours par M. B à cette vidéo qu'elle avait pourtant accepté de visionner lors de sa visite à l'école du Temple le 8 octobre précédent. Si le courriel rédigé le 9 décembre 2021 par M. B conteste le rapport de l'infirmière de la PMI sur un ton particulièrement virulent, il ne contient pas pour autant de menace personnelle contre l'infirmière puisque l'intéressé se borne à indiquer qu'il " avisera des suites judiciaires [à] donner ", qu'il " ne compte pas en rester là ", qu'il " ne [se] laisser[a] pas faire " et qu'il " alertera " la municipalité et les représentants des parents d'élèves sur les violences causées par l'enfant concerné au personnel de l'école. Dès lors, bien que ce courriel témoigne du vif désaccord de M. B avec l'infirmière de la PMI, c'est à tort que la décision précitée retient qu'il contiendrait des menaces envers celle-ci.

13. En outre, la décision du 8 mars 2022 portant retrait d'emploi de directeur d'école relève que, le 23 février 2022, " l'inspectrice de la circonscription ", c'est-à-dire l'inspectrice de l'éducation nationale chargée de la circonscription de Toulon 1 dans le ressort de laquelle est située l'école du Temple, a alerté à nouveau l'inspecteur d'académie sur les tentatives d'intimidation faites par M. B à l'égard de la psychologue scolaire le 21 février 2022. Il ressort des pièces du dossier qu'à cette date, une discussion a effectivement opposé la psychologue scolaire à M. B, dans le bureau de ce dernier, à la suite du rapport fait le 14 octobre 2021 par la première sur l'usage de la vidéo par le second. Toutefois, les prétendues tentatives d'intimidation mentionnées par l'inspectrice de circonscription reposent sur la seule version de la conversation telle que relatée par la psychologue scolaire elle-même, alors qu'il n'est pas contesté que l'enregistrement de la conversation que la psychologue scolaire soutient avoir réalisé n'a pas été vérifié, que cette version est démentie par le témoignage de l'ATSEM qui a assisté à l'entrevue et qu'enfin, un enseignant atteste qu'à la sortie du bureau du requérant, la psychologue scolaire lui a seulement dit que " c'était tendu ", sans faire état de tentatives d'intimidation de la part de M. B à son égard. Dès lors, ces tentatives d'intimidation ne sont pas matériellement établies.

14. La décision du 8 mars 2022 portant retrait d'emploi de directeur d'école reproche encore à M. B d'avoir, en contradiction avec les rappels à ses obligations qui lui ont été signifiés par sa hiérarchie les 8 et 20 décembre 2021, compromis le dialogue, la relation de confiance et le travail de collaboration avec " le corps médical " et " les partenaires de l'école ", c'est-à-dire avec l'infirmière de la PMI et la psychologue scolaire. Toutefois, si un différend d'ordre professionnel a opposé ces dernières à M. B au sujet de l'usage de la vidéo pour gérer le cas de l'enfant au comportement violent ayant intégré la classe de l'intéressé en septembre 2021, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette situation conflictuelle serait imputable au seul requérant, dès lors qu'il n'est pas démontré que l'infirmière de la PMI et la psychologue scolaire auraient tenté d'échanger avec M. B avant de transmettre à leur hiérarchie leurs rapports respectifs des 14 et 28 octobre 2021, ni que l'intéressé aurait refusé le dialogue avec le médecin ou l'infirmière de la PMI ou la psychologue scolaire dont il avait lui-même sollicité l'aide dans ses courriels des 21, 27 et 28 septembre, 7 octobre et 16 et 17 décembre 2021. En outre, il est constant qu'avant de prendre la décision contestée, l'inspecteur académique, directeur académique des services de l'éducation nationale du Var, n'a pas diligenté d'enquête interne ni fait établir de rapport d'inspection académique confirmant que M. B serait à l'origine de difficultés relationnelles avec les partenaires médicaux de l'école du Temple, alors qu'il ressort par ailleurs des pièces du dossier que l'intéressé entretenait de bonnes relations avec ses collègues enseignants, le personnel de l'école et les parents d'élèves.

15. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la décision attaquée repose sur des faits qui sont partiellement inexacts et qui ne sont pas de nature à justifier le retrait des fonctions d'enseignant de M. B, dans l'intérêt du service. Par suite, cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

16. Il résulte de ce qui précède que la décision tacite du 8 mars 2022 par laquelle le recteur de l'académie de Nice a retiré à M. B ses fonctions d'enseignant au sein de l'école maternelle du Temple doit être annulée, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur les autres moyens de la requête.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

17. Il résulte de l'instruction que, par un arrêté du 12 décembre 2023, la rectrice de l'académie de Nice a réintégré à titre définitif M. B dans son emploi de directeur de l'école maternelle du Temple à compter du 8 mars 2022. Le requérant ne conteste pas que cette mesure emporte nécessairement réintégration dans ses fonctions d'enseignant au sein de cette école et reconstitution de sa carrière à compter de la même date. Par suite, les conclusions de l'intéressé à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision tacite du 8 mars 2022 par laquelle le recteur de l'académie de Nice a retiré à M. B ses fonctions d'enseignant au sein de l'école maternelle publique " Le Temple " située à Toulon, est annulée.

Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Copie en sera adressée pour information, à la rectrice de l'académie de Nice.

Délibéré après l'audience du 11 mars 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Bernabeu, présidente,

M. Cros, premier conseiller,

M. Martin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2024.

Le rapporteur,

Signé

F. CROS

La présidente,

Signé

M. BERNABEU

La greffière,

Signé

E. PERROUDON

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation,

La greffière.

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