LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2202372

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2202372

vendredi 7 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2202372
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantLLC ET ASSOCIES - BUREAU DE TOULON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrées les 30 août 2022 et 26 décembre 2022,

la SAS 3S promotions, représentée par Me Hoffmann, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 6 juillet 2022 approuvant la révision n°1 du plan local d'urbanisme de la commune du Cannet-des-Maures ;

2°) de mettre à la charge de la commune du Cannet-des-Maures la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la délibération est entachée d'un vice de procédure à défaut pour la commune de démontrer que les conseillers municipaux ont été convoqués conformément aux dispositions des articles L. 2121-10 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales ;

- la délibération prescrivant la révision du PLU n'a pas réellement défini les objectifs poursuivis qui sont trop généraux pour justifier réellement la révision du plan local d'urbanisme ;

- le rapport du commissaire enquêteur n'est pas assez motivé ;

- le classement de ses parcelles en zone agricole est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ; ce classement n'est pas justifié ; la réduction de ce secteur à urbaniser est en contradiction avec le PADD qui constate une forte croissance démographique sur le territoire communal ; le terrain n'est pas exploité ; le secteur est reconnu par le PLU comme classé dans le lit majeur d'une zone inondable ce qui est incompatible avec un classement en zone agricole.

Par deux mémoires en défense enregistrés les 14 novembre 2022 et 30 mars 2023,

la commune du Cannet-des-Maures, représentée par Me Faure-Bonaccorsi, conclut à titre principal au rejet de la requête comme étant irrecevable et à titre subsidiaire à son rejet au fond et à ce que soit mise à la charge de la société requérante la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la société requérante n'a pas intérêt pour agir à défaut de justifier de sa qualité de propriétaire ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 11 avril 2023, une clôture immédiate instruction a été prononcée en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.

Un mémoire en défense enregistré le 11 avril 2023 pour la SAS 3S Promotions n'a pas été communiqué en application des dispositions de l'article R. 613-3 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Faucher,

- les conclusions de Mme Helfter-Noah, rapporteure publique,

- et les observations de Me Gonzalez-Lopez, substituant Me Faure-Bonaccorsi, représentant la commune du Cannet-des-Maures.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS 3S promotions est propriétaire des parcelles G409, G410, G2527 et G312 sur la commune du Cannet-des-Maures. Par une délibération en date du 3 juillet 2019, la commune du Cannet-des-Maures a prescrit la révision n° 1 de son plan local d'urbanisme (PLU) qui a été approuvée par une délibération en date du 6 juillet 2022. La SAS 3S Promotions demande au tribunal l'annulation de cette délibération.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la délibération du 6 juillet 2022 :

En ce qui concerne la convocation des conseillers municipaux :

2. Aux termes de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales dans sa rédaction en vigueur : " Toute convocation est faite par le maire. Elle indique les questions portées à l'ordre du jour. Elle est mentionnée au registre des délibérations, affichée ou publiée. Elle est adressée par écrit, au domicile des conseillers municipaux ou, s'ils en font la demande, envoyée à une autre adresse ou transmise de manière dématérialisée. ". Aux termes de l'article L. 2121-12 du même code : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal. () / Le délai de convocation est fixé à cinq jours francs. En cas d'urgence, le délai peut être abrégé par le maire sans pouvoir être toutefois inférieur à un jour franc. () ".

3. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier qu'une convocation a été adressée aux conseillers municipaux le 30 juin 2022, tel que cela ressort du document d'horodatage d'envoi des convocations. Par suite, le vice de procédure relatif à la convocation des conseillers municipaux sera écarté.

En ce qui concerne la délibération du 3 juillet 2019 prescrivant la révision du PLU :

4. Aux termes de l'article L. 103-2 du code de l'urbanisme : " Font l'objet d'une concertation associant, pendant toute la durée de l'élaboration du projet, les habitants, les associations locales et les autres personnes concernées : 1° L'élaboration ou la révision du schéma de cohérence territoriale ou du plan local d'urbanisme () ". Aux termes de l'article

L. 103-3 du même code : " Les objectifs poursuivis et les modalités de la concertation sont précisés par : 1° L'autorité administrative compétente de l'Etat lorsque la révision du document d'urbanisme ou l'opération sont à l'initiative de l'Etat ; 2° L'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement public dans les autres cas () ". Enfin, aux termes de l'article

L. 600-11 du même code : " Les documents d'urbanisme et les opérations mentionnées aux articles L. 103-2 et L. 300-2 ne sont pas illégaux du seul fait des vices susceptibles d'entacher la concertation, dès lors que les modalités définies aux articles L. 103-1 à L. 103-6 et par la décision ou la délibération prévue à l'article L. 103-3 ont été respectées. Les autorisations d'occuper ou d'utiliser le sol ne sont pas illégales du seul fait des vices susceptibles d'entacher cette délibération ou les modalités de son exécution ".

5. Il résulte de ces dispositions que l'adoption ou la révision du plan local d'urbanisme doit être précédée d'une concertation associant les habitants, les associations locales et les autres personnes concernées. Le conseil municipal doit, avant que ne soit engagée la concertation, délibérer, d'une part, et au moins dans leurs grandes lignes, sur les objectifs poursuivis par

la commune en projetant d'élaborer ou de réviser ce document d'urbanisme et, d'autre part,

sur les modalités de la concertation. Si cette délibération est susceptible de recours devant le juge de l'excès de pouvoir, son illégalité ne peut, en revanche, eu égard à son objet et à sa portée, être utilement invoquée contre la délibération approuvant le plan local d'urbanisme.

6. Il suit de là que le moyen tiré de ce que la délibération du 3 juillet 2019 ayant prescrit la révision du plan local d'urbanisme serait insuffisamment motivée quant aux objectifs poursuivis est inopérant à l'appui des conclusions dirigées contre la délibération du 6 juillet 2022.

En ce qui concerne la motivation du rapport du commissaire enquêteur :

7. Aux termes de l'article L. 123-13 du code de l'environnement : " I. Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête conduit l'enquête de manière à permettre au public de disposer d'une information complète sur le projet, plan ou programme, et de participer effectivement au processus de décision en lui permettant de présenter ses observations et propositions. Dans les conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, la participation du public peut s'effectuer par voie électronique. () " Aux termes de l'article R. 123-19 du même code : " Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête établit un rapport qui relate le déroulement de l'enquête et examine les observations recueillies. / Le rapport comporte le rappel de l'objet du projet, plan ou programme, la liste de l'ensemble des pièces figurant dans le dossier d'enquête, une synthèse des observations du public, une analyse des propositions et contre-propositions produites durant l'enquête et, le cas échéant, les observations du responsable du projet, plan ou programme en réponse aux observations du public. / Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête consigne, dans un document séparé, ses conclusions motivées, en précisant si elles sont favorables, favorables sous réserves ou défavorables au projet. / Le commissaire enquêteur ou le président de la commission d'enquête transmet à l'autorité compétente pour organiser l'enquête l'exemplaire du dossier de l'enquête déposé au siège de l'enquête, accompagné du ou des registres et pièces annexées, avec le rapport et les conclusions motivées. () ".

8. Si l'exigence de motivation des conclusions du commissaire enquêteur ne lui impose pas de répondre à chacune des observations présentées lors de l'enquête publique,

elles l'obligent à indiquer, au moins sommairement, en donnant son avis personnel, les raisons qui déterminent le sens de cet avis.

9. En l'espèce, il ressort du rapport du commissaire enquêteur que ce dernier a inventorié les observations du public par secteur géographique et y a répondu. S'agissant du secteur Saint-Andrieux incluant les parcelles en litige de la SAS 3S Promotions, le rapport du commissaire enquêteur a bien fait état des revendications et observations formulées par la société requérante par l'intermédiaire de son avocat et y a également répondu. Le fait que cette réponse puisse comporter une erreur de plume sur le nom de la société Panama au lieu de la SAS 3S Promotions demeure sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors qu'il ne fait pas de doute que la réponse du commissaire enquêteur porte bien sur les observations de la société requérante. Cette erreur de plume ne saurait ainsi traduire une insuffisance de motivation ni d'analyse du rapport de la commission d'enquête. Ce moyen sera donc écarté.

En ce qui concerne l'erreur manifeste d'appréciation :

10. Aux termes de l'article R. 151-2 du code de l'urbanisme : " Le rapport de présentation comporte les justifications de : () / 4° La délimitation des zones prévues par l'article L. 151-9 ; / Ces justifications sont regroupées dans le rapport. " Aux termes des dispositions de l'article L. 151-9 du même code : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ". Enfin, aux termes de l'article R. 151-22 du même code : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ".

11. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

12. En l'espèce, il ressort du rapport de présentation que : " Les zones agricoles traduisent l'objectif du PADD relatif à la valorisation et à l'encouragement de l'agriculture sur le territoire communal : / Préserver des espaces agricoles cohérents de la pression foncière pour permettre le maintien ou la reconquête agricole ; / Valoriser non seulement les cultures à forte valeur ajoutée (AOP viticole et oléicole notamment) promouvoir la diversification valorisant les productions locales en circuits courts et les modes de production et de consommation respectueux de l'environnement ; / Permettre le maintien des exploitations agricoles existantes et l'installation de nouvelles exploitations ; / Favoriser l'écotourisme, l'agriculture et l'œnotourisme en permettant la diversification des domaines viticoles et des exploitations agricoles. / Évolutions par rapport au PLU de 2013 (modification n° 1 de 2015). / Cette volonté se traduit par une diminution globale des zones agricoles à hauteur de 84,2 ha (+3,8 % par rapport aux surfaces du PLU en vigueur). Différents changements de zones sont néanmoins réalisés. () / 15,8 ha sont gagnés sur les zones U et AU (principalement par la réduction de la zone AU de Saint Andrieux, afin de préserver les terres cultivées situées au Sud du centre-ville) () ".

13. Les auteurs du PLU ont donc procédé à une justification générale de la modification de la zone agricole, mais aussi à une justification spécifique s'agissant des parcelles en litige. Le rapport de présentation apporte une justification détaillée sur le classement de la zone agricole, cette branche du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation sera donc écartée.

14. En outre, il n'est pas contesté que le projet d'aménagement et de développement durable (PADD) a comme objectif global une modération de la consommation d'espace et de lutte contre l'étalement urbain, qui n'est pas en contradiction avec l'orientation 2 de faire du Cannet des Maures une ville durable avec comme objectif de valoriser et d'encourager l'agriculture en préservant des espaces agricoles cohérents de la pression foncière pour permettre le maintien ou la reconquête agricole.

15. De plus, le propriétaire d'un terrain ne bénéficie d'aucun droit acquis au maintien d'un classement antérieur. Les auteurs d'un plan local d'urbanisme ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des divers secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme.

16. Ainsi, si les parcelles de la société requérante étaient précédemment classées en zone UA du PLU, elle ne peut se prévaloir d'aucun droit au maintien du classement des parcelles en zone constructible. En outre, s'il ressort des pièces du dossier que les parcelles en litige ne font pas l'objet d'une exploitation agricole, elles sont en revanche insérées dans un secteur à caractère agricole. En effet, il ressort des photographies satellites, librement accessibles au juge comme aux parties sur le site GéoPortail, que la parcelle G 2536 située au Nord de la parcelle G 409 est cultivée avec la présence de vignes. Il en est de même des parcelles situées au Sud de ce tènement foncier, qui est largement à vocation agricole et marqué par la présence de vignes, d'oliviers et de cultures. Si le requérant soutient que les parcelles n'auraient pas de potentiel économique agricole, il n'en apporte pas la preuve et la circonstance qu'elles soient séparées de cette zone agricole par le chemin Saint Andrieux n'est pas de nature à elle seule à lui faire perdre son potentiel économique agricole. En effet, le caractère agricole des parcelles ressort des photos aériennes jointes en défenses et qui remontent pour la plus ancienne à 1951. En outre, la circonstance qu'un projet d'aménagement du secteur Saint-Andrieux était envisagé en 2014 est sans incidence sur le classement actuel des parcelles en zone agricole, au regard du parti d'urbanisme adopté quant à la valorisation et à l'encouragement de l'agriculture sur le territoire communal.

17. Enfin, la société requérante soutient que le classement de ses parcelles en zone agricole serait motivé par l'existence d'un risque inondation et que ce motif de classement est illégal.

18. Si le commissaire enquêteur mentionne que le classement des zones a tenu compte du risque inondation, il s'agit d'un facteur parmi d'autres et il n'est pas démontré que pour les parcelles en litige cet élément aurait été déterminant. Au contraire, le rapport de présentation, dans son volet relatif à la justification des choix, indique que : " Les zones agricoles traduisent l'objectif du PADD relatif à la valorisation et à l'encouragement de l'agriculture sur le territoire communal : / Préserver des espaces agricoles cohérents de la pression foncière pour permettre le maintien ou la reconquête agricole ; / Valoriser non seulement les cultures à forte valeur ajoutée (AOP viticole et oléicole notamment) promouvoir la diversification valorisant les productions locales en circuits courts et les modes de production et de consommation respectueux de l'environnement ; / Permettre le maintien des exploitations agricoles existantes et l'installation de nouvelles exploitations ; / Favoriser l'écotourisme, l'agriculture et l'œnotourisme en permettant la diversification des domaines viticoles et des exploitations agricoles ". De plus, s'il ressort en effet de la carte de synthèse indicative des risques du PLU que le secteur de Saint-Andrieux, dont les parcelles en litige font partie, est située en " zone inondable lit majeur ", c'est également le cas d'autres parcelles classées en zone agricole, et cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Ainsi, ce n'est pas le caractère inondable des lieux qui a justifié le classement des parcelles en zone agricole mais bien leur potentiel agronomique et leur localisation dans un secteur à vocation agricole.

19. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation sera écarté en toutes ses branches.

20. Il résulte de tout ce qui précède et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la commune du Cannet-des-Maures, que les conclusions tendant à l'annulation de la délibération du 6 juillet 2022 approuvant la révision n°1 du plan local d'urbanisme de la commune du Cannet-des-Maures doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

22. L'article L. 761-1 du code de justice administrative fait obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune du Cannet-des-Maures, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée à ce titre par la société requérante.

21. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de laisser à la charge de la commune les frais qu'elle a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SAS 3S Promotions est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune du Cannet-des-Maures au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SAS 3S Promotions et au maire de la commune du Cannet-des-Maures.

Délibéré après l'audience du 23 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Sauton, président,

Mme Faucher, première conseillère,

M. Quaglierini, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.

La rapporteure,

Signé

S. Faucher

Le président,

Signé

J-F. SautonLe greffier,

Signé

P. Bérenger

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Ou par délégation le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions