vendredi 13 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2202707 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | RIVOLET - BRITSCH-SIRI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 octobre et 9 décembre 2022,
M. C A, représenté par Me Rivolet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 avril 2022 par lequel le préfet du Var a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé son pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire, dans le délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation, dans le délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît les dispositions du décret n° 2020-1417 du 19 novembre 2020 ; il justifie d'un emploi et d'une promesse d'embauche en qualité de responsable fruits et légumes ; il justifie de l'intensité, de l'ancienneté et de la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France et de son intégration dans la société Française, toute sa plus proche famille vit en France ses enfants, sa compagne, sa mère, ses frères et sœurs ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale dès lors qu'elle se fonde sur la décision de refus de séjour qui est entachée d'illégalité ;
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant son délai de départ volontaire à 30 jours :
- sa situation personnelle en tant que père de trois enfants vivant et scolarisés en France depuis 2017 commandait que l'autorité administrative lui accorde un délai supérieur à 30 jours ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale ; elle sera annulée par voie de conséquence de l'annulation des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 novembre 2022, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du
6 septembre 2022.
Par une ordonnance du 5 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 novembre 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le décret n° 2020-1417 du 19 novembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les observations de Me Rivolet, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, de nationalité britannique, né le 7 mai 1979, soutient selon ses propres déclarations être entré en France le 1er janvier 2020 et avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêté du 6 avril 2022, dont le requérant demande l'annulation, le préfet du Var a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé son pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées relatif à la motivation :
2. L'arrêté attaqué mentionne les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il vise notamment les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 612-1 et suivants, les dispositions du décret n° 2020-1417 du 19 novembre 2020, les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Il indique également que l'intéressé est séparé de sa compagne avec qui il vivait en concubinage, qu'il est père de trois enfants, qu'il ne justifie pas disposer de ressources suffisantes pour ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale et que sa situation personnelle ne justifie pas qu'un délai supérieur à 30 jours lui soit accordé. Les décisions attaquées, qui n'ont pas à exposer de manière exhaustive l'ensemble des éléments de fait invoqués par le requérant, sont donc suffisamment motivées. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions attaquées doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 3 du décret susvisé du 19 novembre 2020 concernant l'entrée, le séjour, l'activité professionnelle et les droits sociaux des ressortissants étrangers bénéficiaires de l'accord sur le retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord de l'Union européenne et de la Communauté européenne de l'énergie atomique : " Les articles 5 à 33 du présent décret s'appliquent aux ressortissants étrangers relevant des situations suivantes : 1° Le ressortissant britannique qui a exercé le droit de résider en France dans les conditions prévues par les dispositions du titre II du livre I er du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avant le 1er janvier 2021 et continue à y résider par la suite () ". Aux termes de l'article 12 du même décret : " Lorsqu'ils satisfont aux conditions prévues par le présent décret et sous réserve des dispositions de l'article 28, les ressortissants étrangers mentionnés à l'article 3 et séjournant en France depuis moins de cinq ans bénéficient d'un titre de séjour portant la mention " Article 50 TUE/Article 18(1) Accord de retrait du Royaume-Uni de l'UE ". Ce titre a une durée de validité de cinq ans à dater de sa délivrance ". L'article 14 du même décret prévoit enfin que : " Bénéficie de plein droit du titre de séjour mentionné à l'article 12 tout ressortissant britannique qui réside en France depuis moins de cinq ans et dispose pour lui et pour les membres de sa famille, mentionnés aux 3° et 4° de l'article 3, de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale ainsi que d'une assurance maladie répondant aux conditions des deuxième, troisième et quatrième alinéas de l'article R. 121-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ".
4. En l'espèce, pour refuser le titre de séjour en litige, le préfet du Var se fonde sur les dispositions précitées de l'article 14 du décret du 19 novembre 2020 qui exigent que le ressortissant britannique dispose de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale.
5. D'une part, pour établir qu'il bénéficie de ressources suffisantes, le requérant produit des fiches de paie de janvier à mars 2022 d'un montant d'environ 230 euros par mois, largement inférieur au niveau du salaire minimum interprofessionnel de croissance mensuel. D'autre part, M. A ne peut utilement se prévaloir d'une promesse d'embauche établie le 30 mai 2022, postérieurement à la date de la décision attaquée. La circonstance, à la supposer établie, que le requérant justifie de l'intensité, de l'ancienneté et de la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France et de son intégration dans la société Française, est sans incidence sur l'appréciation de la méconnaissance des dispositions précitées.
6. Dans ces conditions, M. A, qui ne remplit pas l'une des deux conditions de l'article 14 du décret du 19 novembre 2020, ne peut se prévaloir de l'exercice d'un droit de résider en France dans les conditions prévues par ce décret.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. En l'espèce, le requérant soutient qu'il vit en concubinage en France avec la mère de ses trois enfants, que ces derniers sont scolarisées et qu'il bénéficie en France de la présence de plusieurs membres de sa famille. S'il ressort des attestations versées au dossier que plusieurs membres de la famille de M. A résident régulièrement en France et bénéficient de la nationalité française, notamment sa mère et ses sœurs, il n'est en revanche pas établi que sa compagne et leurs enfants bénéficient d'un titre de séjour régulier. Le préfet soutient d'ailleurs sans être contesté que sa compagne, de nationalité algérienne, a fait l'objet de deux refus de titre de séjour assortis d'une obligation de quitter le territoire français les 29 avril 2019 et 6 avril 2022. En outre, le concubinage n'est pas établi par les quittances de loyers produites qui sont postérieures à la décision attaquée. De plus, M. A a vécu de 2017 à 2020 en Grande-Bretagne sans ses enfants ni sa compagne, il est ressortissant britannique et il n'allègue pas avoir vécu en France avant son arrivée en 2020, soit à l'âge de 41 ans. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Var a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
10. En l'espèce, comme cela a été dit au point 8 du présent jugement, M. A a vécu en Grande-Bretagne de 2017 à 2020 en faisant régulièrement des allers-retours pour rendre visite à ses enfants en France et rien ne s'oppose à ce qu'il continue à vivre dans le pays dont il a la nationalité tout en rendant visite à ses enfants en France. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
11. Pour les mêmes motifs, cette décision n'apparait pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le refus de titre de séjour opposé à M. A n'est pas entaché d'illégalité et que celui-ci n'établit pas avoir droit à la délivrance d'un titre de séjour. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de base légale de l'obligation de quitter le territoire français doit donc être écarté.
13. En deuxième lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie eu égard à ce qui précède, M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
14. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sera écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
15. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. () ". Ainsi, l'étranger dispose en principe d'un délai de trente jours pour satisfaire à l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français, ce délai pouvant toutefois être supprimé par décision de l'autorité administrative dans des cas limitativement énumérés, ou être exceptionnellement prorogé eu égard à sa situation personnelle.
16. Si M. A fait valoir que le préfet du Var aurait dû lui accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ait fait état, à l'occasion du dépôt ou de l'instruction de sa demande de titre de séjour, ou, à tout le moins, avant l'édiction de l'arrêté attaqué, de circonstances particulières propres à justifier une prolongation de ce délai de départ volontaire. En tout état de cause, la seule circonstance qu'il est le père de trois enfants scolarisés en France ne saurait suffire à elle seule à justifier " à titre exceptionnel " d'une prolongation du délai de trente jours qui lui a été accordé pour partir volontairement. Dans ces conditions, la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours ne méconnaît pas les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
17. Si le requérant soutient en premier lieu que la décision attaquée est entachée d'un défaut de base légale car le préfet n'a pas vérifié s'il entrait dans le champ d'application de
l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce moyen sera écarté comme étant inopérant dès lors que cet article concerne le délai de départ volontaire.
18. En second lieu, l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire n'étant pas établie eu égard à ce qui précède, M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de ces décisions à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction sous astreinte et celles au titre des frais liés au litige.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Rivolet et au préfet du Var.
Délibéré après l'audience du 16 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Sauton, président,
Mme Faucher, première conseillère,
M. Quaglierini, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 janvier 2023.
La rapporteure,
Signé
S. B
Le président,
Signé
J-F. SautonLa greffière,
Signé
B. Ballestracci
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026