mercredi 11 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2203623 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GRIMALDI & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 23 décembre 2022, le 8 janvier 2023 et le 9 janvier 2023 à 10 : 55, Mme A C, représentée par Me PALOUX, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 27 octobre 2022 par laquelle la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur a rejeté sa demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre à la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur, à titre principal de reconnaitre l'imputabilité au service de sa maladie et de lui octroyer un congé de longue maladie, subsidiairement de réexaminer sa demande d'imputabilité au service ;
3°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C soutient que :
La condition d'urgence est satisfaite, dès lors qu'elle ne perçoit plus qu'un demi traitement depuis le mois de mars 2022 et sera totalement privée de traitement à compter de mars 2023 ; l'intéressée ne peut plus faire face à ses frais fixes, alors que sa fille est à sa charge ; sa maladie provoque des crises suicidaires ;
Les moyens invoqués sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée : insuffisance de motivation, la composition du conseil médical départemental était irrégulière car l'un des deux médecins agréés était absent en méconnaissance de l'article 13 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 modifié par le décret n°2022-353 du 11 mars 2022, la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur s'est estimée à tort en situation de compétence liée, consultation du comité médical en formation plénière au lieu de la formation restreinte en méconnaissance de l'article 7 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 modifié par le décret n°2022-353 du 11 mars 2022 qui a pour conséquence de la priver de la garantie de recours devant le comité médical supérieur, erreur de droit car la circonstance que la maladie professionnelle ne fait pas partie des tableaux mentionnés aux articles L. 461-1 et s du code de la sécurité sociale ne conduit pas à elle seule au rejet de l'imputabilité au service, erreur manifeste d'appréciation de sa situation de victime de harcèlement moral.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2023 à 12 : 55, la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur, représentée par Me Grimaldi, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie ;
- il n'existe aucun doute sérieux quant à la légalité de sa décision.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 23 décembre 2022 sous le numéro 2203610 par laquelle Mme C demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Sauton, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 9 janvier 2023.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Picard, greffière d'audience, M. B a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Paloux pour Mme C, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens que ses précédentes écritures mais rectifie la base juridique de deux de ses moyens : la composition du conseil médical départemental était irrégulière car l'un des deux médecins agréés était absent en méconnaissance de l'article 7 du décret n°2022-353 du 11 mars 2022, consultation du comité médical en formation plénière au lieu de la formation restreinte en méconnaissance des articles 9 et 10 du décret n°2022-353 du 11 mars 2022 qui a pour conséquence de la priver de la garantie de recours devant le comité médical supérieur ; la requérante ajoute que l'imputabilité au service de sa maladie doit être reconnue indépendamment du harcèlement moral ;
- et celles de Me Schwing pour la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur.
Après avoir reporté la clôture de l'instruction au mardi 10 janvier 2023 à 20 : 00 afin de mettre Mme C en mesure de répliquer au mémoire en défense de la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur.
Par un mémoire, enregistré le 10 janvier 2023 à 17 : 00, Mme A C, représentée par Me PALOUX, conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens que ses précédentes écritures.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
2. Mme C, agent de maitrise affectée au sein de la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur, sollicite la suspension de la décision du 27 octobre 2022 par laquelle la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur a rejeté sa demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie.
3. En l'état de l'instruction et sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence, aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision attaquée doivent être rejetées.
4. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Ces dispositions font obstacle aux conclusions de Mme C dirigées contre la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur qui n'est pas, dans la présente instance de référé, la partie perdante. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme C une somme en application desdites dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C et à la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur.
Fait à Toulon, le 11 janvier 2023.
Le vice-président désigné,
Signé
JF. B
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026