mercredi 17 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2300036 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PIERSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 janvier 2023 et des mémoires enregistrés les 27 janvier 2023 et 20 octobre 2023, M. D B et Mme E C épouse B, représentés par Me Kieffer, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une mesure d'expertise en vue de déterminer les causes des désordres qui ont affecté leur propriété et les responsabilités afférentes ;
2°) de mettre à la charge de la métropole Toulon Provence Méditerranée la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice et de réserver les dépens.
Ils soutiennent que :
- leur maison, sis 8 impasse fontaine Jeanne sur la commune de La Valette du Var, a subi une inondation lors des événements pluvieux qui ont eu lieu le 23 octobre 2019 ;
- s'ils ont été pour partie indemnisés par leur assurance, il reste à leur charge une somme de 17 562,50 euros, sans compter les préjudices immatériels ;
- une expertise est en conséquence nécessaire afin de déterminer les causes des désordres qui ont affecté leur propriété et les responsabilités afférentes.
Par un mémoire enregistré le 18 janvier 2023, la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM), représentée par la SELURL Phelip agissant par Me Phelip, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge des requérants la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 avril 2023, la commune de La Valette-du- Var, représentée par Me Pierson, demande au tribunal de la mettre hors de cause et de mettre à la charge de tout succombant la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Hamon, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande de mise hors de cause de la commune de La Valette du Var :
1. Le fond du litige soulevé par les requérants dans la présente instance en référé porte sur une éventuelle responsabilité de la métropole TPM et de la commune de la Valette-du-Var, dans les désordres ayant affecté leur propriété lors des événements pluvieux qui se sont déroulés le 23 octobre 2019. En l'espèce, aucun élément du dossier ne fait obstacle, au stade du référé instruction, à la participation de la commune de la Valette-du-Var aux opérations d'expertise et ce, afin de permettre à l'expert de mener de manière la plus complète possible la mission qui lui a été confiée et d'éclairer le tribunal sur l'ensemble des responsabilités encourues. Dans ces conditions, rien ne s'oppose à ce que l'expertise demandée soit organisée au contradictoire de la commune de La Valette-du-Var. Par suite, les conclusions la commune tendant à ce qu'elle soit mise hors de la cause dans la présente instance doivent être rejetées.
Sur la mesure d'expertise :
2. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Si le juge des référés n'est pas saisi du principal, l'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il lui est demandé d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, relevant lui-même de la compétence de la juridiction à laquelle ce juge appartient et auquel cette mesure est susceptible de se rattacher.
3. Les requérants demandent au juge des référés d'ordonner une expertise en vue de déterminer les responsabilités et les causes des désordres qui ont affecté leur propriété sis 8 impasse fontaine Jeanne sur la commune de La Valette du Var. Pour contester l'utilité de la mesure d'expertise, la métropole TPM fait notamment valoir qu'il existe déjà au dossier un procès-verbal de constatations en date du 18 décembre 2019 portant sur les causes et circonstances du sinistre ainsi que sur l'évaluation des dommages, ce document ayant été signé par les experts représentant les époux B d'une part et TPM d'autre part. Toutefois, ce document ne contient pas tous les éléments et constatations utiles, notamment en ce qui concerne l'entretien du canal pluvial et les autres préjudices dont peuvent se prévaloir éventuellement les époux B. Ainsi, le procès-verbal de constatations du 18 décembre 2019 n'est pas de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation sur la nature des responsabilités éventuelles et sur l'ensemble des préjudices subis. Dans ces conditions, cette demande qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues et qui est susceptible de se rattacher à une action ultérieure devant le juge du fond, présente un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Il n'y a pas lieu, dans le cadre de la présente procédure qui ne tend qu'au prononcé d'une mesure d'instruction, de faire droit aux conclusions présentées par les parties au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A F, demeurant 49 rue José d'Arbaud, à Toulon (83000) est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission de :
1°) se rendre sur les lieux, entendre les parties ainsi que tout sachant, prendre connaissance de tous documents utiles ; donner tous éléments et établir tous plans, croquis ou schémas, produire des photos, utiles à la compréhension des faits de la cause ;
2°) procéder à la constatation et à la description précises et détaillées des désordres affectant la propriété de M. et Mme B, en indiquant leur date d'apparition, puis leur évolution effective et/ou prévisible ;
3°) donner un avis motivé sur les causes et origines des désordres subis lors de l'épisode pluvieux du 23 octobre 2019 ; dans le cas de causes multiples, évaluer les proportions relevant de chacune d'elles ; dire si les dommages sont évolutifs et dans l'affirmative, dire quelle est leur évolution prévisible ;
4°) indiquer la nature des travaux nécessaires pour remédier aux désordres constatés, en précisant s'il en résulte une plus-value pour l'immeuble en cause ; le cas échéant, évaluer et chiffrer le coût des travaux ;
5°) déterminer et chiffrer les préjudices subis par les époux B consécutifs à ce sinistre : préjudice matériel de remise en état intérieure et extérieure de leur propriété, préjudice lié au trouble de jouissance et préjudice moral ;
6°) d'une façon générale, recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis.
L'expert disposera des pouvoirs d'investigation les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.
Article 2 : Les opérations d'expertise auront lieu en présence de M. D B, Mme E C épouse B, de la métropole TPM et de la commune de La Valette-du- Var.
Article 3 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 4 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans le délai de cinq mois à compter de la notification de la présente ordonnance et en notifiera copie aux parties conformément à l'article R. 621-9 du code de justice administrative. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 5 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par ordonnance du président du tribunal, qui désignera la ou les parties qui en assumeront la charge, conformément à l'article R. 621-13 du code susvisé.
Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 7 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B, à Mme E C épouse B, à la commune de La Valette-du-Var et à la métropole Toulon Provence Méditerranée.
Copie en sera adressée à l'expert désigné.
Fait à Toulon, le 17 juillet 2024
Le juge des référés
signé
L. HAMON
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026