LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2302332

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2302332

jeudi 10 août 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2302332
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantABID SAMIH

Texte intégral

Vu la procédure suivante : Par une ordonnance du 1er juillet 2023 n° 2302044, le juge du référé-liberté du tribunal a prononcé des astreintes à l'encontre de l'État dans le cas où le préfet du Var n'aurait pas délivré à la jeune A, Intissar Sahraoui au plus tard le 17 juillet 2023, d'une part, une carte nationale d'identité (CNI) et, d'autre part, un passeport. Le taux de chacune de ces astreintes a été fixé à 100 euros par jour de retard. Par un courrier du 21 juillet 2023, le tribunal a demandé au préfet du Var de l'informer de l'état d'avancement de l'exécution de cette ordonnance et l'a informé de ce qu'il était susceptible de liquider ces astreintes et, le cas échéant, d'en augmenter substantiellement le taux. Par un courrier du 24 juillet 2023, le tribunal a informé la Défenseure des droits de ce qu'il était susceptible de lui affecter une fraction du produit de ces astreintes et a sollicité ses observations à ce titre. Par un courrier enregistré le 27 juillet 2023, la Défenseure des droits a décliné cette proposition. Elle fait valoir qu'eu égard à son statut d'autorité administrative indépendante, il ne lui semble pas opportun de bénéficier du produit d'astreintes prononcées par le juge administratif, hormis pour les litiges dans lesquels son institution est partie. Par un mémoire enregistré le 8 août 2023, Mme B, Sherazade C, représentée par Me Abid, demande au tribunal : 1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ; 2°) de condamner l'État à lui verser la somme de 3 100 euros au titre de la liquidation définitive des astreintes. Elle soutient que la CNI a été délivrée le 26 juillet 2023 et le passeport le 7 août 2023. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la Constitution, notamment son article 71-1 ; - la loi organique n° 2011-333 du 29 mars 2011 ; - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; - le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020, notamment le point XIV. 5. de son annexe 3 ; - le code de justice administrative. La présidente du tribunal a désigné M. Kiecken pour statuer sur les demandes en référé. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de M. Kiecken, juge des référés a été entendu au cours de l'audience publique, qui s'est tenue le 8 août 2023. Le juge des référés a prononcé la clôture de l'instruction à l'issue de l'audience publique. Considérant ce qui suit : Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle : 1. L'article 2, alinéa 1er, de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique prévoit : " Les personnes physiques dont les ressources sont insuffisantes pour faire valoir leurs droits en justice peuvent bénéficier d'une aide juridictionnelle. Cette aide est totale ou partielle ". L'article 3, alinéa 1er, de cette loi prévoit : " Sont admises au bénéfice de l'aide juridictionnelle les personnes physiques de nationalité française () ". L'article 20, alinéa 1er, de la loi prévoit : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". 2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale à titre provisoire dans la présente instance, qui constitue, au sens et pour l'application des dispositions relatives à l'aide juridictionnelle, une instance distincte de celle enregistrée sous le n° 2302044.

Sur l'exécution de l'ordonnance du 1er juillet 2023 n° 2302044 : 3. Afin d'assurer l'exécution de ses décisions, la juridiction administrative peut prononcer une astreinte à l'encontre d'une personne morale de droit public ou d'un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public, soit dans la décision statuant au fond sur les prétentions des parties sur le fondement de l'article L. 911-3 du code de justice administrative, soit ultérieurement en cas d'inexécution de la décision sur le fondement des articles L. 911-4 et L. 911-5 du même code. En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive de la décision, la juridiction procède, en vertu de l'article L. 911-7 de ce code, à la liquidation de l'astreinte. En vertu du premier alinéa de l'article L. 911-8 de ce code, la juridiction a la faculté de décider, afin d'éviter un enrichissement indu, qu'une fraction de l'astreinte liquidée ne sera pas versée au requérant, le second alinéa prévoyant que cette fraction est alors affectée au budget de l'État. Toutefois, l'astreinte ayant pour finalité de contraindre la personne morale de droit public ou l'organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public à exécuter les obligations qui lui ont été assignées par une décision de justice, ces dispositions ne trouvent pas à s'appliquer lorsque l'État est débiteur de l'astreinte en cause. Dans ce dernier cas, lorsque cela apparaît nécessaire à l'exécution effective de la décision juridictionnelle, la juridiction peut, même d'office, après avoir recueilli sur ce point les observations des parties ainsi que de la ou des personnes morales concernées, décider d'affecter cette fraction à une personne morale de droit public disposant d'une autonomie suffisante à l'égard de l'État et dont les missions sont en rapport avec l'objet du litige ou à une personne morale de droit privé, à but non lucratif, menant, conformément à ses statuts, des actions d'intérêt général également en lien avec cet objet (voir, en ce sens, arrêt du Conseil d'État du 10 juillet 2020, n° 428409, point 1). 4. Il résulte de l'instruction, en particulier des documents produits par la requérante, que la CNI n'a été délivrée à la jeune A, Intissar Sahraoui que le 26 juillet 2023, soit avec un retard de 9 jours, et le passeport le 7 août 2023, soit avec un retard de 21 jours, et non de 22 comme le soutient la requérante. Le préfet du Var, qui n'a présenté aucune observation dans la présente instance, n'apporte aucun élément de nature à justifier les retards pris dans l'exécution de cette ordonnance. Les circonstances de l'espèce ne justifient ainsi pas que les astreintes soient supprimées ni que leur taux soit modéré. 5. Il résulte de ce qui précède que le montant total des astreintes auxquelles l'État doit être condamné est fixé à la somme de 3 000 euros (9 x 100 + 21 x 100). Eu égard au refus de la Défenseure des droits d'en bénéficier, il convient de verser l'intégralité de cette somme à la requérante. ORDONNE Article 1er : Mme C est admise à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.Article 2 : L'État est condamné à verser la somme de 3 000 euros à Mme C, au titre de la liquidation définitive des astreintes prononcées par ordonnance du tribunal du 1er juillet 2023 n° 2302044. Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame B, Sherazade C, au préfet du Var et à la Défenseure des droits.Copie en sera adressée au ministère public près la Cour des comptes.Fait à Toulon, le 10 août 2023. Le juge des référés, Signé :A. KIECKEN La greffière, Signé : K. BAILETLe juge des référés, Signé :A. KIECKEN La greffière, Signé : K. BAILET La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,Pour la greffière en chef,Et par délégation,La greffière.2N° 230233

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions