vendredi 23 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2400559 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | LAISNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 février 2024 au tribunal administratif de Marseille, M. B A, représenté par Me Laisné, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 janvier 2024 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé son transfert aux autorités autrichiennes ;
2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône, de réexaminer sa demande d'admission au séjour au titre de l'asile dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la présente décision ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il est recevable à déposer cette requête car un de ses frères vit depuis 10 ans en France et un autre frère vit également en France et a déposé une demande d'asile le 13 octobre 2023 pour laquelle les autorités n'ont pas encore statué ; son recours a été formé dans le délai de recours contentieux ;
- lorsqu'il est arrivé en Autriche, les autorités lui ont confisqué ses papiers et l'ont envoyé dans un camp à Vienne à partir duquel il s'est dirigé vers la France ; sa demande d'asile en Autriche n'a donc pas été étudiée correctement par les autorités autrichiennes ;
- le préfet des Bouches du Rhône a méconnu les dispositions de l'article 10 du règlement n°604/2013 du 26 juin 2013 ; le requérant a deux frères et l'un de ses frères a formulé une demande d'asile le 13 octobre 2023 et est toujours dans l'attente d'une décision ; il a clairement indiqué à l'agent de la préfecture, lors de son entretien du 10 novembre 2023, que son frère était demandeur d'asile en France ;
- en outre, il a un autre frère qui vit en France, et qui est en couple avec une femme avec qui il a eu un enfant ;
- il a fait sa demande d'asile le 28 décembre 2023 dans le même pays que son frère pour que leurs deux demandes fassent l'objet d'un examen par le même pays ;
- la décision attaquée méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ; il a deux frères en France, dont l'un est installé avec sa famille depuis 10 ans ; il n'a aucune famille en Autriche ;
- la décision attaquée est illégale en raison de l'irrégularité de l'entretien individuel ; une incohérence existe dans le compte-rendu de l'entretien individuel ; en première page il est indiqué qu'il n'a aucun membre de sa famille en France alors qu'en deuxième page il est indiqué qu'un frère demandeur d'asile habite en France ; en outre, l'identité de l'agent qualifié qui a conduit cet entretien n'est pas indiquée ; l'assistance de l'interprète s'est faite par l'intermédiaire de télécommunications et le traducteur qui a fait la traduction ne figurait pas sur la liste des traducteurs agréés sur la liste des traducteurs agréés qui figurent à l'article L. 111-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; l'administration ne démontre pas que les diligences ont été accomplies pour obtenir la présence physique d'un interprète.
Par une ordonnance N° 2401287 du 13 février 2024, le président du Tribunal administratif de Marseille a renvoyé le dossier de M. A au tribunal administratif de Toulon, en application des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, pour y être jugé. Cette requête a été enregistrée sous le numéro 2400559.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 février 2024 à 9h37, le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté du 10 mai 2019 désignant les préfets compétents pour enregistrer les demandes d'asile et déterminer l'Etat responsable de leur traitement ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 1er septembre 2023, la présidente du tribunal a désigné M. Bailleux pour statuer sur les requêtes présentées dans le cadre du contentieux des étrangers, notamment les procédures liées à l'Asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- Le rapport de M. Bailleux,
- Les observations de Me Laisné, représentant M. A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant de nationalité turque, né le 25 mars 2003 en Turquie, a sollicité une demande d'asile le 10 novembre 2023 auprès de la Préfecture des Alpes-Maritimes. Par l'arrêté contesté du 25 janvier 2024, le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, préfet des Bouches-du-Rhône a décidé du transfert de l'intéressé aux autorités autrichiennes, qu'il a estimées responsables de l'examen de sa demande d'asile.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe
2. En premier lieu, aux termes de l'article 5 du règlement n°604/2013 du Parlement européen et du conseil du 26 juin 2013, " Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. 2. L'entretien individuel peut ne pas avoir lieu lorsque: a) le demandeur a pris la fuite; ou b) après avoir reçu les informations visées à l'article 4, le demandeur a déjà fourni par d'autres moyens les informations pertinentes pour déterminer l'État membre responsable. L'État membre qui se dispense de mener cet entretien donne au demandeur la possibilité de fournir toutes les autres informations pertinentes pour déterminer correctement l'État membre responsable avant qu'une décision de transfert du demandeur vers l'État membre responsable soit prise conformément à l'article 26, paragraphe 1. 3. L'entretien individuel a lieu en temps utile et, en tout cas, avant qu'une décision de transfert du demandeur vers l'État membre responsable soit prise conformément à l'article 26, paragraphe 1. 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type. L'État membre veille à ce que le demandeur et/ou le conseil juridique ou un autre conseiller qui représente le demandeur ait accès en temps utile au résumé ".
3. Le requérant soutient d'abord qu'une incohérence existerait au sein du résumé d'entretien individuel, car il est indiqué en page 1, dans la rubrique " Membres de la famille " que Monsieur déclare n'avoir aucun autre membre de sa famille en France, et en page 2, dans la partie " observations " que le requérant a effectivement indiqué qu'il avait un frère demandeur d'asile qui habite en France. Toutefois, ainsi que le fait valoir le préfet des Bouches-du-Rhône, au sens du règlement n°604/2013 du 26 juin 2013, les membres de la famille sont entendus comme " le conjoint du demandeur, ou son ou sa partenaire non marié(e) engagé(e) dans une relation stable, lorsque le droit ou la pratique de l'État membre concerné réserve aux couples non mariés un traitement comparable à celui réservé aux couples mariés, en vertu de sa législation relative aux ressortissants de pays tiers () ". Au sens de ce règlement, les frères du demandeur d'asile ne sont donc pas considérés comme membres de sa famille. Ainsi, l'incohérence alléguée par le requérant manque en fait. De plus, ainsi que le fait toujours valoir le préfet des Bouches-du-Rhône dans ses écritures, M. A a signé le résumé de l'entretien individuel et a donc accepté son contenu. Cette première branche du moyen doit donc être écartée.
4. Il ne résulte ensuite pas des dispositions précitées de l'article 5 du règlement n°604/2013 du 26 juin 2023, que le résumé de l'entretien individuel doive mentionner l'identité de l'agent qualifié ayant mené cet entretien. En l'espèce, le requérant ne conteste pas que la personne ayant mené l'entretien était bien qualifiée, mais se borne à soutenir que l'identité de cette personne ne serait pas indiquée. Ainsi, le fait que l'identité de cet agent ne soit pas indiquée n'a pas d'incidence sur la régularité de l'entretien individuel. Il y a lieu, par suite, d'écarter cette seconde branche du moyen tiré du défaut d'indication de l'identité de l'agent qualifié.
5. En second lieu, aux termes de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " Lorsque les dispositions du présent code prévoient qu'une information ou qu'une décision doit être communiquée à un étranger dans une langue qu'il comprend, cette information peut se faire soit au moyen de formulaires écrits dans cette langue, soit par l'intermédiaire d'un interprète. L'assistance de l'interprète est obligatoire si l'étranger ne parle pas le français et qu'il ne sait pas lire. En cas de nécessité, l'assistance de l'interprète peut se faire par l'intermédiaire de moyens de télécommunication. Dans une telle hypothèse, il ne peut être fait appel qu'à un interprète inscrit sur une liste établie par le procureur de la République ou à un organisme d'interprétariat et de traduction agréé par l'administration. Le nom et les coordonnées de l'interprète ainsi que le jour et la langue utilisée sont indiqués par écrit à l'étranger ".
6. Le requérant sur ce point soutient qu'il n'est pas démontré que l'interprète qui l'a assisté lors de la procédure, Elise Kiraz, de la société ISM Interprétariat, se trouve sur la liste des traducteurs agréés, ni cette société ISM Interprétariat. Le préfet des Bouches-du-Rhône, sur ce point, fait valoir que l'entreprise d'interprétariat ISM est dûment habilitée par décision de renouvellement d'agrément du 24 mars 2023 prise par le ministre de l'intérieur. Cette décision du 24 mars 2023, produite à l'instance par le préfet des Bouches-du-Rhône, et relative à une demande d'agrément en qualité d'organisme d'interprétariat et de traduction, indique que l'agrément en qualité d'organisme d'interprétariat et de traduction au titre des dispositions des articles L. 141-3 et R. 141-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est renouvelé, pour une durée d'un an à compter du 10 avril 2023, à l'association Inter Service Migrants (ISM Interprétariat), dont le siège social est situé au 90, avenue de Flandre, 75019 Paris. Ainsi, cette première branche du moyen doit donc être écartée.
7. Le requérant soutient ensuite qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la nécessité de recourir à un interprète en utilisant des moyens de télécommunication soit justifiée, et que l'administration ne démontre pas avoir accompli toutes les diligences pour obtenir la présence physique d'un interprète. Toutefois, il ne résulte pas des dispositions précitées de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile d'une part qu'il soit nécessaire que l'assistance de l'interprète doive se faire absolument en présence de l'interprète et d'autre part que l'administration soit tenue d'accomplir les diligences particulières pour prévoir la présence physique d'un interprète pour assister le demandeur lors de l'entretien individuel. Ainsi, ce moyen doit être également écarté en ses deux branches.
En ce qui concerne la légalité interne
8. En premier lieu, aux termes de l'article 10 du règlement n°604/2013 du 26 juin 2013, " Si le demandeur a, dans un État membre, un membre de sa famille dont la demande de protection internationale présentée dans cet État membre n'a pas encore fait l'objet d'une première décision sur le fond, cet État membre est responsable de l'examen de la demande de protection internationale, à condition que les intéressés en aient exprimé le souhait par écrit ". En outre, selon l'article 2 du même règlement, " g) membres de la famille", dans la mesure où la famille existait déjà dans le pays d'origine, les membres suivants de la famille du demandeur présents sur le territoire des États membres: le conjoint du demandeur, ou son ou sa partenaire non marié(e) engagé(e) dans une relation stable, lorsque le droit ou la pratique de l'État membre concerné réserve aux couples non mariés un traitement comparable à celui réservé aux couples mariés, en vertu de sa législation relative aux ressortissants de pays tiers, les enfants mineurs des couples visés au premier tiret ou du demandeur, à condition qu'ils soient non mariés et qu'ils soient nés du mariage, hors mariage ou qu'ils aient été adoptés au sens du droit national () ".
9. Le requérant soutient sur ce point qu'il a indiqué à l'agent de la préfecture, lors de son entretien individuel, qu'un de ses frères était demandeur d'asile en France. En outre, cet élément a été repris dans le résumé d'entretien individuel précédemment discuté. Toutefois, ainsi que l'indiquent les dispositions des articles 2 et 10 du règlement n°604/2013 du 26 juin 2013, le frère du demandeur d'asile n'est pas, au sens de ces dispositions, un membre de la famille du demandeur. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 10 du règlement précité n°604/2013 du 26 juin 2013 est inopérant et doit donc être écarté.
10. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. ".
11. Le requérant soutient que la décision de transfert aux autorités autrichiennes lui fait grief et méconnait les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il indique avoir déposé sa demande d'asile le 28 décembre 2023 dans le même pays que son frère Adem pour que les deux demandes fassent l'objet d'un examen dans le même pays. Il poursuit en indiquant que son autre frère Emrah réside en France, est en couple avec Mme C et a eu un enfant avec cette femme. Toutefois, ainsi que le fait valoir le préfet en réponse, le requérant ne précise pas l'intensité des liens qu'il entretenait avec ses frères avant de venir en France. En outre, le requérant étant entré très récemment en France, il n'a pas eu l'opportunité de lier des liens en France. Enfin, le fait qu'il n'a pas de famille en Autriche n'entraîne pas pour autant une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il ressort donc des pièces du dossier que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaitrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite il y a lieu d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En troisième et dernier lieu, le requérant, par l'intermédiaire de son conseil, a soulevé un ultime moyen, lors de l'audience publique, tiré du défaut d'examen de sa demande par les autorités autrichiennes. Toutefois, il n'assortit pas ce moyen des considérations en droit permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé. Il y a lieu ainsi d'écarter ce dernier moyen.
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que l'ensemble des moyens de la requête ayant été écartés, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'annulation de la requête.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution () ". Aux termes de l'article L. 911-2 du même code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé () ".
15. Les conclusions à fin d'annulation dans la présente requête ayant été rejetées, la présente décision n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'injonction de la requête.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, quelque somme que ce soit au titre de ces dispositions.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A et au préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, préfet des Bouches-du-Rhône.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 23 février 2024.
Le magistrat désigné
Signé
F. BAILLEUX
La greffière
Signé
L. APPARICIO
La République mande et ordonne au préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/Le greffier en chef,
La greffière.
N°2400559
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026