mercredi 31 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2401264 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MARQUES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 17 avril, 13 mai et 28 mai 2024, la SCI Le Castel, représentée par Me Carlhian, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, à la commune de Roquebrune Sur Argens de faire procéder à la dénomination et à la numérotation de la voie desservant les biens dont elle est propriétaire le long de la Route Départementale 7, Lieudit Le Castelet, et correspondant aux parcelles cadastrées BR 180, 187 et 189, dans un délai de quinze jours à compter de l'ordonnance à intervenir, et sous astreinte de 150 euros par jour de retard;
2°) de condamner la commune de Roquebrune Sur Argens à lui verser la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que pour permettre aux courriers d'être régulièrement acheminés, mais également pour lui permettre de bénéficier d'une adresse postale effective, la mesure demandée présente un caractère utile et urgent. Cette utilité est d'autant plus qu'il est obligatoire, tant pour les personnes morales que pour les personnes physiques, d'avoir une adresse. Le Conseil municipal a, quant à lui, l'obligation de procéder à la dénomination de toutes les voies et lieux-dits, et de procéder à leur numérotation.
Par deux mémoires enregistrés le 3 et 21 mai 2024, la commune de Roquebrune Sur Argens représentée par Me Marques conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la commune de Saint-Tropez à lui verser la somme de 2000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la demande de la SCI Le Castel ne remplit pas les conditions posées par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 24 mai 2024, le département du Var conclut à sa mise hors de cause.
Il fait valoir qu'il n'est pas compétent pour décider de la mesure sollicitée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Harang, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés tient de ces dispositions le pouvoir, en cas d'urgence et d'utilité, d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre du domaine public.
2. Il est constant que la commune de Roquebrune Sur Argens s'est opposée de manière explicite et répétée à la demande présentée par la SCI Le Castel. Par suite, cette demande qui se heurte à l'exécution d'une décision ne remplit pas les conditions posées par les dispositions précitées de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et doit être rejetée pour ce seul motif.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à chacune des parties la charge des frais engagés dans le cadre de la présente instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la SCI Le Castel est rejetée.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI Le Castel, à la commune de Roquebrune Sur Argens et au Département du Var.
Fait à Toulon, le 31 juillet 2024.
Le Vice-président
Juge des référés,
Signé
Ph Harang
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
P/Le greffier en chef,
Le greffier.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026