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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2503461

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2503461

jeudi 5 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2503461
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler une décision de la commission de recours amiable de la CAF du Var confirmant un indu de prime d'activité. Le tribunal estime que le seul moyen invoqué par la requérante, fondé sur sa situation financière précaire, est inopérant pour contester le bien-fondé juridique de l'indu. La requête est rejetée en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 août 2025, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal l’annulation de la décision par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d’allocations familiales du Var a conformé, sur recours administratif préalable obligatoire, un indu de prime d’activité, référencé, IM3 001 d’un montant de 500,25 euros et le remboursement des sommes déjà prélevées à raison de cet indu.

Elle soutient que sa situation financière ne lui permet pas de s’acquitter de sa dette.


Par un courrier du 28 août 2025, le tribunal a invité l’auteure de la requête à régulariser celle-ci dans un délai de quinze jours en lui adressant le formulaire prévu par l’article R. 772-7 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) / 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…) ».
2. L’article R.772-5 du code de justice administrative dispose que : « Sont présentées, instruites et jugées selon les dispositions du présent code, sous réserve des dispositions du présent chapitre, les requêtes relatives aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l’aide ou de l’action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d’emploi, sans préjudice des dispositions du chapitre VIII s’agissant du contentieux du droit au logement défini à l’article R.778-1 ». Aux termes de l’article R. 772-6 de ce code : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou insuffisance de motivation (…) qu’après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S’il y a lieu, le requérant est invité à régulariser sa requête dans un délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà du délai de recours. Il est informé qu’à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ». Et aux termes de l’article R. 772-7 du même code : « Les dispositions de l’article R. 772-6 ne sont pas applicables lorsque la requête a été introduite par un avocat ou a été présentée sur un formulaire mis à la disposition des requérants par la juridiction administrative qui contient l’ensemble des informations mentionnées au premier alinéa de cet article ».

3. Aux termes de l’article R. 611-8-2 du code de justice administrative : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier (...) ». Et aux termes de l’article R. 611-8-6 de ce code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. (…) ».

4. A l’appui de sa requête, Mme B... se borne à indiquer que sa situation financière est précaire. Cependant, un tel moyen ne peut être utilement invoqué pour contester le bien-fondé de l’indu de prime d’activité mis à sa charge. Une demande de régularisation a été adressée, via l’application « Télérecours citoyens » à Mme B... par un courrier du 28 août 2025 accompagné du formulaire mis à la disposition des requérants par la juridiction administrative et contenant l'ensemble des informations requises mentionnées au premier alinéa de l’article R. 772-6 du code de justice administrative, et réputée avoir été notifiée deux jours ouvrés plus tard en application des dispositions précitées de l’article R. 611-8-6 de ce code. La requérante n’a toutefois pas complété sa requête.

5. Par suite, la requête de Mme B..., qui ne comporte qu’un moyen inopérant, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Toulon, le 5 mars 2026.


La présidente de la 4ème chambre,


Signé

M. C...


La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.




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