Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant à annuler la suspension de l'allocation personnalisée au logement. La requête est jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une mise en demeure de régularisation. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative qui exigent ce document sous peine d'irrecevabilité.
Texte intégral
Le président de la 1ère chambre,Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 janvier et 16 février 2026, Mme B... A... demande au tribunal :
1°) d’annuler une décision de la caisse d’allocations familiales du Var portant suspension de ses droits à l’allocation personnalisée au logement ;
2°) de la condamner à des « dommages intérêts ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) Les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ».
2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ».
3. Mme A... ne produit pas les décisions attaquées. Il lui a été demandé par lettre du greffe du 27 janvier 2026 de régulariser sa requête dans un délai de quinze jours. Elle n’a pas produit lesdites décisions. Par suite la requête doit être rejetée comme manifestement irrecevable.
ORDONNE :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Toulon, le 3 mars 2026.
Le président de la 1ère chambre,
Signé :
J-M. PRIVAT
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,