LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2601355

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2601355

jeudi 12 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2601355
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDIOUM

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant d'instruire une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas remplie, notamment en raison du délai écoulé entre la notification de la décision et l'introduction de la requête. La décision s'appuie également sur les articles L. 411-2 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet ayant fondé son refus sur une mesure d'éloignement antérieure devenue définitive.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 mars 2026, Mme A... B..., représentée par Me Dioum, demande au juge des référés du tribunal administratif, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de la décision du 10 février 2026 par laquelle le préfet du Var a refusé d’instruire sa demande de titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet du Var de lui délivrer un nouveau titre de séjour et, dans cette attente, de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’elle suit des études d’aide-soignante et dispose d’un contrat d’apprentissage ; elle doit être diplômée en avril ;
- la décision en litige porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.


Vu :
le jugement n° 2502840 du tribunal administratif de Toulon du 24 novembre 2025 ;
les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Chaumont, première conseillère, pour statuer en qualité de juge des référés.


Considérant ce qui suit :

Par un arrêté du 5 février 2025, le préfet du Var a refusé de renouveler la carte de séjour pluriannuelle de Mme B..., ressortissante turque née le 16 juillet 2000, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Mme B... a introduit un recours en excès de pouvoir contre cet arrêté, rejeté comme irrecevable pour tardiveté par le tribunal administratif de Toulon par un jugement du 24 novembre 2025. Mme B... a de nouveau présenté une demande de titre de séjour en qualité d’« étranger entré en France avant l’âge de 13 ans et y résidant depuis lors ». Par une décision du 10 février 2026, notifiée le 18 février suivant, le préfet du Var a informé l’intéressée qu’il n’instruirait pas sa demande dès lors qu’elle avait fait l’objet d’une mesure d’éloignement le 5 février 2025 confirmée par le tribunal administratif de Toulon. Par la présente requête, Mme B... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du 10 février 2026 et d’enjoindre au préfet du Var de lui délivrer le titre de séjour sollicité.

Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale (…) ». L’article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».

A la différence d’une demande de suspension présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, à laquelle il peut être satisfait s’il est justifié d’une situation d’urgence et de l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, une demande présentée au titre de la procédure particulière de l’article L. 521-2 du même code implique, pour qu’il y soit fait droit, qu’il soit justifié d’une situation d’urgence particulière rendant nécessaire l’intervention d’une mesure de sauvegarde dans les quarante-huit heures.

Pour établir l’existence d’une situation d’urgence particulière qu’il y aurait à suspendre l’exécution de la décision du préfet du Var en date du 10 février 2026, Mme B... soutient qu’elle suit des études d’aide-soignante dans le cadre d’un contrat d’apprentissage et qu’elle sera diplômée au mois d’avril. Toutefois, il résulte de l’instruction que la décision en litige a été notifiée à l’intéressée le 18 février 2026 et qu’elle n’a introduit sa requête en référé que le 11 mars suivant, contribuant ainsi par son comportement à la situation d’urgence dont elle se prévaut. Par ailleurs, il résulte de l’instruction, notamment des termes mêmes de la décision en litige, que le préfet du Var n’a pas refusé le renouvellement de son titre de séjour mais a refusé d’instruire sa demande au regard des dispositions de l’article L. 411-2 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu’elle avait fait l’objet d’une précédente mesure d’éloignement par un arrêté préfectoral du 5 février 2025, confirmé par le tribunal administratif de Toulon par un jugement du 24 novembre 2025 et dont elle n’établit pas l’avoir exécutée. Par suite, la condition d’urgence exigée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative ne peut être regardée comme satisfaite.

Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de faire application des dispositions de l’article L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de rejeter les conclusions aux fins de suspension et d’injonction et d’astreinte présentées par Mme B....

Sur les frais liés à l’instance :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l’Etat, qui n’est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Mme B... demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifié à Mme B... et au préfet du Var.

Fait à Toulon, le 12 mars 2026.





La juge des référés,
Signé
A-C. CHAUMONT




La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions