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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2101043

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2101043

lundi 5 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2101043
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantSELARL ABACUS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 avril 2021, et un mémoire, non communiqué, enregistré le 11 mai 2023, Mme B A, représentée par la SELARL Lelong Duclos Avocat, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 février 2021 par lequel le maire de la commune de Gourgé lui a infligé une sanction d'exclusion temporaire de fonctions de six mois, du 1er mars 2021 au 31 août 2021 ;

2°) d'annuler la décision du maire de la commune de Gourgé du 17 novembre 2020 en tant qu'elle lui refuse le bénéfice d'un complément indemnitaire annuel au titre de l'année 2020 ;

3°) d'enjoindre à la commune de Gourgé de rétablir sa rémunération pour la période du 1er mars 2021 au 31 août 2021 ainsi que ses droits à l'avancement et à la retraite, et de lui verser le complément indemnitaire annuel, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Gourgé une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

Sur la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions pendant six mois :

- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure tiré de ce qu'elle n'a pas reçu communication de la copie de l'intégralité de son dossier administratif et disciplinaire avant la tenue du conseil de discipline, la privant ainsi d'une garantie, en méconnaissance, notamment, de de l'article L. 311-9 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la modification d'horaires que le maire entendait lui imposer à compter du 10 août 2020 constitue une transformation de son contrat de travail, qu'elle était en droit de refuser, ce refus pouvant uniquement conduire la commune à la licencier, sous réserve de lui verser une indemnité de licenciement dans les conditions prévues par l'article 104 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;

- la sanction d'exclusion temporaire de fonctions de six mois est disproportionnée au regard des griefs retenus à son encontre.

Sur le refus d'octroi du complément indemnitaire annuel au titre de l'année 2020 :

- ce refus revêt le caractère d'une sanction pécuniaire déguisée ;

- la décision du 17 novembre 2020 a, ainsi, été prise au terme d'une procédure irrégulière, toute sanction étant subordonnée au respect d'une procédure disciplinaire.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 avril 2023, la commune de Gourgé, représentée par la SAS AVODèS, conclut au rejet de la requête et à ce que Mme A lui verse une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n°88-145 du 15 février 1988 ;

- le décret n°91-875 du 6 septembre 1991

- le décret n°2014-513 du 20 mai 2014 ;

- l'arrêté du 28 avril 2015 pris pour l'application aux corps d'adjoints techniques des administrations de l'État des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gibson-Théry,

- les conclusions de Mme Thèvenet-Bréchot, rapporteure publique,

- les observations de Me Duclos, représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A a été recrutée en qualité d'agent contractuel par la commune de Gourgé, sur le grade d'adjoint technique de 2ème classe, pour assurer les fonctions d'assistante de cantine municipale et travaux divers, à raison de deux contrats à durée déterminée successifs, du 1er septembre 2015 au 1er septembre 2021, pour un temps non complet de 17h30 par semaine. Par un courrier du 17 novembre 2020 émanant du maire de la commune de Gourgé, Mme A a, d'une part, été informée qu'aucun complément indemnitaire annuel ne lui serait versé au titre de l'année 2020, et, d'autre part, reçu confirmation de l'engagement d'une procédure disciplinaire à son encontre, aux motifs, précédemment portés à sa connaissance par deux courriers des 28 septembre 2020 et 20 octobre 2020, qu'elle ne respectait pas ses horaires de travail malgré plusieurs demandes en ce sens, et qu'elle manquait à son devoir d'obéissance hiérarchique. Par un courrier du 20 décembre 2020 qu'elle a réceptionné le 6 janvier 2021, Mme A a été informée qu'une sanction de licenciement pour fautes disciplinaires était envisagé à son encontre. Par un courrier du 19 janvier 2021, Mme A a été convoquée au conseil de discipline, qui s'est tenu le 9 février 2021. Par un arrêté du 22 février 2021, dont elle demande l'annulation, Mme A a fait l'objet d'une sanction d'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de six mois, du 1er mars 2021 au 31 août 2021. Elle demande également au tribunal d'annuler la décision du 17 novembre 2020 en tant qu'elle lui refuse l'octroi du complément indemnitaire annuel pour l'année 2020.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la sanction d'exclusion temporaire de six mois :

2. En premier lieu, aux termes du second alinéa de l'article 37 du décret du 15 février 1988, relatif aux agents non titulaires de la fonction publique territoriale : " L'agent non titulaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes et à l'assistance de défenseurs de son choix. L'autorité territoriale doit informer l'intéressé de son droit à communication du dossier ". Si le droit à la communication du dossier comporte pour l'agent intéressé celui d'en prendre copie, à moins que sa demande ne présente un caractère abusif, ces dispositions n'imposent pas à l'administration d'informer l'agent de son droit à prendre copie de son dossier.

3. Mme A fait valoir que la copie de son dossier ne lui a été communiquée que par un envoi du 23 mars 2021, soit un mois après le prononcé de la sanction disciplinaire, malgré sa demande effectuée par courrier du 13 janvier 2021. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, par deux correspondances des 21 décembre 2020 et 15 janvier 2021, elle a été informée de son droit à communication de son dossier individuel et du rapport disciplinaire, et invitée à prendre contact avec un agent communal pour " convenir d'un rendez-vous pour la consultation de son dossier ", conformément aux exigences posées par l'article 37 du décret du 15 février 1988. Alors qu'en dépit des possibilités de consultation qui lui étaient ainsi offertes, qui n'excluaient pas, par elles-mêmes, que Mme A obtienne copie de son dossier en se rendant au rendez-vous proposé, il résulte du rapport du conseil de discipline du 9 février 2021 que Mme A n'a pas pris connaissance de son dossier avant la transmission qui lui en a été faite au moyen d'un bordereau d'envoi daté du 23 mars 2021, il ressort des pièces du dossiers que l'intéressée a été mise à même de prendre connaissance de l'intégralité des éléments sur lesquels la commune a fondé sa décision de sanction, laquelle repose uniquement sur les griefs mentionnés dans les courriers des 28 septembre, 20 octobre et 17 novembre 2020, envoyés à la requérante en recommandé avec avis de réception postaux. En outre, Mme A ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 311-9 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que ces dispositions ont pour objet de faciliter de manière générale l'accès des personnes qui le demandent aux documents de caractère nominatif les concernant, et non de modifier les règles particulières qui régissent la procédure disciplinaire ou qui en découlent. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée aurait été prise au terme d'une procédure irrégulière, privant Mme A d'une garantie, doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 39-3 du décret du 15 février 1988 : " Sans préjudice des dispositions relatives au licenciement pour faute disciplinaire, pour insuffisance professionnelle ou pour inaptitude physique, le licenciement d'un agent contractuel recruté sur un emploi permanent conformément à l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée peut être notamment justifié par l'un des motifs suivants : () 4° Le refus par l'agent d'une modification d'un élément substantiel du contrat proposée dans les conditions prévus à l'article 39-4 ; () ". Aux termes de l'article 43 du même décret : " En cas de licenciement n'intervenant pas à titre de sanction disciplinaire, une indemnité de licenciement est versée à l'agent recruté pour une durée indéterminée ou à l'agent recruté pour une durée déterminée et licencié avant le terme de son contrat. () ".

5. Si Mme A soutient que la modification d'horaires telle qu'elle ressort de l'avenant, signé par le maire de la commune et daté du 4 août 2020, qu'elle a refusé de signer, constitue une " transformation " de son contrat de travail, qu'elle était, à ce titre, en droit de refuser, il ressort des pièces du dossier que le changement d'horaires ne portait pas sur le volume horaire de son contrat de travail, de 17h30 hebdomadaires, qui n'est ni diminué, ni augmenté par l'avenant. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient la requérante, il ne lui a pas été annoncé, lors de la réunion du 5 juillet 2020, une diminution du nombre d'heures hebdomadaires qu'elle devait effectuer à l'avenir, mais une diminution temporaire de ce nombre d'heures, à titre de compensation d'heures supplémentaires qu'elle avait réalisées auparavant. En outre, la requérante, qui ne fait état d'aucune circonstance personnelle pouvant faire obstacle au changement de plannings demandé par la commune, n'établit, ni même n'allègue que sa rémunération aurait fait l'objet d'un quelconque changement en conséquence de la modification alléguée de ses horaires de travail, ou que la nature de ses missions aurait été changée. Dans ces conditions, et alors que la requérante a été informée, par le courrier précité du 28 septembre 2020, particulièrement détaillé, de ce que la modification de ses horaires de travail était justifiée par l'intérêt du service, notamment en raison de l'absence des enfants à la cantine pendant les vacances scolaires, la modification de ses horaires de travail ne constituait pas une modification d'un élément substantiel de son contrat de travail. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées du décret du 15 février 1988 doit être écarté.

6. En troisième lieu, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.

7. Aux termes de l'article 28 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. / Il n'est dégagé d'aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés ".

8. D'une part, il ressort des pièces du dossier que dans le cadre du second contrat de travail à durée déterminée de trois ans conclu entre Mme A et la commune de Gourgé, à compter du 1er septembre 2018, la requérante travaillait 17h30 hebdomadaires, à raison de 14h sur la pause méridienne à la cantine les lundis, mardis, jeudis et vendredis, et 3h30 à répartir sur la semaine pour les autres travaux divers. Par un avenant daté du 4 août 2020, signé par le maire, et que Mme A a toujours refusé de signer, le maire de la commune a entendu modifier, à partir du 10 août 2020, les horaires qu'elle effectuait jusqu'alors, en prévoyant qu'elle travaillerait, en période scolaire, 12h hebdomadaires à la cantine municipale, autour de la pause méridienne les lundis, mardis, jeudis et vendredis, et 5h30 en réalisant des travaux divers, les lundis matins et les jeudis après-midi, et, hors période scolaire, 17h30, consacrés à des travaux divers, du ménage de bâtiments communaux, du bricolage, et du jardinage, réparties sur les cinq jours de la semaine. Par un courrier du 16 août 2020, Mme A a signifié à la commune qu'elle refusait toute modification de ses horaires de travail. Par le courrier précité du 28 septembre 2020, Mme A a été informée par le maire que les modifications de ses horaires étaient motivées par l'absence d'enfants hors période scolaire, et par l'intérêt du service pendant les périodes scolaires, compte tenu d'une nouvelle organisation. En outre, il ressort de deux courriers des 20 octobre et 17 novembre 2020, que Mme A ne s'est jamais conformée aux horaires définis en août 2020, et qu'elle n'avait pas, au 17 novembre 2020, transmis ses états d'heures hebdomadaires afin de permettre l'établissement de sa paye. La requérante ne conteste aucun des faits qui lui sont reprochés, dont la matérialité est établie par les pièces du dossier, et qui justifie le prononcé d'une sanction disciplinaire, eu égard aux manquements de Mme A à son obligation d'obéissance hiérarchique.

9. D'autre part, les appréciations très positives recueillies par Mme A dans le cadre des entretiens professionnels des 8 février 2018, 5 mars 2019 et 14 février 2020, respectivement réalisés au titre des années 2017, 2018 et 2019, sont sans influence sur la légalité de la sanction attaquée, dont le fondement repose sur des faits qui ont eu lieu entre les mois d'août et de novembre 2020. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier, et alors que le caractère répété des faits fautifs est établi, sans que Mme A ait apporté d'élément justifiant son refus de la modification d'horaires proposés, que le maire ait, en prenant la décision de l'exclure temporairement de ses fonctions pour une durée de six mois, pris une sanction disproportionnée aux faits reprochés.

En ce qui concerne le refus d'octroi du complément indemnitaire annuel au titre de l'année 2020 :

10. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa rédaction applicable à notre litige : " L'assemblée délibérante de chaque collectivité territoriale () fixe les régimes indemnitaires dans la limite de ceux dont bénéficient les différents services de l'Etat. () ". L'article 2 du décret du 6 septembre 1991 pris pour l'application du premier alinéa de l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale dispose que : " L'assemblée délibérante de la collectivité () fixe, dans les limites prévues à l'article 1er, la nature, les conditions d'attribution et le taux moyen des indemnités applicables aux fonctionnaires de ces collectivités () ".

11. D'autre part, aux termes de l'article 1er du décret du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat : " Les fonctionnaires relevant de la loi du 11 janvier 1984 susvisée peuvent bénéficier, d'une part, d'une indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise et, d'autre part, d'un complément indemnitaire annuel lié à l'engagement professionnel et à la manière de servir, dans les conditions fixées par le présent décret () ". Aux termes de l'article 4 de ce décret : " Les fonctionnaires mentionnés à l'article 1er peuvent bénéficier d'un complément indemnitaire annuel qui tient compte de l'engagement professionnel et de la manière de servir, appréciée dans les conditions fixées en application de l'article 55 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée. / Il est compris entre 0 et 100 % d'un montant maximal par groupe de fonctions fixé par arrêté du ministre chargé de la fonction publique et du ministre chargé du budget et, le cas échéant, du ministre intéressé. / Le complément indemnitaire fait l'objet d'un versement annuel, en une ou deux fractions, non reconductible automatiquement d'une année sur l'autre ". Aux termes de l'article 55 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat : " L'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires se fonde sur un entretien professionnel annuel conduit par le supérieur hiérarchique direct () ".

12. Il résulte de ces dispositions, applicables, par l'effet de l'arrêté du 28 avril 2015 susvisé, aux adjoints techniques territoriaux, grade auquel Mme A a été recrutée comme agent non titulaire, que le complément indemnitaire annuel est une prime facultative, non reconductible automatiquement, octroyée selon des règles déterminées par la commune, dans les conditions posées par les textes applicables aux agents publics de l'Etat, et dont l'octroi est subordonné, en tout état de cause, à la manière de servir de l'agent intéressé. Or, il résulte de ce qui a été dit aux points 6 et 7 du présent jugement que le refus d'obéissance hiérarchique dont Mme A a fait preuve, qui représente un élément d'appréciation de sa manière de servir, est de nature à justifier le refus de versement de cette prime, qui, contrairement à ce que soutient la requérante, ne constitue pas une sanction pécuniaire déguisée.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme A tendant à l'annulation de l'arrêté du 22 février 2021, par lequel le maire de la commune de Gourgé lui a infligé une sanction d'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de six mois, du 1er mars 2021 au 31 août 2021, et de la décision du 17 novembre 2020 en tant qu'elle refuse de lui verser un complément indemnitaire annuel au titre de l'année 2020, doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Gourgé, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Mme A demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Gourgé sur le fondement des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Gourgé présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Gourgé.

Délibéré après l'audience du 17 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Bruston, présidente,

Mme Gibson-Théry, première conseillère,

M. Pipart, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 5 juin 2023.

La rapporteure,

Signé

S. GIBSON-THERY

La présidente,

Signé

S. BRUSTON

La greffière,

Signé

N. COLLET

La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

N. COLLET

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