jeudi 19 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2102900 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre - JU |
| Avocat requérant | FEAUVEAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 12 novembre 2021 et le 9 juin 2022, M. C B, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 10 septembre 2021 par lequel le maire de la commune de Marennes-Hiers-Brouage lui a infligé un blâme.
Il soutient que :
- les faits qui lui sont reprochés ne sont pas établis ;
- la sanction est injustifiée.
Par des mémoires en défense, enregistré le 11 mai 2022 et le 30 septembre 2022, la commune de Marennes-Hiers-Brouage, représentée par Me Feauveaux, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président par intérim du tribunal a désigné Mme D pour statuer en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A D,
- les conclusions de Mme Bréjeon, rapporteure publique,
- et les observations de Me Feauveaux, représentant la commune de Marennes-Hiers-Brouage.
Considérant ce qui suit :
1. M. B est adjoint principal de 2ème classe au sein de la commune de Marennes-Hiers-Brouage (Charente-Maritime). Par la présente requête, il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 10 septembre 2021 par lequel le maire de la commune de Marennes-Hiers-Brouage lui a infligé un blâme.
2. L'article 89 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale alors en vigueur dispose que : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : Premier groupe : l'avertissement ; le blâme ; l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de trois jours ; () ". Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
3. Contrairement à ce que soutient le requérant, il ressort des pièces du dossier, et en particulier des témoignages concordants, qu'à la suite d'une altercation entre M. B et l'un de ses collègues, survenue le 24 juin 2021, ceux-ci ont été convoqués le 25 juin 2021 par leur supérieur hiérarchique. Lors de cet entretien, M. B a tenu des propos irrespectueux et injurieux à l'encontre de son supérieur hiérarchique, d'une part en remettant en cause son rôle d'encadrant, et d'autre part en critiquant sa vie privée. Par suite, ce manquement au devoir de respect hiérarchique dont la matérialité est établie, présente le caractère d'une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire. En outre, en infligeant à M. B un blâme à raison de ces faits, le maire de la commune de Marennes-Hiers-Brouage n'a pas prononcé une sanction disproportionnée au regard de la faute commise.
4. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la sanction litigieuse. Par suite, sa requête doit être rejetée.
DECIDE :
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la commune de Marennes-Hiers-Brouage.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 19 janvier 2023.
La magistrate désignée,
Signé
A. THEVENET-BRECHOTLa greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026