jeudi 15 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2103161 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | BALTAZAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 décembre 2021 et un mémoire enregistré le 4 novembre 2022, la SAS France Littoral Aménagement, représentée par Me Baltazar, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 27 juillet 2021 par laquelle l'établissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine a exercé son droit de préemption sur la parcelle cadastrée section BE n° 57 située sur la commune de Royan, ensemble la décision implicite née le 3 octobre 2021 par laquelle l'établissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine a rejeté son recours gracieux dirigé contre cette décision ;
2°) de mettre à la charge de l'établissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, le délai de deux mois prévu par l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme pour l'exercice du droit de préemption ayant été méconnu ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et méconnaît les dispositions de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme dès lors qu'elle mentionne la commune de la Tremblade au lieu de celle de Royan ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 mars 2022, l'établissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine, représenté par Me Charbonnel, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la commune de Royan et à Mme A qui n'ont pas produit d'observations.
Par un mémoire enregistré le 15 janvier 2024, la SAS France Littoral Aménagement déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dumont,
- et les conclusions de M. Lacaïle, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 27 avril 2021, la commune de Royan a été destinataire d'une déclaration d'intention d'aliéner portant sur la parcelle cadastrée section BE n° 57 que Mme A souhaitait vendre à la SAS France Littoral Aménagement. Par un courrier du 27 juillet 2021, notifié le 29 juillet 2021, l'établissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine (EPF-NA) a notifié à la SAS France Littoral Aménagement sa décision d'exercer sur cette parcelle le droit de préemption urbain que le préfet de la Charente-Maritime lui a délégué sur le territoire de la commune de Royan. La SAS France Littoral Aménagement a exercé un recours gracieux contre cette décision, reçu le 3 août 2021 par l'EPF-NA. Du silence gardé sur ce recours administratif, une décision implicite de rejet est née le 3 octobre 2021. Par une requête enregistrée le 2 décembre 2021, la SAS demande au tribunal d'annuler la décision de préemption du 27 juillet 2021, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux.
2. Par un mémoire enregistré le 15 janvier 2024, la SAS France Littoral Aménagement a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par l'établissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la SAS France Littoral Aménagement.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'établissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SAS France Littoral Aménagement, à l'établissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine, à la commune de Royan et à Mme B A.
Copie pour information en sera adressée au préfet de la Charente-Maritime.
Délibéré après l'audience du 1er février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Le Méhauté, président,
Mme Boutet, première conseillère,
Mme Dumont, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2024.
La rapporteure,
Signé
G. DUMONT
Le président,
Signé
A. LE MEHAUTELa greffière,
Signé
G. FAVARD
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026