vendredi 8 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200529 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MENARD |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés le 25 février 2022 et le 17 juin 2022 sous le n° 2200529, M. E C, représenté par Me Ménard, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 janvier 2022 par lequel la préfète de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, Me Ménard s'engageant à renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle dans les conditions prévues par l'article 108 du décret du 19 décembre 1991.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
- la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie ;
- elle méconnait l'article L. 313-11 (11°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
- la décision fixant le pays de renvoi méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 juin 2022, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est tardive et par suite irrecevable ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens n'est fondé.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er mars 2022.
II. Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés le 25 février 2022 et le 17 juin 2022 sous le n° 2200530, Mme A B, représentée par Me Ménard, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 janvier 2022 par lequel la préfète de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à lui verser au titre de l'article l'article L. 761-1 du code de justice administrative, Me Ménard s'engageant à renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle dans les conditions prévues par l'article 108 du décret du 19 décembre 1991.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
- la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée et la préfète s'est crue en situation de compétence liée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision fixant le pays de renvoi méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 juin 2022, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est tardive et par suite irrecevable ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens n'est fondé.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er mars 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C et Mme B, ressortissants géorgiens nés respectivement en février 1981 et en avril 1985, sont entrés en France en novembre 2018 selon leurs déclarations. Leurs demandes d'asile ont été rejetées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 25 octobre 2019. Le recours de M. C devant la Cour nationale du droit d'asile a été rejeté le 14 février 2020. Par des arrêtés du 11 mai 2020, la préfète de la Vienne les a obligés à quitter le territoire français. Par jugements du 16 juillet 2020, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté leurs requêtes dirigées contre ces arrêtés. Le 30 août 2021, M. C a déposé une demande de titre de séjour en raison de son état de santé. Le 20 septembre 2021, Mme B a déposé une demande de titre de séjour " vie privée et familiale ". Par deux arrêtés du 21 janvier 2022, la préfète de la Vienne a refusé de leur délivrer les titres de séjour sollicités, les a obligés à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi.
2. Les requêtes enregistrées sous les numéros 2200529 et 2200530 sont relatives à la situation d'un couple de ressortissants étrangers et ont fait l'objet d'une instruction commune. Compte tenu du lien étroit les unissant, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la compétence du signataire des arrêtés :
3. Par un arrêté du 27 août 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de l'Etat, Mme Pascale Pin, secrétaire générale de la préfecture de la Vienne, a reçu délégation de signature de la préfète de la Vienne à l'effet de signer notamment tous arrêtés entrant dans le champ d'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des arrêtés en litige doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne les décisions portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, les arrêtés attaqués citent respectivement l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sur lequel était fondée la demande de titre de séjour de M. C, et l'article L. 423-23 du même code, sur lequel était fondée la demande de titre de séjour de Mme B. L'arrêté concernant M. C, qui se réfère à l'avis rendu le 24 août 2021 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, mentionne que si l'état de santé du demandeur nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, y bénéficier d'un traitement approprié, et que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers la Géorgie. L'arrêté concernant Mme B indique que le titre de séjour demandé par son conjoint, M. C, en raison de son état de santé lui a été refusé et qu'il fait l'objet d'une mesure d'éloignement, puis énonce que la requérante est sans emploi, ne dispose pas d'un logement personnel et ne justifie pas avoir tissé en France des liens personnels et familiaux intenses, anciens et stables au regard des attaches gardées dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de trente-deux ans. Par suite, les arrêtés comportent les motifs de droit et de fait qui fondent les refus de titre de séjour et le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté. En outre, il ne ressort pas des termes de l'arrêté pris à l'encontre de Mme B que la préfète se serait crue en situation de compétence liée.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ".
6. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
7. Il ressort de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 24 août 2021 que l'état de santé de M. C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, il peut y bénéficier d'un traitement approprié, et que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers la Géorgie. Si le requérant fait valoir que les soins dont il a besoin ne lui sont pas accessibles dans son pays d'origine car le traitement est trop onéreux, il n'apporte aucun élément précis à l'appui de son allégation. Par suite, la préfète de la Vienne n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées en refusant à M. C la délivrance du titre de séjour sollicité sur leur fondement. Il ne ressort pas plus des pièces du dossier qu'elle aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation quant à la gravité des conséquences de sa décision.
8. En troisième lieu, l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Selon le premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
9. Les requérants font valoir qu'ils sont entrés en France début novembre 2018 avec leurs deux enfants nés en septembre 2014 et août 2015, que leur fils ainé est décédé à leur arrivée en France faute d'avoir reçu des soins suffisants en Géorgie, que leur troisième enfant est né en juillet 2019 à Poitiers et que leur fils cadet est scolarisé, en grande section de maternelle durant l'année scolaire 2020-2021. Ils soutiennent qu'ils sont parfaitement intégrés en France dès lors qu'ils participent à des activités bénévoles, prennent des cours de français et que M. C bénéficie d'une promesse d'embauche. Toutefois, par les seuls éléments produits, ils ne justifient pas avoir tissé sur le territoire national des liens personnels intenses, anciens et stables et ne font état d'aucune circonstance susceptible de faire obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue en Géorgie, pays dont ils possèdent tous les deux la nationalité. Ils n'établissent pas, enfin, être dépourvus d'attaches familiales dans leur pays d'origine où ils ont vécu respectivement trente-sept et trente-trois ans. Au regard de ces circonstances, la préfète de la Vienne a pu leur refuser un titre de séjour sans porter à leur droit au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but poursuivi. Elle n'a donc pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En l'absence de toute circonstance faisant obstacle à ce que les deux jeunes enfants suivent leurs parents dans le pays dont ils ont eux-mêmes la nationalité, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit également être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ". Il résulte de ces dispositions que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des étrangers qui remplissent effectivement l'ensemble des conditions de procédure et de fond auxquelles est subordonnée la délivrance d'un tel titre, et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent des articles auxquels les dispositions de l'article L. 432-13 renvoient. Ainsi qu'il a été exposé aux points précédents, les requérants n'entrent pas dans les catégories leur permettant de prétendre à un titre de séjour de plein droit. Dès lors, le préfet n'était pas tenu de soumettre leur cas à la commission du titre de séjour avant de rejeter leur demande.
En ce qui concerne les décisions fixant le pays de renvoi :
11. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
12. En se bornant à soutenir qu'un renvoi dans leur pays d'origine conduirait à une situation inhumaine dès lors que M. C a été victime de violences dans ce pays, les requérants, dont les demandes d'asile et de protection subsidiaire ont été rejetées, n'établissent pas qu'ils seraient effectivement et personnellement exposés à des peines ou traitements inhumains ou dégradants au sens des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense, que les conclusions à fin d'annulation des requêtes de M. C et Mme B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement de la somme que demandent M. C et Mme B au titre des frais exposés.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. C et Mme B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C, à Mme A B et au préfet de la Vienne.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Pellissier, présidente,
Mme Thèvenet-Bréchot, première conseillère,
M. Pinturault, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2022.
La rapporteure,
signé
A. THEVENET-BRECHOT
La présidente,
signé
S. PELLISSIERLa greffière,
signé
D. GERVIER
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
D. GERVIER
2 et 2200530
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026