vendredi 8 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200531 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | GUILBAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 février 2022 et un mémoire en réplique enregistré le 21 juin 2022, Mme D A, représentée par Me Guilbaud, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2021 par lequel le préfet des Deux-Sèvres a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet des Deux-Sèvres de lui délivrer un titre de séjour en qualité de mère d'un enfant français, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision portant refus de séjour est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- cette décision est entachée d'erreurs de fait car sa demande de titre a bien été initialement déposée, le 27 décembre 2018, dans les Deux-Sèvres ; elle partage une communauté de vie avec M. C depuis novembre 2018 ; elle participe à l'entretien et l'éducation de sa fille ;
- cette décision méconnait les dispositions de l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnait l'article L. 611-3 (5°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 avril 2022, la préfète des Deux-Sèvres conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- les moyens de légalité externe doivent être examinés au regard de l'acte unique que constitue l'arrêté qui regroupe plusieurs décisions ;
- les moyens soulevés dans la requête ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 25 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme E a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante comorienne née en avril 1994, a déclaré être entrée irrégulièrement en France en août 2016. Elle a donné naissance en juillet 2018 dans les Deux-Sèvres à une fille, reconnue avant sa naissance par un ressortissant français, M. B. Il n'est pas contesté que cet enfant est de nationalité française par filiation paternelle. Mme A dit avoir déposé en décembre 2018 dans les Deux-Sèvres une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français mais la copie du récépissé produit pour prouver cette demande est illisible. Par contre, il ressort des pièces du dossier que, du 18 septembre 2019 au 17 décembre 2019 dans les Deux-Sèvres, puis du 7 septembre 2020 au 16 septembre 2021 à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor), elle s'est vu délivrer des récépissés de demande de titre de séjour " vie privée et familiale " l'autorisant à travailler. A la suite d'une demande de transfert du dossier dans les Deux-Sèvres, le préfet des Deux-Sèvres a délivré à Mme A un récépissé valable du 24 septembre 2021 au 23 décembre 2021. Par l'arrêté contesté du 21 décembre 2021, il a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur la compétence de l'auteur de l'acte :
2. Par un arrêté du 16 septembre 2021, publié le même jour au recueil des actes administratifs du département, le préfet des Deux-Sèvres a donné délégation à M. Xavier Marotel, secrétaire général de la préfecture, pour signer tous les actes relevant des attributions de l'Etat dans le département des Deux-Sèvres, au nombre desquelles figure la police des étrangers. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté manque en fait et doit être écarté.
Sur le refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, l'arrêté litigieux cite les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code au regard desquels a été examinée la demande de titre de séjour, et expose dans chaque cas le motif de fait pour lequel Mme A ne remplit pas, selon le préfet, les conditions posées par ces textes pour la délivrance d'un titre de séjour. L'arrêté contient ainsi les considérations de droit et de fait qui le fondent et le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, Mme A soutient que la décision de refus de titre de séjour est entachée de plusieurs erreurs de fait qui démontrent un défaut d'examen sérieux de sa demande. Cependant, il n'est pas justifié, comme dit ci-dessus, que sa demande de titre de séjour aurait été déposée dès décembre 2018 dans les Deux-Sèvres. Par ailleurs, alors même que les pièces produites devant le juge démontreraient une communauté de vie avec M. C depuis 2018 et une participation constante de la mère à l'entretien et à l'éducation de son enfant, contrairement à ce qu'a retenu le préfet, il ne ressort pas des pièces du dossier que celui-ci aurait omis de prendre en considération certains des éléments qui lui aurait été présentés si bien que l'erreur éventuellement commise, qui ne concerne que la qualification des faits, ne peut être assimilée à une erreur de fait révélatrice d'un défaut d'examen sérieux de la demande. Les moyens tirés des erreurs de fait et du défaut d'examen doivent également être écartés.
5. En troisième lieu, l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an () " Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. / Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant ".
6. Le préfet des Deux-Sèvres a refusé de délivrer à Mme A le titre de séjour qu'elle sollicitait en tant que mère d'un enfant français au motif qu'elle ne démontrait pas que le père de son enfant français, qui l'a reconnu avant sa naissance, contribuait à l'entretien et à l'éducation de cet enfant. Il a aussi retenu que Mme A elle-même, qui n'apporte qu'un certificat de scolarité pour l'année 2021-2022, n'établissait pas contribuer effectivement à l'éducation de son enfant depuis au moins deux ans. Bien que des incertitudes subsistent sur le lieu de résidence de Mme A durant les deux années précédant la décision attaquée, et que les éléments qu'elle apporte ne permettent pas de démontrer que sa fille a toujours vécu avec elle, elle peut être regardée, au vu des justificatifs de versement d'allocations familiales, des factures et des attestations, notamment d'un médecin, qu'elle produit, comme contribuant effectivement depuis sa naissance à l'entretien et à l'éducation de sa fille française, âgée de trois ans et cinq mois à la date de la décision attaquée. Dans la mesure où il n'est nullement contesté que le père français de cette enfant, qui l'a reconnue avant sa naissance, n'a jamais en rien participé à son entretien ou son éducation, le droit au séjour de Mme A sur le fondement de l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit s'apprécier au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant, invoqués par ailleurs.
7. L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". L'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant stipule : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Enfin, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
8. Mme A soutient être entrée en France en août 2016 mais ne produit aucune pièce antérieure à la naissance de sa fille en juillet 2018. Elle a conclu en mars 2020 un pacte civil de solidarité avec M. C, ressortissant comorien titulaire d'un titre de séjour " vie privée et familiale " et d'un emploi, avec lequel elle soutient vivre de façon constante depuis novembre 2018, date de signature d'un bail commun. Toutefois les incertitudes déjà citées concernant les dates, les motifs et les conditions dans lesquelles elle a sollicité un titre de séjour en déclarant une adresse dans les Côtes d'Armor ne permettent pas de démontrer la durée de cette vie commune, dont les témoignages produits attestent depuis la fin de l'année 2020, date de signature d'un bail commun à Nueil-les-Aubiers, commune où la jeune enfant de Mme A est scolarisée depuis septembre 2021 ainsi qu'au moins un autre enfant, collégien, de " la famille de M. C ". Mme A démontre avoir travaillé en intérim dans les Deux-Sèvres de mars à septembre 2019, puis deux journées en mars 2020 et trois en septembre 2020. De septembre 2020 à mars 2021, alors qu'elle bénéficiait d'un récépissé de demande de titre de séjour dans les Côtes d'Armor, elle a suivi une formation rémunérée " socle de formation - français langue étrangère " organisée par la région Nouvelle-Aquitaine et elle a à nouveau travaillé en intérim dans les Deux-Sèvres d'avril 2021 à décembre 2021. Compte tenu de la durée et des conditions du séjour de l'intéressée en France, il ne ressort pas des pièces du dossier, en l'état de l'instruction, que le préfet des Deux -Sèvres aurait, en refusant le 21 décembre 2021 de lui délivrer un titre de séjour, porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but poursuivi. En l'absence de tout lien entre la fille de Mme A, âgée de trois ans, et son père français, il n'a pas plus méconnu l'intérêt supérieur de l'enfant. Le préfet n'a donc pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni celles de l'article L. 423-23 du même code, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. L'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans () ".
10. Comme dit au point 6, Mme A est mère d'un enfant français et peut être regardée comme contribuant effectivement à son entretien et son éducation depuis sa naissance. Dans ces conditions, le préfet n'a pu lui faire obligation de quitter le territoire français sans méconnaitre ces dispositions.
11. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, à demander l'annulation de l'arrêté du 21 décembre 2021 du préfet des Deux-Sèvres en tant qu'il lui fait obligation de quitter le territoire français.
Sur l'injonction :
12. L'annulation de la seule obligation de quitter le territoire français n'entraine pas d'obligation de délivrer un titre de séjour. Les conclusions à fin d'injonction de la requête de Mme A doivent donc être rejetées. Il appartient cependant à la préfète des Deux-Sèvres, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de munir Mme A d'une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation. Il y a lieu, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de lui enjoindre de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
13. Aux termes du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou qui perd son procès, et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, à payer à l'avocat pouvant être rétribué, totalement ou partiellement, au titre de l'aide juridictionnelle, une somme qu'il détermine et qui ne saurait être inférieure à la part contributive de l'Etat majorée de 50 %, au titre des honoraires et frais non compris dans les dépens que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
14. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par l'avocat de Mme A au titre de ces dispositions.
D E C I D E:
Article 1er : L'arrêté du 21 décembre 2021 du préfet des Deux-Sèvres est annulé en tant qu'il fait obligation à Mme A de quitter le territoire français.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète des Deux-Sèvres de munir sans délai Mme A d'une autorisation provisoire de séjour, et de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et à la préfète des Deux-Sèvres.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Pellissier, présidente,
Mme Thévenet-Bréchot, première conseillère,
M. Pinturault, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2022.
L'assesseure la plus ancienne
signé
A. THEVENET-BRECHOT
La présidente,
signé
S. ELa greffière,
signé
D. GERVIER
La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026