vendredi 5 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200677 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | ORMILLIEN |
Vu les procédures suivantes :
Par une requête enregistrée le 18 mars 2022, Mme B A, représentée par Me Ormillien, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 février 2022 par lequel le préfet des Deux-Sèvres lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Deux-Sèvres de lui délivrer une autorisation de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai de dix jours et sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ou à elle-même au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans le cas où elle ne serait pas admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Mme A soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- la décision de refus de titre de séjour n'est pas motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 313-11 (6°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations du 4) de l'article 6 de l'accord bilatéral franco-algérien du 27 décembre 1968, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français ne prend pas en compte la dure de présence de l'intéressée en France ni l'absence totale de trouble à l'ordre public ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 juin 2022, la préfète des Deux-Sèvres conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante algérienne née en juin 1977, déclare être entrée sur le territoire français le 3 mai 2016, munie d'un visa " Schengen " de court séjour délivré par les autorités espagnoles. Le 11 juin 2016, elle s'est mariée avec un ressortissant français. Elle a obtenu, en tant que conjoint d'un ressortissant français, la délivrance d'un certificat de résidence algérien valable jusqu'au 18 septembre 2017. Le 30 avril 2018, elle a sollicité la délivrance d'un certificat de résidence algérien en tant que parent d'un enfant français à la suite de la naissance, le 24 février 2018, d'un enfant reconnu, avant la naissance, par un autre ressortissant français. Par un arrêté du 25 février 2020, la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a interdit son retour en France pour une durée de deux ans. Par un arrêt du 15 mars 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté le recours introduit contre cet arrêté par Mme A. Par un courrier du 8 juillet 2021, Mme A a, de nouveau, demandé la délivrance d'un titre de séjour, en tant que parent d'un enfant français. Par un arrêté pris le 11 février 2022, le préfet des Deux-Sèvres a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans.
Sur l'arrêté litigieux pris dans son ensemble :
2. Par un arrêté du 16 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de l'Etat, M. Xavier Marotel, secrétaire général de la préfecture des Deux-Sèvres, a reçu délégation du préfet à l'effet de signer les décisions prises en matière de police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
Sur la décision de refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, l'arrêté litigieux cite les stipulations du paragraphe 4 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 qui définit les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance à un ressortissant algérien d'un certificat de résidence en tant que parent d'enfant français, ainsi que l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit qu'un étranger peut se voir délivrer un titre de séjour quand il dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. Ces textes sont ceux sur le fondement desquels a été examinée la demande de titre de séjour. D'une part, s'agissant du refus de délivrer à Mme A un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, la décision énonce qu'il n'est pas justifié de la contribution du père à l'entretien et à l'éducation de l'enfant mineur et qu'il a été jugé par la cour administrative d'appel de Bordeaux, dans un arrêt du 15 mars 2021, que la reconnaissance de cet enfant par un français avait été obtenue de manière frauduleuse. D'autre part, s'agissant du refus de délivrer à Mme A une carte de séjour au titre du maintien de ses liens privés et familiaux, l'arrêté en litige indique que l'intéressée ne justifie pas avoir noué en France des liens personnels et familiaux particulièrement stables avec d'autres personnes que celles de son entourage familial immédiat, à savoir ses six enfants, et qu'elle n'établit pas être dénuée d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine. Dans ces conditions, les motifs de l'arrêté litigieux exposent suffisamment les considérations de fait et de droit qui ont déterminé le préfet des Deux-Sèvres à refuser de délivrer un titre de séjour à Mme A. Par suite, le moyen tiré du caractère insuffisant de la motivation de la décision de refus de titre de séjour doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui est le seul à régir les conditions d'entrée et de séjour des ressortissants algériens sur le territoire français : " () / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 4. Au ressortissant algérien ascendant direct d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il exerce même partiellement l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins. Lorsque la qualité d'ascendant direct d'un enfant français résulte d'une reconnaissance de l'enfant postérieure à la naissance, le certificat de résidence d'un an n'est délivré au ressortissant algérien que s'il subvient à ses besoins depuis sa naissance ou depuis au moins un an () ".
5. Un acte de droit privé opposable aux tiers est en principe opposable dans les mêmes conditions à l'administration tant qu'il n'a pas été déclaré nul par le juge judiciaire. Il appartient cependant à l'administration, lorsque se révèle une fraude commise en vue d'obtenir l'application de dispositions de droit public, d'y faire échec même dans le cas où cette fraude revêt la forme d'un acte de droit privé. Ce principe peut conduire l'administration, qui doit exercer ces compétences sans pouvoir renvoyer une question préjudicielle à l'autorité judiciaire, à ne pas tenir compte, dans l'exercice desdites compétences, d'actes de droit privé opposables aux tiers. Tel est le cas pour la mise en œuvre des stipulations du point 4 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, citées ci-dessus, qui n'ont pas entendu écarter l'application des principes ci-dessus rappelés. Par conséquent, si la reconnaissance d'un enfant est opposable aux tiers, en tant qu'elle établit un lien de filiation et, le cas échéant, en tant qu'elle permet l'acquisition par l'enfant de la nationalité française, dès lors que cette reconnaissance a été effectuée conformément aux conditions prévues par le code civil, et s'impose donc en principe à l'administration tant qu'une action en contestation de filiation n'a pas abouti, il appartient néanmoins au préfet, s'il est établi, lors de l'examen d'une demande de titre de séjour présentée en tant que parent d'un enfant français, que la reconnaissance de paternité a été souscrite dans le but de faciliter l'obtention de la nationalité française ou d'un titre de séjour, de faire échec à cette fraude et de refuser, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, tant que la prescription prévue par les articles 321 et 335 du code civil n'est pas acquise, la délivrance de la carte de séjour temporaire sollicitée par la personne se présentant comme père ou mère d'un enfant français.
6. Il ressort des pièces du dossier et, notamment, des motifs de l'arrêt prononcé le 15 mars 2021 par la cour administrative d'appel de Bordeaux et du signalement adressé le 17 décembre 2019 par la préfecture de la Gironde au parquet du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Bordeaux en application de l'article 40 du code de procédure pénale, que la relation entre Mme A et le ressortissant français ayant reconnu, le 27 juillet 2017, son enfant mineur né le 24 février 2018, a débuté alors que Mme A avait quitté son époux français et qu'elle ne pouvait dès lors plus prétendre à l'obtention d'un titre de séjour en qualité de conjointe de français. Cette relation, qui a été de courte durée, les intéressés ayant vécu ensemble au domicile D A tout au plus trois mois, s'est interrompue pendant un mois, durant lequel Mme A est retournée en Algérie pour le Ramadan, qui en 2017 a débuté le 27 mai pour s'achever le 25 juin, soit pendant la période où a pu être conçu l'enfant Jaad si l'on se réfère à la date de sa naissance et à la circonstance rapportée, selon les motifs de l'arrêt du 15 mars 2021, par Mme A elle-même, que cette naissance est intervenue avant le terme de neuf mois. En outre, selon les motifs de ce même arrêt, c'est Mme A qui a pris l'initiative de cesser la vie commune avec ce ressortissant français, peu de temps après la reconnaissance conjointe de l'enfant à naître. Dans ces conditions, la requérante ne justifiant, ni même n'alléguant aucune circonstance de fait nouvelle susceptible de remettre en cause l'appréciation portée sur ce point par la cour administrative d'appel de Bordeaux dans son arrêt du 15 mars 2021, le préfet de la Vienne doit être regardé comme établissant que la reconnaissance de paternité souscrite par un ressortissant français à l'égard de cet enfant a été obtenue frauduleusement. Par suite, le préfet de la Vienne, à qui il appartenait de faire échec à cette fraude dès lors que la prescription prévue par les articles 321 et 335 du code civil n'était pas acquise, était légalement fondé à refuser, pour ce motif, la délivrance du certificat de résidence sollicité par Mme A, quand bien même, à la date de ce refus, son enfant avait toujours la nationalité française.
7. En troisième lieu, l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Mme A soutient sans le démontrer vivre en France depuis 2016 avec ses six enfants, dont les cinq aînés nés en Algérie avaient vingt-cinq, vingt-deux, dix-neuf, onze et huit ans à la date de la décision attaquée. Elle fait valoir qu'elle subvient seule aux besoins de son sixième enfant, né en France de son union avec un ressortissant français, que ses autres enfants ont suivi leur scolarité en France, y travaillent désormais ou y poursuivent des études et qu'elle-même, qui a toujours travaillé depuis qu'elle est arrivée en France, est désormais employée dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée, à temps complet, qu'elle a conclu le 1er juin 2021.
9. Même si Mme A justifie avoir exercé de multiples emplois dans les services depuis son arrivée en France en 2016 et avoir conclu, le 1er juin 2021, avec une entreprise de bâtiment et travaux publics, un contrat de travail à durée indéterminée pour exercer, à temps complet, une activité de chauffeur rémunérée au niveau du salaire minimum d'insertion et de croissance, elle ne justifie d'aucune ressource à la date de la décision attaquée. En outre il ne ressort pas des pièces du dossier, et il n'est d'ailleurs pas allégué, que Mme A aurait noué sur le territoire français des liens personnels et familiaux avec d'autres personnes que ses enfants. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que la cellule familiale D A ne pourrait pas se reconstituer en Algérie, dont ses enfants ont la nationalité, où il n'est pas démontré, ni même allégué, que ses enfants mineurs ne pourraient pas poursuivre leur scolarité ou que la requérante, qui y a vécu jusqu'à son arrivée en France à l'âge de trente-huit ans, n'y aurait plus d'attache personnelle ou familiale. En outre, par un jugement prononcé ce jour, le tribunal a rejeté les recours formés par la fille et le fils aînés D A contre les arrêtés du 11 février 2022 par lesquels le préfet des Deux-Sèvres a rejeté leurs demandes de titre de séjour et a pris à leur égard des mesures d'éloignement du territoire français. La seule circonstance que Mme A a conclu un contrat de travail à durée indéterminée avec une entreprise française pour un emploi à temps complet n'est pas, en elle-même, de nature à établir que l'intéressée, qui n'a d'ailleurs pas demandé d'autorisation de travail ni de titre de séjour pour exercer une activité professionnelle salariée, aurait établi en France, de manière stable et durable, le centre de ses intérêts personnels et familiaux. Dans ces circonstances, en refusant de délivrer un titre de séjour à Mme A, le préfet de la Vienne n'a pas porté au respect dû à sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a pris sa décision. Dès lors, il n'a pas méconnu les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il ne ressort pas plus des pièces du dossier qu'il aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
10. L'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " () l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français () ". Selon les dispositions de l'article L. 612-10 du même code, pour décider d'édicter une interdiction de retour et en fixer la durée, " l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
11. Contrairement à ce qui est soutenu, le préfet des Deux-Sèvres a expressément mentionné la durée de séjour de l'intéressée, ainsi d'ailleurs que l'absence de liens privés et familiaux forts en France et l'existence d'une précédente obligation de quitter le territoire français non exécutée, pour décider de prononcer une interdiction de quitter le territoire français à l'encontre D A et en fixer la durée. La circonstance que l'arrêté ne précise pas si le comportement de l'intéressée trouble ou non l'ordre public ne permet de considérer que le préfet n'aurait pas pris en considération sa situation à cet égard. Dans les circonstances de l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation en décidant d'édicter l'interdiction de quitter le territoire français litigieuse.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation des décisions du 11 février 2022 par lesquelles le préfet des Deux-Sèvres a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français, ne peuvent qu'être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat n'étant pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête D A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la préfète des Deux-Sèvres.
Délibéré après l'audience du 7 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Pellissier, présidente,
Mme Thévenet-Bréchot, première conseillère,
M. Pinturault, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 août 2022.
Le rapporteur,
Signé
M. C
La présidente,
Signé
S. PELLISSIER La greffière,
Signé
D. GERVIER
La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef,
La greffière
signé
D. GERVIER
N°2200677
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026