LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2201803

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2201803

vendredi 5 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2201803
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGOMBAUD-COMBEAU-COUTAND-CAB

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et par un mémoire enregistrés le 22 juillet 2022, et par un mémoire en réplique enregistré le 4 août 2022, Mme B A, représentée par Me Gargadennec, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 1er juillet 2022, par laquelle le directeur de l'hôpital local de l'Île d'Oléron l'a révoquée, pour motif disciplinaire, de ses fonctions d'accompagnatrice éducative et sociale (AES) avec effet au 22 juillet 2022, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) de mettre à la charge du groupe hospitalier Littoral atlantique-hôpital local de l'Île d'Oléron la somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

Sur la condition d'urgence :

- la décision contestée la prive de sa rémunération et aura des conséquences irréversibles sur sa vie personnelle et familiale ;

Sur l'existence d'un moyen créant un doute sérieux :

- la décision contestée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, en méconnaissance des dispositions de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 et de l'article 11 du décret du 7 novembre 1989, en ce que l'avis émis par le conseil de discipline et les motifs de cet avis ne lui ont pas été communiqués, ce qui l'a privée d'une garantie ;

- la matérialité des faits qui lui sont reprochés n'est pas établie ;

- la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par des mémoires en défense enregistrés le 29 juillet 2022 et le 2 août 2022, le centre hospitalier de l'Île d'Oléron, représenté par Me Coutand, conclut au rejet de la requête de Mme A et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 20 juillet 2022 sous le numéro 2201793 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Bobier, greffière d'audience, M. C a lu son rapport et entendu les observations de Me Coutand, représentant le directeur de l'hôpital local de l'Île d'Oléron.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A exerce à temps plein, depuis le 1er octobre 2018, en qualité d'accompagnant éducatif et social (AES) au sein du centre hospitalier de l'Île d'Oléron, établissement du groupe hospitalier Littoral atlantique - hôpitaux La Rochelle Ré Aunis. Elle a été titularisée, en tant qu'AES, à partir du 1er janvier 2021. Par une décision du 12 mai 2022, le directeur de l'hôpital local de l'Île d'Oléron l'a suspendue de l'exercice de ses fonctions, à titre conservatoire, à compter du 13 mai 2022. Par une décision du 1er juillet 2022, le directeur de l'hôpital local de l'Île d'Oléron a prononcé sa révocation, à titre de sanction disciplinaire, à compter du 22 juillet 2022. Mme A demande la suspension de l'exécution de cette décision de révocation.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que l'exécution de la décision soit suspendue avant l'intervention du jugement de la requête au fond. L'urgence doit être appréciée objectivement et globalement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, en prenant en considération l'intérêt général qu'il peut y avoir à maintenir le caractère exécutoire de cette décision.

4. Pour justifier d'une situation d'urgence, Mme A soutient que la décision contestée la prive de la rémunération issue de son activité professionnelle et qu'elle aura des conséquences irréversibles sur sa situation personnelle et familiale. Toutefois, pour justifier de cette situation Mme A ne produit aucune pièce susceptible de corroborer ses affirmations. Celle-ci ne communique en effet aucun élément sur sa situation familiale, ses ressources, ses charges ou son patrimoine de nature à établir que la décision litigieuse aurait pour conséquence de la placer dans une situation de précarité caractérisant une situation d'urgence au sens des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Dans ces conditions, la condition d'urgence prévue par ces dispositions ne peut être regardée, en l'état de l'instruction, comme étant remplie.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner si les moyens invoqués par Mme A sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, qu'il y a lieu de rejeter les conclusions aux fins de suspension.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'hôpital local de l'Île d'Oléron, qui n'est pas la partie perdante, la somme dont Mme A demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A la somme demandée par l'hôpital local de l'Île d'Oléron au même titre.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par les parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à l'hôpital local de l'Île d'Oléron.

Fait à Poitiers, le 5 août 2022.

Le juge des référés,

Signé

M. C

La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

D. GERVIER

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions