mardi 24 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2202442 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | ORMILLIEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 septembre 2022, M. C A, représenté par Me Ormillien, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 29 août 2022 par lequel la préfète des Deux-Sèvres lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné à l'expiration de ce délai ;
3°) d'enjoindre à la préfète des Deux-Sèvres de lui délivrer une autorisation de séjour l'autorisant à travailler et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative dans un délai de 10 jours sous astreinte de 100 euros par jours de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ; il n'est pas suffisamment motivé ; il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qui concerne son ancienneté professionnelle ; il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistrés le 21 décembre 2022, la préfète des Deux-Sèvres conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 décembre 2022 du président de la section administrative du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Poitiers.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique modifiée,
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles,
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que M. C A, ressortissant guinéen, né le 20 mars 1989, est, selon ses déclarations, entré irrégulièrement sur le territoire français le 22 décembre 2018. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 30 juin 2021, confirmée le 30 décembre 2021 par la Cour nationale du droit d'asile. Le 19 novembre 2021, M. A a sollicité la délivrance d'une carte de séjour temporaire en qualité de salarié sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté en date du 29 août 2022, la préfète des Deux-Sèvres a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d'être éloigné à l'expiration de ce délai. M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle :
En ce qui concerne la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
2. Dès lors que M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 décembre 2022, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant à l'admission de l'aide juridictionnelle provisoire.
En ce qui concerne le retrait de l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes, d'une part, de l'article 50 de la loi du 10 juillet 1991 : " Sans préjudice des sanctions prévues à l'article 441-7 du code pénal, le bénéfice de l'aide juridictionnelle ou de l'aide à l'intervention de l'avocat est retiré, en tout ou partie, même après l'instance ou l'accomplissement des actes pour lesquels il a été accordé, dans les cas suivants : / 1° Si ce bénéfice a été obtenu à la suite de déclarations () inexactes () ". L'article article 51 de cette loi dispose que : " Le retrait de l'aide juridictionnelle () peut être demandé par tout intéressé. Il peut également intervenir d'office. Le retrait est prononcé : / 1° Par le président du bureau dans les cas mentionnés aux 1° à 3° et 5° de l'article 50. Toutefois, si le retrait vise une procédure ou une mesure pour laquelle les auxiliaires de justice désignés n'ont pas perçu de rétribution, il est prononcé par le bureau () ".
4. Aux termes, d'autre part, de l'article 4 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " I.-Les plafonds annuels d'éligibilité des personnes physiques à l'aide juridictionnelle () sont fixés par décret en Conseil d'Etat. II.-Le caractère insuffisant des ressources des personnes physiques est apprécié en tenant compte : / 1° Du revenu fiscal de référence ou, à défaut, des ressources imposables dont les modalités de calcul sont définies par décret ; () 3° De la composition du foyer fiscal. () ". Aux termes de l'article 3 du décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 : " Pour bénéficier de l'aide juridictionnelle totale, le demandeur doit justifier par la production de son avis d'imposition le plus récent que son revenu fiscal de référence au sens du 1° du IV de l'article 1417 du code général des impôts est inférieur ou égal à 11 262 €. Pour bénéficier de l'aide juridictionnelle partielle (), le demandeur doit justifier que son revenu fiscal de référence au sens des mêmes dispositions est inférieur ou égal à 16 890 €. Ces plafonds de ressources sont applicables pour les demandes d'aide présentées en 2021. Ils sont revalorisés chaque année () ". Pour l'année 2022, le revenu fiscal de référence figurant sur l'avis d'imposition le plus récent doit être inférieur ou égal à 11 580 euros pour l'aide juridictionnelle totale et 17 367 euros pour l'aide juridictionnelle partielle. Aux termes de l'article 4 de ce décret : " Par dérogation à l'article 3, lorsqu'à la date de la demande les revenus du foyer fiscal diffèrent, en raison d'un changement de situation, de ceux qui avaient été pris en compte pour établir l'avis d'imposition le plus récent, le montant pris en compte pour apprécier le droit à l'aide juridictionnelle () correspond au double du montant des revenus imposables perçus par le foyer fiscal au cours des six derniers mois après abattement de 10 %. ".
5. Aux termes, enfin, de l'article 65 du décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 : " Pour l'application du deuxième alinéa de l'article 51 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée, le retrait de l'aide juridictionnelle peut être décidé par le bureau ou la section qui a prononcé l'admission, soit d'office, soit à la demande de la juridiction qui a eu à connaître de l'affaire, de tout intéressé ou du ministère public, après avis d'un avocat membre du bureau d'aide juridictionnelle. / L'aide juridictionnelle et l'aide à l'intervention de l'avocat peuvent être retirées, même après la fin de la procédure ou de la mesure pour laquelle elles ont été accordées, si leur bénéfice a été obtenu à la suite de déclarations ou au vu de pièces inexactes. / Le président et le vice-président disposent des mêmes pouvoirs que pour l'instruction de la demande d'aide. ".
6. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que la juridiction saisie du litige ne peut prononcer le retrait de l'aide juridictionnelle que dans le cas où la procédure engagée par le bénéficiaire de l'aide juridictionnelle a été jugée abusive ou dilatoire. Par suite, lorsque la juridiction saisie du litige estime que le bénéfice de l'aide juridictionnelle a été accordé à la suite de déclarations ou au vu de pièces inexactes, il lui appartient d'en saisir le bureau d'aide juridictionnelle, seul compétent pour retirer le bénéfice de l'aide juridictionnelle dans ce cas.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A, qui est célibataire, est titulaire d'un contrat de travail à durée indéterminée depuis le 1er janvier 2022 prévoyant le versement d'une rémunération brute de 1 832,12 euros. Il ressort des bulletins de salaire fournis par l'intéressé qu'il a disposé, au cours des mois de janvier à juillet 2022, d'un total de 11 465,62 euros de revenus. M. A n'ayant pas fourni au tribunal, en dépit de sa demande, ses bulletins de salaire des mois d'août à octobre 2022, le total de ses revenus pour les six derniers mois précédant sa demande d'aide juridictionnelle du 25 novembre 2022 peut être fixé, sur la base de la moyenne mensuelle de ses salaires de janvier à juillet 2022 à 9 828 euros. Le montant pris en compte pour apprécier le droit à l'aide juridictionnelle de l'intéressé doit donc être estimé au double de ce montant après abattement de 10 %, à savoir 17 690,40 euros, ce qui est supérieur aux seuils de revenus de 11 580 euros et de 17 367 euros fixés, pour l'année 2022, pour bénéficier de l'aide juridictionnelle totale ou partielle. M. A a ainsi obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale le 8 décembre 2022 sur la base de déclarations inexactes au sens et pour l'application des dispositions précitées de l'article 50 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, par suite, de demander à la section administrative du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Poitiers le retrait de l'aide juridictionnelle accordée à M. A.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
8. En premier lieu, par un arrêté du 6 mai 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le secrétaire général de la préfecture des Deux-Sèvres, a reçu délégation à l'effet de signer les décisions prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait.
9. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, que la décision portant refus de titre de séjour vise les textes dont elle fait application et expose la situation administrative, personnelle et familiale de M. A ainsi que les motifs de fait et de droit pour lesquels la préfète des Deux-Sèvres lui a refusé un titre de séjour. La motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui vise également les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles elle se fonde, se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement et n'implique pas, dès lors que, comme il vient d'être dit, ce refus est lui-même motivé en droit comme en fait et que les dispositions législatives qui permettent de l'assortir d'une obligation de quitter le territoire français ont été rappelées, de mention spécifique. Enfin, la décision fixant le pays de destination vise les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne la nationalité de M. A et la circonstance qu'il n'établit pas courir des risques dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
11. D'une part, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que M. A, dont il a été dit au point 1, qu'il a sollicité la délivrance d'une carte de séjour temporaire en qualité de salarié le 19 novembre 2021, aurait ultérieurement transmis à la préfète des Deux-Sèvres ses bulletins de salaire des mois de janvier à juillet 2022. Par suite, cette dernière n'a commis ni erreur de fait, ni erreur manifeste d'appréciation en appréciant son droit au séjour au regard des pièces fournies à l'appui de sa demande, à savoir ses justificatifs d'emploi pour les mois de juillet à décembre 2021 et le contrat à durée indéterminée conclu à compter du 1er janvier 2022. En toute hypothèse, il ressort de l'arrêté attaqué que la préfète aurait pris la même décision si elle avait tenu compte de ses bulletins de salaire des mois de janvier à juillet 2022.
12. D'autre part, M. A, qui ne justifiait, dans le meilleur des cas, que d'une ancienneté d'un an dans un emploi d'ouvrier agricole polyvalent à la date de l'arrêté attaqué, ne justifie d'aucune circonstance exceptionnelle, ni d'aucune considération humanitaire de nature à justifier son admission exceptionnelle au séjour. Par suite, la préfète des Deux-Sèvres n'a pas méconnu les dispositions précitées en rejetant sa demande de titre de séjour en qualité de salarié.
13. En quatrième et dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
14. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France à la fin de l'année 2018. Il y est célibataire et sans charge de famille. Il n'établit pas, ni même n'allègue, être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a, en toute hypothèse, vécu plus de 29 ans. A l'exception d'un emploi d'ouvrier agricole polyvalent, il ne justifie pas de ses conditions d'intégration personnelle et professionnelle dans la société française. Dans ces conditions, la préfète des Deux-Sèvres n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction et ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire présentée par M. A.
Article 2 : Il est demandé à la section administrative du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Poitiers le retrait de la décision du 8 décembre 2022 accordant l'aide juridictionnelle totale à M. A.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à la préfète des Deux-Sèvres, à Me Ormillien et à la section administrative du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Poitiers.
Délibéré après l'audience du 10 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Campoy, président,
M. Crosnier, premier conseiller,
M. Pinturault, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2023.
Le président rapporteur,
signé
L. B
L'assesseur le plus ancien,
signé
Y. CROSNIER La greffière,
signé
D. GERVIER
La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026