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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2202508

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2202508

jeudi 2 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2202508
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantCOTTET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 9 octobre 2022 et 8 février 2023, M. A C, représenté par Me Cottet, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 mai 2022 par lequel le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de réexaminer sa situation et de lui délivrer un titre de séjour provisoire, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :

- il n'est pas établi qu'il ait été pris par une autorité compétente ;

En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie ;

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le préfet aurait dû examiner sa situation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;

- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;

- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 531-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Un mémoire en défense du préfet de la Vienne a été enregistré le 13 février 2023, postérieurement à la clôture d'instruction, et n'a pas été communiqué.

M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 septembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, de nationalité azerbaïdjanaise, né le 25 décembre 1984, est entré en France en 2006 selon ses déclarations. Par un arrêté du 19 novembre 2021, la préfète de la Vienne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de trois ans. Par un jugement du 17 décembre 2021, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé cet arrêté. Le 13 janvier 2022, M. C a sollicité la délivrance d'un titre de séjour " vie privée et familiale - liens personnels et familiaux ". Par un arrêté du 30 mai 2022, le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :

2. Par un arrêté du 7 mars 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de l'Etat, Mme Pascale Pin, secrétaire générale de la préfecture de la Vienne, a reçu délégation de signature du préfet de la Vienne à l'effet de signer notamment tous les arrêtés entrant dans le champ d'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté en litige doit être écarté comme manquant en fait.

En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

3. En premier lieu, la décision du 30 mai 2022, après avoir visé les dispositions applicables à la situation de M. C, mentionne l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle et familiale de l'intéressé en précisant les conditions de son entrée en France, la demande de titre de séjour qu'il a formulée et les motifs pour lesquels sa demande ne peut être accueillie. Par suite, cet arrêté, qui contient l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, est suffisamment motivé au regard des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".

5. Les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne prescrivent pas la délivrance d'un titre de plein droit mais laissent à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels dont l'intéressé se prévaut. Le législateur n'a ainsi pas entendu imposer au préfet d'examiner d'office si l'étranger remplit les conditions prévues par cet article. Il en résulte que M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Vienne a entaché sa décision d'une erreur de droit, alors qu'il n'a pas présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de cet article et que le préfet de la Vienne n'a pas procédé à un examen d'un éventuel droit au séjour à ce titre.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Aux termes de l'article L. 412-5 du même code : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " ".

7. D'une part, il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté que M. C s'est rendu coupable notamment des faits de conduite d'un véhicule sous l'emprise de produits stupéfiants, le 28 juillet 2007 et de conduite sans permis les 28 juillet 2007 et 26 juin 2015. Il s'est également rendu coupable des faits de violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, le 26 juin 2015, et de dégradation ou détérioration du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes, le 13 décembre 2013, pour lesquels il a été condamné à un an d'emprisonnement. Enfin, il s'est également rendu coupable des faits de vol avec violence ayant entrainé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours, le 10 juillet 2017, et de vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation, le 6 novembre 2017, pour lesquels il a été condamné à deux ans d'emprisonnement dont une année avec sursis. Compte tenu de la nature de ces faits, de leur caractère répété et de la date des derniers commis, le préfet de la Vienne a pu, sans erreur d'appréciation, estimer que la présence en France de M. C représentait une menace pour l'ordre public et refuser, pour ce motif, de lui délivrer un titre de séjour.

8. D'autre part, il n'est pas contesté que M. C est entré en France en 2006 afin de rejoindre sa mère Laoura Markarian et sa sœur Lola Abdoulaeva, en situation régulière, et que sa filiation avec sa mère a été établie par le tribunal judiciaire de Poitiers, par un jugement en date du 17 janvier 2022, à la suite d'une expertise biologique. Il ressort également des pièces du dossier qu'il maîtrise la langue française et soutient sans être contredit avoir une expérience professionnelle dans le secteur de la boucherie. Si M. C démontre avoir établi le centre de ses intérêts en France, il résulte de ce qui a été dit au point 7 du présent jugement que son comportement constitue une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, eu égard au caractère répété et la gravité des faits pour lesquels il a été condamné pénalement, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sera écarté. Pour les mêmes motifs, il convient également d'écarter le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation commise par le préfet.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande :1° Les documents justifiants de son état civil ; 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents. () ".

10. Si le requérant se prévaut de sa filiation avec sa mère, établie par un jugement du tribunal judiciaire de Poitiers en date du 17 janvier 2022, il ne ressort pas des pièces du dossier que ce jugement a été transcrit sur les registres d'état civil à la date de la décision attaquée. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse est entachée d'une erreur de fait.

11. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 3° Lorsqu'elle envisage de retirer le titre de séjour dans le cas prévu à l'article L. 423-19 ; / 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ".

12. Ainsi qu'il l'a été dit au point 7 du présent jugement, M. C ne remplit pas les conditions en vue de se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Lorsque le préfet assortit sa décision de refus de titre de séjour d'une obligation de quitter le territoire français, l'étranger peut se prévaloir de ces stipulations pour contester cette obligation.

14. Il ressort des pièces du dossier que M. C dispose de sa cellule familiale en France où vivent sa mère et sa sœur, toutes les deux en situation régulière. Il ressort également des pièces du dossier qu'il maîtrise la langue française et soutient sans être contredit avoir une expérience professionnelle dans le secteur de la boucherie. Par ailleurs, il n'est pas sérieusement contesté que M. C est entré en France en 2006 et qu'il réside ainsi sur le territoire national depuis près de seize ans à la date de la décision attaquée. Dès lors, dans les circonstances particulières de l'espèce, le préfet de la Vienne a porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis et a, ainsi, méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en l'obligeant à quitter le territoire français.

15. Il résulte de ce tout qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés contre cette décision, l'arrêté du préfet de la Vienne du 30 mai 2022 doit être annulé, en tant seulement qu'il oblige M. C à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et, par voie de conséquence, qu'il fixe le pays de destination.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

16. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si l'obligation de quitter le territoire français est annulée, () l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ". Le présent jugement, qui annule les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination, implique seulement que le préfet de la Vienne procède au réexamen de la situation administrative de M. C. Il y a lieu d'enjoindre à cette autorité d'y procéder dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente d'une nouvelle décision, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

17. M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. En conséquence, son conseil peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Cottet, avocat de M. C, d'une somme de 900 euros, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du préfet de la Vienne du 30 mai 2022 est annulé en tant qu'il oblige M. C à quitter le territoire français et fixe le pays de destination.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Vienne de procéder au réexamen de la situation de M. C dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

Article 3 : L'Etat versera à Me Cottet, avocat de M. C, une somme de

900 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du

10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au préfet de la Vienne et à Me Cottet.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 16 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Le Méhauté, président,

Mme Dumont, première conseillère,

M. Bureau, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mars 2023.

Le rapporteur,

Signé

V. B

Le président,

Signé

A. LE MEHAUTE

Le greffier d'audience,

Signé

J.-P. CHANTECAILLE

La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

G. FAVARD

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