jeudi 11 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2300007 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | HAY |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête et un mémoire enregistrés le 30 décembre 2022 et le 17 février 2023, sous le numéro 2300007, M. A B, représenté par Me Hay, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 novembre 2022 par lequel le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans le délai de trente jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou un récépissé de titre de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- sa demande de titre d'admission exceptionnelle au séjour n'ayant pas été examinée, le refus de titre de séjour est entaché d'un défaut de motivation, d'un défaut d'examen particulier de sa demande, d'une erreur de droit ainsi que d'une erreur d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il remplissait les conditions prévues par l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale normale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale normale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire enregistré le 12 avril 2023, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 décembre 2022.
II- Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 janvier et 20 février 2023, sous le numéro 2300038, M. A B, représenté par Me Hay, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 31 décembre 2022 par lequel le préfet de la Vienne l'a assigné à résidence pour une durée de 180 jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui restituer sa carte nationale d'identité ;
3°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que l'arrêté est dépourvu de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
;
La requête a été communiqué au préfet de la Vienne qui n'a pas produit d'observations.
Par ordonnance du 9 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 27 mars 2023 à 12 heures.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 janvier 2023.
Vu :
- l'ordonnance du 2 janvier 2023 par laquelle la magistrate désignée du tribunal administratif de Pau a transmis au tribunal administratif de Poitiers la requête n° 23000007 ;
- les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dumont,
- et les observations de Me Hay, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant serbe né le 10 octobre 1981, est entré une première fois sur le territoire français le 20 mai 2015. Le 8 décembre 2017, le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour mention " commerçant " et l'a obligé à quitter le territoire français. M. B est de nouveau entré sur le territoire français le 16 juillet 2021. Le 31 janvier 2022, il a sollicité du préfet de la Vienne la délivrance d'un titre de séjour mention " salarié ". Par un arrêté du 18 novembre 2022, dont il demande l'annulation, le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination. Par un arrêté du 30 décembre 2022, le préfet de la Vienne a ordonné le placement en rétention de M. B au centre de rétention administrative d'Hendaye. Le 31 décembre 2022, le juge des libertés et de la détention a mis fin à cette rétention. Par un arrêté du 31 décembre 2022, dont il demande également l'annulation, le préfet de la Vienne a assigné M. B à résidence à Bignoux (Vienne) pour une durée de 180 jours.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 23000007 et n° 2300038 concernent la situation d'un même ressortissant étranger et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour qu'il soit statué par un seul jugement.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle dans le cadre de la requête n° 2300038 :
3. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 janvier 2023. Par suite, il n'y a pas lieu de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
4. L'arrêté attaqué a été pris au visa de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il procède également à un examen de la situation administrative, personnelle et familiale du requérant. Il comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, cette décision est suffisamment motivée et cette motivation révèle un examen personnalisé de la situation de M. B.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, d'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B aurait présenté, en plus de sa demande de titre de séjour en qualité de salarié sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une demande d'admission exceptionnelle au séjour fondée sur l'article L. 435-1 du même code. D'autre part, contrairement à ce que soutient le requérant, le document qui lui a été remis le 31 janvier 2022 par les services préfectoraux à l'occasion du dépôt de sa demande de titre et qui liste, au moyen de cases à cocher, les pièces complémentaires devant être transmises à la préfecture, est un formulaire-type valable pour toutes les demandes de titre de séjour. Il comporte, en effet, tant des cases relatives aux justificatifs qui sont sollicités pour l'étude de demandes de titre sur le fondement de la vie privée et familiale, que des cases relatives aux justificatifs qui sont sollicités pour l'étude d'une demande de titre en qualité de salarié. Il en résulte que la circonstance que ce formulaire ne comporte pas de case relative au visa de long séjour ne permet pas d'en déduire qu'il correspondrait nécessairement et exclusivement aux pièces exigées pour l'étude d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le requérant soutient, par ailleurs, que les services préfectoraux, qui ont étudié sa demande de titre en l'absence, dans son dossier, d'un visa de long séjour et n'ont pas sollicité la production d'un tel visa, doivent être regardés comme ayant enregistré sa demande comme une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Toutefois, il ressort du formulaire de demande de titre de séjour rempli par M. B que la préfecture disposait dès ce stade des informations relatives à la nature du visa détenu par ce dernier pour entrer en France le 16 juillet 2021. Enfin, si l'arrêté attaqué vise le formulaire CERFA 15186*03 produit à l'appui de la demande de titre du requérant, cette mention n'est pas non plus de nature à établir que M. B aurait formulé une demande d'admission exceptionnelle au séjour, dès lors que ce formulaire, rempli par l'employeur, est valable pour toute demande d'autorisation de travail pour conclure un contrat de travail avec un salarié étranger résidant en France. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Vienne aurait entaché sa décision d'un défaut de motivation, d'un défaut d'examen particulier de sa demande ainsi que d'une erreur de droit en n'examinant pas s'il pouvait bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour.
6. En deuxième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. Il en résulte qu'un étranger ne peut pas utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre d'un refus opposé à une demande de titre de séjour qui n'a pas été présentée sur le fondement de cet article.
7. Ainsi qu'il a été dit au point 5 du présent jugement, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B aurait présenté une demande d'admission exceptionnelle au séjour fondée sur l'article L. 435-1 du même code. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation commise par le préfet dans la mise en œuvre de ces dispositions ne peut être utilement invoqué.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. / () ". Aux termes de l'article L. 412-1 du même code: " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. "
9. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B en qualité de salarié, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est fondée sur un premier motif tiré de ce que le requérant, qui déclare être entré sur le territoire français en dernier lieu le 16 juillet 2021, ne justifie pas y être entré sous couvert d'un visa de long séjour, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 412-1 du même code. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il remplissait les conditions prévues par l'article L. 421-1 et que le préfet a entaché sa décision d'une erreur de droit.
10. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
11. Si M. B se prévaut de la présence en France de ses huit enfants, dont quatre sont mineurs, de ses petits-enfants, de sa mère et de ses frères et sœurs, il ne justifie ni entretenir des liens avec sa famille, notamment avec ses huit enfants, ni contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses quatre enfants mineurs qui résident à Tulle. En outre, il ressort également des pièces du dossier que son épouse, Mme C, également de nationalité serbe, a fait l'objet le 21 avril 2021 d'une obligation de quitter le territoire français prononcée par le préfet de la Corrèze et que, dans sa demande de titre de séjour en date du 11 septembre 2021, M. B a indiqué que son épouse ne résidait pas en France. Dans ces conditions, il n'établit pas l'existence d'une vie familiale effective en France, ni être dépourvu de toutes attaches familiales en Serbie ou en Italie alors qu'il est entré sur le territoire français, en dernier lieu, le 16 juillet 2021. Il en résulte qu'en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité, le préfet de la Vienne n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale, ni méconnu les stipulations précitées du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle du requérant doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux retenus aux point 11 du présent jugement.
13. En second lieu, M. B n'établissant pas que la décision portant refus de titre de séjour serait illégale, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, n'est pas fondée et doit, en conséquence, être écartée.
Sur la décision fixant le pays de destination :
14. M. B n'établissant pas que les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français seraient illégales, l'exception d'illégalité de ces décisions, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant fixation du pays de renvoi, n'est pas fondée et doit, en conséquence, être écartée.
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :
15. M. B n'établissant pas que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant assignation à résidence, n'est pas fondée et doit, en conséquence, être écartée.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du préfet de la Vienne du 18 novembre 2022 et du 31 décembre 2022, portant respectivement refus de séjour et obligation de quitter le territoire français avec fixation du pays de destination et assignation à résidence. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction, d'astreinte et de restitution de sa carte d'identité, ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y pas lieu d'admettre M. B à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2300038 est rejeté.
Article 3 : La requête n° 23000007 est rejetée.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Hay et au préfet de la Vienne.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 27 avril 2023 , à laquelle siégeaient :
M. Le Méhauté, président,
Mme Dumont, première conseillère,
M. Bureau conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mai 2023.
La rapporteure,
Signé
G. DUMONT
Le président,
Signé
A. LE MEHAUTE La greffière,
Signé
G. FAVARD
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
N° 23000007 et 2300038
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026