jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-1901809 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | GAFFET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 octobre 2019, M. A E C, représenté par Me Gaffet, demande au tribunal :
1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision du 18 septembre 2019 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) a refusé de l'admettre au bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile ;
3°) d'enjoindre au directeur de l'Ofii, à titre principal, de rétablir ses conditions matérielles d'accueil comprenant la proposition d'un hébergement et le versement de l'allocation pour demandeur d'asile sous astreinte de 200 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de 24 heures à compter de la notification de la présente ordonnance sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Il soutient que :
- l'auteur de l'acte est incompétent ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen sérieux et individualisé ;
- le motif de refus tiré du caractère frauduleux de sa demande est entaché d'une erreur d'appréciation;
- il est dans une situation de vulnérabilité conformément aux articles L. 744-6 et L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la mesure est injustifiée et disproportionnée au regard des conséquences portées sur sa vie privée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 novembre 2020, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête comme infondée.
Par un courrier du 9 septembre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen d'ordre public tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi dès lors que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que celles de la directive du Conseil du 27 janvier 2003 relative à des normes minimales pour l'accueil des demandeurs d'asile dans les Etats membres qu'elles visent à transposer, et qui ont notamment été interprétées par la décision de la Cour de justice de l'Union européenne du 27 septembre 2012 CIMADE et GISTI c-179/11, ont été regardées par le Conseil d'Etat comme écartant du champ de la possibilité de refus de conditions matérielles d'accueil lorsque les autorités en charge de la nouvelle demande d'asile ont décidé de la prendre en charge lorsque celle-ci est enregistrée en procédure normale
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 octobre 2019.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La rapporteure publique, sur sa proposition, a été dispensée de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Aux termes de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence, (). L'admission provisoire est accordée par () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué. ".
2. M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 octobre 2019. Par conséquent, ses conclusions tendant à ce qu'il soit admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur l'objet du litige :
3. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.
4. Postérieurement à l'introduction de la requête dirigée contre sa décision du 18 septembre 2019, le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) a à nouveau refusé, par une décision du 21 novembre 2019 abrogeant sa décision initiale du 18 septembre 2019, d'admettre M. C au bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile. Cette abrogation est devenue définitive. Dans ces conditions, il y a lieu de regarder les conclusions de la requête comme dirigées contre celle ayant la même portée en date du 21 novembre 2019.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
5. La décision du 21 novembre 2019 du directeur de l'Ofii doit être regardée comme refusant à M. C le bénéfice des conditions matérielles d'accueil au motif, d'une part, qu'il aurait tenté d'en obtenir frauduleusement le bénéfice dès lors qu'il avait été de nouveau placé en procédure Dublin et, d'autre part, qu'il n'avait pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti lors de l'acceptation de l'offre de prise en charge de l'Ofii.
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être : / /3° Refusé si le demandeur présente une demande de réexamen de sa demande d'asile ". Aux termes de l'article D. 744-34 du même code : " Le versement de l'allocation prend fin, sur demande de l'Office français de l'immigration et de l'intégration :/ /2° A compter de la date du transfert effectif à destination de l'Etat responsable de l'examen de la demande d'asile ; ". Aux termes de l'article D. 744-37 du même code : " Le bénéfice de l'allocation pour demandeur d'asile peut être refusé par l'Office français de l'immigration et de l'intégration : 1° En cas de demande de réexamen de la demande d'asile ; / ()3° En cas de fraude ".
7. Il résulte de ces dispositions, ainsi que de celles de la directive du Conseil du 27 janvier 2003 relative à des normes minimales pour l'accueil des demandeurs d'asile dans les Etats membres qu'elles visent à transposer et qui ont notamment été interprétées par la décision de la Cour de justice de l'Union européenne du 27 septembre 2012 CIMADE et GISTI c-179/11, que lorsqu'un demandeur d'asile a été transféré vers l'Etat responsable de l'examen de sa demande, c'est à ce dernier de lui assurer les conditions matérielles d'accueil. En cas de retour de l'intéressé en France sans que la demande n'ait été examinée et de présentation d'une nouvelle demande, l'Ofii peut refuser le bénéfice de ces droits, sauf si les autorités en charge de cette nouvelle demande décident de l'examiner ou si, compte tenu du refus de l'Etat responsable d'examiner la demande précédente, il leur revient de le faire.
8. Il résulte de l'instruction que, la nouvelle demande d'asile que le requérant a présentée le 28 mai 2019 a été enregistrée le même jour en procédure dite normale. Dès lors que les autorités françaises ont, ainsi, décidé d'examiner cette demande, l'Ofii, en refusant d'accorder à l'intéressé les conditions matérielles d'accueil a méconnu le champ d'application de la loi.
9. En second lieu, aux termes de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables. / L'évaluation de la vulnérabilité vise, en particulier, à identifier les mineurs, les mineurs non accompagnés, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées, les femmes enceintes, les parents isolés accompagnés d'enfants mineurs, les victimes de la traite des êtres humains, les personnes atteintes de maladies graves, les personnes souffrant de troubles mentaux et les personnes qui ont subi des tortures, des viols ou d'autres formes graves de violence psychologique, physique ou sexuelle, telles que des mutilations sexuelles féminines. () ". Selon l'article L. 744-8 dans sa rédaction résultant de la loi du 29 juillet 2015 relative à la réforme du droit d'asile : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être : / 1° Suspendu si, sans motif légitime, le demandeur d'asile a abandonné son lieu d'hébergement déterminé en application de l'article L. 744-7, n'a pas respecté l'obligation de se présenter aux autorités, n'a pas répondu aux demandes d'informations ou ne s'est pas rendu aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile ()() / Lorsque le bénéfice des conditions matérielles d'accueil a été suspendu, le demandeur d'asile peut en demander le rétablissement à l'Office français de l'immigration et de l'intégration. ". Si les termes de cet article ont été modifiés par différentes dispositions du I de l'article 13 de la loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie, il résulte du III de l'article 71 de cette loi que ces modifications, compte tenu de leur portée et du lien qui les unit, ne sont entrées en vigueur ensemble qu'à compter du 1er janvier 2019 et ne s'appliquent qu'aux décisions initiales, prises à compter de cette date, relatives au bénéfice des conditions matérielles d'accueil proposées et acceptées après l'enregistrement de la demande d'asile. Les décisions relatives au retrait, à la suspension et au rétablissement des conditions matérielles d'accueil accordées avant le 1er janvier 2019 restent régies par les dispositions antérieures à la loi du 10 septembre 2018. Dans le cas où les conditions matérielles d'accueil ont été suspendues sur le fondement de l'article L. 744-8, dans sa rédaction issue de la loi du 29 juillet 2015, le demandeur peut, notamment dans l'hypothèse où la France est devenue responsable de l'examen de sa demande d'asile, en demander le rétablissement. Il appartient alors à l'Ofii, pour statuer sur une telle demande de rétablissement, d'apprécier la situation particulière du demandeur à la date de la demande de rétablissement au regard notamment de sa vulnérabilité, de ses besoins en matière d'accueil ainsi que, le cas échéant, des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil.
10. Enfin, l'article D. 744-36 du même code, applicable au litige, dispose que : " Le bénéfice de l'allocation pour demandeur d'asile peut être retiré par l'Office français de l'immigration et de l'intégration en cas de fraude ou si le bénéficiaire a dissimulé tout ou partie de ses ressources, au sens de l'article D. 744-21, a fourni des informations mensongères relatives à sa situation familiale, a eu un comportement violent ou a commis des manquements graves au règlement du lieu d'hébergement. (). L'interruption du versement de l'allocation prend effet à compter de la date de la décision de retrait ".
11. En l'espèce, M. C, ressortissant guinéen célibataire, sans enfant, a présenté une demande d'asile enregistrée en procédure " Dublin " le 14 décembre 2017 et a accepté les conditions matérielles d'accueil proposées par l'Ofii. Par arrêté du 12 mars 2018, le préfet de police de Paris a décidé de transférer M. C aux autorités italiennes responsable de l'examen de sa demande d'asile et le requérant est retourné en Italie le 13 juin 2018. L'intéressé a fait l'objet le jour même de sa réadmission par les autorités italiennes d'un arrêté d'expulsion, assortie d'une interdiction de retour sur le territoire italien d'une durée de cinq ans. M. C est alors de nouveau entré sur le territoire français où il a sollicité le bénéfice de l'asile. Le requérant a été muni par le préfet de la Haute-Vienne d'une attestation de demande d'asile en procédure normale le 28 mai 2019. Le requérant a sollicité le rétablissement des conditions matérielles d'accueil le 11 juillet 2019. Dans ces conditions, dès lors que l'Etat français est devenu responsable de l'examen de sa demande d'asile, l'Ofii ne pouvait, sans porter une atteinte manifestement illégale au droit d'asile, se fonder sur le fait que le requérant n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil pour lui retirer le bénéfice de celles-ci.
12. Il résulte de ce qui précède que la décision du 21 novembre 2019 par laquelle l'Ofii a refusé d'admettre M. C au bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Eu égard au motif sur lequel il repose, il est enjoint à l'Ofii de procéder au réexamen de la situation de M. C dans un délai d'un mois, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
14. M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Ofii le versement à son conseil, Me Gaffet, de la somme de 1 200 euros, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
D E C I D E :
Article 1er: Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2:La décision du 21 novembre 2019 par laquelle l'Ofii a refusé d'admettre M. C au bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile est annulée.
Article 3:Il est enjoint à l'Ofii de procéder au réexamen de la situation de M. C dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4:Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5: Le présent jugement sera notifié à M. A E C, à Me Gaffet et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022 où siégeaient :
- Mme Mège, président,
- Mme Siquier, première conseillère,
- Mme Gaullier-Chatagner, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
La rapporteure,
H. D
Le président,
C. MEGE
Le greffier,
M. B
La République mande et ordonne
au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
M. B
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026