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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2000231

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2000231

jeudi 8 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2000231
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantFAUCONNIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, respectivement enregistrés les 13 février 2020 et 20 avril 2022, Mme C B E et M. F B D, représentés par Me Fauconnier, demandent au tribunal :

1°) d'annuler, la délibération du 18 décembre 2019 du conseil communautaire de la communauté urbaine Limoges Métropole portant approbation du plan local d'urbanisme de la commune d'Isle, à titre subsidiaire d'annuler cette même délibération en tant qu'elle grève une partie des parcelles cadastrées AP n° 480 et 178 par l'emplacement réservé n° 10 et qu'elle classe les parcelles cadastrées AP n° 480 et 478 et une partie de la parcelle n° 178 en zone N ;

2°) d'enjoindre à Limoges Métropole de procéder au classement des parcelles cadastrées AP n° 178, 478, et 480 en zone UG et de supprimer l'emplacement réservé n° 10 affectant les parcelles n° 178 et 480 à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la décision est entachée de plusieurs vices de procédure ;

- les conseillers communautaires n'ont pas été convoqués à la séance du conseil municipal conformément aux dispositions des articles L. 2121-10 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales ;

- la délibération en litige méconnaît les dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales relatif au droit des conseillers municipaux d'être informés des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération dès lors que les conseillers municipaux n'ont pas été suffisamment informés du contenu du plan local d'urbanisme ;

- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 153-33 du code de l'urbanisme dès lors que :

- la commune d'Isle, en sa qualité de commune intéressée par la révision n'a pas non plus été consultée, privant ainsi le public d'une garantie ;

- certaines personnes publiques associées, dont le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, la chambre du commerce et de l'industrie de Limoges et de la Haute-Vienne et la chambre des métiers et de l'artisanat de la Haute-Vienne, n'ont pas été consultées en méconnaissance des dispositions de l'article L. 153-16 du code de l'urbanisme ;

- l'avis de l'institut national de l'origine et de la qualité n'a pas été sollicité en dépit des dispositions de l'article R. 153-6 du code de l'urbanisme ;

- la décision est entachée d'illégalité en raison de l'illégalité de la décision du 10 janvier 2019 de la mission régionale d'autorité environnementale (Mrae) dispensant le projet de révision d'évaluation environnementale ;

- la métropole de Limoges n'avait pas encore adopté les orientations du PADD, cette irrégularité étant de nature à avoir exercé une influence sur le sens de la décision, privant ainsi le public d'une garantie ;

- l'avis du service régional chargé de l'environnement n'a pas été requis alors que cet avis est substantiel ;

- dès lors que le projet de révision du PLU était susceptible d'avoir des incidences notables sur l'environnement, la Mrae devait rendre son avis en vertu des dispositions des articles L. 104-2 et R. 104-8 du code de l'urbanisme ; la création d'une zone AUAph prévue pour la réalisation du projet de centrale photovoltaïque n'est assortie d'aucune analyse permettant d'écarter l'absence d'incidence significative dans un secteur inscrit dans un corridor écologique et alors qu'il aura pour conséquence la consommation de prairies actuellement exploitées ;

- des modifications ont été apportées au projet initial porté par la commune avant le transfert de la compétence à Limoges Métropole, ce qui imposait nécessairement à la communauté urbaine de saisir le Mrae d'une nouvelle demande d'étude au cas par cas ;

- la création de l'espace réservé n° 10 méconnait les dispositions du 3° de l'article L. 151-41, elle est entachée d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que :

- le rapport de présentation ne prévoyait pas le classement de l'ancienne zone AU1 en zone naturelle ;

- les parcelles qui étaient classées en zone 1AUne ne sont concernées ni par les orientations du PADD " conforter l'identité et la lisibilité de la " ville-parc " et améliorer les liens ", ni par l'orientation d'aménagement thématique qui met en œuvre cette orientation ;

- elles constituent une dent creuse et ne sont pas nécessaires à la continuité écologique ;

- le classement des parcelles cadastrées AP n° 178, 478 et 480 en zone naturelle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation, elle n'est pas justifiée alors que dans l'ancien PLU celles-ci étaient classées en zone à urbaniser et que la parcelle n°478 était totalement constructible.

Par des mémoires en défense respectivement enregistrés les 7 novembre 2020 et 17 mai 2022, la communauté urbaine Limoges Métropole, représentée par le cabinet Coudray, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. et Mme B E sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par une ordonnance du 21 avril 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 juin 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de l'environnement ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme G,

- les conclusions de Mme Benzaid, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Fauconnier, représentant M. et Mme B E et A H, représentant la communauté urbaine Limoges Métropole.

Une note en délibéré présentée par Me Fauconnier, représentant M. et Mme B E, a été enregistrée le 28 novembre 2022.

Considérant ce qui suit :

1. Par délibération du 24 mars 2016, conseil municipal de la commune d'Isle a prescrit la révision de son plan local d'urbanisme (PLU) pour la mise en conformité avec les nouvelles règles législatives et pour concevoir un projet de développement plus abouti à l'échelle de son territoire. Il a ensuite adopté le 23 mars 2017 le projet d'aménagement et de développement durable (PADD). La compétence en matière de document d'urbanisme ayant été transférée à la communauté d'agglomération Limoges Métropole le 27 mars 2017, celle-ci a poursuivi la procédure de révision engagée par la commune et a adopté un PADD amendé le 21 décembre 2018 puis approuvé le 18 décembre 2019, par la délibération contestée, le PLU de la commune d'Isle.

2. Par délibération du 21 décembre 2018, la communauté d'agglomération Limoges Métropole a pris acte de la tenue du débat complémentaire sur le PADD de la commune d'Isle, le conseil communautaire a pris acte de l'abandon du projet de construction d'un complexe sportif intercommunal et régional et a décidé que le secteur considéré serait préservé en zone naturelle et agricole. Par cette même délibération, il a décidé, aux vues des contraintes identifiées de ne pas ouvrir à l'urbanisation les secteurs de Montplaisir et des Fayes, de classer en zone 2UA le secteur de Mérignac en l'absence de disponibilités foncières à court terme et d'ouvrir à l'urbanisation deux secteurs du Val d'Enraud.

3. La communauté d'agglomération Limoges Métropole est devenue la communauté urbaine Limoges Métropole le 1er janvier 2019.

Sur les conclusions tendant à l'annulation de la délibération du 18 décembre 2019 portant approbation du plan local d'urbanisme de la commune d'Isle :

En ce qui concerne les vices de procédures :

S'agissant de la convocation du conseil communautaire :

4. D'une part, aux termes de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales : " Toute convocation est faite par le maire. Elle indique les questions portées à l'ordre du jour. Elle est mentionnée au registre des délibérations, affichée ou publiée. Elle est transmise de manière dématérialisée ou, si les conseillers municipaux en font la demande, adressée par écrit à leur domicile ou à une autre adresse ". Aux termes de l'article L. 2121-12 du même code : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal ".

5. D'autre part, en vertu de l'article L. 5211-1 du code général des collectivités territoriales, les dispositions précitées sont applicables à " l'organe délibérant des établissements publics de coopération intercommunale " et, s'agissant de l'application des dispositions de l'article L. 2121-12, " ces établissements sont soumis aux règles applicables aux communes de 3 500 habitants et plus s'ils comprennent au moins une commune de 3 500 habitants et plus. () ".

6. Il résulte de ces dispositions que, lorsque l'établissement de coopération intercommunal comprend plus de 3 500 habitants, la convocation aux réunions du conseil communautaire doit être accompagnée d'une note explicative de synthèse portant sur chacun des points de l'ordre du jour. Cette obligation, qui doit être adaptée à la nature et à l'importance des affaires, doit permettre aux conseillers communautaires de connaître le contexte et de comprendre les motifs de fait et de droit ainsi que les implications des mesures envisagées. Elle n'impose pas de joindre à la convocation adressée aux intéressés une justification détaillée du bien-fondé des propositions qui leur sont soumises.

7. Il ressort des mentions figurant sur la délibération du 18 décembre 2019 portant approbation de la révision générale du plan local d'urbanisme, dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, que le conseil communautaire a été légalement convoqué le 12 décembre 2019 par le président de la communauté urbaine de Limoges. L'ordre du jour de la convocation comportait un point 16.2 " approbation de la révision générale du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune d'Isle " et il ne ressort d'aucune pièce du dossier que des conseillers communautaires n'auraient pas reçu cette convocation accompagnée de l'ordre du jour.

8. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que les conseillers communautaires ont été irrégulièrement convoqués doit être écarté.

S'agissant de l'information des conseillers communautaires :

9. Aux termes de l'article L. 2121-13 du même code : " Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération ".

10. En l'espèce, la convocation des conseillers communautaires était accompagnée d'une note de synthèse présentant l'ensemble des objectifs assignés par le conseil municipal qui avait initié la révision du PLU, les deux axes majeurs du projet d'aménagement et de développement durable (PADD), la procédure de révision du PLU de la commune d'Isle, la décision du 10 janvier 2019 de la mission régionale d'autorité environnementale de non soumission à évaluation environnementale, et le déroulement de la concertation, et les suites données, notamment les adaptations qualifiées de mineures apportées au PADD. De plus, il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'un conseiller communautaire aurait sollicité des informations sur le projet sans les avoir obtenues.

11. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que les conseillers communautaires n'auraient pas été informés du projet de PLU faisant l'objet de la délibération attaquée doit être écarté.

S'agissant de de l'absence d'avis de la commune d'Isle :

12. Aux termes de l'article L. 153-9 du code de l'urbanisme : " L'établissement public de coopération intercommunale mentionné au 1° de l'article L. 153-8 peut décider, après accord de la commune concernée, d'achever toute procédure d'élaboration ou d'évolution d'un plan local d'urbanisme ou d'un document en tenant lieu, engagée avant la date de sa création, y compris lorsqu'elle est issue d'une fusion ou du transfert de cette compétence. Il se substitue de plein droit à la commune dans tous les actes et délibérations afférents à la procédure engagée avant la date de sa création, de sa fusion, de la modification de son périmètre ou du transfert de la compétence. ". Aux termes de l'article L. 153-33 de ce code : " La révision est effectuée selon les modalités définies par la section 3 du présent chapitre relative à l'élaboration du plan local d'urbanisme. () / Le projet de plan arrêté est soumis pour avis aux communes intéressées par la révision. ". Aux termes de l'article R. 153-12 du même code : " La révision est effectuée selon les modalités définies par la section 2 du présent chapitre relative à l'élaboration du plan local d'urbanisme. L'avis des communes intéressées par la révision prévu à l'article L. 153-33 est réputé favorable s'il n'est pas émis dans le délai de trois mois à compter de la transmission du projet de plan. ".

13. A supposer même que la commune d'Isle doive être regardée comme une commune intéressée au sens de ces dispositions, il ne ressort pas des dispositions précitées du code de l'urbanisme que celles-ci exigent un avis formel du maire ou une délibération du conseil municipal sur le projet de plan arrêté au cours de la révision du plan local d'urbanisme de la commune. De plus, il ressort des pièces du dossier que par convention de services de la compétence " plan local d'urbanisme " concernant les révisions générales et toutes les évolutions en cours engagées avant le transfert de compétence passée entre la commune d'Isle et la communauté d'agglomération Limoges métropole du 6 août 2017, la commune d'Isle a exercé les missions objet de la convention au nom et pour le compte de la communauté d'agglomération consistant à assurer l'animation et le secrétariat des comités techniques et de pilotage, assurer l'organisation de la concertation, en rédiger le bilan ainsi que toutes les pièces techniques du projet, rapport de présentation, PADD, zonage, règlement, servitudes, orientations d'aménagement et de programmation (OAP) et élaborer les différentes pièces techniques. Ainsi, la commune a organisé de nombreuses réunions de travail avec les membres du conseil communal et les services de la communauté urbaine Limoges métropole, ainsi que deux réunions publiques le 14 juin 2017 sur le PADD et le 15 novembre 2018 sur le zonage et le règlement. Les habitants ont été conviés à ces réunions par voie de presse dans le journal municipal et local ainsi que par voie d'affichage sur les panneaux lumineux de la commune. Dans ces conditions, la commune a pu faire valoir son avis tant auprès de la communauté urbaine Limoges Métropole qu'auprès des habitants de la commune. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les dispositions précitées de l'article L. 153-33 du code de l'urbanisme ont été méconnues et qu'ainsi les habitants de la commune auraient été privés d'une garantie.

S'agissant des autres demandes d'avis :

14. Aux termes de l'article L. 132-7 du code de l'urbanisme : " L'Etat, les régions, les départements, les autorités organisatrices prévues à l'article L. 1231-1 du code des transports, les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière de programme local de l'habitat et les organismes de gestion des parcs naturels régionaux et des parcs nationaux sont associés à l'élaboration des schémas de cohérence territoriale et des plans locaux d'urbanisme dans les conditions définies aux titres IV et V. / Il en est de même des chambres de commerce et d'industrie territoriales, des chambres de métiers, des chambres d'agriculture et, dans les communes littorales au sens de l'article L. 321-2 du code de l'environnement, des sections régionales de la conchyliculture. Ces organismes assurent les liaisons avec les organisations professionnelles intéressées ". L'article L. 132-9 du même code dispose que : " Pour l'élaboration des plans locaux d'urbanisme sont également associés, dans les mêmes conditions : 1° Les syndicats d'agglomération nouvelle ; / 2° L'établissement public chargé de l'élaboration, de la gestion et de l'approbation du schéma de cohérence territoriale lorsque le territoire objet du plan est situé dans le périmètre de ce schéma ; / 3° Les établissements publics chargés de l'élaboration, de la gestion et de l'approbation des schémas de cohérence territoriale limitrophes du territoire objet du plan lorsque ce territoire n'est pas couvert par un schéma de cohérence territoriale ".

15.Aux termes de l'article L. 153-16 du code de l'urbanisme : " Le projet de plan arrêté est soumis pour avis : 1° Aux personnes publiques associées à son élaboration mentionnées aux articles L. 132-7 et L. 132-9 ; 2° A la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers prévue à l'article L. 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime lorsque le projet de plan local d'urbanisme couvre une commune ou un établissement public de coopération intercommunale situés en dehors du périmètre d'un schéma de cohérence territoriale approuvé et a pour conséquence une réduction des surfaces des espaces naturels, agricoles et forestiers ; () ". Aux termes de l'article L. 453-17 de ce code : " Le projet de plan arrêté est également soumis à leur demande : 1° Aux communes limitrophes ; 2° Aux établissements publics de coopération intercommunale directement intéressés ; 3° A la commission départementale de la préservation des espaces agricoles, naturels et forestiers prévue à l'article L. 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime. ".

16. Selon l'article R. 153-6 de ce code : " Conformément à l'article L. 112-3 du code rural et de la pêche maritime, le plan local d'urbanisme ne peut être approuvé qu'après avis de la chambre d'agriculture, de l'Institut national de l'origine et de la qualité dans les zones d'appellation d'origine contrôlée et, le cas échéant, du Centre national de la propriété forestière lorsqu'il prévoit une réduction des espaces agricoles ou forestiers. / Ces avis sont rendus dans un délai de trois mois à compter de la saisine. En l'absence de réponse à l'issue de ce délai, l'avis est réputé favorable. ".

17. Par délibération du 28 mars 2019 le conseil communautaire de Limoges Métropole a approuvé le bilan de la concertation préalable, a arrêté le projet de PLU de la commune d'Isle et a décidé de soumettre pour avis le projet de PLU aux personnes publiques mentionnées au 1er et 2ème alinéa de l'article L. 153-16 du code de l'urbanisme, à leur demande, aux communes limitrophes et établissements publics de coopération intercommunale directement intéressés, à la commission départementale de la préservation des espaces agricoles, naturels, et forestiers mentionnés à l'article L. 453-17 du code de l'urbanisme ainsi qu'aux organismes visés à l'article R. 153-6 du code de l'urbanisme.

18. Tout d'abord, il ressort des pièces du dossier que le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine ainsi que la chambre du commerce et de l'industrie de Limoges et de la Haute-Vienne ont été sollicités pour avis par lettre recommandée dont ils ont accusé réception le 18 avril 2019 ainsi que la chambre des métiers et de l'artisanat de la Haute-Vienne, qui en a accusé réception le 19 avril 2019.

19. Ensuite, la circonstance que le territoire de la commune d'Isle serait couvert par plusieurs indications géographiques protégées ne rendait pas obligatoire la consultation pour avis de saisir l'institut national de l'origine et de la qualité qui n'est requise que pour les zones d'appellation d'origine contrôlées.

20. Il résulte de ce qui précède que les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles L. 153-16 et R. 153-6 du code de l'urbanisme doivent être tous deux être écartés.

En ce qui concerne l'illégalité de la décision du 10 janvier 2019 de la mission régionale d'autorité environnementale :

21. En premier lieu, aux termes de l'article R. 104-29 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable au litige : " La formation d'autorité environnementale du Conseil général de l'environnement et du développement durable ou, lorsque la mission régionale d'autorité environnementale du Conseil général de l'environnement et du développement durable est compétente, le service régional chargé de l'environnement (appui à la mission régionale d'autorité environnementale), est saisi : 1° Après le débat relatif aux orientations du projet d'aménagement et de développement durables pour l'élaboration ou pour la révision d'un plan local d'urbanisme portant atteinte aux orientations du projet d'aménagement et de développement durables ; 2° A un stade précoce et avant l'enquête publique pour l'élaboration ou la révision d'une carte communale ; 3° A un stade précoce et avant la réunion conjointe des personnes publiques associées dans les autres cas. ".

22. En application des dispositions de l'article L. 153-9 du code de l'urbanisme citées au point 12 du jugement, suite au transfert de compétence à la communauté urbaine Limoges Métropole, cette dernière s'est substituée de plein droit à la commune dans tous les actes et délibérations afférents à la procédure engagée avant la date du transfert de la compétence. Par suite, la communauté urbaine pouvait se fonder sur la délibération du 27 mars 2017 par laquelle la commune avait, avant le transfert de compétence, adopté son PADD pour saisir la mission régionale d'autorité environnementale (Mrae) d'une demande d'examen au cas par cas du projet de révision du PLU le 13 novembre 2018. Ensuite, en délibérant le 21 décembre 2018 de modifications à apporter au PADD initial, la communauté d'agglomération Limoges Métropole était tenue de saisir à nouveau la Mrae. Toutefois, ces modifications conduisent seulement à prendre en compte l'abandon d'un projet de complexe sportif, à renoncer à l'ouverture à l'urbanisation des secteurs de Montplaisir et des Fayes, à classer en zone 2UA le secteur de Mérignac en l'absence de disponibilités foncières à court terme et à ouvrir à l'urbanisation deux secteurs du Val d'Enraud, de faible surface, dans un objectif de lutte contre l'étalement urbain en densifiant l'habitat. Ces modifications ne sont ainsi pas de nature à aggraver l'impact du projet sur l'environnement et, par suite, à fausser l'appréciation qu'avait portée la mission régionale d'autorité environnementale. Par suite, le moyen tiré de ce que la communauté d'agglomération Limoges Métropole n'avait pas délibéré du PADD de la commune d'Isle avant de saisir la Mrae, privant ainsi le public d'une garantie doit être écarté.

23. En deuxième lieu, la directive 2011/92/UE du parlement européen et du conseil du 13 décembre 2011 concernant l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement vise à ce que l'autorisation de réaliser de tels projets ne soit accordée qu'après une évaluation des incidences notables sur l'environnement, réalisée sur la base d'informations appropriées. A cette fin, son article 6 paragraphe 1 dispose : " Les Etats membres prennent les mesures nécessaires pour que les autorités susceptibles d'être concernées par le projet, en raison de leurs responsabilités spécifiques en matière d'environnement, aient la possibilité de donner leur avis sur les informations fournies par le maître d'ouvrage et sur la demande d'autorisation. A cet effet, les Etats membres désignent les autorités à consulter, d'une manière générale ou au cas par cas. Celles-ci reçoivent les informations recueillies en vertu de l'article 5. Les modalités de cette consultation sont fixées par les Etats membres. ".

24. Aux termes de l'article R. 104-28 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable au litige : " L'autorité environnementale mentionnée à l'article R. 104-21 décide de soumettre ou non à une évaluation environnementale l'élaboration ou la procédure d'évolution affectant un plan local d'urbanisme ou une carte communale relevant de la procédure d'examen au cas par cas, au regard : 1° Des informations fournies par la personne publique responsable mentionnées à l'article R. 104-30 ; 2° Des critères de l'annexe II de la directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l'évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l'environnement. / Lorsque l'autorité environnementale est la mission régionale d'autorité environnementale du Conseil général de l'environnement et du développement durable, le service régional chargé de l'environnement (appui à la mission régionale d'autorité environnementale) instruit le dossier et transmet son avis à la mission régionale qui prend alors sa décision. ".

25. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.

26. S'il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le président de la Mrae ait transmis à la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) ni que la DREAL ait instruit le dossier et transmis son avis à la Mrae avant que celle-ci ne prenne son avis, il n'est pas établi que l'absence de saisine de la DREAL aurait a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 104-28 du code de l'urbanisme ne peut qu'être écarté.

27. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 104-2 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction alors en vigueur : " Font également l'objet de l'évaluation environnementale prévue à l'article L. 104-1 les documents suivants qui déterminent l'usage de petites zones au niveau local : / 1° Les plans locaux d'urbanisme : / a) Qui sont susceptibles d'avoir des effets notables sur l'environnement, au sens de l'annexe II à la directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001, compte tenu notamment de la superficie du territoire auquel ils s'appliquent, de la nature et de l'importance des travaux et aménagements qu'ils autorisent et de la sensibilité du milieu dans lequel ceux-ci doivent être réalisés () ". Aux termes de l'article R. 104-28 du code de l'urbanisme : " L'autorité environnementale mentionnée à l'article R. 104-21 décide de soumettre ou non à une évaluation environnementale l'élaboration ou la procédure d'évolution affectant un plan local d'urbanisme ou une carte communale relevant de la procédure d'examen au cas par cas, au regard : () / 2° Des critères de l'annexe II de la directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l'évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l'environnement. " La décision de dispense d'évaluation environnementale peut utilement être contestée à l'occasion de l'exercice d'un recours contre la décision approuvant un plan local d'urbanisme.

28. Parmi les critères de l'annexe II de la directive 2001/42/CE du 27 juin 2001 figurent les caractéristiques des plans et programmes ainsi que les caractéristiques des incidences et de la zone susceptible d'être touchée qui comprennent : " - la probabilité, la durée, la fréquence et le caractère réversible des incidences, / - le caractère cumulatif des incidences, () / - les risques pour la santé humaine ou pour l'environnement (à cause d'accidents, par exemple), / - la magnitude et l'étendue spatiale géographique des incidences (zone géographique et taille de la population susceptible d'être touchée), / - la valeur et la vulnérabilité de la zone susceptible d'être touchée, en raison: / - de caractéristiques naturelles ou d'un patrimoine culturel particuliers, / - d'un dépassement des normes de qualité environnementales ou des valeurs limites, / - de l'exploitation intensive des sols, / - les incidences pour des zones ou des paysages jouissant d'un statut de protection reconnu au niveau national, communautaire ou international. ".

29. D'une part, il ressort du plan de superposition des zones U et AU du PLU en vigueur et du projet de révision que la surface des nouvelles zones classées en zone urbaine ou à urbanisation future est faible, alors que la surface des zones qui étaient classées en zone urbaine ou à urbanisation future qui seront classées en zone naturelle ou agricole est beaucoup plus importante, confirmant ainsi l'objectif de limitation de l'étalement urbain. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet de PLU révisé aurait des incidences notables sur l'environnement.

30. D'autre part, si la communauté urbaine a décidé de créer une zone AUaph d'une surface d'environ 31 hectares, destinée à l'aménagement d'une centrale photovoltaïque, elle a, seulement, lors de la révision du PLU de la commune d'Isle décidé de modifier l'affectation d'une partie de la zone à urbaniser à destination d'activité (1Aux) du secteur du Mas des landes, déjà destinée à l'urbanisation. De plus, l'installation de panneaux photovoltaïques au sol est regardée comme réversible dès lors qu'ils seront démontés en fin de vie. Cette modification pouvait être regardée par suite comme n'ayant des incidences notables sur l'environnement et n'imposait pas la réalisation d'une évaluation environnementale, en dépit de la localisation de cette installation sur un corridor écologique et alors qu'aucune zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique ne se situe à proximité. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet de révision du PLU imposait la réalisation d'une évaluation environnementale, dès lors qu'elle crée une zone destinée à l'aménagement d'une centrale photovoltaïque.

31. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 104-2 et R. 104-8 du code de l'urbanisme doit être écarté.

32. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à exciper de l'illégalité de la décision du 10 janvier 2019 de la mission régionale d'autorité environnementale à l'appui de ses conclusions dirigées contre la délibération du 18 décembre 2019 du conseil communautaire de la communauté urbaine Limoges Métropole portant approbation du plan local d'urbanisme de la commune d'Isle.

En ce qui concerne la création de l'espace réservé n° 10 :

33. Aux termes de l'article L. 151-41 du code de l'urbanisme : " Le règlement peut délimiter des terrains sur lesquels sont institués : () ; 3° Des emplacements réservés aux espaces verts à créer ou à modifier ou aux espaces nécessaires aux continuités écologiques ; () ".

34. L'appréciation à laquelle se livrent les auteurs d'un plan local d'urbanisme lorsqu'ils décident de créer des emplacements réservés ne peut être discutée devant le juge de l'excès de pouvoir que si elle repose sur des faits matériellement inexacts, si elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ou si elle procède d'un détournement de pouvoir. En outre, l'intention d'une commune de réaliser un aménagement sur une parcelle suffit à justifier légalement son classement en tant qu'emplacement réservé sans qu'il soit besoin pour la commune de faire état d'un projet précisément défini. Enfin, il n'appartient pas au juge administratif d'apprécier l'opportunité du choix de la localisation d'un emplacement réservé par rapport à d'autres localisations possibles.

35. En premier lieu, si les requérants soutiennent que la décision est entachée d'erreur de fait dès lors que les parcelles leur appartenant sont classées dans le PLU en vigueur 1AU et non en zone 2AUL, le classement antérieur des parcelles ne s'impose pas aux auteurs du PLU.

36. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment du rapport de présentation, que l'emplacement réservé n° 10 correspond au projet, porté par le conseil communautaire, de création d'une zone de nature en cœur de ville pour l'aménagement d'un parc urbain " poumon vert " de la commune. La consultation des vues aériennes du site Géoportail, accessibles, tant au juge qu'aux parties révèlent que l'emplacement réservé est constitué d'espaces de pâtures, de bois et agricoles exploités. Il est entouré d'importantes zones d'habitats.

37. Ensuite, si les requérants soutiennent que leurs parcelles cadastrées AP 178, 478 et 480 ne peuvent être inclues dans le périmètre de cet emplacement réservé, dès lors qu'elles n'étaient pas antérieurement classées en zone 2AUL, lesquelles sont présentées dans le rapport de présentation comme n'étant pas maintenues dans le projet de révision et basculant en zone N pour le secteur correspondant au projet de " parc urbain - poumon vert ", objet de l'emplacement réservé, le schéma du rapport de présentation illustrant cette zone N et cet emplacement réservé intègre bien les parcelles concernées, classées dans le PLU antérieurement en vigueur en zone 1AU, en zone N et inscrit celles-ci à l'intérieur du périmètre de l'emplacement réservé. Ainsi en dépit d'une incohérence dans la rédaction du rapport de présentation du PLU, il ne peut être soutenu que les élus communautaires n'auraient pas décidé de l'inscription des parcelles considérées dans le périmètre de l'emplacement réservé.

38. De plus, il ressort des pièces du dossier, et notamment du rapport d'enquête, du plan de zonage et de la photographie aérienne, que les parcelles concernées sont constituées d'espaces boisés et s'ouvrent sur de vastes espaces naturels et agricoles, même si ces derniers sont ensuite entourés sur trois de leurs côtés par des espaces d'habitats pavillonnaires. Elles ne sauraient ainsi constituer une dent creuse.

39. Il résulte de ce qui précède que la définition de cet emplacement réservé en vue de créer un parc urbain n'est entaché ni d'erreur de fait, ni d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne le classement en zone naturelle des parcelles cadastrées AP 178, 478 et 480 :

40. Aux termes de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; () 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ().".

41. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. S'ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme, leur appréciation peut cependant être censurée par le juge administratif au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

42. D'une part, le PADD fixe comme objectifs de conformer l'identité de la commune et d'envisager un développement à long terme pour préparer l'avenir du territoire et une stratégie globale déclinée de manière spatiale par un projet qui cherche à mettre en valeur les grandes entités urbaines, paysagères et environnementales, distinguant la " ville-parc ", la " ville-campagne ", la " ville-eau " et le " parc nature " et tenant compte de la trame verte et bleue. Afin de conforter l'identité et la lisibilité de la " ville-parc ". Ainsi le projet prévoit de développer la trame verte, support d'espaces publics et de loisirs, afin de conforter l'identité " ville-parc ", en aménageant un parc public dans la vallée de l'Aurence, en préservant un " poumon vert " à l'intérieur du secteur de la Croix Bachaud, futur espace public d'articulation entre la " ville-parc ", la " ville-campagne " et la " ville-eau ". Cette zone, d'environ 20 hectares, sera connectée à la trame verte et bleue de la communauté urbaine de Limoges Métropole (TVB) et au réseau de " voies vertes ". Dans ces conditions, la création d'une zone naturelle dans la partie " ville-parc " à l'intérieur de la trame verte et bleue est cohérente avec les objectifs du PADD.

43. D'autre part, le fait que ces parcelles aient été classées, dans le PLU précédent en zone 1AU et que d'autres parcelles, elles aussi précédemment classées en zone 1AU soient rendues constructibles est sans incidence.

44. De troisième part, comme il a été dit au point 37, les parcelles concernées sont constituées d'espaces boisés et s'ouvrent sur de vastes espaces naturels et agricoles, même si ces derniers sont ensuite entourés sur trois de leurs côtés par des espaces d'habitats pavillonnaires et ne sauraient constituer une dent creuse. La circonstance que d'autres parcelles classées au zone 1AU auraient été rendues constructibles est sans incidence dès lors qu'il n'est pas établi qu'elles auraient des caractéristiques identiques. De plus, s'il ressort du rapport de présentation une incohérence entre le rapport écrit en ce qu'il indique que les parcelles classées en zone 2AUL du PLU en vigueur seront classées à l'occasion de la procédure de révision et le schéma qui y inscrit les parcelles appartenant aux requérants, il ne peut être soutenu que les élus communautaires n'auraient pas décidé de l'inscription des parcelles considérées en zone naturelle.

45. Il résulte de ce qui précède que le classement en zone N des trois parcelles considérées n'est entaché ni d'erreur de fait ni d'erreur manifeste d'appréciation.

46. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la délibération du 18 décembre 2019 du conseil communautaire de la communauté urbaine Limoges Métropole portant approbation du plan local d'urbanisme de la commune d'Isle, à l'annulation de cette même délibération en tant qu'elle grève une partie des parcelles n° 480 et 178 par l'emplacement réservé n° 10 et qu'elle classe les parcelles n° 480 et 478 et une partie de la parcelle n° 178 en zone N doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence celles aux fins d'injonction et d'astreinte.

Sur les frais liés au litige :

47. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté urbaine Limoges Métropole, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

48. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. et Mme B E une somme au titre des frais exposés par la communauté urbaine Limoges Métropole et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er: La requête de M. et Mme B E est rejetée.

Article 2:La demande de la communauté urbaine Limoges Métropole de paiement d'une somme par M. et Mme B E au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejetée.

Article 3:Le présent jugement sera notifié à Mme C B E, à M. I D et à la communauté urbaine Limoges Métropole.

Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022 où siégeaient :

- Mme Mège, président,

- Mme Siquier, première conseillère,

- Mme Gaullier-Chatagner, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.

La rapporteure,

H. G

Le président,

C. MEGE

Le greffier,

G. JOURDAN-VIALLARD

La République mande et ordonne

à la préfète de la Haute-Vienne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef

Le Greffier

G. JOURDAN-VIALLARD

mf

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