jeudi 25 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2000401 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | GAUTIER-DELAGE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 16 mars 2020 et le 15 novembre 2021, Mme F G, représentée par Me Gauthier-Delage, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté n° PC 036 176 19 S0004 du 2 août 2019 par lequel le maire de la commune de Ruffec a accordé à M. et Mme A un permis de construire en vue de l'édification d'une maison individuelle ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Ruffec la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est recevable dès lors qu'elle justifie de la notification de son recours contentieux auprès de la commune de Ruffec et des pétitionnaires en application de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme et n'est pas tardive ;
- elle présente un intérêt lui donnant qualité à agir contre le permis de construire en tant que voisine immédiate du projet ;
- la nature du projet obligeait à la délivrance d'un permis d'aménager en application des dispositions de l'article L. 442-1 du code de l'urbanisme dès lors que la parcelle D n°431 constitue une unité foncière ;
- l'arrêté attaqué est illégal en raison de l'illégalité de la carte communale dès lors que :
o elle fait référence ou comporte des dispositions législatives et règlementaires abrogées ;
o elle méconnaît les objectifs définis à l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme ;
o le classement du terrain d'assiette en zone constructible est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
o le document d'urbanisme antérieur remis en application ne permet pas la délivrance de l'autorisation d'urbanisme querellée dès lors que la parcelle d'assiette du projet se situe en dehors des parties urbanisées de la commune en méconnaissance des dispositions de l'article L.111-3 du code de l'urbanisme ;
- il a été pris au vu d'un dossier irrégulièrement composé dès lors que le projet architectural méconnaît les dispositions des articles R. 431-8, R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme en ce qu'il est sommaire et ne permet pas d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement prochain et lointain ni son impact visuel ;
- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme car le projet présente des risques pour la sécurité des usagers de la route du fait de la présence d'une zone d'accélération au niveau de la parcelle ;
- il méconnaît l'article L. 111-11 du code de l'urbanismedès lors que le maire de la commune de Ruffec aurait dû refuser de délivrer le permis de construire attaqué puisqu'il n'était pas en mesure de constater dans quel délai et par quelles modalités les travaux d'extension des réseaux publics seraient réalisés.
Par un mémoire et des pièces complémentaires, respectivement enregistrés les 25 mars 2021 et 26 mars 2021, M. et Mme A, représentés par Me Rouet-Hemery, concluent au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme G la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Ils soutiennent que :
- la requête est irrecevable dès lors que Mme G ne justifie d'aucun intérêt à agir ;
- elle est infondée.
La requête a été communiquée à la commune de Ruffec le 24 mars 2020 qui par courrier du 18 janvier 2022 de son conseil fait valoir que l'attente d'un jugement pénalise la commune.
Par ordonnance du 6 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 22 avril 2022.
Un mémoire en défense de la commune de Ruffec, représentée par Me Douniès, a été enregistré le 28 avril 2023 et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Siquier ;
- les conclusions de Mme Benzaïd, rapporteure publique
- les observations de Me Gautier-Delage représentant Mme G et de Me Faré substituant Me Douniès, représentant la commune de Ruffec.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'exception d'illégalité de la carte communale de la commune de Ruffec :
1. Aux termes de l'article L. 600-12 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction issue de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique : " Sous réserve de l'application des articles L. 600-12-1 et L. 442-14, l'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un schéma de cohérence territoriale, d'un plan local d'urbanisme, d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale a pour effet de remettre en vigueur le schéma de cohérence territoriale, le plan local d'urbanisme, le document d'urbanisme en tenant lieu ou la carte communale immédiatement antérieur ".
2. Aux termes de l'article L. 600-12-1 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction issue de cette même loi : " L'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un schéma de cohérence territoriale, d'un plan local d'urbanisme, d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale sont par elles-mêmes sans incidence sur les décisions relatives à l'utilisation du sol ou à l'occupation des sols régies par le présent code délivrées antérieurement à leur prononcé dès lors que ces annulations ou déclarations d'illégalité reposent sur un motif étranger aux règles d'urbanisme applicables au projet. / Le présent article n'est pas applicable aux décisions de refus de permis ou d'opposition à déclaration préalable. Pour ces décisions, l'annulation ou l'illégalité du document d'urbanisme leur ayant servi de fondement entraîne l'annulation de ladite décision ".
3. Il résulte de l'article L. 600-12-1 que l'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un document local d'urbanisme n'entraîne pas l'illégalité des autorisations d'urbanisme délivrées lorsque cette annulation ou déclaration d'illégalité repose sur un motif étranger aux règles d'urbanisme applicables au projet en cause. Il appartient au juge, saisi d'un moyen tiré de l'illégalité du document local d'urbanisme à l'appui d'un recours contre une autorisation d'urbanisme, de vérifier d'abord si l'un au moins des motifs d'illégalité du document local d'urbanisme est en rapport direct avec les règles applicables à l'autorisation d'urbanisme. Un vice de légalité externe est étranger à ces règles, sauf s'il a été de nature à exercer une influence directe sur des règles d'urbanisme applicables au projet. En revanche, sauf s'il concerne des règles qui ne sont pas applicables au projet, un vice de légalité interne ne leur est pas étranger.
4. En premier lieu, la carte communale de la commune de Ruffec a été approuvée par délibération du conseil municipal le 28 mars 2006 et par arrêté du préfet de l'Indre le 8 juin 2006. La requérante fait valoir que la commune serait tenue d'abroger la carte communale dès lors qu'elle se fonde sur des dispositions légales et règlementaires abrogées et qu'elle n'a pas été actualisée pour prendre en compte les dispositions des lois du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement, dites " Grenelle I ", du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement, dites "Grenelle II", et du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique, dites " ELAN ". Toutefois, aucune disposition du code de l'urbanisme n'oblige les auteurs d'une carte communale à procéder à la révision ou à la mise à jour d'une carte communale à l'exception des servitudes annexées au document d'urbanisme.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme dans sa rédaction alors en vigueur : " Dans le respect des objectifs du développement durable, l'action des collectivités publiques en matière d'urbanisme vise à atteindre les objectifs suivants :1° L'équilibre entre : a) Les populations résidant dans les zones urbaines et rurales ; b) Le renouvellement urbain, le développement urbain maîtrisé, la restructuration des espaces urbanisés, la revitalisation des centres urbains et ruraux, la lutte contre l'étalement urbain ; c) Une utilisation économe des espaces naturels, la préservation des espaces affectés aux activités agricoles et forestières et la protection des sites, des milieux et paysages naturels ;d) La sauvegarde des ensembles urbains et la protection, la conservation et la restauration du patrimoine culturel ; e) Les besoins en matière de mobilité () " . En application de la décision n° 2000-436 DC du Conseil constitutionnel du 7 décembre 2000, les dispositions de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme n'imposent aux auteurs des documents d'urbanisme qu'elles mentionnent que d'y faire figurer des mesures tendant à la réalisation des objectifs qu'elles énoncent. En conséquence, et en application de la même décision, le juge administratif exerce un simple contrôle de compatibilité entre les règles fixées par ces documents et les dispositions de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme.
6. Si la requérante fait valoir que la carte communale méconnaitrait les dispositions de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme, elle n'apporte à l'appui de ses affirmations aucun élément permettant au juge d'apprécier la portée de ce moyen dès lors que le seul classement d'une parcelle à vocation agricole en secteur constructible n'est pas de nature à établir une telle illégalité alors que les objectifs et choix de développement retenus par la carte communale sont, notamment, de limiter le développement urbain dans les secteurs à risque d'inondation, freiner la dispersion des constructions qui conduit à un " mitage " de l'espace agricole et naturel et encourager une densification mesurée de quelques noyaux existants lorsque cela ne fragilise et ne banalise pas le patrimoine, en privilégiant une densification et une restructuration en épaisseur du tissu urbain et en gardant l'entité des hameaux.
7. En troisième lieu, aux termes des " caractéristiques des zones " de la carte communale, le secteur classé en zone U se compose de constructions nouvelles à usage d'habitation, de commerce, d'activité et de services et leurs annexes, de restaurants et extensions des constructions existantes et d'équipements publics, d'infrastructures et équipements collectifs et de terrains bâtis et non-bâtis dont le niveau d'équipement en infrastructure permet de satisfaire toute demande d'occupation des sols. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée section D n° 431 s'inscrit dans le hameau de la Billeterie, identifié par les auteurs de la carte communale comme constituant un secteur en devenir qu'ils ont souhaité ouvrir à l'urbanisation dans le cadre de la réflexion globale du développement et de l'aménagement de la commune. Cette parcelle s'inscrit en bordure d'une zone urbanisée du hameau. Il résulte de la consultation du site Géoportail, accessible tant au juge qu'aux parties, qu'en inscrivant cette parcelle ainsi que les deux parcelles contiguës cadastrées D n°430 et n° 162 dans la zone constructible de la commune, les auteurs de la carte communale ont ainsi créé une nouvelle zone d'urbanisation, conformément aux objectifs qu'ils se sont fixés et aux choix de développement qu'ils ont retenus. Dans ces conditions, les auteurs de la carte communale ont pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, classer la parcelle considérée dans le secteur constructible de la carte communale.
8. Il résulte de ce qui précède que Mme G n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la carte communale de la commune de Ruffec à l'appui de son recours contre le permis de construire litigieux.
En ce qui concerne le permis de construire :
9. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le projet de M. et Mme A n'a pas pour objet la création de lots destinés à être vendus en vue d'être bâtis, mais vise la seule construction d'une maison d'habitation de 99,16 m² par le bénéficiaire du permis. Dans ces conditions, l'obtention d'un permis d'aménager n'était nullement requise et le moyen ne pourra qu'être écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : () / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; () ". Selon l'article R. 431-9 du même code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement ". Enfin, l'article R. 431-10 de ce code prévoit que : " Le projet architectural comprend également : () / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".
11. Il ressort des pièces du dossier que le document intitulé " notice descriptive de l'environnement ", joint au dossier de demande de permis de construire précise l'état initial du terrain et de ses abords ainsi que les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement. Cette note indique que la construction sera implantée à " 15 mètres de recul par rapport à la limite de la façade arrière ", en indique les dimensions, prend en compte la pente et les dimensions du terrain et informe sur la composition et la couleur des matériaux et équipements retenus et les aménagements végétaux prévus. Y sont joints plusieurs photographies des lieux, prises en différents points du terrain représentant l'environnement proche et lointain, et un plan de masse reportant l'ensemble de ces éléments et représentant les caractéristiques envisagées d'accès depuis la voie publique permettant de porter une appréciation sur l'insertion du projet dans son environnement. De plus, compte tenu de la situation de la parcelle, de l'assiette du projet, ainsi que de la taille de la commune, et de l'ensemble des documents fournis, l'insuffisance alléguée du dossier de demande du permis de construire, à la supposer établie, n'aurait pu fausser l'appréciation du service instructeur et donc du maire, auteur du permis de construire contesté. Le moyen tiré de ce que la notice architecturale serait insuffisante doit être par suite écarté.
12. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient la requérante, il ressort des pièces du dossier, et notamment du dossier complémentaire du permis de construire complété par les requérants, que le terrain est desservi par un chemin rural de terre. Le projet ne sera pas raccordé à la voirie par la route départementale D 107 mais au chemin rural " allée de Lafont ". Il n'est ni soutenu ni établi que cette desserte soit de nature à constituer un risque pour les usagers et riverains de ce chemin au sens des dispositions citées ci-dessus de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme alors d'ailleurs que le conseil départemental de l'Indre relève, dans son courrier du 27 février 2019 que ce chemin rural offre à son intersection avec la route départementale des conditions de visibilité satisfaisantes au regard de la sécurité routière pour assurer la desserte du terrain. Par suite, le moyen tiré de ce que le permis de construire serait, en méconnaissance de ces dispositions, entaché d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
13. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. () ".
14. Ces dispositions poursuivent notamment le but d'intérêt général d'éviter à la collectivité publique ou au concessionnaire d'être contraints, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension ou de renforcement des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité et de garantir leur cohérence et leur bon fonctionnement, en prenant en compte les perspectives d'urbanisation et de développement de la collectivité. Il en résulte qu'un projet faisant l'objet d'un permis d'aménager doit être refusé lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et, d'autre part, l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.
15. D'une part, il ressort des pièces du dossier, et notamment du courrier du syndicat départemental d'énergie de l'Indre du 18 février 2019, que le terrain d'assiette du projet nécessite un raccordement au réseau public d'électricité d'une longueur de 22 mètres nécessitant des travaux pour un montant estimé à 3 780 euros toutes taxes comprises. Compte tenu que ces travaux, qui n'ont pour seul objet que de desservir la maison individuelle, ne nécessitent aucune modification ni aucune extension de la capacité des réseaux publics, ils constituent ainsi de simples travaux de branchement au réseau public d'électricité et non une extension de ce réseau. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que les pétitionnaires ont posé un compteur d'eau de maison d'habitation sur leur terrain et il n'est pas contesté que le raccordement du terrain pourra être réalisé aux frais des pétitionnaires, après acceptation du devis de travaux par le service des eaux de la commune de Ruffec, en effectuant un simple raccordement du réseau d'eau potable de la commune à partir d'une canalisation située en limite de la parcelle D 431. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme ne peut qu'être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions tendant à l'annulation du permis de construire n° PC 036 176 19 S0004 accordé le 2 août 2019 à M. et Mme A pour la construction d'une maison d'habitation sur la parcelle cadastrée D 431 à Ruffec doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Ruffec, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, verse une somme à Mme G au titre des frais liés au litige.
18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme G la somme globale de 1 800 euros à verser à M. et Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de Mme G est rejetée.
Article 2:Mme G versera la somme de 1 800 euros (mille huit cents euros) à M. et Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3:Le présent jugement sera notifié à Mme F G, à la commune de Ruffec et à M. B A et Mme D E épouse A.
Délibéré après l'audience du 4 mai 2023 où siégeaient :
- M. Normand, président,
- Mme Siquier, première conseillère,
- Mme Gaullier-Chatagner, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mai 2023.
La rapporteure,
H. SIQUIER
Le président,
N. NORMAND
Le greffier,
M. C
La République mande et ordonne
au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
M. C
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026