jeudi 23 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2000436 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | PREGUIMBEAU-GREZE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 mars 2020, et un mémoire complémentaire, enregistré le 21 février 2022, M. A C, représenté par Me Preguimbeau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 janvier 2020 en tant que par celui-ci le préfet de la Haute-Vienne lui a refusé le séjour ;
2°) d'annuler l'arrêté 14 janvier 2020 en tant que par celui-ci le préfet de la Haute-Vienne l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi ;
3°) de surseoir à statuer pour renvoi au tribunal judiciaire de la question préjudicielle de sa nationalité française ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour, subsidiairement de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation, le cas échéant, à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, outre le remboursement du droit de plaidoirie de 13 euros.
Il soutient que :
- il peut prétendre à la nationalité française, qu'il appartient au tribunal judiciaire de confirmer sur question préjudicielle ;
S'agissant du refus de séjour, de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination :
- chacune de ces décisions est insuffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier et complet de sa situation ;
- il justifie de liens familiaux constituant des attaches en France, et d'un état de santé qui ne peut être pris en charge que par sa famille en France ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire et de la décision fixant le pays de destination :
- elles sont illégales en raison de l'illégalité du refus de séjour ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 avril 2020, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Il s'en remet au tribunal s'agissant de la demande de question préjudicielle et, pour le surplus, soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un jugement avant-dire-droit du 4 juin 2020, sous le n° 2000436, et une ordonnance du président du tribunal en rectification d'erreur matérielle du 14 mars 2022, le tribunal a sursis à statuer sur les conclusions de la requête de M. C jusqu'à ce que le tribunal judiciaire de Bordeaux se soit prononcé sur la question de savoir si l'intéressé possède la nationalité française.
Par une ordonnance du 17 novembre 2022 du juge de la mise en état du tribunal judiciaire de Bordeaux, la demande de M. C tendant à ce que le tribunal judiciaire dise qu'il possède la nationalité française a été radiée du rang des affaires en cours.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision en date du 19 février 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Constitution du 4 octobre 1958 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 10 mai 2022 par lequel M. Daniel Josserand-Jaillet, président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, a été inscrit sur la liste des magistrats honoraires prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
M. Daniel Josserand-Jaillet, président de tribunal administratif honoraire, a été désigné par le président du tribunal pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1 et R. 776-13-1 à R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. F a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant malgache né le 30 décembre 1994 à Bemanevika, est entré régulièrement en France muni d'un visa de court séjour le 7 décembre 2018 pour y rejoindre ses parents. Le 6 août 2019, il a sollicité un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en faisant valoir, d'une part, son état de santé, d'autre part, ses liens familiaux. Sur avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) en date du 25 novembre 2019, le préfet de la Haute-Vienne, par un arrêté du 14 janvier 2020, a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français en lui fixant un délai de départ volontaire de trente jours et a fixé le pays de destination. M. C demande l'annulation de chacune de ces décisions. Par un jugement avant-dire-droit du 4 juin 2020, le tribunal a sursis à statuer sur la requête jusqu'à ce que le tribunal judiciaire de Bordeaux se soit prononcé sur la question de savoir si l'intéressé possède la nationalité française.
Sur l'exception de nationalité française :
2. Aux termes de l'article 18 du code civil : " Est français l'enfant dont l'un des parents au moins est français ". Selon l'article 20-1 du même code : " La filiation de l'enfant n'a d'effet sur la nationalité de celui-ci que si elle est établie durant sa minorité ". L'article 29 du même code prévoit que : " La juridiction civile de droit commun est seule compétente pour connaître des contestations sur la nationalité française ou étrangère des personnes physiques. / Les questions de nationalité sont préjudicielles devant toute autre juridiction de l'ordre administratif () ". Aux termes de l'article 30 du même code : " La charge de la preuve, en matière de nationalité française, incombe à celui dont la nationalité est en cause ".
3. Aux termes de l'article R. 771-2 du code de justice administrative : " Lorsque la solution d'un litige dépend d'une question soulevant une difficulté sérieuse et relevant de la compétence de la juridiction judiciaire, la juridiction administrative initialement saisie la transmet à la juridiction judiciaire compétente. Elle sursoit à statuer jusqu'à la décision sur la question préjudicielle ".
4. Aux termes de l'article L. 111-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sont considérées comme étrangers au sens du présent code les personnes qui n'ont pas la nationalité française, soit qu'elles aient une nationalité étrangère, soit qu'elles n'aient pas de nationalité ". Aux termes de l'article L. 512-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les articles L. 551-1 et L. 561-2 sont applicables à l'étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français dès l'expiration du délai de départ volontaire qui lui a été accordé ou, si aucun délai n'a été accordé, dès la notification de l'obligation de quitter le territoire français. L'obligation de quitter le territoire français ne peut faire l'objet d'une exécution d'office ni avant l'expiration du délai de départ volontaire ou, si aucun délai n'a été accordé, avant l'expiration d'un délai de quarante-huit heures suivant sa notification par voie administrative, ni avant que le tribunal administratif n'ait statué s'il a été saisi. L'étranger en est informé par la notification écrite de l'obligation de quitter le territoire français ".
5. Il résulte des dispositions précitées de l'article 29 du code civil que le juge administratif ne peut trancher lui-même la question de la nationalité d'un étranger lorsque cette question soulève une difficulté sérieuse, qui relève alors de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire. En pareille hypothèse, il appartient au juge de surseoir à statuer dans l'attente que la juridiction judiciaire ait tranché la question de la nationalité de l'étranger.
6. M. C soutient qu'il est français par filiation en application des dispositions de l'article 18 du code civil et fait valoir que ses frères et sœurs, nés de l'union de leur mère avec un ressortissant français, sont de nationalité française. Il ressort des pièces du dossier que M. E D, dont la nationalité française n'est pas contestée, l'a reconnu par acte du 14 septembre 2012 alors qu'il était mineur, à l'âge de 17 ans et 9 mois. Par son jugement avant-dire-droit susvisé n° 2000436 du 4 juin 2020, rectifié d'une erreur matérielle par l'ordonnance du président du tribunal du 14 mars 2022, le tribunal a jugé que la détermination de la nationalité de M. C soulève une difficulté sérieuse qui relève, en vertu des dispositions de l'article 29 du code civil, de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire, qu'ainsi la solution du litige pendant devant le juge administratif dépendait de la réponse à cette question qu'il n'appartient qu'à la juridiction judiciaire de trancher, et qu'il y avait lieu pour ce motif de surseoir à statuer sur le recours présenté à l'encontre de l'arrêté du 14 janvier 2020 du préfet de la Haute-Vienne jusqu'à ce que l'autorité judiciaire se soit prononcée sur la nationalité de M. C.
7. Toutefois, il appartenait dans ces conditions au requérant, à qui il incombe d'apporter la preuve de ses affirmations et bénéficiaire de cette décision de sursis à statuer, de saisir avec les diligences requises l'autorité judiciaire afin de lui faire trancher la question de sa nationalité française. Or, il ressort des pièces du dossier que, par une ordonnance du 17 novembre 2022 du juge de la mise en état du tribunal judiciaire de Bordeaux, la demande de M. C, qui par ailleurs n'avait à la date du 30 juin 2020 présenté aucune demande de certificat de nationalité française, tendant à ce que le tribunal judiciaire dise qu'il possède la nationalité française a été radiée du rang des affaires en cours au double motif de l'absence de constitution d'avocat de l'intéressé et de son défaut de diligences.
8. Il suit de là que M. C, à la date à laquelle il est statué sur sa demande du fait de sa carence à exécuter le jugement avant-dire-droit du 4 juin 2020 dans un délai raisonnable en saisissant effectivement le juge judiciaire comme il le lui incombait, ne peut qu'être regardé comme n'établissant pas ses affirmations selon lesquelles il possèderait, par la filiation résultant de la reconnaissance de paternité du 14 septembre 2012 par un ressortissant français alors qu'il était mineur, la nationalité française. Le moyen tiré d'une exception de nationalité française à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation des décisions en litige ne peut, dans ces conditions, qu'être écarté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
9. En premier lieu, l'arrêté en litige énonce clairement, sans qu'il y ait lieu à distinguer entre les différentes décisions qu'il comporte, les considérations de droit et de fait relatives à la situation personnelle de M. C sur lesquelles il se fonde, dans une mesure suffisante pour permettre à son destinataire d'en connaître et discuter utilement les motifs, et pour mettre le juge de l'excès de pouvoir en mesure d'exercer son office en pleine connaissance de cause. Cette décision, dont aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à l'administration qu'elle devrait reprendre exhaustivement tous les éléments de la situation de fait de l'intéressé, est, dès lors, suffisamment motivée notamment au regard des exigences des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les moyens tirés d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen particulier de sa situation, celui-ci déduit du premier, manquent dès lors en fait et doivent être écartés.
10. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Ces stipulations ne sauraient, en tout état de cause, s'interpréter comme comportant pour un Etat l'obligation générale de respecter le choix, par un demandeur de titre de séjour, d'y établir sa résidence privée et de permettre son installation ou le regroupement de sa famille sur son territoire. En outre, il appartient à l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France, tel qu'il ressort de ces mêmes stipulations, de celles de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne, laquelle prévoit également que : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications " ou tel qu'il découle de la Constitution du 4 octobre 1958, d'apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a, le cas échéant, conservés dans son pays d'origine.
11. M. C, ressortissant malgache, célibataire et sans enfant, sans ressources propres, est entré régulièrement en France le 7 décembre 2018 à l'âge de vingt-quatre ans. Il fait valoir, à l'appui de sa requête, que la mesure d'éloignement contestée empêchera sa prise en charge par sa famille en France pour accéder aux soins que nécessite son état de santé. Levant le secret médical, il produit des compte-rendus et certificats médicaux dont il ressort qu'il est affecté d'une surdité totale à droite et sévère à gauche et d'une mutité, ainsi que de volumineuses varices aux membres inférieurs. Toutefois, par les éléments qu'il produit, M. C ne contredit pas l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration en date du 25 novembre 2019 selon lequel ses pathologies ne sont pas susceptibles d'entraîner des conséquences d'une extrême gravité et qu'il peut voyager sans risques vers son pays d'origine. En se bornant à faire état de ce que la présence de sa mère en France lui facilite l'accès à la médecine, il n'établit pas non plus que la prise en charge adéquate à ses pathologies ne lui seraient pas accessibles à Madagascar. Par ailleurs, il ne justifie pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où, élevé depuis son jeune âge par sa grand-mère, il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-quatre ans et où il a ainsi nécessairement tissé des liens. Majeur, il ne fait pas état de liens familiaux intenses établis avec sa mère, depuis le mariage de celle-ci en 2005 et qu'il n'a rejointe qu'en 2018 après avoir grandi à Madagascar et le divorce en 2016 pour une séparation dès 2013, d'avec son père qui l'a reconnu en 2012. Dans ces conditions, la décision prise par le préfet de la Haute-Vienne, qui a procédé à un examen suffisamment approfondi de la situation de l'intéressé sur ce point au regard des informations portées à sa connaissance, n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de son droit à une vie privée et familiale normale doit être écarté.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation du refus de séjour du 14 janvier 2020 doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et la décision fixant le pays de renvoi :
13. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire serait entachée d'illégalité en raison de l'illégalité du refus de séjour, d'une part, de ce que la décision fixant le pays de renvoi serait entachée d'illégalité en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire, d'autre part, doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions en litige. Par voie de conséquence, les conclusions de la requête à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, verse une somme au conseil de M. C au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. C est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Preguimbeau et à la préfète de la Haute-Vienne.
Copie, pour information, en sera envoyée à M. le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Bordeaux.
Délibéré après l'audience du 9 mars 2023 où siégeaient :
- M. Normand, président,
- M. Josserand-Jaillet, président honoraire de tribunal administratif,
- Mme Siquier, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mars 2023.
Le rapporteur,
D. F
Le président,
N. NORMAND
Le greffier,
M. B
La République mande et ordonne
à la préfète de la Haute-Vienne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
M. B
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026