jeudi 6 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2000568 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS CHARTIER PREVOST -PLAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 avril 2020, Mme B A, représentée par Me Plas, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 mars 2020 par laquelle le directeur général du Crous de Limoges a rejeté le recours gracieux qu'elle a formé contre la décision du 17 septembre 2019 qui a rejeté sa demande de report des jours de congés annuels générés au titre de l'année 2018-2019 qu'elle n'a pu prendre en raison de son état de santé et de son congé maternité ;
2°) d'enjoindre au Crous de Limoges de faire droit à sa demande de report de ses congés annuels, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge du Crous de Limoges une somme de 2 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- conformément aux dispositions de l'article 7 de la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003, telles qu'interprétées par la Cour de justice de l'Union européenne et par le Conseil d'Etat, elle avait droit au report des congés annuels générés au titre de l'année 2018/2019 qu'elle a été dans l'impossibilité de prendre en raison des périodes pendant lesquelles elle a été placée, du 2 janvier au 13 septembre 2019, en congé de maladie puis en congé de maternité ;
- le directeur général du Crous de Limoges ne pouvait utilement se prévaloir, dans sa décision du 25 mars 2020 portant rejet de son recours gracieux, de ce qu'elle a été placée en congé parental du 14 septembre 2019 au 13 septembre 2020 dans la mesure où sa demande de report de ses congés annuels a été formée bien avant l'octroi de son congé parental.
Le Crous de Limoges a produit un courrier par lequel il a indiqué à l'avocat de Mme A que sa cliente " pourra solder ses 25 jours de report de congés 2018-2019 dès la fin de son congé parental fixé au 13 septembre 2020 ".
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,
- les observations de Me Plas, pour Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Attachée d'administration de l'Etat affectée au Crous de Limoges, Mme A a été placée en congé de maladie du 2 janvier au 10 mai 2019, en congé pathologique prénatal du 11 au 24 mai 2019 et en congé de maternité du 25 mai au 13 septembre 2019. Par une lettre du 10 juillet 2019, elle a demandé à son employeur le report des jours de congés annuels générés au titre de l'année 2018-2019 qu'elle a été dans l'impossibilité de prendre en raison de son état de santé et de son congé de maternité. Cette demande a été rejetée par une décision du 17 septembre 2019 du directeur général du Crous de Limoges, contre laquelle M. A a formé un recours gracieux par un courrier du 28 janvier 2020. Par cette requête, Mme A demande au tribunal d'annuler la décision du 25 mars 2020 par laquelle le directeur général du Crous de Limoges a rejeté ce recours gracieux. Elle doit également être regardée comme demandant l'annulation de la décision initiale du 17 septembre 2019.
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 12 juin 2020, le directeur général du Crous de Limoges a indiqué au conseil de Mme A que cette dernière " récupérera 25 jours de congés annuels au titre de l'année 2018-2019 " et que, conformément à l'article 7 de la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003, et contrairement à ce qu'il avait retenu dans ses décisions des 17 septembre 2019 et 25 mars 2020, la requérante " pourra solder ses 25 jours de report de congés annuels 2018-2019 dès la fin de son congé parental fixé au 13 septembre 2020 ". Ce faisant, le directeur général du Crous de Limoges ne peut qu'être regardé comme ayant pris une décision portant retrait de ses décisions des 17 septembre 2019 et 25 mars 2020 et faisant droit en cours d'instance à la demande de Mme A tendant au report de ses congés annuels générés au titre de l'année 2018-2019, dont il n'est pas établi ou soutenu qu'ils concerneraient davantage que 25 jours. Cette décision du 12 juin 2020 étant devenue définitive, il n'y a plus lieu pour le tribunal de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et aux fins d'injonction présentées par Mme A.
3. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du Crous de Limoges une somme de 1 500 euros à verser à Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de Mme A.
Article 2 : Le Crous de Limoges versera une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros à verser à Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au Crous de Limoges.
Délibéré après l'audience du 22 septembre 2022 où siégeaient :
- M. Gensac, président,
- M. Martha, premier conseiller,
- M. Boschet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2022.
Le rapporteur,
J.B. C
Le président,
P. GENSAC
Le greffier,
G. JOURDAN-VIALLARD
La République mande et ordonne
au ministre de la transformation et de la fonction publiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
G. JOURDAN-VIALLARD
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026