jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2000637 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | D'AGUESSEAU CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 mai 2020, M. F A, représenté par Me Longeane, demande au tribunal :
1°) d'annuler les " décisions () procédant " des courriers des 26 décembre 2019 et 28 janvier 2020 par lesquels la présidente du conseil départemental de la Creuse, d'une part, l'a convoqué à un entretien préalable à une mesure de licenciement, d'autre part, l'a informé de ce qu'en 2019, il avait indument perçu une rémunération de 12 471,18 euros ;
2°) d'annuler le titre de recettes émis à son encontre le 3 février 2020 par la présidente du conseil départemental de la Creuse pour un montant de 12 471,18 euros ;
3°) de condamner le département de la Creuse à lui verser une somme de 10 000 euros en réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi ;
4°) de mettre à la charge du département de la Creuse une somme de 2 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence des signataires des " décisions " des 26 décembre 2019 et 28 janvier 2020 ;
- ces deux " décisions " sont insuffisamment motivées en droit et en fait ;
- en estimant qu'il n'avait plus d'enfant en garde depuis le 16 mai 2019 et qu'ainsi il avait indument perçu une rémunération de 12 471,18 euros, le département de la Creuse a commis une erreur de fait et d'appréciation ;
- " en toute bonne foi ", il reconnaît le caractère indu d'une somme de 4 964,96 euros qui correspond aux indemnités d'entretien qu'il a perçues alors que Mme C " n'était pas hébergée au sens strict à son domicile " ;
- le département de la Creuse a utilisé le cadre du licenciement pour aboutir à une mise à la retraite d'office, ce qui caractérise un détournement de procédure ou, à tout le moins, un vice de procédure ;
- le délai de préavis de deux mois auquel il avait droit compte tenu de son ancienneté n'a pas été respecté ;
- la circonstance que, le 15 août 2019, il a atteint l'âge limite de départ à la retraite n'est pas un motif légal de licenciement ;
- le motif du licenciement est entaché d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il n'a pas interrompu son contrat d'assistant familial et qu'il continuait de s'occuper de Mme C ;
- les illégalités fautives commises par le département de la Creuse sont à l'origine d'un préjudice moral pour lequel il est fondé à demander le versement d'une somme de 10 000 euros.
Par un mémoire enregistré le 28 avril 2021, Mmes E et Camille A, et MM. Aurélien et Simon A déclarent reprendre l'instance engagée par M. F A, décédé le 3 janvier 2021.
Par des mémoires enregistrés les 8 juin 2020 et 14 juin 2021, le directeur départemental des finances publiques de la Creuse indique que le département de la Creuse, en sa qualité d'employeur de M. A et d'ordonnateur du titre de recettes émis le 3 février 2020, est seul compétent pour présenter des observations en défense dans la présente instance. Il demande également " de condamner M. A aux frais et dépens conformément aux dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ".
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions aux fins d'annulation des courriers des 26 décembre 2019 et 28 janvier 2020 dès lors que ces correspondances ne présentent pas de caractère décisoire et ne peuvent donc être déférées à la censure du juge administratif.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 juin 2022, le département de la Creuse, représenté par Me Doudet, conclut au rejet de la requête comme non-fondée et demande qu'il soit mis à la charge des ayants droits de M. A une somme de 2 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les ayants droits de M. A ont produit un mémoire, enregistré le 1er juillet 2022, qui n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi du 18 août 1936 concernant les mises à la retraite par ancienneté ;
- la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 ;
- la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012
- la loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010
- le décret n°2011-2103 du 30 décembre 2011
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. G,
- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,
- et les observations de Me Castille, substituant Me Longeagne, représentant Mmes E et Camille A, et MM. Aurélien et Simon A.
Considérant ce qui suit :
1. Par un contrat à durée indéterminée conclu le 8 novembre 2010, le département de la Creuse, qui lui avait délivré le 1er mars 2010 un agrément pour l'exercice de cette activité, a recruté M. A en qualité d'assistant familial. En vertu d'un contrat d'accueil en famille d'accueil signé le 27 août 2015, M. A s'est vu confier, par le service d'aide sociale à l'enfance de ce département, la jeune I C, née le 9 décembre 1999. A sa majorité, Mme C a conclu avec le département de la Creuse un contrat de " prise en charge du jeune majeur " portant sur la période du 9 décembre 2017 au 8 juin 2018 prévoyant qu'elle continuerait à être accueillie chez M. A.
2. Par un courrier en date du 26 décembre 2019, la présidente du conseil départemental de la Creuse a indiqué à M. A que, compte tenu du fait qu'il n'avait plus d'enfant confié depuis le 16 mai 2019 et de ce qu'il avait atteint la limite d'âge le 15 août 2019, elle envisageait de prononcer une mesure de licenciement et l'invitait à cet égard à un entretien préalable le 8 janvier 2020. Par un courrier du 28 janvier 2020, la présidente du conseil départemental de la Creuse l'a informé de ce que, n'ayant pas accueilli Mme C au cours de l'année 2019, il avait perçu à tort pour cette année une rémunération d'un montant de 12 471,18 euros et l'a invité à se " rapprocher du Trésor Public pour demander un échéancier de remboursement ". Par une décision du même jour, M. A a été mis à la retraite d'office à compter du 15 août 2019 pour atteinte de la limite d'âge et a été radié des effectifs du département à compter de la même date. Le 3 février 2020, la présidente du conseil départemental de la Creuse a émis un titre de recettes à l'encontre de M. A en vue d'obtenir de sa part le remboursement d'un trop-perçu de rémunération d'un montant de 12 471,18 euros. Par un courrier du 20 février 2020, reçu le 24 février 2020, M. A a formé un recours gracieux contre la " décision " du 26 décembre 2019 et contre la " décision " du 28 janvier 2020 l'informant de l'existence du trop-perçu, et a par ailleurs demandé le versement d'une somme de 10 000 euros en réparation du préjudice moral qu'il estimait avoir subi. M. A demande au tribunal d'annuler ces " décisions " en date des 26 décembre 2019 et 28 janvier 2020, le titre de recettes émis le 3 février 2020, et de condamner le département de la Creuse à lui verser une somme de 10 000 euros. Il doit également être regardé comme demandant la décharge de la somme de 12 471,18 euros mise à sa charge par le titre de recettes du 3 février 2020.
Sur l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les courriers des 26 décembre 2019 et 28 janvier 2020 :
3. En premier lieu, par son courrier en date du 26 décembre 2019, la présidente du conseil départemental de la Creuse s'est bornée à convoquer le requérant à un entretien le 8 janvier 2020 préalablement à la mesure de " licenciement " qui était initialement évoquée. Alors au demeurant qu'il ressort des pièces du dossier que le lien contractuel unissant M. A au département de la Creuse a été rompu uniquement en raison de sa mise à la retraite d'office à compter du 15 août 2019 du fait de l'atteinte de la limite d'âge, et non d'une décision de licenciement, ce courrier de convocation à un entretien ne constitue pas une décision faisant grief dont l'annulation peut être demandée au juge de l'excès de pouvoir. Par suite, les conclusions présentées à l'encontre de ce courrier du 26 décembre 2019 sont irrecevables et doivent être rejetées.
4. En deuxième lieu, le courrier du 28 janvier 2020 dont M. A demande l'annulation doit être regardé, eu égard à l'absence de mention de récupération par voie d'une retenue sur traitement qu'il n'était d'ailleurs plus possible de mettre en œuvre du fait de la radiation des effectifs prononcée rétroactivement au 15 août 2019 ainsi qu'à l'invitation de se " rapprocher du Trésor Public pour demander un échéancier de remboursement ", comme annonçant l'émission prochaine d'un titre de perception, lequel a justement été émis quelques jours après le 3 février 2020 et dont le requérant demande aussi l'annulation. Le courrier du 28 janvier 2020 de la présidente du conseil départemental de la Creuse s'analyse donc comme un simple acte préparatoire qui ne peut être déféré à la censure du juge administratif. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation dirigées contre ce courrier sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'annulation du titre de recettes émis le 3 février 2020 et de décharge de la somme de 12 471,18 euros :
5. D'une part, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'action sociale et des familles : " Les articles L. 423-3 à L. 423-13, L. 423-15, L. 423-17 à L. 423-22, L. 423-27 à L. 423-33-1 et L. 423-35 s'appliquent aux assistants maternels et aux assistants familiaux employés par des personnes morales de droit public. / Lorsque les assistants familiaux sont employés par le département, les indemnités mentionnées à l'article L. 423-30 sont fixées par délibération du conseil départemental ". Selon l'article L. 423-30 de ce code : " Sans préjudice des indemnités et fournitures qui leur sont remises pour l'entretien des enfants, les assistants familiaux relevant de la présente sous-section bénéficient d'une rémunération garantie correspondant à la durée mentionnée dans le contrat d'accueil. Les éléments de cette rémunération et son montant minimal sont déterminés par décret en référence au salaire minimum de croissance. / Ce montant varie selon que l'accueil est continu ou intermittent au sens de l'article L. 421-16 et en fonction du nombre d'enfants accueillis. / La rémunération cesse d'être versée lorsque l'enfant accueilli quitte définitivement le domicile de l'assistant familial ". Les dispositions de l'article D. 423-23 du même code, prises en application du précédent texte, prévoient que la rémunération d'un assistant familial accueillant un enfant de façon continue est constituée d'une part correspondant à la fonction globale d'accueil, qui ne peut être inférieure à cinquante fois le salaire minimum de croissance par mois, et d'une part correspondant à l'accueil de chaque enfant, qui ne peut être inférieure à soixante-dix fois le salaire minimum de croissance par mois et par enfant. Aux termes de l'article L. 423-31 du même code : " Lorsque l'employeur n'a plus d'enfant à confier à un assistant familial ayant accueilli des mineurs, celui-ci a droit à une indemnité dont le montant minimal est déterminé par décret en référence au salaire minimum de croissance, sous réserve de l'engagement d'accueillir dans les meilleurs délais les mineurs préalablement présentés par l'employeur, dans la limite d'un nombre maximal convenu avec lui et conformément à son agrément ". L'article L. 423-32 dudit code prévoit que : " L'employeur qui n'a pas d'enfant à confier à un assistant familial pendant une durée de quatre mois consécutifs est tenu de recommencer à verser la totalité du salaire à l'issue de cette période s'il ne procède pas au licenciement de l'assistant familial fondé sur cette absence d'enfants à lui confier ".
6. D'autre part, la survenance de la limite d'âge d'un agent public ou, le cas échéant, l'expiration du délai de prolongation d'activité au-delà de cette limite, telle qu'elle est déterminée par les textes en vigueur, entraîne de plein droit la rupture du lien de cet agent avec le service. Les services accomplis par cet agent au-delà de cette limite ne peuvent ainsi ouvrir droit au versement de la rémunération attachée aux fonctions qu'il a exercées.
7. Alors que le contrat de " prise en charge du jeune majeur " prévoyant un accueil chez M. A portait uniquement sur la période allant du 9 décembre 2017 au 8 juin 2018, il résulte de l'instruction que, le 14 septembre 2018, Mme C a signé un contrat de bail pour un logement situé à La Souterraine, commune où elle exerçait son emploi. Ainsi, et en l'absence d'élément qui serait susceptible d'établir qu'après cette date, Mme C a continué à être accueillie chez M. A, celle-ci doit être regardée comme ayant quitté définitivement le domicile de l'intéressé le 14 septembre 2018, ce qui aurait justifié, en application de l'article L. 423-30 du code de l'action sociale et des familles, que le département de la Creuse cesse dès cette date de lui verser la rémunération liée à l'accueil de la jeune femme. Si M. A fait valoir que, postérieurement au départ de Mme C de son domicile, il a néanmoins continué de lui apporter " une assistance et un accompagnement financier " à travers notamment des virements de 260 euros le 11 février 2019, de 500 euros le 10 novembre 2019 et de 500 euros le 10 décembre 2019, cette circonstance est sans incidence sur le fait qu'en 2019, il ne l'accueillait plus et ne pouvait donc percevoir du département de la Creuse la rémunération subordonnée à cet accueil à son domicile, le requérant admettant d'ailleurs lui-même dans ses écritures qu'il agissait ainsi en dehors de ses obligations contractuelles. En outre, il résulte de l'instruction, et n'est pas contesté, qu'à compter du 16 mai 2019, M. A ne s'est plus vu confier d'enfant par le service d'aide sociale à l'enfance et qu'il avait, au 15 août 2019, atteint la limite d'âge de départ à la retraite, ce qui, d'une part, impliquait la rupture de plein droit du lien avec le département de la Creuse, d'autre part, faisait obstacle à ce qu'il continue de percevoir de ce dernier des sommes relatives à son activité d'assistant familial. Par ailleurs, il n'est pas non plus contesté que, pour la période allant du 16 mai au 15 août 2019, et en application de l'article L. 423-31 du code de l'action sociale et des familles, M. A avait droit à une indemnité d'attente n'excédant pas celle de 2 527,20 euros qui lui a été versée. Dans ces conditions, et alors qu'il n'apporte aucun élément susceptible de remettre en cause les calculs de la créance figurant dans le tableau joint au courrier du 28 janvier 2020, M. A n'est pas fondé à contester le bien-fondé de la somme de 12 471,18 euros mise à sa charge par le titre de recettes émis à son encontre le 3 février 2020.
8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation du titre de recettes émis le 3 février 2020 et de décharge de la somme de 12 471,18 euros mise à la charge de M. A par ce titre de recettes doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :
9. En premier lieu, comme il a été indiqué aux points 3 et 4, les courriers des 26 décembre 2019 et 28 janvier 2020 de la présidente du conseil départemental de la Creuse ne constituent pas des décisions faisant grief. Par suite, le requérant ne peut utilement se prévaloir d'une prétendue incompétence du signataire et insuffisante motivation de ces actes pour engager la responsabilité du département de la Creuse.
10. En deuxième lieu, comme il a été indiqué au point 7, l'intéressé n'est pas fondé à engager la responsabilité du département de la Creuse en raison de l'illégalité du titre de recettes émis à son encontre le 3 février 2020 par la présidente du conseil départemental.
11. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que la rupture du lien entre M. A et le département de la Creuse résulte exclusivement de son admission à la retraite d'office à compter du 15 août 2019 du fait de l'atteinte de la limite d'âge et non d'une décision de licenciement. Par suite, les moyens soulevés par M. A, tirés de ce que le département de la Creuse aurait commis un détournement de procédure en utilisant le cadre du licenciement pour aboutir à une mise à la retraite d'office, de ce que le délai de préavis de deux mois auquel il avait droit avant la prise d'effet de son licenciement n'a pas été respecté et de ce que l'atteinte de la limite d'âge n'est pas un motif légal de licenciement, sont inopérants et doivent être écartés. De même, et alors que, dans la mesure où la survenance de la limite d'âge entraîne de plein droit la rupture des liens entre un agent contractuel et son employeur, l'intéressé n'avait pas droit aux indemnités prévues en cas de résiliation du contrat, notamment à une indemnité de licenciement, le requérant ne saurait utilement se prévaloir de la circonstance, qui lui est purement favorable, que le département de la Creuse lui a versé une " indemnité de départ " de 4 820,85 euros.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'indemnisation présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge du département de la Creuse, qui n'est pas la partie perdante, une somme à verser à M. A sur ce fondement. Il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par le département de la Creuse et par le directeur départemental des finances publiques de la Creuse en application de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. A est rejetée.
Article 2: Les conclusions présentées par le département de la Creuse et par le directeur départemental des finances publiques de la Creuse sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3:Le présent jugement sera notifié à Mmes E et Camille A, MM. Aurélien et Simon A, ayants droits de M. F A, au département de la Creuse et au directeur départemental des finances publiques de la Creuse.
Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022 où siégeaient :
- M. Gensac, président,
- M. Martha, premier conseiller,
- M. Boschet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.
Le rapporteur,
J.B. G
Le président,
P. GENSAC
Le greffier,
G. JOURDAN-VIALLARD
La République mande et ordonne
à la préfète de la Creuse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
G. JOURDAN-VIALLARD
aj
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026