jeudi 20 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2001035 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MARTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2020, M. E B, M. G A, Mme C D et M. H I, représentés par Me Martin, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du conseil municipal de la commune de Sassierges Saint-Germain du 27 janvier 2020 autorisant la société JP Energie Environnement à réaliser les études de faisabilité technique et environnementales en vue de l'implantation d'un parc éolien sur la commune de Sassierges Saint-Germain et d'autoriser cette même société à déposer toutes les demandes de levées de servitudes et demandes d'autorisations administratives nécessaires en vue de la faisabilité du projet de parc éolien ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Sassierges Saint-Germain une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient d'un intérêt à agir ;
- leur requête a été introduite dans le délai de recours contentieux ;
- il appartient à la commune de justifier l'accomplissement de la formalité prévue par les dispositions de l'article L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales et du respect du calcul du quorum prévu par les dispositions de l'article L. 2121-17 du même code ;
- la promesse de servitude qui porte sur une dépendance domaniale a été signée en violation du droit de l'Union européenne instaurant des principes de mise en œuvre d'une procédure de publicité et de mise en concurrence ;
- le conseil municipal n'est pas compétent pour signer des promesses de baux emphytéotiques sur des chemins ruraux ;
- la promesse de bail emphytéotique est illégale en ce qu'elle méconnaît les dispositions des articles L. 161-2, L. 161-10 et L. 451-2 du code rural et de la pêche maritime et L. 101-3 du code de l'urbanisme ;
- la promesse est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il n'y a pas de corrélation entre le projet de parc éolien et les servitudes consenties.
La requête a été communiquée à la commune de Sassierges Saint-Germain et à la société JP Energie Environnement, représentée par Me Elfassi, qui n'ont pas produit de mémoire en défense avant la clôture de l'instruction.
Une mise en demeure a été adressée le 6 avril 2021 à la commune de Sassierge Saint-Germain et à la société JP Energie Environnement.
Par ordonnance du 6 juillet 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 23 août 2021.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 661-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office et tiré de ce que la décision ne fait pas grief.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Par une décision du 29 juin 2023, le président du tribunal a désigné Mme Noémi Gaullier-Chatagner en qualité de rapporteure publique sur le fondement des dispositions de l'article R. 222-24 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Christophe,
- les conclusions de Mme Gaullier-Chatagner, rapporteure publique,
- et les observations de Me Martin, représentant de M. B et autres.
Considérant ce qui suit :
1. La société " JP Energie Environnement " projette de construire et d'exploiter quatre éoliennes sur la commune de Sassierges Saint-Germain. Par une première délibération de son conseil municipal du 13 mars 2017, la commune a émis un avis favorable à ce projet et a autorisé la société à réaliser les études de faisabilité technique et environnementales ainsi qu'à déposer toutes les demandes de levée de servitudes et d'autorisations administratives. Par une deuxième délibération du 4 juin 2018, la commune a autorisé la société à constituer des servitudes sur les chemins listés dans le projet de promesse de convention de servitude et autorisé le maire à signer cette promesse. Enfin, par une délibération du 27 janvier 2020, la commune a modifié la délibération du 13 mars 2017 en retirant la mention de l'avis favorable au projet, en reprenant les mêmes autorisations et en précisant que les études, le montage du projet et les demandes administratives associées n'entraineront aucun engagement financier pour la commune.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Par la délibération attaquée du 27 janvier 2020, le conseil municipal de Sassierges Saint-Germain s'est prononcé en faveur de la réalisation d'études de faisabilité par la société JP Energie Environnement en vue de l'implantation d'un projet éolien sur le territoire de cette commune et l'a autorisée à entreprendre les démarches liées à ce projet notamment en rencontrant des propriétaires fonciers et des exploitants, en mettant en place des mâts de mesure et en réalisant les études nécessaires et réglementaires. Elle mentionne également que ces études, le montage du projet et les demandes administratives associées n'entraineront aucun engagement financier pour la commune. Elle précise enfin que cette même société est autorisée à déposer toutes les demandes de levées de servitudes et demandes d'autorisations administratives nécessaires en vue de l'étude de faisabilité du projet de parc éolien. Ces dispositions de la délibération attaquée sont dépourvues de caractère décisoire ou obligatoire et n'ont pas pour effet de lier l'autorité administrative compétente. Par suite, cette délibération n'a pas le caractère d'une décision faisant grief susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. B et autres doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Sassierges Saint-Germain, qui n'a pas la qualité de partie perdante, la somme d'argent que réclament les requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er: La requête présentée par M. B, M. A, Mme D et M. I est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. E B, M. G A, Mme C D et M. H I, à la commune de Sassierges Saint-Germain et à la société JP Energie Environnement.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2023 où siégeaient :
- M. Normand, président,
- Mme Siquier, première conseillère,
- M. Christophe, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juillet 2023.
Le rapporteur,
F. CHRISTOPHE
Le président,
N. NORMAND
Le greffier,
M. F
La République mande et ordonne
au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
M. F
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026