jeudi 9 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2001101 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELAS GOUT DIAS AVOCATS ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 13 août 2020 et 28 mai 2021 Mme C F et M. G A, agissant en leurs noms personnels et en tant que représentants légaux de leur fils E alors mineur, représentés par Me Dias, demandent au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier (CH) de Tulle à leur verser la somme globale de 8 766, 20 euros en réparation des préjudices subis consécutivement à la prise en charge du jeune E au sein de cet établissement de santé à compter du 29 octobre 2018 ;
2°) de mettre à la charge de cet établissement les entiers dépens ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la responsabilité du CH de Tulle est engagée en raison de l'erreur de diagnostic commise à l'occasion de la prise en charge du jeune E au sein de cet établissement de santé le 27 octobre 2018 et en raison d'une faute dans l'organisation du service des urgences ;
- une indemnisation doit être accordée à E à hauteur de 6 766, 20 euros compte tenu du taux de perte de chance de 90% retenu par l'expert, en réparation de ses préjudices, correspondant au déficit fonctionnel temporaire évalué à 518 euros, aux souffrances endurées chiffrées à 4 000 euros, au préjudice esthétique temporaire évalué à 1 000 euros, au préjudice esthétique permanent évalué à 2 000 euros ;
- une indemnisation doit leur être accordée au regard du préjudice moral que chacun a personnellement subi et qui devra être évalué à 1 000 euros par parent.
Par un mémoire enregistré le 4 mars 2021, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Charente Maritime agissant pour le compte de la mutuelle générale de l'éducation nationale demande que le centre hospitalier intercommunal de Tulle soit condamné à lui verser la somme de 11 225, 03 euros au titre des débours exposés, assortie des intérêts au taux légal à compter du paiement des prestations, la somme de 1 098 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion, et qu'une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative soit mise à la charge de l'établissement hospitalier.
Elle fait valoir qu'elle a pris en charge les dépenses de santé actuelles de son assuré.
Par des mémoires en défense enregistrés les 19 janvier et 16 mars 2021, le centre hospitalier de Tulle représenté, par Me Valière-Vialeix, ne conteste pas le principe de sa responsabilité, ni le taux de perte de chance de 90% retenu par le médecin expert.
Il demande principalement au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de réduire le montant de l'indemnisation globale sollicitée par les requérants en écartant ou en limitant certains postes de préjudices ;
2°) de limiter le montant de l'indemnisation sollicitée par la CPAM aux seuls frais en lien avec les manquements qu'il a commis et en appliquant un taux de perte de chance de 90% ;
3°) de réduire le montant de la somme sollicitée par les requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu l'ordonnance du 28 février 2020 par laquelle le président du tribunal a taxé les frais et honoraires de l'expertise réalisée par le docteur B, expert, désigné par ordonnance de référé du 9 octobre 2019.
Vu :
- le code civil ;
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,
- les observations de Me Veyriras, représentant le centre hospitalier de Tulle.
Considérant ce qui suit :
1. Le 26 octobre 2018, le jeune E A, âgé de 14 ans et 8 mois, s'est plaint auprès de sa mère de violentes douleurs abdominales et a vomi à plusieurs reprises. Sa mère Mme C F l'a conduit le 27 octobre 2018, à 11 h 18, auprès du service d'accueil des urgences du centre hospitalier (CH) de Tulle. Après que l'interne de garde a diagnostiqué une gastro-entérite, le jeune E est rentré chez lui avec un traitement. L'état de santé de l'adolescent continuant de se dégrader, il a été de nouveau admis aux urgences du CH de Tulle le 29 octobre 2018 à 1h 12. Après la réalisation d'un scanner abdominal, il a été conclu à un tableau d'appendicite aigue compliquée d'une perforation et d'une péritonite généralisée. A 3h 30, après que le jeune E a perdu connaissance, il a été décidé d'une opération en urgence. A l'issue de cette opération dont les suites ont été favorables, E est resté hospitalisé 12 jours au CH de Tulle avant de pouvoir regagner son domicile et a été assujetti à des soins infirmiers à domicile jusqu'à la fin du mois de janvier 2019.
2. Estimant que leur fils alors mineur avait été victime d'une mauvaise prise en charge par le centre hospitalier de Tulle, Mme F et M. A, parents de E, ont saisi le juge des référés du tribunal d'une demande d'expertise judiciaire. Par une ordonnance du 9 octobre 2019, le docteur H B a été désigné en qualité d'expert. Il a déposé son rapport définitif le 17 février 2020.
3. Par la présente requête, Mme F et M. A demandent l'indemnisation des préjudices résultant de la prise en charge fautive de leur fils au sein du centre hospitalier de Tulle le 27 octobre 2018. La CPAM de la Charente-Maritime demande par ailleurs la condamnation de cet établissement à lui verser une somme de 11 225, 03 euros en remboursement de ses débours et l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
En ce qui concerne la responsabilité :
4. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute () ".
5. D'une part, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise établi le 17 février 2020 qu'une erreur de diagnostic doublé d'un défaut de diagnostic ont été commis le 27 octobre 2018 quand le jeune E s'est présenté une première fois aux urgences dans les conditions exposées au point 1. L'expert relève en particulier qu'en l'absence de diarrhées liquides essentiellement hydriques, le diagnostic posé de gastro-entérite à l'issue de l'examen clinique était " extrêmement hasardeux ". Il indique également que la prescription d'une prise de sang et/ ou d'une échographie abdominale auraient permis d'orienter, selon une chance de 90%, le médecin de garde vers le bon diagnostic alors que l'expert précise que dès la première admission " il s'agissait vraisemblablement d'une appendicite déjà compliquée avec un début de perforation ".
6. D'autre part, il résulte de l'instruction et notamment des conclusions expertales qui ne sont pas remises en cause par le CH, que l'examen clinique a été réalisé par un interne sans recours à la supervision par un médecin urgentiste sénior. L'expert indique que cet examen clinique revêtait " un caractère suffisamment important pour qu'il ne soit pas exclusivement confié à un étudiant en médecine ". Dans ces conditions, le CH de Tulle a commis en sus des fautes médicales mentionnées au point 5 une faute dans l'organisation et le fonctionnement de son service d'urgences.
7. Il résulte de ce qui a été dit aux points 5 et 6 que M. F et M. A sont fondés à engager la responsabilité du CH de Tulle à raison des conditions fautives dans lesquelles a été pris en charge leur fils E le 27 octobre 2018 au service des urgences de cet établissement.
En ce qui concerne la perte de chance :
8. Dans le cas où une prise en charge fautive a compromis les chances d'un patient d'obtenir une amélioration de son état de santé ou d'échapper à son aggravation, le préjudice résultant directement de cette faute et qui doit être intégralement réparé n'est pas le dommage corporel constaté mais la perte de chance d'éviter la survenue de ce dommage. La réparation doit alors être évaluée à une fraction du dommage corporel déterminée en fonction de l'ampleur de la chance perdue.
9. Il résulte de l'instruction et en particulier du rapport d'expertise du docteur B, et n'est d'ailleurs pas contesté par les parties, que si le diagnostic de perforation appendiculaire avait été effectué dans les heures qui ont suivi l'admission de E A le 27 octobre 2018, la prise en charge médicale aurait vraisemblablement été moins traumatisante avec le recours probable à une coelioscopie plutôt qu'à la laparatomie qui a été pratiquée , les suites opératoires plus simples et la durée d'hospitalisation plus courte. Dans ces conditions, il y a lieu, comme le propose l'expert qui n'est pas sérieusement contredit sur ce point, de retenir que les défaillances dans la prise en charge par le centre hospitalier de Tulle de l'appendicite du jeune E, est à l'origine pour ce dernier d'une perte de chance d'éviter les complications qu'il a subies, de 90%.
En ce qui concerne les préjudices :
S'agissant des préjudices subis par le jeune E :
10. Tout d'abord, il résulte du rapport d'expertise que le jeune E A a subi un déficit fonctionnel temporaire total en conséquence directe des complications fautives, entre le 2 novembre et le 10 novembre 2018, un déficit fonctionnel (DFT) partiel de classe II du 11 novembre au 30 novembre 2018 dont l'expert indique qu'il convient d'enlever 8 jours au titre de l'état initial, un DFT partiel de classe 1 du 1er décembre au 21 janvier 2019 dont il convient d'ôter 7 jours au titre de ce même état initial. Au vu de ces éléments, il sera fait une juste appréciation du DFT subi par M. E A en l'évaluant à 300 euros sur l'ensemble de cette période, soit 270 euros après application du taux de perte de chance.
11. Ensuite, les souffrances endurées par M. E A, estimées à 2 sur une échelle de 1 à 7 par l'expert ont, selon ce dernier, été maximales " de 8 à 9/10 sur l'échelle EVA " avant l'intervention, pendant plus de 36 heures. Elles se sont ensuite prolongées, avec un niveau d'intensité décroissant, en péri opératoire, puis après l'hospitalisation " en rapport avec les soins de cicatrices et la nécessité de méchage ". Au vu de ces éléments et notamment de la durée des soins de cicatrisation rendus nécessaires par une dégradation de l'évolution cicatricielle des plaies abdominales de la victime, il sera fait une juste appréciation des souffrances endurées par le jeune E en lui allouant la somme de 3 000 euros après application du taux de perte de chance.
12. Puis, l'expert retient l'existence d'un préjudice esthétique temporaire évalué à 1 sur 7 en lien avec la laparotomie, laquelle a conduit à la pose d'une sonde, de drains et de pansements qui ont modifié l'apparence physique du jeune E. Il en sera fait une juste appréciation de ce préjudice en fixant à 500 euros la somme destinée à le réparer, après application du taux de perte de chance.
13. Enfin, l'expert retient un préjudice esthétique permanent de 1,5 sur 7 en raison de l'existence sur l'abdomen du jeune E " d'une cicatrice disgracieuse ". Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en fixant à 1 500 euros après application du taux de perte de chance, la somme destinée à le réparer.
14. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier de Tulle doit être condamné à verser la somme de 5 270 euros au titre des préjudices subis par le jeune E A.
S'agissant des préjudices subis par chacun des parents du jeune E :
15. Il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par chacun des parents du jeune E, en raison notamment de l'inquiétude pour leur fils qui a été la leur, du fait des manquements commis par le CH, en allouant à chacun d'entre eux la somme de 800 euros.
Sur les conclusions de la caisse :
S'agissant du remboursement de ses débours :
16.La CPAM produit une attestation d'imputabilité de son médecin-conseil et un relevé de débours faisant état de frais d'hospitalisation, de frais médicaux de frais pharmaceutiques et de frais afférents à la prise en charge d'une ceinture de contention pour un montant de 11 225, 03 euros. Dans ces conditions, il y a lieu de condamner le CH de Tulle à verser, au titre des débours en lien direct et certain avec les fautes qu'il a commises la somme de 10 102 euros, après application du taux de perte de chance.
S'agissant des intérêts :
17. Lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine.
18. La CPAM de la Charente-Maritime demande à ce que les sommes qu'elle demande portent intérêts à compter du paiement des prestations. Il y a lieu de faire droit aux conclusions de la CPAM tendant à ce que les sommes qui lui sont allouées en vertu du point 16 du présent jugement portent intérêt au taux légal à compter du 4 mars 2021, date de sa saisine du juge et dès lors qu'elle n'atteste ni même n'allègue qu'elle aurait saisi le CH de Tulle d'une demande indemnitaire préalable.
S'agissant du versement de l'indemnité forfaitaire de gestion :
19. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en fonction du taux de progression de l'indice des prix à la consommation hors tabac prévu dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour l'année considérée () ". Selon les termes de l'article 1er de l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023 : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 115 euros et 1 162 euros au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2023 ".
20. En application de ces dispositions, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de Tulle le versement à la caisse primaire d'assurance maladie de la Charente-Maritime d'une somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion,
Sur les frais d'expertise :
21. Les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme 1 532, 41 euros par une ordonnance du 28 février 2020, sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de Tulle.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
22. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Tulle une somme de 1 500 euros au titre des frais du procès. Il n'y a en revanche pas lieu de faire droit à la demande présentée sur le même fondement par la caisse primaire d'assurance maladie de la Charente- Maritime.
D E C I D E :
Article 1er: Le centre hospitalier de Tulle est condamné à verser à M. E A la somme de 5 270 euros, à Mme C F et à M. G A la somme de 800 euros à chacun en réparation de leurs préjudices.
Article 2:Le centre hospitalier est condamné à payer à la caisse primaire d'assurance maladie de la Charente Maritime la somme de 10 102 euros, au titre de ses débours, somme à assortir des intérêts aux taux légal à compter du 4 mars 2021, ainsi qu'une somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Article 3:Les frais et honoraires de l'expertise, taxés et liquidés à la somme de 1 532, 41 euros sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de Tulle.
Article 4:Le centre hospitalier de Tulle versera à Mme C F et à M. G A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5:Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6: Le présent jugement sera notifié à Messieurs E et Sébastien A, à Mme C F, au centre hospitalier de Tulle, à la caisse primaire d'assurance maladie de la Charente Maritime.
Copie en sera adressée au docteur B, expert.
Délibéré après l'audience du 26 janvier 2023 où siégeaient :
- M. Gensac, président,
- M. Martha, premier conseiller,
- M. Boschet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2023.
Le rapporteur,
F. D
Le président,
P. GENSAC
Le greffier,
G. JOURDAN-VIALLARD
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
G. JOURDAN-VIALLARD
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026