mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2001214 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS CHARTIER PREVOST -PLAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2020, et un mémoire complémentaire, enregistré le 13 novembre 2020, Mme A B, représentée par Me Plas, avocat, demande au juge des référés, dans le denier état de ses écritures :
1°) de condamner le centre hospitalier de Châteauroux à lui verser, à titre principal, une provision d'un montant total de 10 497 827,20 euros, assortie de l'intérêt au taux légal à compter de sa demande préalable du 12 septembre 2019, dont il sera déduit la somme de 100 000 euros versée à titre provisionnel par l'assureur de l'établissement ;
2°) de condamner le centre hospitalier de Châteauroux aux entiers dépens ;
3°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Châteauroux-Métropole une somme de 10 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
- elle justifie de nombreux préjudices en lien direct avec la faute commise par le centre hospitalier de Châteauroux dans la décision tardive de pratiquer une césarienne pour son accouchement ;
- elle justifie dans ces conditions de l'existence et du montant de sa créance, en tout état de cause non sérieusement contestable dès lors que la cour administrative d'appel de Bordeaux, par un arrêt du 3 juin 2014, a regardé la faute de l'établissement hospitalier comme établie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 octobre 2020, et un mémoire complémentaire, enregistré le 1er décembre 2020, le centre hospitalier de Châteauroux conclut à la réduction des prétentions de Mme B, après déduction de la provision versée antérieurement, à hauteur de 268 000 euros, et au rejet des demandes de la caisse primaire d'assurance maladie.
Par un mémoire, enregistré le 19 novembre 2020, et un mémoire complémentaire, enregistré le 22 avril 2021, la caisse primaire d'assurance maladie de Lille-Douai, régulièrement mise en cause à l'instance, conclut à la condamnation du centre hospitalier de Châteauroux à lui verser une provision de 445 815,87 euros à valoir sur l'indemnisation provisoire des débours exposés pour son assurée, Mme B, à lui rembourser les frais futurs, à lui verser une somme de 1 098 euros eu titre de l'indemnité forfaitaire, outre l'intérêt légal, et à ce que soit mise à la charge du centre hospitalier une somme de 1.000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier
Vu le courrier en date du 30 septembre 2024 par lequel le greffe a invité Mme B à faire connaître au tribunal si elle entendait maintenir sa demande, après la médiation intervenue dans l'affaire au fond.
Par un courrier en date du 11 octobre 2024, Mme B déclare ne pas maintenir sa requête n° 2001214 ensuite du jugement rendu sur le fond.
Vu :
- le code de justice administrative.
Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 10 mai 2022 par lequel M. Daniel Josserand-Jaillet, président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, a été inscrit sur la liste des magistrats honoraires prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
M. Daniel Josserand-Jaillet, président de tribunal administratif honoraire, a été désigné par le président du tribunal pour exercer les pouvoirs du juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ". Pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d'une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui parait revêtir un caractère de certitude suffisant. Il en découle qu'il appartient au demandeur d'apporter tous les éléments utiles à l'appui de la démonstration de l'existence, de la nature, de la consistance et du montant de la créance dont il se prévaut.
2. Mme B, en raison d'une faute commise par le centre hospitalier de Châteauroux lors de son accouchement les 15 et 16 octobre 2003 établie en dernier lieu par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 3 juin 2014, a demandé, par sa requête n° 2001214 susvisée, à titre principal et dans le dernier état de ses écritures contentieuses, la condamnation de l'établissement hospitalier à lui verser une provision d'un montant total de 10 497 827,20 euros en réparation des divers préjudices qu'elle a subis en lien avec cette faute.
3. L'instruction de sa demande avait été suspendue dans l'attente d'une médiation en cours. L'état du dossier permettant de s'interroger sur l'intérêt que la requête conservait pour son auteur, une demande de maintien de requête a été adressée le 30 septembre 2024 à Mme B au moyen de l'application " Télérecours ".
4. Par un courrier, enregistré le 11 octobre 2024, Mme B, par son conseil, indique au tribunal " qu'il n'y a pas lieu de maintenir la requête en référé-provision enregistrée sous le n° 2001214 compte-tenu du jugement rendu sur le fond, jugement par ailleurs frappé d'un appel devant la cour administrative d'appel de Bordeaux ".
5. Dans ces conditions, Mme B doit être regardée comme entendant se désister de sa demande, circonstance qui entraîne la déchéance pour la caisse primaire d'assurance maladie de Lille-Douai, intervenante à l'instance par sa mise en cause, de ses conclusions en qualité d'assureur de Mme B.
6. Ce désistement d'instance est pur et simple. Il y a dès lors lieu d'en donner acte à Mme B, pour l'ensemble de ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte à Mme B du désistement de l'instance n° 2001214 constitué par l'abandon de cette dernière.
Article 2: La présente ordonnance sera notifiée à Mme B, au centre hospitalier de Châteauroux et à la caisse primaire d'assurance maladie de Lille-Douai. Une copie en sera adressée pour information à Me Plas.
Limoges, le 15 octobre 2024.
Le juge des référés,
D. JOSSERAND-JAILLET
La République mande et ordonne
au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La Greffière en Chef
A. BLANCHON
N° 2301669
cg
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026