jeudi 23 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2001374 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | PASCAL AUDREY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 septembre 2020, Mme C A épouse D, représentée par Me Pascal, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision en date du 31 juillet 2020 par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a refusé de lui renouveler son titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et l'a invitée à rejoindre Mayotte dans un délai d'un mois, sous peine d'être passible d'une obligation de quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Elle soutient que :
- elle justifie remplir les conditions exigées par le 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour sur ce fondement, le préfet a entaché sa décision d'une erreur de droit ;
- la décision en litige porte une atteinte disproportionnée au droit à une vie privée et familiale normale qu'elle tient de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- cette décision est intervenue en violation de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination sont illégales en conséquence de l'illégalité du refus de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mai 2021, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une lettre du 14 février 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, sur l'irrecevabilité des conclusions de la requête en tant que celles-ci sont dirigées contre une obligation de quitter le territoire français et une décision fixant le pays de destination que ne comporte pas la décision en litige du 31 juillet 2020.
Par un mémoire en réponse au moyen d'ordre public, enregistré le 14 février 2023, qui n'a pas été communiqué, Mme A épouse D a produit ses observations.
Mme A épouse D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 septembre 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 10 mai 2022 par lequel M. Daniel Josserand-Jaillet, président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, a été inscrit sur la liste des magistrats honoraires prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. E a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A épouse D, ressortissante comorienne née le 11 novembre 1977 à Bandrani Mtsangani et titulaire d'une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " à Mayotte, est, selon ses déclarations, entrée irrégulièrement le 15 février 2020 en France métropolitaine pour y rejoindre ses enfants. Le 28 mai 2020, Mme A épouse D a sollicité le renouvellement de sa carte de séjour en qualité de parent d'enfant français. Par une décision du 31 juillet 2020, le préfet de la Haute-Vienne lui a opposé un refus. Mme A épouse D demande l'annulation de cette décision, d'une obligation de quitter le territoire français, et d'une décision fixant le pays de destination.
Sur le champ du litige :
2. Il ressort des pièces du dossier que Mme A épouse D a sollicité, le 28 mai 2020, le renouvellement du titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " qui lui avait été délivré par le préfet de Mayotte en qualité de parent d'enfant français et dont la validité, en vertu des mesures sanitaires en vigueur à cette période, avait été prorogée jusqu'au 9 octobre 2020. Par la décision en litige du 31 juillet 2020, le préfet de la Haute-Vienne a, d'une part, rejeté cette demande, d'autre part, a " invité " l'intéressée " à rejoindre Mayotte " dans un délai d'un mois, en lui précisant qu'à défaut " un arrêté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français pour l'Union des Comores pourra être pris " à son encontre.
3. Il ressort ainsi des termes de cette " décision " que, si elle a pour objet de refuser le renouvellement du titre de séjour de Mme A épouse D, elle se borne pour le surplus à avertir l'intéressée des conséquences que pourrait tirer l'administration de son maintien dans ces conditions sur le territoire de la France métropolitaine. Dès lors, cette même décision n'a pas pour objet ni pour effet de constituer par elle-même une obligation de quitter le territoire français non plus qu'une décision fixant le pays de destination accessoire à cette dernière. L'information ainsi apportée à Mme A épouse D ne constitue dès lors pas, dans cette mesure, une décision.
4. Or, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ". Il suit de là que les conclusions de la requête de Mme A épouse D, en tant qu'elles tendent à l'annulation d'une obligation de quitter le territoire français et d'une décision fixant le pays de destination, ne sont pas dirigées contre une décision existante et, par suite, sont irrecevables.
Sur le surplus des conclusions aux fins d'annulation :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version applicable au litige : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313 2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République () ".
6. Le titulaire d'une carte de séjour, délivrée en particulier sur le fondement de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, peut en principe, ainsi que l'énonce l'article R. 312-1 de ce code, circuler librement " en France ", c'est à dire, conformément à ce qui résulte de l'article L. 111-3, en France métropolitaine, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à la Réunion, à Saint Pierre et Miquelon, à Saint Barthélemy, à Saint Martin et à Mayotte. Toutefois, l'article L. 832-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile limite la validité des titres de séjour délivrés à Mayotte, en disposant que " les titres de séjour délivrés par le représentant de l'Etat à Mayotte, à l'exception des titres délivrés en application des dispositions des articles L. 121-3, L. 313-4 1, L. 313-8, du 6° de l'article L. 313-10, de l'article L. 313 13 et du chapitre IV du titre Ier du livre III, n'autorisent le séjour que sur le territoire de Mayotte ".
7. En vertu du deuxième alinéa de cet article L. 832-2, " Les ressortissants de pays figurant sur la liste, annexée au règlement (CE) n° 539/2001 du Conseil du 15 mars 2001 des pays tiers dont les ressortissants sont soumis à l'obligation de visa pour franchir les frontières extérieures des Etats membres, qui résident régulièrement à Mayotte sous couvert d'un titre de séjour n'autorisant que le séjour à Mayotte et qui souhaitent se rendre dans un autre département doivent obtenir un visa. Ce visa est délivré, pour une durée et dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat, par le représentant de l'Etat à Mayotte après avis du représentant de l'Etat dans le département où ils se rendent, en tenant compte notamment du risque de maintien irrégulier des intéressés hors du territoire de Mayotte et des considérations d'ordre public ". Selon l'article R. 832-2 du même code : " L'étranger qui sollicite le visa prévu à l'article L. 832-2 présente son document de voyage, le titre sous couvert duquel il est autorisé à séjourner à Mayotte, les documents permettant d'établir les conditions de son séjour dans le département de destination, les moyens d'existence lui permettant de faire face à ses frais de séjour ainsi que les garanties de son retour à Mayotte. / Sauf circonstances exceptionnelles, ce visa ne peut lui être délivré pour une durée de séjour excédant trois mois () ".
8. Sous la qualification de " visa ", ces dispositions instituent une autorisation spéciale, délivrée par le représentant de l'Etat à Mayotte, que doit obtenir l'étranger titulaire d'un titre de séjour délivré à Mayotte dont la validité est limitée à ce département, lorsqu'il entend se rendre dans un autre département. La délivrance de cette autorisation spéciale, sous conditions que l'étranger établisse les moyens d'existence lui permettant de faire face à ses frais de séjour et les garanties de son retour à Mayotte, revient à étendre la validité territoriale du titre de séjour qui a été délivré à Mayotte, pour une durée qui ne peut en principe excéder trois mois.
9. En vertu toutefois du dernier alinéa de l'article L. 832-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conjoints, partenaires liés par un pacte civil de solidarité, descendants directs âgés de moins de vingt et un ans ou à charge et ascendants directs à charge des citoyens français bénéficiant des dispositions du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne relatives aux libertés de circulation sont dispensés de l'obligation de solliciter le visa mentionné au présent article ".
10. Il en résulte que les dispositions de l'article L. 832-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent l'accès aux autres départements de l'étranger titulaire d'un titre de séjour délivré à Mayotte à l'obtention d'une autorisation spéciale, sauf en ce qui concerne les conjoints, les partenaires liés par un pacte civil de solidarité, les descendants directs âgés de moins de vingt et un ans ou à charge et les ascendants directs à charge des citoyens français, font obstacle à ce que cet étranger, s'il gagne un autre département sans avoir obtenu cette autorisation, puisse prétendre dans cet autre département à la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions de droit commun et en particulier de plein droit de la carte de séjour temporaire telle que prévue à l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. Il est constant que Mme A épouse D, qui en tout état de cause ne justifie pas ni même n'allègue remplir une des conditions posées par les dispositions précitées de l'article L. 832-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est entrée sur le territoire de la France métropolitaine uniquement munie du titre de séjour qu'elle avait obtenu à Mayotte sans l'autorisation spéciale mentionnée au point 7. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à soutenir qu'elle remplissait les conditions pour obtenir de plein droit le renouvellement de son titre de séjour et qu'en opposant un refus à sa demande, par la décision en litige, le préfet de la Haute-Vienne aurait commis une erreur de droit dans l'application du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Ces stipulations ne sauraient, en tout état de cause, s'interpréter comme comportant pour un Etat l'obligation générale de respecter le choix, par un demandeur de titre de séjour, d'y établir sa résidence privée et de permettre son installation ou le regroupement de sa famille sur son territoire. En outre, il appartient à l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France, tel qu'il ressort de ces mêmes stipulations ou tel qu'il découle de la Constitution du 4 octobre 1958, d'apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a, le cas échéant, conservés dans son pays d'origine.
13. Mme A épouse D, ressortissante comorienne, est entrée irrégulièrement et très récemment en France métropolitaine le 15 janvier 2020 à l'âge de quarante-trois ans. En se bornant à faire valoir la présence en France métropolitaine de neuf de ses enfants, alors que six étaient déjà majeurs en 2020 et qu'elle ne vit pas avec eux, tandis qu'elle a laissé à Mayotte ses quatre autres enfants, nés en 2007, 2009, 2014 et 2016, mineurs, pour lesquels elle a obtenu un titre de séjour à Mayotte en qualité de mère, elle n'apporte pas d'éléments permettant de démontrer l'existence d'une insertion particulière dans la société française en métropole. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de son droit à une vie privée et familiale normale doit être écarté.
14. En troisième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
15. Si Mme A épouse D se prévaut de la méconnaissance de ces stipulations au bénéfice de ses enfants résidant en France métropolitaine, d'une part, elle ne peut invoquer utilement celles-ci que s'agissant de ses enfants mineurs. D'autre part, alors que l'intérêt supérieur des enfants est en premier lieu de vivre avec leurs parents, il ressort des pièces du dossier que les enfants dont il s'agit ne vivent pas avec Mme A épouse D, qui a également quatre autres enfants, ainsi qu'il vient d'être dit, à Mayotte et au titre desquels elle a été admise à y séjourner. Il n'est au surplus pas établi que les enfants actuellement en France métropolitaine ne pourraient pas poursuivre leur scolarité à Mayotte, territoire français, où ils ont vocation, dans leur intérêt supérieur, à retourner vivre avec leur mère, sous couvert de son titre de séjour, et leur fratrie mineure. Dans ces conditions, le moyen tiré d'une violation de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 doit être écarté.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
16. Il résulte de ce qui précède que Mme A épouse D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision en litige. Par voie de conséquence, les conclusions de la requête à fin d'injonction doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de Mme A épouse D est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à Mme C A épouse D, à Me Pascal et à la préfète de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 9 mars 2023 où siégeaient :
- M. Normand, président,
- M. Josserand-Jaillet, président honoraire de tribunal administratif,
- Mme Siquier, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mars 2023.
Le rapporteur,
D. E
Le président,
N. NORMAND
Le greffier,
M. B
La République mande et ordonne
à la préfète de la Haute-Vienne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
M. B
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026