jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2001715 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MARTIN |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 12 août 2020 sous le n° 2001094, M. C A, représenté par Me Martin, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, le refus d'enregistrement de sa demande d'asile en procédure normale intervenu en août 2020 ;
3°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 22 juillet 2020 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de sortie d'hébergement à compter du 22 août 2020 ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne d'enregistrer sa demande d'asile et de lui remettre l'attestation de demande d'asile en procédure normale dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
5°) d'enjoindre à l'Ofii de lui rétablir un hébergement dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de l'Ofii et du préfet de la Haute-Vienne et au profit de son conseil une somme de 1 500 euros au titre des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne les refus du préfet de la Haute-Vienne d'enregistrer sa demande d'asile :
- ces décisions méconnaissent les stipulations de l'article 9 du règlement n° 604/2013 du parlement européen et du conseil du 26 juin 2013 dès lors que :
- l'information qui lui a été délivrée des conditions dans lesquelles le délai de transfert peut être porté à 18 mois n'a pas été faite dans une langue qu'il comprend ;
- le préfet ne justifie pas qu'il se serait soustrait à l'exécution de la mesure de transfert de manière intentionnelle et systématique, dès lors que la fuite n'est pas caractérisée.
En ce qui concerne la décision du 22 juillet 2020 de l'Ofii:
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que :
- elle ne respecte pas le principe du contradictoire ;
- la décision de placement en situation de fuite est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mai 2021, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 février 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
II. Par une requête enregistrée le 21 novembre 2020 sous le n° 2001715, M. C A, représenté par Me Martin, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, le refus d'enregistrement en date du 22 septembre 2020 de sa demande d'asile en procédure normale ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat au profit de son conseil une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-7 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le refus du préfet de la Haute-Vienne d'enregistrer sa demande d'asile méconnaît les stipulations de l'article 9 du règlement n° 604/2013 du parlement européen et du conseil du 26 juin 2013 dès lors que :
- l'information qui lui a été délivrée des conditions dans lesquelles le délai de transfert peut être porté à 18 mois n'a pas été faite dans une langue qu'il comprend ;
- le préfet ne justifie pas qu'il se serait soustrait à l'exécution de la mesure de transfert de manière intentionnelle et systématique, dès lors que la fuite n'est pas caractérisée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 août 2021, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que la décision explicite de refus d'enregistrement de la demande d'asile est venue confirmer son rejet implicite ;
- les deux requêtes sont identiques ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La rapporteure publique, sur sa proposition, a été dispensée de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique au cours de laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction :
1. Les requêtes n° 2001094 et 2001715 portent sur la situation du même requérant et présentent à juger des questions similaires et connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes du second alinéa de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. En l'espèce, M. A n'a jamais déposé de demande d'aide juridictionnelle. Dans ces conditions, ses conclusions au titre des dispositions de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. M. A, ressortissant sénégalais, né en 1993 à Diagnon, est entré dans l'espace Schengen par l'Italie le 9 février 2019, puis en France où il a sollicité l'asile. Sa demande a été enregistrée en procédure Dublin le 27 mai 2019. Le relevé d'empreintes décatactylaire a alors révélé sa première demande d'asile enregistrée par l'Italie et les autorités italiennes ont été saisies d'une demande de prise en charge le 25 juillet 2019. Cette demande a été implicitement acceptée le 9 août 2019. Le 20 novembre 2019, le préfet de la Gironde a notifié au requérant un arrêté de transfert aux autorités italiennes. Le tribunal administratif de Limoges a confirmé la légalité de cet arrêté préfectoral par jugement n° 1902118 du 12 décembre 2019. La cour administrative d'appel de Bordeaux a, par ordonnance n° 20BX00137 du 2 septembre 2020, constaté le non-lieu à statuer, la décision de transfert étant devenue caduque postérieurement à l'introduction de l'appel et ne pouvant plus être légalement exécutée dès lors qu'il ne ressortait d'aucune des pièces du dossier que cet arrêté de transfert aurait été exécuté ni que ce délai aurait été prolongé, en application des dispositions du paragraphe 2 de l'article 29 du règlement du 26 juin 2013 et que la France était devenue responsable de l'examen de la demande de protection internationale de M. A à la date du 12 juin 2020. Dans la présente instance, M. C A, demande au tribunal d'annuler, pour excès de pouvoir, le refus d'enregistrement de sa demande d'asile en procédure normale intervenu en août 2020, la décision du 22 juillet 2020 de l'Ofii de sortie d'hébergement à compter du 22 août 2020 et le refus d'enregistrement en date du 22 septembre 2020 de sa demande d'asile en procédure normale.
En ce qui concerne le refus d'enregistrement de la demande d'asile en procédure normale intervenue en août 2020 :
5. Le requérant se prévaut d'une décision orale de refus d'enregistrement de demande d'asile, en faisant valoir qu'au cours du mois d'août 2020, il s'est rendu à trois reprises auprès des services de premier accueil pour demandeur d'asile (Spada). Il produit à cet effet une attestation rédigée de la main de la personne qui l'accompagnait, indiquant qu'un agent de cette structure lui a expliqué, le 7 août 2020, ne pas pouvoir enregistrer sa demande d'asile en raison de son placement en fuite. Toutefois, cette attestation, eu égard aux termes dans lesquels elle est rédigée, ne permet pas d'établir que le requérant aurait déposé une demande d'asile et qu'un agent de guichet des services de la préfecture de la Haute-Vienne, aurait refusé d'y procéder. Dans ces conditions, au 12 août 2020, date d'introduction de sa requête, aucune décision implicite de rejet de sa demande n'était née. Par suite, les conclusions de la requête n° 2001094 tendant à l'annulation de la décision de refus d'enregistrer sa demande d'asile, dirigées contre une décision inexistante, sont irrecevables et doivent, par suite, être rejetées et la fin de non-recevoir opposée par le préfet en défense doit être accueillie.
En ce qui concerne le refus d'enregistrement de la demande d'asile en procédure normale intervenue le 22 septembre 2020 :
S'agissant des fins de non-recevoir :
6. Les deux requêtes enregistrées sous les n° 2001094 et n° 2001715 ne tendent pas à l'annulation de la même décision. La fin de non-recevoir du préfet tirée de ce que la requête enregistrée sous le n° 2001715 serait irrecevable en ce qu'elle tend aux mêmes fins que la requête enregistrée sous le n° 2001094 ne peut donc qu'être écartée.
S'agissant des conclusions à fin d'annulation :
7. Il résulte de la combinaison des dispositions de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 et des articles L. 742-3 à 5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur, que l'introduction d'un recours devant le tribunal administratif contre la décision de transfert a pour effet d'interrompre le délai de six mois fixé à l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013, qui courait à compter de l'acceptation du transfert par l'Etat requis, délai qui recommence à courir intégralement à compter de la date de notification à l'administration du jugement du tribunal administratif statuant au principal sur cette demande, quel que soit le sens de sa décision. Ni un appel ni le sursis à exécution du jugement accordé par le juge d'appel sur une demande présentée en application de l'article R. 811-15 du code de justice administrative n'ont pour effet d'interrompre ce nouveau délai. Son expiration a pour conséquence qu'en application des dispositions du paragraphe 2 de l'article 29 du règlement précité, l'Etat requérant devient responsable de l'examen de la demande de protection internationale.
8. Dès lors qu'ainsi qu'il a été précédemment indiqué au point 4 du présent jugement, la France est devenue responsable de l'examen de la demande de protection internationale de M. A à la date du 12 juin 2020, en refusant le 22 septembre 2020 d'enregistrer sa demande d'asile au motif que l'examen de sa demande incombait aux autorités italiennes, le préfet de la Haute-Vienne a méconnu les dispositions de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 et des articles L. 742-3 à 5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sa décision du 22 septembre 2020 doit donc être annulée.
En ce qui concerne la décision du 22 juillet 2020 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de sortie d'hébergement à compter du 22 août 2020 :
9. Aux termes de l'article L. 744-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile, au sens de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de la demande d'asile par l'autorité administrative compétente, en application du présent chapitre. Les conditions matérielles d'accueil comprennent les prestations et l'allocation prévues au présent chapitre. () ".
10. L'Ofii fait valoir que, la décision du 10 mars par laquelle elle a décidé de suspendre le bénéfice des conditions matérielles d'accueil est devenue définitive et que, dès lors, la décision attaquée du 22 juillet 2020 ne fait pas grief. Toutefois, l'Ofii n'établit pas que cette décision ait fait l'objet d'une notification au requérant. Dans ces conditions, les conclusions de la requête n° 2001094 tendant à l'annulation de la décision de l'Ofii de sortie d'hébergement, en l'absence de point de départ du délai de recours, ne sont pas tardives et la fin de non-recevoir opposée par l'Ofii doit être rejetée.
11. Il résulte de ce qui a été dit au point 8 que M. A devait bénéficier, à compter du 12 juin 2020 des conditions matérielles d'accueil en sa qualité de demandeur d'asile. Par suite, la décision du 22 août 2020 par laquelle l'Ofii a refusé à M. A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
12. Eu égard au motif d'annulation retenu au point 8 du jugement, et sous réserve que la situation de fait ou de droit de M. A n'ait pas changé, le présent jugement implique nécessairement que soit enregistrée la demande d'asile de M. A et qu'il lui soit délivré une attestation de demande d'asile. Il y a lieu d'enjoindre au préfet territorialement compétent de procéder à cette délivrance dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, en revanche, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
13. Par voie de conséquence, il y a lieu d'enjoindre à l'Ofii de lui rétablir un hébergement au titre des conditions matérielles d'accueil dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir. Il n'y a pas lieu, en revanche, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre respectivement à la charge de l'Etat et de l'Ofii une somme de 900 euros à verser à Me Martin, avocat de M. A.
D E C I D E :
Article 1er: La demande de M. A tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle est rejetée.
Article 2:Les conclusions de la requête n° 2001094 tendant à l'annulation de la décision de refus d'enregistrer la demande d'asile sont rejetées.
Article 3:La décision du 22 septembre 2020 par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a refusé d'enregistrer la demande d'asile de M. A et de lui délivrer une attestation de demande d'asile est annulée.
Article 4:Il est enjoint au préfet de la Haute-Vienne d'enregistrer la demande d'asile de M. A et de lui délivrer l'attestation d'asile dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 5:Il est enjoint à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de rétablir le bénéfice d'un hébergement au titre des conditions matérielles d'accueil dans le délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.
Article 6:L'Etat et l'Office français de l'immigration et de l'intégration verseront chacun une somme de 900 (neuf cents) euros à Me Martin en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 7:Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 8:Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Martin, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à la préfète de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023 où siégeaient :
- M. Normand, président,
- Mme Siquier, première conseillère,
- Mme Gaullier-Chatagner, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
La rapporteure,
H. D
Le président,
N. NORMAND
Le greffier,
M. B
La République mande et ordonne
à la préfète de la Haute-Vienne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
M. B
Nos 2001094,2001715
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026