mercredi 14 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2001742 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 26 novembre 2020, 18 novembre 2021 et 5 avril 2022, M. A F, représenté par Me Pauliat-Defaye, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 septembre 2020 par lequel le président du conseil régional Nouvelle-Aquitaine a refusé de reconnaître que son syndrome anxio-dépressif est une maladie professionnelle ;
2°) d'enjoindre à la région Nouvelle-Aquitaine " de reprendre [son] dossier () sur la base des conclusions [du premier rapport d'expertise psychiatrique] " ou de reconnaître l'origine professionnelle de sa pathologie en application des règles applicables avant l'entrée en vigueur des dispositions législatives et réglementaires relatives au congé pour invalidité temporaire imputable au service ;
3°) de mettre à la charge de la région Nouvelle-Aquitaine une somme de 2 500 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence de Mme E C, cheffe du service gestion de la maladie et des accidents de travail - maladies professionnelles, pour signer l'arrêté en litige ; la délégation de signature produite, dont il n'est pas justifié de la publication, ne peut être regardée comme habilitant Mme E C à signer cet arrêté ;
- l'arrêté du 25 septembre 2020 est entaché de plusieurs vices de procédure ;
- comme il ressort du premier rapport d'expertise psychiatrique, le taux d'IPP entraîné par son syndrome anxio-dépressif était de 30 %, soit un taux supérieur à celui de 25 % requis ;
- il y a lieu de faire application des règles plus favorables qui étaient applicables avant l'entrée en vigueur des dispositions législatives et réglementaires relatives au congé pour invalidité temporaire imputable au service.
Par des mémoires en défense enregistrés les 2 août 2021 et 1er février 2022, la région Nouvelle-Aquitaine conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que les pièces jointes n'ont pas été présentées dans le respect des règles prévues à l'article R. 414-3 du code de justice administrative ;
- les moyens de légalité interne soulevés par M. F sont irrecevables dès lors que, dans le délai de recours contentieux, il n'avait soulevé que des moyens de légalité externe ;
- aucun des moyens soulevés par M. F n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ;
- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,
- les observations de Me Mons-Barriaud, pour M. F,
- les observations de M. B, pour la région Nouvelle-Aquitaine.
Considérant ce qui suit :
1. Adjoint technique territorial à la région Nouvelle-Aquitaine, M. F a demandé, par un courrier du 5 novembre 2019, que son syndrome anxio-dépressif, qui a justifié des arrêts de travail sans discontinuité à compter du 30 septembre 2019, soit reconnu comme étant une maladie professionnelle. Il demande l'annulation de l'arrêté du 25 septembre 2020 par lequel le président du conseil régional Nouvelle-Aquitaine, suivant un avis du 14 septembre 2020 de la commission de réforme, a rejeté cette demande au motif que la maladie en cause avait entrainé un taux d'IPP inférieur au taux de 25 % requis.
Sur la recevabilité de la requête :
2. Aux termes de l'article R. 414-3 du code de justice administrative, dans sa version applicable à la date d'enregistrement de la requête : " Les pièces jointes sont présentées conformément à l'inventaire qui en est dressé. / Lorsque le requérant transmet, à l'appui de sa requête, un fichier unique comprenant plusieurs pièces, chacune d'entre elles doit être répertoriée par un signet la désignant conformément à l'inventaire mentionné ci-dessus. S'il transmet un fichier par pièce, l'intitulé de chacun d'entre eux doit être conforme à cet inventaire. Le respect de ces obligations est prescrit à peine d'irrecevabilité de la requête ". Ces dispositions organisent la transmission par voie électronique des pièces jointes à la requête à partir de leur inventaire détaillé. Cet inventaire doit s'entendre comme une présentation exhaustive des pièces par un intitulé comprenant, pour chacune d'elles, un numéro dans un ordre continu et croissant ainsi qu'un libellé suffisamment explicite. Ces dispositions imposent également, eu égard à la finalité mentionnée au point 4, de désigner chaque pièce dans l'application Télérecours au moins par le numéro d'ordre qui lui est attribué par l'inventaire détaillé, que ce soit dans l'intitulé du signet la répertoriant dans le cas de son intégration dans un fichier unique global comprenant plusieurs pièces ou dans l'intitulé du fichier qui lui est consacré dans le cas où celui-ci ne comprend qu'une seule pièce. Dès lors, la présentation des pièces jointes est conforme à leur inventaire détaillé lorsque l'intitulé de chaque signet au sein d'un fichier unique global ou de chaque fichier comprenant une seule pièce comporte au moins le même numéro d'ordre que celui affecté à la pièce par l'inventaire détaillé. En cas de méconnaissance de ces prescriptions, la requête est irrecevable si le requérant n'a pas donné suite à l'invitation à régulariser que la juridiction doit, en ce cas, lui adresser par un document indiquant précisément les modalités de régularisation de la requête.
3. D'abord, l'inventaire des pièces jointes à la requête comprenait, pour chacune d'elles, un numéro dans un ordre continu et croissant ainsi qu'un libellé suffisamment explicite. Ensuite, par l'application Télérecours, M. F a transmis chaque pièce jointe par un fichier spécifique selon l'ordre continu et croissant mentionné dans l'inventaire détaillé, le caractère désordonné des signets du fichier pdf de la requête après téléchargement au moyen de cette application résultant uniquement d'un défaut informatique qui n'est pas imputable au requérant. Par ailleurs, si la région Nouvelle-Aquitaine fait valoir " que les pièces ne comportent aucun intitulé correspondant avec celui de l'inventaire ou avec le contenu de la pièce elle-même ", M. F, dans l'application Télérecours, a désigné chaque pièce au moins par le numéro d'ordre attribué par l'inventaire, ce qui est conforme aux exigences de l'article R. 414-3 du code de justice administrative. Enfin, le 18 novembre 2021, alors qu'il n'était pas tenu de le faire, M. F a procédé à un nouveau dépôt de chacune des pièces 4.1 à 4.7 dans des fichiers spécifiques et avec un libellé distinct dans l'inventaire des pièces jointes. Dans ces conditions, la région Nouvelle-Aquitaine n'est pas fondée à soutenir que la requête de M. F est irrecevable au motif qu'elle ne satisfait pas aux règles de présentation des pièces jointes prévues à l'article R. 414-3 du code de justice administrative.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. Aux termes de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, dans sa version applicable au litige : " I.-Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. Ces définitions ne sont pas applicables au régime de réparation de l'incapacité permanente du fonctionnaire. / () IV.-Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions. / Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat ".
5. Aux termes de l'article 37-6 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 : " La commission de réforme est consultée par l'autorité territoriale : () / 3° Lorsque l'affection résulte d'une maladie contractée en service telle que définie au IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée dans les cas où les conditions prévues au premier alinéa du même IV ne sont pas remplies ". Selon l'article 37-7 de ce décret : " Lorsque la déclaration est présentée au titre du même IV, le médecin de prévention ou du travail remet un rapport à la commission de réforme, sauf s'il constate que la maladie satisfait à l'ensemble des conditions posées au premier alinéa de ce IV. Dans ce dernier cas, il en informe l'autorité territoriale ". Selon l'article 15 de l'arrêté du 4 août 2004 susvisé : " Le secrétariat de la commission informe le médecin du service de médecine professionnelle et préventive, pour la fonction publique territoriale, le médecin du travail, pour la fonction publique hospitalière, compétent à l'égard du service auquel appartient le fonctionnaire dont le cas est soumis à la commission. () /. Ces médecins peuvent obtenir, s'ils le demandent, communication du dossier de l'intéressé. Ils peuvent présenter des observations écrites ou assister à titre consultatif à la réunion de la commission. Ils remettent obligatoirement un rapport écrit dans les cas prévus au premier alinéa des articles 21 et 23 ci-dessous ". Aux termes de l'article 21 de cet arrêté : " La commission de réforme donne son avis sur l'imputabilité au service ou à l'un des actes de dévouement prévus aux articles 31 et 36 du décret du 26 décembre 2003 susvisé de l'infirmité pouvant donner droit aux différents avantages énumérés à l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 susvisé et aux articles 41 et 41-1 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée ".
6. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de cette décision ou s'il a privé les intéressés d'une garantie.
7. Il ressort des pièces du dossier que, le 4 octobre 2019, soit près d'un mois avant que M. F ait demandé que son syndrome anxio-dépressif soit reconnu comme étant une maladie professionnelle, le médecin de prévention a établi un rapport dans lequel il a précisé que " les symptômes constatés chez M. F peuvent faire évoquer une maladie professionnelle ". Si ce rapport figurait au nombre des pièces du dossier soumis à la commission de réforme, il ne ressort pas des pièces du dossier que, conformément à l'article 15 de l'arrêté du 4 août 2004 susvisé, ce médecin ait été informé de ce que cette instance se réunirait le 2 mars 2020, séance à l'issue de laquelle une nouvelle expertise psychiatrique a été demandée, puis le 14 septembre 2020, date de l'avis défavorable à l'octroi d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service au motif que la maladie avait entraîné un taux d'IPP inférieur à 25 %. En l'espèce, ce défaut d'information, qui a nécessairement privé ce médecin de la possibilité d'éclairer les membres de la commission de réforme par des observations écrites ou orales, en particulier à l'égard du rapport d'expertise psychiatrique du 23 janvier 2020 qui conclut à une maladie d'origine professionnelle entrainant un taux d'IPP prévisionnel de 30 % et du rapport d'expertise psychiatrique du 13 mai 2020 qui conclut pour sa part à une absence de lien avec le service et en tout état de cause à un taux d'IPP de seulement 15 %, doit être regardé, eu égard par ailleurs au partage des voix lors de la séance du 14 septembre 2020, comme ayant privé M. F d'une garantie et comme ayant pu exercer une influence sur le sens de la décision qui a été prise.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. F est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 25 septembre 2020 par lequel le président du conseil régional Nouvelle-Aquitaine a refusé de reconnaître que son syndrome anxio-dépressif constitue une maladie professionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
9. Compte tenu du motif d'annulation retenu, il y a seulement lieu, en application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, d'enjoindre à la région Nouvelle-Aquitaine de procéder au réexamen de la situation de M. F, après avoir réuni une nouvelle commission de réforme et en avoir préalablement informé le médecin du service de médecine professionnelle et préventive, dans un délai qu'il convient de fixer à trois mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
10. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la région Nouvelle-Aquitaine, qui est la partie perdante, une somme de 1 000 euros à verser à M. F sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er: L'arrêté du 25 septembre 2020 par lequel le président du conseil régional Nouvelle-Aquitaine a refusé de reconnaître que le syndrome anxio-dépressif de M. F constitue une maladie professionnelle est annulé.
Article 2:Il est enjoint à la région Nouvelle-Aquitaine de procéder au réexamen de la situation de M. F, après avoir réuni une nouvelle commission de réforme et en avoir préalablement informé le médecin du service de médecine professionnelle et préventive, dans un délai de trois mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Article 3:La région Nouvelle-Aquitaine versera une somme de 1 000 (mille euros) euros à M. F sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Ce jugement sera notifié à M. A F et à la région Nouvelle-Aquitaine.
Délibéré après l'audience du 1er décembre 2022 où siégeaient :
- M. Gensac, président,
- M. Martha, premier conseiller,
- M. Boschet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2022.
Le rapporteur,
J.B. D
Le président,
P. GENSAC
Le greffier,
G. JOURDAN-VIALLARD
La République mande et ordonne
au préfet de la région Nouvelle-Aquitaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
G. JOURDAN-VIALLARD
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026