mercredi 14 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2100008 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS CHARTIER PREVOST -PLAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 5 janvier 2021, le 30 septembre 2021 et le 4 janvier 2022, M. B D, habitant de la commune de Buxeuil, demande au tribunal d'annuler la délibération du 26 novembre 2020 en tant que le conseil municipal de cette commune à accorder à M. E A une prime exceptionnelle de 300 euros pour compenser les sujétions exceptionnelles auxquelles il a été exposé dans le cadre de la lutte contre l'épidémie COVID-19.
Il soutient que :
- cette délibération a été prise dans une séance à huit clos alors qu'aucune des mentions portées sur cet acte n'explique les motifs de ce recours à un huit clos ;
- cette délibération méconnait l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales dès lors que l'épouse de M. A était présente en tant que conseillère municipale lors de son adoption ;
- cette délibération ne comporte pas le vote exprimé par les conseillers municipaux en méconnaissance de l'article L. 2121-20 du code général des collectivités territoriales ;
- cette prime n'a été attribuée qu'à M. A alors que des trois agents communaux, il était le moins exposé par les conséquences de l'épidémie.
Par des mémoires en défense enregistrés le 23 septembre et le 17 décembre 2021, la commune de Buxeuil représentée par Me Plas conclut au rejet de la requête comme non fondée et à la mise à la charge du requérant d'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de M.Houssais, rapporteur public,
- et les observations de Me Plas, représentant la commune de Buxeuil.
1. Par une délibération du 26 novembre 2020, le conseil municipal de Buxeuil a institué une prime exceptionnelle destinée à compenser les sujétions exceptionnelles auxquelles ont été exposés des agents de la collectivité pour assurer la continuité des services publics et a attribué, dans ce cadre, une prime non reconductible de 300 euros à l'un de ces agents, M. E A. M. B D, qui se prévaut de sa qualité de contribuable local, demande l'annulation de cette délibération en tant qu'elle a accordé cette prime à M. A.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Lorsque la délibération d'un conseil municipal emporte une perte de recettes ou des dépenses supplémentaires, le contribuable de cette commune n'est recevable à en demander l'annulation pour excès de pouvoir que si les conséquences directes de cette délibération sur les finances communales sont d'une importance suffisante pour lui conférer un intérêt pour agir.
3. D'une part, pour établir son intérêt pour agir à l'encontre de la délibération contestée, M. D se borne à se prévaloir de sa qualité de contribuable de la commune de Buxeuil.
4. D'autre part, en décidant du versement d'une somme de 300 euros à l'un de ses agents au titre d'une prime exceptionnelle au caractère non reconductible, la délibération du 26 novembre 2020, en tant qu'elle est contestée par le requérant, ne peut être regardée, au vu notamment du budget de la commune supérieur à 200 000 euros, comme entrainant un appauvrissement de cette collectivité ni comme ayant sur les finances communales des conséquences directes d'une importance suffisante pour conférer à M. D, en sa qualité de contribuable communal, un intérêt pour agir.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. D sont irrecevables de sorte qu'elles doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
6. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. D, la somme de 1 000 euros que demande la commune de Buxeuil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. D est rejetée.
Article 2:Les conclusions présentées par la commune de Buxeuil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3: Le présent jugement sera notifié à M. B D et à la commune de Buxeuil.
Délibéré après l'audience du 1er décembre 2022 où siégeaient :
- M. Gensac, président,
- M. Martha, premier conseiller,
- M. Boschet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2022.
Le rapporteur,
F. C
Le président,
P. GENSAC
Le greffier,
G. JOURDAN-VIALLARD
La République mande et ordonne
au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
G. JOURDAN-VIALLARD
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026