jeudi 14 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2100335 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | DURANÇON DELPHINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 février 2021, M. C B, représenté par Me Durançon, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en application de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
2°) à titre principal d'annuler la décision du 12 janvier 2021 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, a prolongé son placement à l'isolement à compter du 20 janvier 2021 jusqu'au 20 avril 2021, subsidiairement dire que son maintien à l'isolement sous le régime d'une gestion sécurisée est non adapté ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au bénéfice de son conseil par application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que la décision :
- est entachée de plusieurs vices de procédure dès lors que le débat contradictoire a été organisé par une personne incompétente ; qu'en méconnaissance du principe du contradictoire, le dossier remis à son avocat, à son arrivée au centre de détention, comporte peu d'indications et que des éléments retenus dans la décision attaquée n'ont pas été préalablement portés à sa connaissance ; l'avis du médecin et du juge d'application des peines sont intervenus postérieurement à la proposition de prolongation et n'ont pas été portés à sa connaissance ni à celle de son conseil ; le rapport du directeur interrégional des services pénitentiaires n'a pas été transmis dans le délai prévu par une circulaire de 2011 ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en raison de la distorsion entre les motifs invoqués par la direction de l'établissement pénitentiaire et ceux finalement retenus par le garde des sceaux ;
- ses conditions de détention méconnaissent l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête comme non fondée.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 mars 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- la circulaire du 14 avril 2011 relative au placement à l'isolement des personnes détenues ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Christophe,
- et les conclusions de M. Slimani, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B écroué depuis le 24 novembre 2000, a été incarcéré au sein de la maison centrale de Saint-Maur le 6 octobre 2020. Par une décision du 12 janvier 2021 dont il demande l'annulation, le garde des sceaux, ministre de la justice, a prolongé son placement à l'isolement pour la période du 20 janvier 2021 jusqu'au 20 avril 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Sur la légalité externe :
2. Aux termes du paragraphe I-2 de la circulaire du 14 avril 2011 relative au placement à l'isolement des personnes détenues " Le déroulement matériel de cette procédure [contradictoire] est organisé sous la responsabilité du chef d'établissement, qui peut en confier l'organisation à un personnel de l'établissement. Du fait de l'importance de cette étape de la procédure, le chef d'établissement apportera une attention toute particulière à la désignation de la personne à laquelle sera confiée la tenue du débat contradictoire, s'il ne le dirige pas lui-même. ".
3. M. B soutient que le débat contradictoire ayant précédé la décision attaquée a été organisé par un officier du bureau de gestion de la détention dont il n'est pas prouvé, en méconnaissance de la circulaire précitée, qu'il ait la compétence pour mener de tels débats. Toutefois, cette circulaire du 14 avril 2011, qui se borne à adresser des recommandations aux services pénitentiaires, ne contient aucune mesure impérative, et aucune disposition législative ou réglementaire n'impose que l'agent pénitentiaire qui assure l'organisation de la procédure contradictoire dispose, à cet effet, d'une délégation de signature. Au demeurant, si la circulaire précitée prévoit la possibilité pour le chef d'établissement de confier la conduite de la procédure contradictoire à un personnel de l'administration, il ne la conditionne pas à une délégation de compétence préalable. Par suite, le moyen tenant à l'irrégularité de l'organisation du débat contradictoire doit être écarté.
4. Aux termes de l'article R. 57-7-64 du code de procédure pénale alors en vigueur : " Lorsqu'une décision d'isolement d'office initial ou de prolongation est envisagée, la personne détenue est informée, par écrit, des motifs invoqués par l'administration, du déroulement de la procédure et du délai dont elle dispose pour préparer ses observations. Le délai dont elle dispose ne peut être inférieur à trois heures à partir du moment où elle est mise en mesure de consulter les éléments de la procédure, en présence de son avocat, si elle en fait la demande. Le chef d'établissement peut décider de ne pas communiquer à la personne détenue et à son avocat les informations ou documents en sa possession qui contiennent des éléments pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes ou des établissements pénitentiaires. / () / Les observations de la personne détenue et, le cas échéant, celles de son avocat sont jointes au dossier de la procédure () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été informé le 30 novembre 2020 de ce que la prolongation de son isolement était envisagée et des motifs justifiant une telle prolongation notamment son inscription au répertoire des détenus particulièrement surveillés, la circonstance qu'il faisait l'objet d'une gestion particulière en cellule sécurisée et menottée, les nombreuses prises d'otage dont il a été l'auteur et la nécessité d'une évolution manifeste et durable au sein du quartier d'isolement avant d'envisager un allègement de son mode de gestion et, à terme, une réintégration en détention ordinaire. Il a été également informé de ce qu'il pouvait se faire assister ou représenter, consulter les pièces relatives à la procédure et présenter des observations écrites ou orales ce qu'il a d'ailleurs pu faire à l'occasion de l'audience qui s'est tenue le 4 décembre 2020. Si le requérant soutient que des documents fondant la décision ne lui ont pas été communiqués, tels que le rapport relatif à son comportement au quartier d'isolement, les fiches d'observation au sein de ce même quartier, les avis médicaux ainsi que le rapport du chef d'établissement, les dispositions précitées ne rendent pas obligatoire la production de l'ensemble de ces éléments, et le requérant ne saurait utilement se prévaloir de la méconnaissance de la circulaire du 14 avril 2011 précitée relative au placement à l'isolement des personnes détenues, qui ne contient aucune mesure impérative mais se borne à adresser des recommandations aux services. Dès lors, les différents éléments remis à M. B et à son conseil en vue de l'audience du 4 décembre 2020 ont permis au requérant de connaître avec suffisamment de précision les motifs pour lesquels la prolongation de sa mise à l'isolement était envisagée et de présenter utilement ses observations en amont de la décision attaquée. Le moyen tiré d'une méconnaissance du principe du contradictoire doit par suite être écarté.
6. Aux termes de l'article R. 57-7-64 du code de procédure pénale alors en vigueur : " Le chef d'établissement, après avoir recueilli préalablement à sa proposition de prolongation l'avis écrit du médecin intervenant à l'établissement, transmet le dossier de la procédure accompagné de ses observations au directeur interrégional des services pénitentiaires lorsque la décision relève de la compétence de celui-ci ou du ministre de la justice. " Aux termes de l'article R. 57-7-73 de ce même code alors en vigueur : " (). L'avis écrit du médecin intervenant dans l'établissement est recueilli préalablement à toute proposition de renouvellement de la mesure au-delà de six mois et versé au dossier de la procédure. ".
7. Il ressort des pièces du dossier que contrairement à ce que soutient le requérant, il a fait l'objet d'une visite médicale, le 4 décembre 2020, soit antérieurement à la proposition de la directrice de la maison centrale de prolonger son placement à l'isolement en date du 9 décembre 2020. Par ailleurs, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à l'administration pénitentiaire de communiquer l'avis médical prévu par l'article R. 57-7-64 du code de procédure pénale à la personne détenue ni davantage à son conseil.
8. Aux termes de l'article R. 57-7-78 du code de procédure pénale alors en vigueur : " (). Lorsque l'isolement est prolongé au-delà d'un an, le chef d'établissement, préalablement à la décision, sollicite l'avis du juge de l'application des peines s'il s'agit d'une personne condamnée ou du magistrat saisi du dossier de la procédure s'il s'agit d'une personne prévenue. (). ".
9. Il ressort des pièces du dossier que l'avis du juge de l'application des peines du 7 décembre 2020 devait être recueilli préalablement à l'édiction de la décision attaquée intervenue le 12 janvier 2021 et non, comme le soutient le requérant, avant la tenue du débat contradictoire du 4 décembre 2020. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'un avis préalable du juge de l'application des peines, ne saurait être accueilli.
10. Enfin, si le requérant soutient que la proposition de prolongation de son placement à l'isolement formulée par la directrice de la maison centrale de Saint-Maur a été transmise au directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon moins de six semaines avant l'expiration de la mesure, en méconnaissance des préconisations de la circulaire du 14 avril 2011, comme il a déjà été exposé au point 3 du présent jugement, cette circulaire qui se borne à formuler des recommandations à l'administration ne peut être utilement invoquée.
11. Il résulte de ce qui vient d'être exposé aux points 2 à 10 que le moyen, pris dans ses différentes branches, tiré de ce que la décision du 12 janvier 2021 serait intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière doit être écarté.
Sur la légalité interne :
12. Aux termes de l'article R. 57-7-62 du code de procédure pénale, dans sa version alors en vigueur : " La mise à l'isolement d'une personne détenue, par mesure de protection ou de sécurité, qu'elle soit prise d'office ou sur la demande de la personne détenue, ne constitue pas une mesure disciplinaire () ". Selon l'article R. 57-7-73 de ce code : " Tant pour la décision initiale que pour les décisions ultérieures de prolongation, il est tenu compte de la personnalité de la personne détenue, de sa dangerosité ou de sa vulnérabilité particulière, et de son état de santé () ". Saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de mise à l'isolement, le juge administratif ne peut censurer l'appréciation portée par l'administration pénitentiaire quant à la nécessité d'une telle mesure qu'en cas d'erreur manifeste.
13. Il ressort des pièces du dossier que M. B a notamment été condamné à une peine de six ans d'emprisonnement par un arrêt d'assises du 1er mars 2002 pour viol et vol avec violence n'ayant pas entrainé une incapacité totale de travail. Par un arrêt d'assises du 12 juin 2007, il a été condamné pour meurtre à une peine de trente ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté de vingt ans. M. B a été condamné à plusieurs reprises pour enlèvement, séquestration ou détention arbitraire d'otage pour obtenir l'exécution d'un ordre ou d'une condition, le ministre de la justice précisant, sans être contredit sur ce point, que le requérant a réalisé six prises d'otage en détention dont la dernière le 11 juin 2019 est relativement récente au jour de la décision attaquée. Une mesure d'isolement a été initiée le 24 juin 2019 concernant le requérant, que la décision attaquée a pour objet de prolonger jusqu'au 20 avril 2021. Selon le rapport de comportement du 24 novembre 2020 émanant de la directrice de l'établissement, M. B est inscrit au répertoire des détenus particulièrement surveillés depuis le 15 octobre 2019. Elle relève que si à son arrivée à la maison centrale le 6 octobre 2020 il semble s'inscrire dans une bonne dynamique, il a toutefois fait montre rapidement d'énervement en apprenant qu'il ne disposerait pas de son traitement médical qu'il avait eu le matin même avant son transfèrement et s'est mis à donner de grands coups dans la grille de sécurité. Est également relevé dans ce rapport et corroboré dans la synthèse des observations relatives à sa vie en détention, que M. B supporte mal le manque de tabac dont ses moyens financiers ne lui permettent pas de satisfaire sa consommation et peuvent le conduire à des comportements agressifs et des menaces sur sa propre personne comme relevé le 15 novembre 2020 où il a déclaré " Il faut quoi pour que j'ai du tabac ' Il faut que je me coupe de haut en bas ' ". Si le même rapport de comportement relève également que dans son travail d'auxiliaire au sein de la buanderie M. B donne satisfaction, toutefois les évènements relevés dénotent un caractère rapidement irritable et une instabilité comportementale qui au regard de son parcours carcéral émaillé d'actes très violents résultant de multiples prises d'otage caractérisent un risque, tant pour le personnel de l'établissement que pour le requérant lui-même. En outre, le psychiatre de l'unité sanitaire en milieu pénitentiaire qui a émis un avis favorable sur la prolongation de l'isolement de M. B le 16 décembre 2020 a estimé qu'il ne présentait pas de contre-indication. Au vu de ces éléments et notamment du rapport du 24 novembre 2020 dont les constatations sont contemporaines de la décision en litige, cette dernière n'est pas, contrairement à ce qu'allègue le requérant, justifiée par la mauvaise gestion de son budget dont résulterait un manque de tabac, ni entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Le moyen doit par suite être écarté. Par ailleurs, au vu de ces éléments et de ceux dont fait état le requérant, le détournement de procédure allégué n'est pas démontré. Le moyen sera donc également écarté.
14. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Eu égard à la nature d'une mesure de placement d'office à l'isolement et à l'importance de ses effets sur la situation du détenu qu'elle concerne, l'administration pénitentiaire doit veiller, à tout moment de son exécution, à ce qu'elle n'ait pas pour effet, notamment au regard de sa durée et de l'état de santé physique et psychique de l'intéressé, de créer un danger pour sa vie ou de l'exposer à un traitement inhumain ou dégradant.
15. Il ressort des pièces du dossier, qu'à son arrivée à la maison centrale de Saint-Maur en provenance du centre pénitentiaire de Valence, M. B était déjà placé sous le régime de l'isolement et faisait l'objet d'une gestion menottée et équipée par l'équipe locale d'appui et de contrôle. Si un assouplissement avait été décidé en transférant sa gestion à une équipe interne sans tenue pare-coup, le menottage qui ne pouvait selon le directeur du centre pénitentiaire de Valence être abandonné à court ou moyen terme au vu de ses nombreux antécédents de prise d'otages, était maintenu. Dès lors, les conditions de gestion du requérant pratiquées à Saint-Maur, contrairement à ses affirmations, ne sont pas plus strictes que celles imposées au centre pénitentiaire de Valence. Il ressort également des termes de la décision attaquée que le médecin psychiatre consulté préalablement à son édiction, n'a, dans son avis rendu le 16 décembre 2020, émis aucune contre-indication à la prolongation du placement à l'isolement de M. B. Si ce dernier fait état d'une problématique d'épuisement qui l'aurait conduit à une tentative de suicide, cette dernière est postérieure à la décision attaquée. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B, qui bénéficie, conformément aux dispositions de l'article R. 57-7-62 alors en vigueur du code de procédure pénale, du droit au maintien de ses liens familiaux sans restriction de fréquence, de correspondance ainsi que d'une heure quotidienne de promenade et qui dispose par ailleurs du droit d'écouter la radio et de regarder la télévision, d'accéder à la bibliothèque de l'établissement, d'utiliser les équipements sportifs du centre, serait soumis à un isolement sensoriel et social total. Par suite, et en dépit de la durée cumulée de la mise à l'isolement du requérant, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision en litige l'exposait, à la date à laquelle elle a été prise, à un traitement inhumain et dégradant. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, dès lors, être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 12 janvier 2021 du garde des sceaux, ministre de la justice doivent être rejetées et, par voie de conséquence, ses conclusions relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. B est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Durançon, et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 20 février 2024 où siégeaient :
- M. Normand, président,
- M. Christophe, premier conseiller,
- Mme Chambellant, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2024.
Le rapporteur,
F. CHRISTOPHE
Le président,
N.NORMAND
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne
au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière
M. A
lg
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026