vendredi 3 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2100419 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | DURANÇON DELPHINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 mars 2021, M. B A, représenté par Me Durançon, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 ;
2°) d'annuler la décision du 15 février 2021 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, a ordonné la prolongation de son placement à l'isolement à compter du 22 février 2021 jusqu'au 22 mai 2021 ;
3°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice, à titre principal, d'ordonner la levée de l'isolement dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, d'ordonner l'allégement de la mesure d'isolement dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 1 000 euros, au profit de son conseil, par application combinée des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Il soutient que la décision attaquée :
- a été prise par une autorité incompétente ;
- est entachée de plusieurs vices de procédure : la proposition de prolongation du maintien à l'isolement, préalable à la décision attaquée, émane d'une autorité incompétente ; le débat contradictoire préalable a été organisé par une autorité incompétente ; les rapports du chef d'établissement, du directeur interrégional des services pénitentiaires et du service pénitentiaire d'insertion et de probation ne lui ont pas été communiqués ; l'avis médical est intervenu postérieurement à la proposition de prolongation et celui du juge d'application des peines le jour du débat contradictoire ; les délais de transmission des rapports du chef d'établissement et du directeur interrégional des services pénitentiaires prévus par la circulaire du 14 avril 2011 n'ont pas été respectés ;
- est entachée d'une erreur d'appréciation puisqu'aucun incident disciplinaire n'est à déplorer depuis son arrivée sur la structure, que trois fouilles ont été réalisées dans sa cellule sans découverte d'élément particulier, qu'il agit par voie de droit pour faire entendre ses contestations, que la prolongation longue de son isolement a des effets sur sa situation psychique et que la fin de son incarcération est proche puisque prévue en septembre 2023.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 novembre 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête comme non fondée.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 mars 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Christophe,
- et les conclusions de M. Slimani, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A écroué depuis le 20 janvier 2012, a été incarcéré à la maison centrale de Saint-Maur du 7 octobre 2020 au 30 septembre 2021. Placé à l'isolement depuis le 26 décembre 2019, le garde des sceaux, ministre de la justice, a décidé par une décision du 15 février 2021 dont il demande l'annulation, de prolonger son placement à compter du 22 février 2021 jusqu'au 22 mai 2021.
2. Le tribunal a, par un jugement du 3 mai 2024, déjà statué sur une requête de M. A, ayant le même objet et la même cause juridique. L'autorité de la chose jugée fait obstacle à ce que le tribunal statue à nouveau sur la demande de l'intéressé. Par suite, la requête ne peut qu'être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. A est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Durançon et au garde des sceaux, ministre de la justice
Délibéré après l'audience du 5 avril 2024 où siégeaient :
- M. Normand, président,
- M. Christophe, premier conseiller,
- Mme Chambellant, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 mai 2024.
Le rapporteur,
F. CHRISTOPHE
Le président,
N. NORMAND
La greffière en chef,
A. BLANCHON
La République mande et ordonne
au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La Greffière en Chef,
A. BLANCHON
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026