mardi 13 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2100453 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | Nicolas FORTAT (LEOSTHENE AARPI) |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 6 juillet 2021, le juge, statuant en référé, a, sur la requête
n° 2100453 présentée pour la commune d'Issoudun, représentée par Me Fortat, prescrit une expertise confiée à M. R M, chargé de se prononcer sur l'état des immeubles riverains du projet de démolition des bâtiments situés sur les parcelles cadastrées section AX n°9, AX n°275, AX n°300 et AX n°13, sur le territoire de la commune d'Issoudun.
Par une ordonnance du 30 août 2022, le juge des référés a étendu les opérations d'expertise prescrites dans l'ordonnance du 6 juillet 2021 à la SAS TP Pineau, à la SARL L. Lamy et fils, à la société Batty construction, à la société Socotec et à la société Apave parisienne SAS Coordonnateur SPS.
Par un courrier enregistré le 21 décembre 2023, l'expert, M. M, demande au juge des référés que les opérations d'expertise soient étendues au BET Hemery et à la société KLC environnement.
Par un mémoire enregistré le 29 décembre 2023, la commune d'Issoudun, représentée par Me Fortat, indique qu'il est indispensable que la mission d'expertise soit étendue au BET Hemery et à la société KLC environnement, compte tenu de la nature de leur intervention dans le cadre du chantier de démolition.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Nicolas Normand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées () ".
2. L'expert, M. M, sollicite l'extension des opérations d'expertise au BET Hemery et à la société KLC environnement. Il indique que le BET Hemery est intervenu en qualité de sous-traitant de la société TP Pineau, avec une mission d'étude des modes opératoires de démolition des porteurs des bâtiments à démolir, et qu'en ce qui concerne la société KLC environnement la commune d'Issoudun a conclu un marché de substitution avec cette dernière pour la poursuite et l'achèvement des travaux de démolition aux frais et risques du précédent titulaire, la société TP Pineau. La présence de ces nouvelles parties, à laquelle ne s'opposent au demeurant pas les autres parties, aux opérations d'expertise présente un caractère d'utilité. La demande de M. M entrant dans les conditions prévues par les dispositions de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, rien ne s'oppose à ce qu'il y soit fait droit.
O R D O N N E :
Article 1er: Les opérations de l'expertise, prescrite par l'ordonnance du juge des référés en date du 30 août 2022, sont étendues au BET Hemery et à la société KLC environnement.
Article 2:La présente ordonnance sera notifiée à la commune d'Issoudun, à M. S L, à Mme C U L, à la SCI Les Camélias, à M. I D, à M. G D, à Mme Q H, à la société Banque CIC Ouest, à la SCI Phénix, à la société Scalis, à l'association du Sacré cœur d'Issoudun, à M. A B, à M. N P, à Mme F P, à M. O E, à M. T, à M. K J, à la SCI Fraternova, à l'Office public de l'habitat d'aménagement et de construction de l'Indre, à la SAS TP Pineau, à la SARL L. Lamy et fils, à la société Batty construction, à la société Socotec, à la société Apave parisienne SAS Coordonnateur SPS, au BET Hemery, à la société KLC environnement et à M. R M, expert.
Limoges, le 13 février 2024
Le juge des référés,
N. NORMAND
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze
en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Le Greffier en chef,
A. BLANCHON
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026