mardi 3 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2100469 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | JUGE UNIQUE F MARTHA |
| Avocat requérant | BAKER & MCKENZIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 mars 2021, la société Auchan Hypermarché, représentée par Me Meier, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) à laquelle elle a été assujettie au titre des années 2019 et 2020 pour des montant respectifs de 31 408 euros et 30 778 euros, incluant des frais de gestion au titre des locaux qu'elle possède situés au Poinçonnet (36330) ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la redevance spéciale, lorsque celle-ci a été instituée comme c'est le cas en l'espèce, a vocation à financer au moins 20 % du coût du service de collecte et de traitement des déchets et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères n'a vocation à financer que 80 % de ce même coût ;
- au regard de l'article 1520 du code général des impôts, le produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et son taux sont manifestement disproportionnés par rapport au montant des dépenses exposées par la collectivité pour assurer l'enlèvement et le traitement des déchets et non couverts par des recettes non fiscales.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 août 2021, la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Martha, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Martha a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée.
Considérant ce qui suit :
1. La société Auchan Hypermarché est propriétaire de locaux situés au Poinçonnet (36330). Elle a été assujettie à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2019 et 2020. A la suite du rejet de sa réclamation préalable par une décision du 11 février 2021, elle demande la décharge de la cotisation de TEOM à laquelle elle a été assujettie pour un montant de 31 408 euros au titre de l'année 2019 et de 30 778 euros au titre de l'année 2020, frais de gestion inclus.
2. La société requérante invoque à l'appui de ses conclusions aux fins de décharge, l'illégalité des délibérations par lesquelles la communauté d'agglomération de Châteauroux a fixé par des délibérations du 24 décembre 2018 et du 13 décembre 2019 le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères à 6,68 % pour les années 2019 et 2020. Elle soutient que ces délibérations sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article 1520 du code général des impôts dès lors que les recettes générées par cette taxe dépassent pour 2019 de 16, 75 % ou de 35, 14 % et pour 2020 de 14, 58% ou de 32, 55% le coût du service non couvert par les recettes non fiscales.
Sur les conclusions aux fins de décharge :
En ce qui concerne le cadre juridique du litige :
3. Aux termes du I de l'article 1520 du code général des impôts, dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 applicable à l'imposition au titre de l'année 2019 : " I. - Les communes qui assurent au moins la collecte des déchets des ménages peuvent instituer une taxe destinée à pourvoir aux dépenses du service de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales, dans la mesure où celles-ci ne sont pas couvertes par des recettes ordinaires n'ayant pas le caractère fiscal ()" . Aux termes de ce même article dans sa rédaction issue de la loi n° 2018- 1317 du 28 décembre 2018 applicable à l'imposition au titre de l'année 2020 : " Les communes qui assurent au moins la collecte des déchets des ménages peuvent instituer une taxe destinée à pourvoir aux dépenses du service de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales ainsi qu'aux dépenses directement liées à la définition et aux évaluations du programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés mentionné à l'article L. 541-15-1 du code de l'environnement, dans la mesure où celles-ci ne sont pas couvertes par des recettes ordinaires n'ayant pas le caractère fiscal. Les dépenses du service de collecte et de traitement des déchets mentionnées au premier alinéa du présent I comprennent : 1° Les dépenses réelles de fonctionnement ; 2° Les dépenses d'ordre de fonctionnement au titre des dotations aux amortissements des immobilisations lorsque, pour un investissement, la taxe n'a pas pourvu aux dépenses réelles d'investissement correspondantes, au titre de la même année ou d'une année antérieure ; 3° Les dépenses réelles d'investissement lorsque, pour un investissement, la taxe n'a pas pourvu aux dépenses d'ordre de fonctionnement constituées des dotations aux amortissements des immobilisations correspondantes, au titre de la même année ou d'une année antérieure. ". Aux termes de l'article L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction issue de la loi n° 2015-1786 du 29 décembre 2015 applicable au litige : " Les communes, les établissements publics de coopération intercommunale et les syndicats mixtes peuvent instituer une redevance spéciale afin de financer la collecte et le traitement des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14. / Ils sont tenus de l'instituer lorsqu'ils n'ont institué ni la redevance prévue à l'article L. 2333-76 du présent code ni la taxe d'enlèvement des ordures ménagères prévue à l'article 1520 du code général des impôts. / Ils ne peuvent l'instituer s'ils ont institué la redevance prévue à l'article L. 2333-76 () / Elle est calculée en fonction de l'importance du service rendu, notamment de la quantité des déchets gérés. Elle peut toutefois être fixée de manière forfaitaire pour la gestion de petites quantités de déchets ". L'article L. 2224-14 du même code précise que : " Les collectivités visées à l'article L. 2224-13 assurent la collecte et le traitement des autres déchets définis par décret, qu'elles peuvent, eu égard à leurs caractéristiques et aux quantités produites, collecter et traiter sans sujétions techniques particulières ".
4. D'une part, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères n'a pas le caractère d'un prélèvement opéré sur les contribuables en vue de pourvoir à l'ensemble des dépenses budgétaires, mais a exclusivement pour objet de couvrir les dépenses exposées par la commune ou l'établissement de coopération intercommunale compétent pour assurer l'enlèvement et le traitement des ordures ménagères et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales cité au point 3 et non couvertes par des recettes non fiscales affectées à ces opérations. Il s'ensuit que le produit de cette taxe et, par voie de conséquence, son taux, ne doivent pas être manifestement disproportionnés par rapport au montant des dépenses exposées pour la collecte et le traitement des déchets ménagers comme des déchets non ménagers, déduction faite, le cas échéant, du montant des recettes non fiscales de la section de fonctionnement, telles qu'elles sont définies par les articles L. 2331-2 et L. 2331-4 du même code, relatives à ces opérations. Les dépenses susceptibles d'être prises en compte sont constituées de la somme de toutes les dépenses de fonctionnement réelles exposées pour le service public de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales ainsi que les dotations aux amortissements des immobilisations qui lui sont affectées, et pour l'année 2020 en litige, les dépenses réelles d'investissement lorsque, pour un investissement, la taxe n'a pas pourvu aux dépenses d'ordre de fonctionnement constituées des dotations aux amortissements des immobilisations correspondantes, au titre de la même année ou d'une année antérieure, telle qu'elle peut être estimée à la date du vote de la délibération fixant le taux de la taxe.
5. D'autre part, il résulte des dispositions du I de l'article 1520 du code général des impôts que le législateur a entendu permettre aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale compétents, à compter du 1er janvier 2016, de couvrir les dépenses exposées pour la collecte et le traitement des déchets non ménagers mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales au moyen, concurremment, du produit de la redevance spéciale de l'article L. 2333-78 du même code et, en tant que de besoin, du produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Ainsi, le produit attendu de la redevance spéciale doit être inclus dans les recettes non fiscales devant être déduites du montant des dépenses exposées pour la collecte et le traitement des déchets ménagers comme des déchets non ménagers pour apprécier le caractère non manifestement disproportionné du taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères.
6. Enfin, il appartient au juge de l'impôt, pour apprécier la légalité d'une délibération fixant le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, de rechercher si le produit de la taxe, tel qu'estimé à la date de l'adoption de la délibération, les éléments définitifs postérieurs, notamment résultant du compte administratif, n'étant pris en compte qu'à défaut de précisions dans les dépenses estimées, n'est pas manifestement disproportionné par rapport au coût de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 précité, tel qu'il pouvait être estimé à cette même date, non couvert par les recettes non fiscales affectées à ces opérations.
En ce qui concerne la légalité des délibérations litigieuses :
7. De première part, en ce qui concerne les taxes en litige pour les deux années en cause, ainsi que l'a jugé le Conseil d'Etat dans son arrêt n° 454684 du 29 novembre 2021, l'institution de la redevance spéciale prévue à l'article L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales n'implique pas nécessairement que son produit finance la totalité des dépenses de collecte et de traitement des déchets non ménagers, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pouvant également pourvoir au financement de ces dépenses pour leur part non couverte par cette redevance ou d'autres recettes non fiscales. Dans ces conditions, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que lorsque la redevance spéciale est instituée, il convient de ne prendre en compte pour le calcul du caractère disproportionné du taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères que 80 % du coût de la collecte et du traitement des déchets.
8. De deuxième part, pour l'année 2019, il résulte de l'instruction, et notamment de l'extrait du budget primitif 2019 produit, que le montant des dépenses du service de collecte et de traitement des déchets, comprenant les dépenses de fonctionnement réelles exposées pour le service public de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 précité ainsi que les dotations aux amortissements des immobilisations qui lui sont affectées, s'élève à 8 635 525, 85 euros. Il résulte également de l'instruction que les recettes non fiscales s'élèvent, en prenant en compte les produits de services, domaine et ventes diverses, incluant le produit de la redevance spéciale d'un montant de 700 000 euros, les dotations et participations, et les autres produits de gestion courante à 1 087 300 euros. Le montant des dépenses de fonctionnement relatives aux déchets ménagers et aux déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales, non couvertes par des recettes non fiscales, s'élève ainsi au minimum à 7 548 225,85 euros. Selon ce même budget primitif, les prévisions de recettes de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'établissent à 8 810 000 euros. Il en résulte que le produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères est supérieur de 16, 7% au montant des charges que cette taxe a pour objet de couvrir. Il suit de là que le taux de cette taxe doit être regardé comme manifestement disproportionné. La société requérante est dès lors fondée à soutenir que la délibération du conseil communautaire de la communauté d'agglomération Châteauroux Métropole fixant le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2019 est illégale.
9. De troisième part pour l'année 2020, il résulte de l'instruction, et notamment de l'extrait du budget primitif 2020 produit, que le montant des dépenses du service de collecte et de traitement des déchets, comprenant les dépenses de fonctionnement réelles exposées pour le service public de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 précité, les dotations aux amortissements des immobilisations qui lui sont affectées à hauteur de 516 750 euros, s'élève à 8 771 323 euros. Il résulte également de l'instruction que les recettes non fiscales s'élèvent, en prenant en compte les produits de services, domaine et ventes diverses, incluant le produit de la redevance spéciale d'un montant de 700 000 euros, les dotations et participations, et les autres produits de gestion courante à 983 676 euros. Le montant des dépenses de fonctionnement relatives aux déchets ménagers et aux déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales, non couvertes par des recettes non fiscales, s'élève ainsi au minimum à 7 805 647 euros. Selon ce même budget primitif, les prévisions de recettes de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'établissent à 8 943 554 euros. Il en résulte que le produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères est supérieur, au maximum, de 14, 5% au montant des charges que cette taxe a pour objet de couvrir, alors au demeurant que des dépenses d'investissement nouvelles non couvertes par des dotations aux amortissements sont prévues au budget 2020. Il suit de là que le taux de cette taxe ne doit pas être regardé comme manifestement disproportionné de sorte que la société requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la délibération par laquelle le conseil communautaire de la communauté d'agglomération Châteauroux Métropole a fixé le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2020.
10. Il résulte de ce qui précède que la société Auchan Hypermarché est seulement fondée à demander la décharge totale des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2019, pour un montant de 31 408 euros à raison des locaux dont elle est propriétaire au Poinçonnet.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
11. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État le versement à la société Auchan Hypermarché d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens exposés.
D E C I D E :
Article 1er: La société Auchan Hypermarché est déchargée de la cotisation de taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2019 dans les rôles de la communauté d'agglomération Châteauroux Métropole, ainsi que des frais de gestion s'y rapportant.
Article 2:Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3:Le présent jugement sera notifié à la société Auchan Hypermarché, à la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne.
Copie en sera adressée pour information à Châteauroux Métropole.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2023.
Le magistrat désigné,
F. MARTHA
Le greffier,
G. JOURDAN-VIALLARD
La République mande et ordonne
au ministre de l'économie, des finances et de la solidarité industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en Chef
Le Greffier
G. JOURDAN-VIALLARD
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026