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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2100778

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2100778

mardi 2 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2100778
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantAMSON CHARLES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 mai 2021, la société SNCF Voyageurs, représentée par Me Amson, demande au tribunal :

1°) d'enjoindre à M. B A et à tout occupant de son chef, de quitter, sans délai, à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 500 euros par jour de retard, les locaux qu'il occupe sans droit ni titre avenue de la gare à Bourganeuf sur la parcelle cadastrée n° 202 de la section AT, après les avoir remis en bon état, et en avoir rendu les clés ;

2°) à défaut du respect de cette injonction par M. B, de l'autoriser à faire procéder à son expulsion aux frais, risques et périls de l'intéressé, en recourant à l'intervention d'un huissier et de toute personne dont l'assistance serait utile, au besoin avec l'assistance de la force publique ;

3°) de condamner M. B à lui verser une indemnité de 5 000 euros, sauf à parfaire, en réparation du préjudice causé par l'occupation irrégulière des lieux ;

4°) de mettre à la charge de M. B le somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- M. B occupe sans droit ni titre un bien immobilier d'une superficie de 1 200 m2 situé sur son domaine public depuis le 25 octobre 2017 ;

- M. B a été régulièrement mis en demeure d'acquitter les redevances dues, par courriers du 19 janvier 2021 et du 5 mars 2021 ;

- l'occupation sans droit ni titre de M. B d'une dépendance du domaine public est constitutive d'une faute qui lui a causé un préjudice dont elle est en droit d'obtenir réparation.

La requête a été communiquée le 12 mai 2021 à M. B qui n'a pas produit de mémoire.

Une mise en demeure a été adressée le 3 février 2022 à M. B en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 28 février 2024, la société SNCF Voyageurs déclare se désister purement et simplement de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Christophe,

- et les conclusions de M. Slimani, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par une convention d'occupation conclue le 26 octobre 2016, l'établissement public SNCF Mobilités, aux droits duquel vient la société SNCF Voyageurs, a autorisé M. B à occuper un bien immobilier faisant partie de son domaine public situé sur la parcelle cadastrée 202 de la section AT, avenue de la gare à Bourganeuf (23400), en contrepartie du versement d'une redevance annuelle de 1 080 euros hors taxe. Alors que cette convention est venue à échéance le 25 octobre 2017, M. B a continué d'occuper le bien. Par la présente requête, la société SNCF Voyageurs demande qu'il soit enjoint à M. B de libérer les lieux sans délai et sollicite en outre sa condamnation au versement d'une somme de 5 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de cette occupation. Toutefois, par un mémoire, enregistré le 28 février 2024, la société SNCF Voyageurs a informé le tribunal qu'elle se désistait de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er: Il est donné acte du désistement d'instance de la société SNCF Voyageurs.

Article 2:Le présent jugement sera notifié à la société SNCF Voyageurs et à M. A B.

Délibéré après l'audience du 14 mars 2024 où siégeaient :

- M. Artus, président,

- M. Christophe, premier conseiller,

- Mme Chambellant, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2024.

Le rapporteur,

F. CHRISTOPHE

Le président,

D. ARTUS

La greffière,

M. C

La République mande et ordonne

à la préfète de la Creuse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef,

La Greffière

A. BLANCHON

lg

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