mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2101043 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SOLTNER RAPHAEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 juin 2021 et 25 mars 2022, M. B A demande au tribunal de condamner la commune de Brive-la-Gaillarde à lui verser la somme de 1 900,92 euros en réparation des préjudices résultant de l'accident dont il a été victime le 23 janvier 2021.
Il soutient que :
- dans la nuit du 23 janvier 2021, son véhicule a roulé dans une excavation située boulevard du Docteur C à Brive-la-Gaillarde, ce qui a causé des dégâts importants à son véhicule ;
- la responsabilité de la commune de Brive-la-Gaillarde est engagée sur le fondement du régime des dommages de travaux publics causés aux usagers dès lors que, d'une part, l'excavation située au droit du 15 boulevard du Docteur C est à l'origine directe et certaine du dommage dont il a été victime et que, d'autre part, la commune s'est abstenue d'effectuer un entretien normal de la voirie et n'a pas signalé la présence de cette excavation ;
- il a subi un préjudice matériel correspondant aux frais de réparation de son véhicule.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2022, la commune de Brive-la-Gaillarde, représentée par Me Soltner, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge du requérant la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête, qui n'est dirigée contre aucune décision, méconnaît l'article R. 421-1 du code de justice administrative et n'est dès lors pas recevable ;
- il n'existe pas de lien de causalité entre le préjudice subi par M. A et l'ouvrage public ;
- M. A ayant accepté la proposition transactionnelle qui lui a été faite par l'assureur de la commune, il ne justifie plus d'un intérêt à agir.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Chambellant a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A déclare avoir endommagé une roue et une partie de la carrosserie de son véhicule le 23 janvier 2021 en raison d'une excavation présente sur la voie publique alors qu'il circulait boulevard du Docteur C à Brive-la-Gaillarde. Après avoir sollicité en vain de la commune et de son assureur l'indemnisation des préjudices subis, il demande, par cette requête, la condamnation de cette dernière à lui verser une somme totale de 1 900,92 euros en réparation des préjudices matériels causés par cet accident.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
2. Il appartient à l'usager d'un ouvrage public qui demande réparation d'un préjudice qu'il estime imputable à cet ouvrage de rapporter la preuve de l'existence d'un lien de causalité entre le préjudice invoqué et l'ouvrage. Le maître de l'ouvrage ne peut être exonéré de l'obligation d'indemniser la victime qu'en rapportant, à son tour, la preuve soit de l'absence de défaut d'entretien normal, soit que le dommage est imputable à une faute de la victime ou à un cas de force majeure.
3. M. A soutient que, dans la nuit du 23 janvier 2021, il circulait à bord de son véhicule boulevard du Docteur C situé sur la commune de Brive-la-Gaillarde lorsque son véhicule a roulé dans une excavation causant des dégâts importants à son pneu avant droit ainsi qu'à sa carrosserie nécessitant le recours à un service de dépannage à ses frais compte-tenu de la distance entre le lieu de l'accident et son domicile. Il précise que cette excavation ne faisait l'objet d'aucune signalisation ce qui ne lui a pas permis d'éviter cet accident.
4. Par les éléments qu'il produit, consistant en un procès-verbal d'expertise, un constat amiable d'accident automobile rédigé et signé par ses soins, quelques photos non datées et des factures de dépannage et de réparation, M. A qui se borne à faire état d'un trou dans la chaussée, sans autre précisions sur la situation exacte des lieux et les circonstances de l'accident, n'apporte pas d'éléments suffisamment probants de nature à établir les circonstances de l'accident dont il allègue avoir été la victime. Dans ces conditions, la défectuosité alléguée, située sur la chaussée d'une rue de la commune ouverte à la circulation, ne peut être regardée comme excédant celles que tout usager doit s'attendre à rencontrer sur la voie publique, et contre lesquelles il doit se prémunir en prenant les précautions nécessaires. En outre, il n'est pas établi que cette imperfection du sol, dont l'importance n'est pas connue, aurait dû faire l'objet du fait de ses caractéristiques d'une signalisation spécifique. A cet égard, la circonstance que la commune de Brive-la-Gaillarde ait ordonné la réfection de cette excavation quelques jours après l'accident ne vaut pas reconnaissance de responsabilité de sa part. Dans ces conditions, les dommages subis par M. A n'apparaissent pas imputables à un défaut d'entretien de l'ouvrage public mais résultent exclusivement de la faute d'imprudence ou d'inattention qu'il a commise. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la responsabilité de la commune de Brive-la-Gaillarde est engagée à son égard sur le fondement des dommages de travaux publics.
5. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par la commune de Brive-la-Gaillarde, les conclusions à fin d'indemnisation présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la partie requérante la somme demandée par la commune de Brive-la-Gaillarde au titre des dispositions précitées.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. A est rejetée.
Article 2:Les conclusions présentées par la commune de Brive-la-Gaillarde au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Brive-la-Gaillarde.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024 où siégeaient :
- M. Revel, président,
- M. Boschet, premier conseiller,
- Mme Chambellant, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.
La rapporteure,
J. CHAMBELLANT
Le président,
F-J. REVEL
La greffière,
M. D
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en Chef,
La greffière,
M. D
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026