jeudi 9 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2101334 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | JUGE UNIQUE F MARTHA |
| Avocat requérant | MONPION |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 août 2021, M. D A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 12 mai 2021 par lequel le président du syndicat mixte du Conservatoire départemental Emile Goué lui a infligé un blâme.
Il soutient :
- que la sanction lui cause un préjudice immédiat certain et direct en entachant sa réputation et en compromettant sa promotion ou sa mutation ;
- la mention des voies de recours est erronée ;
- la sanction repose sur des faits inexacts ;
- elle est entachée de détournement de pouvoir.
Par un mémoire enregistré le 19 novembre 2021, le syndicat mixte du Conservatoire départemental Emile Goué, représenté par Me Monpion, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. A d'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la requête est irrecevable à défaut d'être suffisamment motivée, à titre subsidiaire qu'elle n'est pas fondée.
Un mémoire produit par M. A a été enregistré le 23 janvier 2023 à 00h02, soit après la clôture automatique de l'instruction, et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
-Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
-Vu la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
-Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B C en application de l'article R.222 -13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martha, rapporteur
- et les conclusions de M. Houssais, rapporteur public.
- les observations de M. A.
Une note en délibéré a été produite par M. A le 27 janvier 2023 qui n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Monsieur D A a été recruté le 1er septembre 2019 par le syndicat mixte du Conservatoire départemental Emile Goué en tant que professeur d'enseignement artistique titulaire, de classe normale à temps plein pour enseigner la formation musicale et l'orgue. Par un arrêté du 12 mai 2021, le président de ce syndicat mixte lui a infligé un blâme. M. A demande l'annulation de cet arrêté et doit également être regardé comme demandant l'annulation de la décision du 11 juin 2021 par laquelle cette même autorité a rejeté son recours gracieux.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. De première part, les conditions de notification de l'arrêté du 12 mai 2021 n'ont d'incidence que sur les voies et délais de recours contentieux mais n'affectent pas sa légalité. Le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué comporte une erreur dans la mention des voies et délais de recours en retenant à tort le tribunal administratif de Nîmes en lieu et place du tribunal administratif de Limoges est sans incidence sur sa légalité.
3. De deuxième part, pour prendre sa décision d'infliger un blâme à M. A, l'autorité disciplinaire s'est fondé sur l'absence injustifiée de l'intéressé entre le 12 et le 27 janvier 2021. Il ressort des pièces du dossier qu'en application du décret n°2020-1582 du 14 décembre 2020 modifiant les décrets n° 2020-1262 du 16 octobre 2020 et n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, les enseignants de l'établissement ont été informés par un courriel du directeur du conservatoire du 15 décembre 2021 que la reprise des cours en présentiel commencerait à compter du 4 janvier 2021. S'il ressort également des pièces du dossier que l'intéressé a fait parvenir à l'établissement le 14 janvier 2021 un certificat médical pour la journée du 11 janvier 2021 faisant état de son inaptitude à la conduite automobile, il ressort de ces mêmes éléments que l'intéressé n'a pas assuré ses fonctions en présentiel comme cela avait été demandé pendant la période du 12 au 27 janvier 2021, n'a produit aucun certificat médical de nature à justifier son absence sur cette période ni n'a sollicité d'autorisation pour assurer son enseignement en télétravail. Dans ces conditions, sans que n'ait d'incidence la circonstance que l'intéressé aurait assuré ses cours à distance, les faits qui lui sont reprochés doivent être tenus pour établis. Par suite, le moyen tiré de ce que l'autorité administrative se serait fondée sur des faits inexacts doit être écarté.
4. De troisième part, la circonstance que la sanction prononcée cause un préjudice immédiat certain et direct à M. A en entachant sa réputation et en compromettant sa promotion ou sa mutation, à la supposer même établie, est sans incidence sur sa légalité.
5. De dernière part, en se bornant à se prévaloir de l'indication erronée, dans la décision contestée, du tribunal administratif de Nîmes comme juridiction compétente pour connaître d'un éventuel recours, l'intéressé n'assortit pas le moyen tenant au détournement de pouvoir dont serait entachée la décision disciplinaire dont il a été l'objet des précisions suffisantes pour en apprécier la portée et le bien-fondé.
6. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 12 mai 2021 lui infligeant un blâme et de la décision du 11 juin 2021 rejetant son recours gracieux.
Sur les frais de justice :
7. Il y a lieu en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de M. A, partie perdante, la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par le syndicat mixte du Conservatoire départemental Emile Goué.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. A est rejetée.
Article 2:M. A versera la somme de 1 500 euros au syndicat mixte du Conservatoire départemental Emile Goué au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. D A et au syndicat mixte du Conservatoire départemental Emile Goué.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2023.
Le magistrat désigné,
F. C
Le greffier,
G. JOURDAN-VIALLARD
La République mande et ordonne
au ministre de la transformation et de la fonction publiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en Chef
Le Greffier
G. JOURDAN-VIALLARD
2
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026